Parti du travail de Belgique

Le Parti du travail de Belgique (en néerlandais Partij van de Arbeid van België, abrégé en PTB ou PVDA) est un parti politique belge national et unitaire, c'est-à-dire non divisé selon le clivage linguistique. Le PTB s'identifie comme un parti marxiste, anti-capitaliste[15] et avec un projet de société socialiste[16].

Pour les articles homonymes, voir Parti du travail et PTB.

Parti du travail de Belgique
(nl) Partij van de Arbeid van België

Logotype officiel.
Présentation
Président Peter Mertens
Fondation 1979
Siège PTB/PVDA
Boulevard Maurice Lemonnier 171,
1000 Bruxelles
Fondateur Ludo Martens
Porte-parole Raoul Hedebouw
Organisation de jeunesse COMAC, Les pionniers, RedFox
Journal Solidaire
Slogan « Les gens d'abord, pas le profit. »
Eerst de mensen, niet de winst.
Positionnement Gauche radicale ou extrême gauche[1],[2],[3]
Idéologie Actuellement :
Socialisme[4]
Marxisme[4]
Unitarisme[5]
Fédéralisme[6]
Communisme[7]

Historiquement :
Marxisme-léninisme[2],[8]
Maoïsme[8]

Groupe au Parlement européen GUE/NGL[9]
Affiliation internationale Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers
Adhérents 18 000 (2019)[10]
Couleurs Rouge
Site web ptb.be
Représentation
Députés fédéraux
12 / 150
Parlement wallon[11]
10 / 75
Parlement de la Communauté française[12]
13 / 94
Parlement bruxellois[13]
11 / 89
Parlement flamand[14]
4 / 110
Parlement européen
1 / 21
Sénat
5 / 60

Il a connu une forte croissance[3], passant de de 2 800 membres en fin 2007 à près de 20 000 membres en janvier 2020. Il a eu ses premiers élus au Parlement fédéral belge en 2014 avec Raoul Hedebouw et Marco Van Hees. Aux élections fédérales de 2019, il obtient 12 élus, dont son président l'anversois Peter Mertens. Son orientation initiale est marxiste-léniniste.

Le parti est décrit par les chercheurs en science politique comme étant un parti populiste de gauche radicale[17],[18],[19],[20],[21] ou d'extrême gauche[22],[23].

Histoire

Depuis 1960: les débuts

Dans les années soixante, la Belgique sert de terreau fertile à une scission « pro-chinoise » du mouvement communiste européen. En 1970; le mouvement Alle macht aan de arbeiders (AMADA) est créé par des étudiants de la KU Leuven (KUL). En 1979, le mouvement d'inspiration maoïste change de nom en parti du travail de Belgique (PTB) et en Partij van de arbeid (PVDA) coté flamand, ce dernier plus important[24],[25].

Après avoir rompu progressivement avec une idéologie nationaliste flamande, ces militants, dirigés par Ludo Martens, se sont tournés vers le communisme dans sa version marxiste-léniniste. L'idéologie est également décrite comme maoïste et stalinienne pour caractériser le choix effectué par les étudiants qui fondèrent plus tard le PTB-PVDA. Ces contestataires considéraient le Parti communiste de Belgique comme « révisionniste », c'est-à-dire trop favorable à une politique social-démocrate (représentée en Belgique par le Parti socialiste). Ils étaient influencés par les Parti communiste chinois, les mouvements de guérilla en Amérique latine, les protestations contre la guerre du Viêt Nam. Ils ont également tenté de dégager du mouvement pour la flamandisation de l'université catholique de Louvain une aile de gauche. Celle-ci était caractérisée par sa transformation du slogan « Walen buiten » (wallons dehors) en « Bourgeois buiten » (bourgeois dehors).

Le PTB affirme avoir soutenu différent groupes armés comme le Front sandiniste de libération nationale au Nicaragua et le Front Farabundo Martí de libération nationale en Salvador[16].

Leur soutien et leur participation à une importante grève dans les mines de charbon leur permirent de jeter les bases d'une organisation qui neuf ans plus tard deviendra un parti politique. Ils fondèrent une publication, AMADA (Alle Macht Aan De Arbeiders : « Tout le pouvoir aux ouvriers »), qui donna son nom au « parti en construction ». En 1974, furent fondées des sections à Liège et à Charleroi et le nom du parti se devient bilingue en TPO/AMADA. En 1976, il absorba une partie des militants d'une organisation marxiste-léniniste rivale, l'UC(ML)B. En 1979 se tint son premier congrès, qui adopta un programme marxiste-léniniste et donna le nom final du Parti: PTB-PVDA. Ludo Martens devint le président entre 1979 et 1999. Laurent-Désiré Kabila, futur président de la République démocratique du Congo, assista comme observateur à ce premier congrès.

En 1994, le président du parti, Ludo Martens écrit Un autre regard sur Staline dans lequel il défend Joseph Staline, nie le caractère intentionnel de la famine de l'Holodomor et décrit la politique de Goulag comme justifiée[26]

Aux élections législatives belges de juin 2003, le PTB s'est associé en Flandre avec la Ligue arabe européenne de Dyab Abou Jahjah sous le nom RESIST. Le parti reconnaît avoir perdu 71 % de ses voix en Flandre après cette association[16].

Dans le début des années 2000, des membres et des cadres quittent le parti et d'autres sont exclus comme la secrétaire générale Nadine Rosa-Rosso. Dans les années 2003/2004, les nouveaux exclus portent contradiction au parti. L'interdiction est faite a tout membres d'entretenir des liens avec les anciens membres qui sont réprouvés. Nadine Rosa-Rosso, Luk Vervaet avec d'autres exclus, forment la liste Égalité qui porte à polémique sur ses liens avec l'Islam dans la société et sur le Proche-Orient, avec le conflit israélo-palestinien et son soutien aux organisations islamistes Hezbollah et Hamas[27]. Nordine Saïda dirige par la suite la liste Égalité malgré des accusations d'antisémitisme contre lui, pour lesquels il avait été exclu du MRAX[28].

