Najib Mikati

Najib Mikati (en arabe : نجيب ميقاتي), né le à Tripoli, est un homme d'État libanais, président du Conseil des ministres d'avril à et de à . Mikati est un musulman sunnite comme tous les présidents du Conseil du Liban.

Najib Mikati
نجيب ميقاتي

Najib Mikati en 2005
Fonctions
Président du Conseil des ministres libanais

(2 ans, 8 mois et 2 jours)
Président Michel Sleiman
Gouvernement Mikati II
Prédécesseur Saad Hariri
Successeur Tammam Salam

(3 mois et 4 jours)
Président Émile Lahoud
Gouvernement Mikati I
Prédécesseur Omar Karamé
Successeur Fouad Siniora
Biographie
Nom de naissance Najib Azmi Mikati
Date de naissance
Lieu de naissance Tripoli (Liban)
Nationalité libanaise
Parti politique Azm mouvement
Religion Musulman sunnite

Présidents du Conseil des ministres libanais

Biographie

Formation

Mikati est diplômé de l'université américaine de Beyrouth, où il obtient un BSc en 1977 et un MBA en 1980. Il suit également quelques cours complémentaires à l'INSEAD et à l'université Harvard[1].

Carrière d'entrepreneur

En 1982, avec son frère, il fonde une société de télécommunications, qui deviendra le groupe Mikati en 2007, avec d'importants investissements dans le monde arabe. La fortune de Mikati est estimée à 2,5 milliards de dollars selon le classement Forbes 2010 dont il occupe la 374e place[2].

Carrière politique

Sa carrière politique débute avec sa nomination au cabinet du ministre des Travaux publics et des Transports le au sein du cabinet de Salim El-Hoss. Il est élu à l'Assemblée nationale en 2000, en tant que député de Tripoli, ville et circonscription électorale située dans le nord du Liban. Il conserve son poste ministériel dans le gouvernement de Rafiq Hariri.

En 2004, il n'est pas favorable à l'amendement à la Constitution qui prévoit l'allongement du mandat du président Émile Lahoud de trois années. Néanmoins, il vote en faveur de cette prorogation, en conformité avec la position syrienne et la décision de son bloc parlementaire, alors dirigé par Soleimane Frangié Jr[réf. nécessaire].

Il est considéré comme un nationaliste syrien, ami personnel du président Bachar el-Assad. C'est en raison de cela qu'il est nommé en avril 2005 président du Conseil, de préférence à d'autres personnalités, après l'attentat qui coûte la vie à Rafiq Hariri. Il est resté entouré de personnalités ouvertement pro-syriennes, tel Mahmoud Hammoud. En , à l'issue des élections législatives et en vertu de l'engagement pris d'organiser de telles élections, sans lui-même être candidat, il laisse la place à un gouvernement présidé par Fouad Siniora[réf. nécessaire].

Le , il est proposé par Walid Joumblatt comme président du Conseil d'alternance pour former un gouvernement après l'effondrement de celui de Saad Hariri. Il est investi le lendemain et nommé par le président de la République, Michel Sleimane et annonce le suivant son gouvernement[réf. nécessaire].

Le , il annonce sa démission en raison des désaccords au sein de son équipe, notamment autour du dossier des élections législatives[3],[4].

Bibliographie

  • Bruno Dewailly, 2012, « Les transformations du leadership tripolitain : le cas de Nagib Mikati », in F. Mermier et S. Mervin dir., Leaders et partisans au Liban, Karthala-IFPO-IISMM, Paris, p. 165-185, en ligne sur HAL-SHS.

Notes et références

  1. Dewailly B., 2012, « Les transformations du leadership tripolitain : le cas de Nagib Mikati », in Mermier F. et Mervin S. dir., Leaders et partisans au Liban, Karthala-IFPO-IISMM, Paris, p.176
  2. Forbes, Millionnaires 2010
  3. « Démission du PM libanais, Najib Mikati », Le Figaro, 22 mars 2013.
  4. « Le Liban plonge dans la tourmente politique », Le Figaro, 24 mars 2013.

Liens externes

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