Nu Aurigae

Nu Aurigae (ν Aur, ν Aurigae) est une étoile de la constellation boréale du Cocher. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente visuelle de 3,96[2] et est à environ 220 années-lumière de la Terre.

Nu Aurigae
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 05h 51m 29,40040s[1]
Déclinaison +39° 08 54,5428[1]
Constellation Cocher
Magnitude apparente 3,957[2]

Localisation dans la constellation : Cocher

Caractéristiques
Type spectral G9.5 III Fe1 Ba0.2 + wd[3]
Indice U-B +1,084[2]
Indice B-V +1,138[2]
Indice R-I 0,56
Astrométrie
Vitesse radiale +9,92 ± 0,14 km/s[4]
Mouvement propre μα = +8,48[1] mas/a
μδ = +0,39[1] mas/a
Parallaxe 14,16 ± 0,66 mas[1]
Distance 220 ± 10 al
(66 ± 4 pc)
Magnitude absolue -0,27[5]
Caractéristiques physiques
Masse 2,12 M[6]
Rayon 19 R[4]
Gravité de surface (log g) 2,4[4]
Luminosité 135 L[4]
Température 4 571 K[4]
Métallicité –0,14[4]
Rotation 5,0 km/s[4]
Âge 1,11 × 109 a[6]

Autres désignations

ν Aur, 32 Aur (Flamsteed), ADS 4440, BD+39 1429, FK5 221, HD 39003, HIP 27673, HR 2012, SAO 58502[7]

Propriétés

Nu Aurigae est une étoile géante évoluée de type spectral G9.5 III[8], âgée de 1,11 milliard d'années[6]. C'est une étoile du red clump, ce qui indique qu'elle tire son énergie de la fusion de l'hélium dans son cœur[9]. Sa masse est 2,12 fois supérieure à celle du Soleil[6]. Son enveloppe externe s'est étendue jusqu'à atteindre 19 fois le rayon du Soleil et s'est refroidie à 4 571 K[4], lui donnant la couleur jaune caractéristique d'une étoile de type G. Elle brille 135 fois plus que le Soleil[4].

C'est une binaire astrométrique avec une compagne naine blanche suspectée[3]. Une étoile de 10e magnitude distante de 54,6 arcsecondes est une compagne optique.

Références

  1. (en) Floor van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2, , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752v1) Note: voir la catalogue correspondant sur VizieR I/311.
  2. (en) T. Oja, « UBV photometry of stars whose positions are accurately known. III », Astronomy & Astrophysics Supplement Series, vol. 65, no 2, , p. 405–409 (Bibcode 1986A&AS...65..405O)
  3. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  4. (en) Alessandro Massarotti, David W. Latham, Robert P. Stefanik et Jeffrey Fogel, « Rotational and Radial Velocities for a Sample of 761 HIPPARCOS Giants and the Role of Binarity », The Astronomical Journal, vol. 135, no 1, , p. 209–231 (DOI 10.1088/0004-6256/135/1/209, Bibcode 2008AJ....135..209M)
  5. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  6. (en) R. Earle Luck, « Abundances in the Local Region. I. G and K Giants », The Astronomical Journal, vol. 150, no 3, septembre2015, p. 88 (DOI 10.1088/0004-6256/150/3/88, Bibcode 2015AJ....150...88L, arXiv 1507.01466)
  7. (en) * nu. Aur -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  8. (en) O. J. Eggen, « Space-velocity vectors for 3483 stars with proper motion and radial velocity », Royal Observatory Bulletin, vol. 51, (Bibcode 1962RGOB...51...79E)
  9. (en) M. Valentini et U. Munari, « A spectroscopic survey of faint, high-Galactic-latitude red clump stars. I. The high resolution sample », Astronomy & Astrophysics, vol. 522, , A79 (DOI 10.1051/0004-6361/201014870, Bibcode 2010A&A...522A..79V, arXiv 1007.0207)

Liens externes

  • Portail de l’astronomie
  • Portail des étoiles
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.