Nailloux

Nailloux (Nalhós en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Nailloux

Le cœur de village

Blason
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Escalquens
Intercommunalité Communauté de communes des Terres du Lauragais
Maire
Mandat
Lison Gleyses
2017-2020
Code postal 31560
Code commune 31396
Démographie
Gentilé Naillousains
Population
municipale
3 873 hab. (2017 )
Densité 209 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 24″ nord, 1° 37′ 27″ est
Altitude Min. 190 m
Max. 292 m
Superficie 18,55 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne
Nailloux
Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne
Nailloux
Géolocalisation sur la carte : France
Nailloux
Géolocalisation sur la carte : France
Nailloux
Liens
Site web www.nailloux.org

    Ses habitants sont appelés les Naillousains et les Naillousaines.

    Géographie

    Localisation

    Nailloux est une commune de l'aire urbaine de Toulouse, située à environ 35 km au sud-est de la capitale régionale et à 40 km au nord de Pamiers, ville la plus peuplée du département voisin de l'Ariège. Elle s'inscrit dans l'unité géographique et historique du Lauragais, dont les racines remontent au Moyen Âge.

    Communes limitrophes

    Nailloux est limitrophe de six autres communes.

    Carte de la commune de Nailloux et de ses proches communes.
    Communes limitrophes de Nailloux[1]
    Ayguesvives
    (sur 200 m)
    Montesquieu-Lauragais
    Saint-Léon Seyre
    Aignes Montgeard

    Géologie et hydrographie

    Nailloux présente un réseau hydrographique divisé en deux, à peu près au milieu du territoire communal, sur un axe Nord-Ouest Sud-Est. Cette ligne de démarcation correspond à peu près à la route départementale 19 qui suit la crête d'une de ces collines allongées que les lauragais appellent les "serres"[2].

    La moitié Ouest de la commune fait partie du bassin versant de l'Aïse (ou Hyze), affluent de l'Ariège qui prend sa source sur la commune de Gibel. La moitié Est dépend quant à elle de la Thésauque, qui prend sa source à Caignac et se jette dans l'Hers-Mort. À Nailloux, la Thésauque a une importance toute particulière puisqu'elle forme un lac artificiel de 33 ha à l'extrémité sud-est de la commune, le lac de la Thésauque[3].

    Les sols de Nailloux sont composés d'une combinaison de boulbènes et de terreforts distribués en fonction du relief[4]. La boulbène et surtout le terrefort sont des terres fertiles, support fondamental de la richesse agricole du Lauragais et de Nailloux en particulier.

    L'altitude de la commune de Nailloux varie de 190 à 292 mètres et une superficie de 1855 ha[5].

    Climat

    Dans le Lauragais, le climat est caractérisé par une prépondérance des masses d'air océaniques, en particulier atlantique, avec de puissantes irruptions méditerranéennes, principalement l'été, sous la forme du célèbre autan, aussi appelé "vent qui rend fou"[6].

    Les saisons à Nailloux sont caractéristiques du Lauragais[6]. Le printemps est souvent instable, frais et humide[7], ce temps pouvant durer jusqu'au mois de juin. Puis vient un été violemment caniculaire, avec des températures qui peuvent dépasser les 40°C et une grande sécheresse. Ensuite, l'automne est généralement très doux et peut s'étaler jusqu'en novembre-décembre. Enfin, l'hiver à Nailloux n'est d'ordinaire pas rude et peu neigeux, même si les températures peuvent parfois descendre en dessous de 0.

    Même s'il n'existe pas de microclimat naillousain, Jean Odol précise que deux caractères climatiques sont propres à ce village : 1° "une pluviosité annuelle plus forte qu'à Villefranche, Baziège, Auterive (dans les plaines plus basses) ; [...] le total doit largement dépasser 700-750 mm/an", l'altitude de la commune étant responsable de ce résultat et 2° "une vitesse exceptionnelle pour l'autan", avec les mêmes "records de vitesse (130 km/h mesurés à Dourgne, Revel, Saint-Félix)"[2].

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    Rue de la République

    En , l'arrivée de l'autoroute A66 à Nailloux a été un choc dans l'histoire du village. Dans cette partie de la Haute-Garonne traditionnellement dédiée à l'agriculture, l'implantation de l'autoroute qui met le village à une trentaine de minutes de l'agglomération toulousaine, en fait une zone particulièrement attractive.

