Nu Virginis

Nu Virginis (ν Vir, ν Virginis) est une étoile géante de la constellation zodiacale de la Vierge. Elle possède une magnitude apparente de 4,04[2] et elle est donc visible à l'œil nu. En raison de sa proximité avec l'écliptique, il lui arrive d'être occultée par la Lune[9]. Elle est localisée approximativement à mi-chemin entre Denebola (β Leonis) et Zavijava (β Virginis). Les mesures de parallaxe effectuées à l'aide du satellite Hipparcos ont permis d'estimer que sa distance est d’environ 294 a.l. (90,1 pc) du Soleil[1], et elle s'éloigne de nous selon une vitesse radiale de +50,19 km/s[5].

Nu Virginis
ν Vir / ν Virginis
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 11h 45m 51,560s[1]
Déclinaison +06° 31 45,741[1]
Constellation Vierge
Magnitude apparente 4,04[2]

Localisation dans la constellation : Vierge

Caractéristiques
Type spectral M1 III[3]
Indice U-B +1,80[2]
Indice B-V +1,52[2]
Variabilité SRB[4]
Astrométrie
Vitesse radiale +50,19 ± 0,30 km/s[5]
Mouvement propre μα = −18,96[1] mas/a
μδ = −181,56[1] mas/a
Parallaxe 11,10 ± 0,18 mas[1]
Distance 294±5 a.l. (90,1 pc)
Magnitude absolue −0,87[6]
Caractéristiques physiques
Masse 1,6 M[7]
Rayon 54 R[5]
Gravité de surface (log g) 1,0[5]
Luminosité 631 L[5]
Température 4 009 K[5]
Métallicité 0,06 [Fe/H][5]
Rotation 3,8 km/s[5]

Autres désignations

ν Vir, 3 Vir (Flamsteed), HR 4517, HD 102212, HIP 57380, BD+07 2479, FK5 1302, SAO 119035[8]

Nu Virginis est une géante rouge de type spectral M1 III[3], actuellement sur la branche asymptotique des géantes[10]. C'est une étoile variable semi-régulière de type SRB[4] qui varie de 0,0125 magnitude[11]. Ces variations se font selon quatre périodes de 11,1, 12,3, 16,8, et 23,7 jours[12]. L'étoile fait environ 1,6 fois la masse du Soleil[7], mais elle s'est étendue jusqu'à faire 54 fois son rayon, et elle brille désormais d'une luminosité équivalente à 631 soleils[5]. La température effective de son atmosphère externe est de 4 009 K[5].

Références

  1. (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy and Astrophysics, vol. 474, no 2, , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. (en) J.-C. Mermilliod, « Compilation of Eggen's UBV data, transformed to UBV (non publié) », Catalogue of Eggen's UBV data, SIMBAD, (Bibcode 1986EgUBV........0M)
  3. (en) W. W. Morgan et P. C. Keenan, « Spectral Classification », Annual Review of Astronomy and Astrophysics, vol. 11, , p. 29–50 (DOI 10.1146/annurev.aa.11.090173.000333, Bibcode 1973ARA&A..11...29M)
  4. (en) E. V. Kazarovets et al., « The 74th Special Name-list of Variable Stars », Information Bulletin on Variable Stars, no 4659, (Bibcode 1999IBVS.4659....1K)
  5. (en) Alessandro Massarotti et al., « Rotational and radial velocities for a sample of 761 HIPPARCOS giants and the role of binarity », The Astronomical Journal, vol. 135, no 1, , p. 209–231 (DOI 10.1088/0004-6256/135/1/209, Bibcode 2008AJ....135..209M)
  6. (en) G. Pace, L. Pasquini et S. Ortolani, « The Wilson-Bappu effect: A tool to determine stellar distances », Astronomy and Astrophysics, vol. 401, , p. 997–1007 (DOI 10.1051/0004-6361:20030163, Bibcode 2003A&A...401..997P, arXiv astro-ph/0301637)
  7. Takashi Tsuji (Mai 2007) « Isotopic abundances of Carbon and Oxygen in Oxygen-rich giant stars » dans Convection in Astrophysics, Proceedings of IAU Symposium #239 held 21-25 August, 2006 in Prague, Czech Republic 2: 307–310 p., F. Kupka, I. Roxburgh et K. Chan (DOI:10.1017/S1743921307000622).
  8. (en) * nu. Vir -- Long-period variable star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  9. (en) Nathaniel M. White et Barry H. Feierman, « A Catalog of Stellar Angular Diameters Measured by Lunar Occultation », Astronomical Journal, vol. 94, , p. 751 (DOI 10.1086/114513, Bibcode 1987AJ.....94..751W)
  10. (en) Olin J. Eggen, « Asymptotic giant branch stars near the sun », Astronomical Journal, vol. 104, no 1, , p. 275–313 (DOI 10.1086/116239, Bibcode 1992AJ....104..275E)
  11. (en) Chris Koen et Laurent Eyer, « New periodic variables from the Hipparcos epoch photometry », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 331, no 1, , p. 45–59 (DOI 10.1046/j.1365-8711.2002.05150.x, Bibcode 2002MNRAS.331...45K, arXiv astro-ph/0112194)
  12. (en) V. Tabur et al., « Long-term photometry and periods for 261 nearby pulsating M giants », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 400, no 4, , p. 1945–1961 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2009.15588.x, Bibcode 2009MNRAS.400.1945T, arXiv 0908.3228)

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