Organisation de la recherche sur le cancer en France

En France, les acteurs de la recherche en cancérologie sont organisés, notamment, en de multiples groupes coopérateurs et sociétés savantes.

Histoire

Pour permettre une meilleure efficacité dans les actions et réduire le nombre d'interlocuteurs représentatifs, l'Institut national du cancer (INCa) a lancé un appel à candidatures en 2012 visant à inciter les groupes coopérateurs à se regrouper pour constituer des intergroupes français de dimension internationale dans le domaine du cancer[1]. L'appel à candidatures s'adressait uniquement à des structures opérationnelles de la recherche clinique académique en cancérologie, indépendantes et à but non lucratif, associant des médecins et des professionnels de la recherche médicale. Six intergroupes coopérateurs[2] ont été labellisés par l'INCa sur la base de leur envergure, leur visibilité internationale, leur capacité à réaliser la recherche clinique et cognitive, à collaborer dans le domaine de la recherche clinique, à gérer les essais cliniques et les ressources humaines dévolues à la recherche.

Le label de ces six intergroupes a été renouvelé en 2015[3].

Depuis 2012, la Ligue nationale contre le cancer soutient aussi leur fonctionnement à travers le label « Plateformes Régionales de Recherche Clinique[4] » qui est un appel à projets, renouvelé chaque année, et s’adressant aux intergroupes coopérateurs en oncologie mais aussi aux Centres Hospitaliers Universitaires, aux Centres de Lutte Contre le Cancer, aux Hôpitaux Généraux.

Intergroupes et Plan Cancer

L’action 5.2 du Plan Cancer 2014-2019 prévoit d’inclure 50 000 patients par an dans des essais cliniques d'ici 2019. Pour ce faire, le Plan Cancer prévoit que la participation forte des intergroupes coopérateurs labellisés par l'INCa, leur mise en responsabilité dans la proposition et la conduite d’essais cliniques visant à répondre aux grandes questions thérapeutiques d’augmentation de la survie et de réduction des effets secondaires et tardifs des traitements, doivent être facilitées[5].

Domaines d’expertise

Les domaines d’expertise des intergroupes s’étendent des tumeurs solides de l’adulte telles que digestives, gynécologiques, thoraciques, localisations tête et cou (ORL), jusqu’aux cancers du sang tels que lymphomes, leucémies de l’enfant et adolescent, myélomes et gammapathies monoclonales. Les intergroupes s’investissent également dans des indications tumorales rares ou orphelines, ou encore dans des populations spécifiques telles que les patients âgés. Voir la liste ci-dessous des intergroupes labellisés en 2012 par l'INCa :

Les intergroupes mettent à disposition sur leurs sites internet respectifs les essais cliniques en cours au sein des groupes ainsi que leurs dernières publications.

Financement

Le financement des études des intergroupes est réalisé grâce à des financements publics (Programme hospitalier de recherche clinique[14] et appels d’offre de l’Institut National du Cancer), des associations caritatives ou des fondations (Ligue nationale contre le cancer, fondation ARC pour la recherche sur le cancer), ainsi que par des contrats de partenariat avec l’industrie pharmaceutique.

Les intergroupes ayant un statut d’association à but non lucratif, le reliquat de budget d’une étude peut être réinvesti pour un autre projet au financement insuffisant. Des projets peuvent également être menés sur les fonds propres des groupes.

Notes et références

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