    La commune de Nailloux est desservie l'autoroute A66 (sortie  1) et l'ancienne route nationale 622.

    Transports en commun

    La ligne express Hop!303 du réseau Arc-en-Ciel relie le centre de la commune à la station Université-Paul-Sabatier du métro de Toulouse, et la ligne 327 relie le centre de la commune à la gare de Villefranche-de-Lauragais en correspondance avec des TER Occitanie en direction de Toulouse-Matabiau.

    Les gares les plus proches sont la gare de Baziège ou la gare de Villefranche-de-Lauragais desservies par des TER Occitanie sur la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville.

    Toponymie

    L'origine du nom de cette commune est discutée par les spécialistes. Une hypothèse récente[8] propose d'expliquer la graphie ancienne Analhosio (1377) par le rapprochement de la préposition En- (qui se rattache à al-) qui a le sens de hauteur et de la finale -Alhosio (issue du gaulois -oialos) qui signifie clairière. Suivant cette hypothèse, le nom de Nailloux rappellerait les origines du lieu, probablement un espace élevé et découvert dans une forêt : une clairière au sommet d'une colline[9].

    Histoire

    Le site de Nailloux semble avoir été habité très tôt, puisque des galets éclatés et des pierres polies ont été trouvés sur le territoire de la commune[10]. La présence gallo-romaine a également été attestée grâce à la découverte de débris de poteries d'amphores et de tuiles à rebord[11]. Étant donné la fertilité exceptionnelle des sols, il est possible que la présence d'une villa gallo-romaine ait provoqué un défrichement limité du territoire. L'habitat semble s'être d'abord fixé au niveau le plus élevé de la commune, c'est-à-dire à l'emplacement de l'actuelle place de l'église[12].

    Au Moyen Âge, le territoire est divisé en trois communautés qui forment une seule et même paroisse : 1° Nailloux, qui correspond au centre du vieux village et à la majorité du territoire actuel de la commune, 2° Viviers-lès-Nailloux, qui s'étendait à l'extrémité Nord du village autour du la rue du Laytié[13], et 3° Soucale qui coïncide aujourd'hui avec le hameau de Mauzac situé au Nord-Ouest du village[14]. Ces trois communautés disparaissent avec la Révolution française.

    Il y a peu d'éléments pour faire l'histoire détaillée des villages de Soucale et de Viviers.Tous deux appartenaient aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem : Viviers dépendait de la Commanderie de Caignac, tandis que Soucale appartenait à la Commanderie de Renneville. Il faut aussi remarquer que d'après le cadastre de 1676, le village de Viviers avait une église, un cimetière et un château féodal, tous disparus aujourd'hui[2].

    Clocher-mur de l'église Saint-Martin

    L'histoire du village de Nailloux est mieux connue. Il s'agit de la colline sud-est du vieux village, le cœur ancien de la commune, c'est-à-dire dans un premier temps le quartier du vieux fort, également appelé "la ville"[15], avec sa belle porte Nord. Alors que ce fort daterait au moins du XIIIe siècle, voire du XIe siècle[2], le premier document écrit sur Nailloux remonte à 1292, soit plus de soixante ans après la fin de la croisade des Albigeois (1208-1229). Le lien avec la lutte contre le catharisme est ici important, puisqu'il s'agit d'une charte en latin indiquant que le roi de France (Philippe IV le Bel) prend possession de Nailloux à travers un échange de terres : le domaine des Bastards à Ayguevives dont il était propriétaire contre cette "vila de Analhosium" qui appartenait aux frères Bernard et Normand de Villèle. Les Villèle, famille connue pour son engagement dans la cause cathare, avaient auparavant acheté ce fief à un certain Jourdain de Lisle, seul seigneur de Nailloux ayant survécu à la croisade. Les deux autres communautés de Soucale et Viviers avaient été confisquées et attribuées aux commanderies de Renneville et de Caignac[16]. En cela, cet acte pourrait être interprété comme une volonté de soumettre pacifiquement une zone encore au moins partiellement acquise à l'hérésie en supprimant sa tête[17].

    Vingt-cinq ans plus tard (1317), la fondation par le roi Philippe V le Long de la bastide de Montgeard, tout près de Nailloux, peut être interprétée comme une expérience visant à concurrencer et vider de ses habitants l'ancien village cathare de Nailloux[18]. Cependant, si un tel plan a existé, il échoue puisque Nailloux obtient un an plus tard (1318) le droit de créer une bastide à l'Est du fort, le "faubourg d'Auta". Les deux communautés de Montgeard et Nailloux sont même réunies en une seule et même paroisse à l'occasion de la création de la bastide de Nailloux[19]. Quatre voies parallèles (rues Occitane, du Four, de la Boucherie et des Pyrénées) et deux perpendiculaires (rues Occitane et des Remises) laissent deviner aujourd'hui le parcellaire primitif de la bastide.

    La fin du Moyen Âge est à Nailloux comme dans beaucoup d'autres villages du Lauragais une période de prospérité. Pendant environ un siècle, du milieu du XVe siècle jusqu'aux guerres de religion (1562), Nailloux bénéficie de "l'âge d'or du pastel", cultivant de manière intensive cette plante. Sur un cadastre postérieur à cette période (1676), pas moins de six moulins pasteliers peuvent être repérés sur le territoire de la commune[12]. A Nailloux comme dans le village voisin de Montgeard, cet essor économique a laissé des traces : l'église de Nailloux, datable de la fin du XVe siècle et de la première moitié du XVIe siècle, a ainsi été construite à cette époque (une cloche est datée de 1490) et son retable, élément de décoration le plus ancien, date de la même période (deuxième moitié du XVe siècle)[10],[11],[20].

    Héraldique

    Son blasonnement est : D'or à la barre de sable.

    Politique et administration

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt trois[21],[22].

    Rattachements administratifs et électoraux

    Commune faisant partie de la dixième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes des Terres du Lauragais et du canton d'Escalquens (avant le redécoupage départemental de 2014, Nailloux était le chef-lieu de l'ex-canton de Nailloux) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes des coteaux du Lauragais Sud.

    Liste des maires

    La mairie
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1965 1983 Roger Carcy [23] SFIO-PS  
    mars 1983 2008 Georges Méric PS Médecin, conseiller général du Canton de Nailloux (1988-2015)
    mars 2008 2017 (Démission[24]) Michel Dutech PS Médecin
    12 octobre 2017 En cours Lison Gleyses   Aide-soignante
    Les données manquantes sont à compléter.

    Tendances politiques et résultats

    Résultats des élections 2012

    Élections présidentielles de 2012 à Nailloux :

    Au premier tour, François Hollande arrive en tête avec 31,79 %, Nicolas Sarkozy en deuxième avec 22,08 % des suffrages, puis 16,81 % pour Marine Le Pen, 13,29 % pour Jean-Luc Mélenchon et 8,86 % pour François Bayrou.

    Au second tour, c'est François Hollande qui arrive en tête avec 59,59 % des suffrages contre 40,41 % pour Nicolas Sarkozy.

    Élections législatives de 2012 à Nailloux :

    Résultats des élections législatives des 10 et de la 10e circonscription de la Haute-Garonne
    Candidat Parti Premier tour Second tour
    Voix % Voix %
    Kader Arif PS 371 36,77% 584 61,93%
    Dominique Faure UMP-AC-PR 230 22,79 359 38,07 %
    Gilbert Hébrard PS diss. 111 11
    Marie Lopau FN 118 11,69
    Christian Picquet FG (GU) 67 6,64
    Didier-Claude Rod EELV-POC 45 4,46
    Jean-Pierre Albouy ARES-NC-AC-MoDem 27 2,68
    Daniel Ruffat PS diss. 10 0,99
    Laurent Fontaneau AÉI 12 1,12
    Laurent Cunin PVB 10 0,99
    Raymond Coustures NPA 4 0,40
    Antoine Missier LO 3 0,30
    Jacques Dumeunier POI 1 0,10
    Inscrits 1 173 100,00 1 173 100,00
    Abstentions 750 42,30 793 44,73
    Votants 1 023 27,70 980 55,27

    On observe que Nailloux vote plus à gauche que la circonscription (Kader Arif obtient 61,93 % à Nailloux mais 57,78 % sur l'ensemble de la circonscription).

    Élections de 2017

    Élection Présidentielle

    CandidatVoix%Voix%
    Emmanuel Macron46624,951 07568,30
    Marine Le Pen38220,4549931,70
    Jean-Luc Mélenchon43223,13
    François Fillon25213,49
    Benoît Hamon1447,71
    Nicolas Dupont-Aignan1005,35
    Jean Lassalle402,14
    Philippe Poutou251,34
    François Asselineau140,75
    Nathalie Arthaud100,54
    Jacques Cheminade30,16

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26]. En 2017, la commune comptait 3 873 habitants[Note 1], en augmentation de 15,13 % par rapport à 2012 (Haute-Garonne : +6,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 1491 1951 2501 2341 3661 3001 3671 5001 518
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 5601 4081 4271 4141 3081 2581 2411 2401 157
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 0721 044968799785783807776660
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    6686786637301 0261 2371 7883 0763 706
    2017 - - - - - - - -
    3 873--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[29] 1975[29] 1982[29] 1990[29] 1999[29] 2006[30] 2009[31] 2013[32]
    Rang de la commune dans le département 115 118 125 120 118 95 73 63
    Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

    Économie

    Ancienne bastide médiévale, le village de Nailloux connaît un très grand développement depuis quelques années. En effet, depuis l'ouverture de l'A66, la commune n'est plus qu'à 30 minutes de l'agglomération toulousaine. Constructions privées et lotissements fleurissent donc. La démographie témoigne de ce développement spectaculaire. L'ouverture du collège Condorcet, route de Montgeard, à la rentrée 2004 ainsi que celle d'un nouveau groupe scolaire (maternelles) à la rentrée 2007-2008, le montrent également.

    « Nailloux Outlet Village », est un village de marques de 34 000 m2, ouvert le pour commercialiser les surplus de stocks de grandes enseignes. Depuis son ouverture, le village de marques a été agrandi pour accueillir plus de 90 marques[33].

    L'agriculture, basée sur les grandes cultures pluviales (dominante de tournesol et de blé dur ; présence secondaire de blé tendre, colza et sorgho, ...), a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine puisque Nailloux se trouve dans son aire urbaine. L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.

    Enseignement

    Nailloux fait partie de l'académie de Toulouse.

    L'éducation est assurée sur la commune par l'école maternelle Pauline Kergomard, l'école élémentaire Jean Rostand et le collège Condorcet[34].

    Culture et manifestations

    • Festival Nailloux Sciences[35]
    • De nombreuses associations existent sur la commune[36]

    Sports

    Arts martiaux : Judo, Ju-jitsu, Taek Dojang, Taekwondo.

    Sport collectifs : Football Union sportive Naillousaine, Basketball, Rugby à XV Hers-Lauragais XV, Volley-ball Volley Ball Naillousain.

    Sports individuels : Badminton Nailloux Badminton, Tennis Tennis Club Naillousain

    Écologie et recyclage

    La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de Communes des Terres du Lauragais, Ex CoLaurSud (communauté de communes des coteaux du Lauragais Sud) [37].

    Une déchèterie est située sur la commune de Montgeard sur la route de Nailloux à Calmont[38].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    L'église paroissiale Saint-Martin (fin XVe siècle - début XVIe siècle) et son clocher-mur typique du Toulousain. L'église Saint-Martin abrite un retable, ensemble de cinq panneaux d'albâtre sculptés en haut-relief dédié à la Passion du Christ et daté de la deuxième moitié du XVe siècle. L'édifice est inscrit monument historique depuis 1926[39].

    Le retable de Nailloux est un ensemble de cinq panneaux en albâtre, sculpté en haut-relief, conservé dans l'église Saint-Martin du village. Il s'agit d'un albâtre dit "de Nottingham", datable de la deuxième moitié du XVe siècle. Sa présence dans l'église de Nailloux s'explique probablement par l'extraordinaire richesse des marchands de pastel de la région et leurs liens avec les marchés de l'art européens, comme l'atteste l'église Notre-Dame du village voisin de Montgeard. Consacré à la Passion du Christ, l’œuvre présente successivement l'Arrestation, la Flagellation, la Crucifixion (panneau central), la Mise au Tombeau et la Résurrection du Christ. L'église voisine de Montgeard possède aussi un retable d'albâtre anglais, mais démembré, dédié à la Vie de la Vierge. La présence de ces œuvres de même provenance dans des églises si proches l'une de l'autre n'est pour l'instant pas expliquée. Le retable de Nailloux a été classé Monument Historique au titre d’objet le .

    Patrimoine civil

    • Foyer Saint-Martin, maison de maître du XVIIIe siècle avec deux tours carrées, inscrit monument historique depuis 1926[40].
    • Le moulin à 6 ailes.
    • La fontaine de Saint-Meen et son lavoir.
    • Statue de la Liberté (souscription cantonale de 1904).
    • Moulin de Nougarasse (authentique moulin pastelier, reconverti ensuite pour le blé)

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Collectif, L'An 2000 à Nailloux : Un "instantané" pour demain, Nailloux, Ville de Nailloux,
    3. Anne-Sophie Beyls, Clément Geney, Katerina Lorencova et Dorota Swierz, Nailloux : Entre autoroute et tradition, quel avenir pour une commune rurale du Lauragais ? (Mémoire de Cours Post-Universitaire – DESS "Aménagement intégré des territoires"), Toulouse, Université Paul Sabatier, (lire en ligne)
    4. Brigitte Schwal, Evolution en 110 ans de la biodiversité végétale sur la commune de Nailloux (Lauragais) : relations avec l'occupation du sol et les pratiques agricoles (Mémoire de DEA, Territoires : Environnement, Aménagement, Option Paysage Environnement), Toulouse, Université Paul Sabatier,
    5. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
    6. Odol, Lauragais : Pays des cathares et du pastel, Toulouse, Privat, (1re éd. 1995), p. 14
    7. "Avril est plus humide que mars et c'est mai qui reçoit le maximum de pluies annuelles avec des températures qui demeurent fraîches », L'An 2000 à Nailloux, p. 11.
    8. Ariès, Les Noms de lieux du Lauragais : Dictionnaire étymologique, Toponymie lauragaise, Baziège, A.R.B.R.E., , p. 311
    9. Lucien Ariès note également que le nom peut aussi être rapproché du gaulois ialo qui signifie clairière et du latin novellus qui a donné novèl en occitan, pour lieu nouvellement défriché. ARIES, 2008, p. 311. De même que Robert Malbosc pour qui "dans le mot Nailloux, le "ioux" dérive de "aioto" qui en gaulois signifiait clairière", Robert Malbosc, À Nailloux, De Mémoires et d'archives, SCOP Imprimerie 34, 2013, Toulouse, p. 19.
    10. « Repères historiques - Ville de Nailloux », sur www.nailloux.org (consulté le 11 août 2015)
    11. Collectif, Le Patrimoine des Communes de la Haute-Garonne, t. 2, Flohic
    12. Odol, « Balades du côté de Nailloux », Couleur Lauragais, no 27, (lire en ligne)
    13. Selon le cadastre de 1676, les ruisseaux Camayrou et Artigat (ou Martigat) indiquaient la limite entre ces deux communautés. Voir Jean-Noël Bouche, Nailloux en Lauragais : un village sous la Révolution, p. 11.
    14. Jean-Noël Bouche note que "la plus grande des trois, Nailloux, occupe près de 74 % de la superficie totale, Viviers s'étendant sur 19,15 % et Soucale, la plus petite, ne représentant que 7 %", Jean-Noël Bouche, Nailloux en Lauragais : un village sous la Révolution, p. 11.
    15. Selon Jean-Noël Bouche, Nailloux en Lauragais : un village village sous la Révolution, p. 11.
    16. Malbosc, À Nailloux, De Mémoires et d'archives, Toulouse, SCOP Imprimerie 34,
    17. Jean Odol rappelle que « Nailloux a un passé cathare comme Gibel, le village voisin dont les habitants sont interrogés par l'Inquisition en 1245 », Jean Odol, "Balades du côté de Nailloux", Couleur Lauragais, n°27, novembre 2000
    18. C'est ce que pense Jean Odol. Jean Odol, "Balades du côté de Nailloux", Couleur Lauragais, n°27, novembre 2000.
    19. Jean Odol surnomme ces deux villages les bastides "jumelles". Jean Odol, "A la découverte des bastides lauragaises, villages neufs des XIIIe et XIVe siècles", Couleur Lauragais, n° 101, avril 2008.
    20. Gorguet, Répertoire des albâtres anglais du XIVe au XVe siècle dans le Sud-Ouest (mémoire de maîtrise sous la direction de Yves Bruand et Michèle Pradalier), Toulouse, Université Toulouse Le Mirail,
    21. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
    22. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031303.html.
    23. https://www.ladepeche.fr/article/2016/01/12/2253920-roger-carcy-ancien-maire-nous-a-quittes.html
    24. https://www.ladepeche.fr/article/2017/10/01/2656290-le-maire-michel-dutech-demissionne.html
    25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    29. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    30. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    31. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
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    37. http://www.colaursud.fr/Ordures-menageres.html
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    39. « Eglise Saint-Martin », notice no PA00094407, base Mérimée, ministère français de la Culture
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