En vue des élections législatives belges de juin 2007, le journal Solidaire et le site du parti ont été refondus pour pouvoir toucher un plus large public. Les structures ont même été ouvertes à une couche plus large de militants[réf. nécessaire]. Le parti a également pris le contrôle de indymedia.be durant plusieurs années : cet épisode est à présent clos puisque le site a été fermé par l'équipe du parti qui redirige systématiquement les visiteurs sur dewereldmorgen.be, un site unilingue.

Antiaméricanisme et anti-impérialisme

Entre 1974 et 1985, l'orientation principale du parti, en matière de politique internationale, était sa volonté de s'opposer à l'« impérialisme américain » et au « social-impérialisme » soviétique. Il considérait une troisième guerre mondiale comme inévitable et imminente et dénonçait de façon virulente l'Union soviétique et ses alliés comme Cuba et le Viêt Nam. Dans les années 1970, il appelait à renforcer l'OTAN et à former un front anti-soviétique. Il fut particulièrement actif dans les campagnes de solidarité avec les moudjahidin d'Afghanistan. En Belgique, il exprima son soutien en 1976 au général Robert Close (1922-2003) qui annonçait que les blindés soviétiques atteindraient le Rhin en 48 heures. Le général Close devint plus tard le président de la Ligue mondiale pour la liberté et la démocratie. À partir de 1985, le PTB va modifier graduellement son analyse sur l'URSS.[réf. nécessaire]

Le PTB soutient certains États comme le Cuba, le Venezuela et le Congo, qui seraient victimes de menaces et d'intimidations. Et secondement, le PTB affirme mener un combat anti-impérialiste et condamne les interventions militaires occidentales[27].

En 2015 dans son livre du congrès de la solidarité, le PTB accuse l'Amérique capitaliste de « mépris de l'humanité », de « gangrener toute la planète » et « d'inspirer des organisations terroristes comme Daech (organisation dite de l’État islamique) à faire tout simplement la même chose »[16]. et accuse les États-Unis d'avoir « conquis un point d’appui important en Afrique centrale après le génocide au Rwanda en 1994 » et de « soutenir de fait la guerre d’agression meurtrière du Rwanda et de l’Ouganda contre le Congo voisin depuis 1998 » ( page 51). Le parti affirme que les États-Unis œuvre « au projet d’un Grand Moyen-Orient sous tutelle occidentale » (page 50) et d'être responsable de la guerre civile syrienne par « la stratégie du chaos. En attisant les tensions ethniques et religieuses en Irak et en Syrie, en exploitant un mécontentement populaire justifié et en finançant et en armant des groupes rebelles salafistes, djihadistes, ils ont cherché à provoquer la chute d’Assad en Syrie, à diviser et à affaiblir l’adversaire et finalement à faire éclater l’Irak et la Syrie ». Le parti accuse une collusion des États-Unis avec l’Union européenne pour contrôler l'Ukraine en se servant « des partis néonazis ». Le parti prone « la lutte contre l’OTAN » (page 53) et souhaite la sortie de la Belgique de l’OTAN.(page 226) Le parti critique l'intervention militaire de l'OTAN en Libye et la décris comme illégale. Le parti réaffirme le combat contre l'impérialisme et décris trois centres impérialistes : États-Unis, Japon et l'Union européenne « en construction » [16]

Le Parti de la révolution de Ludo Martens

En 1996 Ludo Martens considéré comme le père-fondateur du PTB, écrit Le Parti de la révolution qui sert de « manuel de référence ». Raoul Hedebouw affirme en 2012 que « face au matraquage idéologique, le PTB s'est enfermé dans le dogmatisme, pour maintenir l'existence de l'organisation »[29].

Le parti base son activité sur des modèles: Marxisme, Friedrich Engels, Vladimir Ilitch Lénine, Joseph Staline et Mao Zedong et il affirmait concernant ses objectifs, que « la lutte de classes révolutionnaire, l'insurrection, la guerre civile prolongée sont trois chaînons dans un même combat pour la libération »[30].

Le manuel est critiqué pour certaines expressions utilisés comme « rectifier et épurer » ou « combattre le déviationnisme petit-bourgeois »[29].

Soutien à des régimes totalitaires

Au cours de son histoire, le PTB a soutenu, dans le cadre de ses positions politiques, les différents dirigeants du Parti communiste chinois (Mao Zedong, Deng Xiaoping, Jiang Zemin, Hu Jintao), ainsi que le régime totalitaire de Corée du Nord et son leader Kim Il-sung[31], Nicolae Ceaușescu, l'Irak lors de la guerre du Golfe, Laurent-Désiré Kabila, dans un passé plus proche Fidel Castro et Hugo Chávez, ainsi qu'Evo Morales[27].

Depuis ses débuts en 1960, le PTB revendique des relations privilégiées avec les régimes de Chine et de Corée du Nord[32],[27].

Depuis 1992, PTB organise un « séminaire communiste international » avec des partis communistes tels que le Parti communiste de Cuba, le Parti du travail de Corée ( au pouvoir en Corée du Nord) ou le Parti communiste vietnamien ce qui lui vaut l'accusation de soutenir ces régimes[33],[34]. En 2011, la RTBF obtient des documents signés par le PTB en faveur du régime de Corée du Nord. Le PTB affirmera en réponse d'avoir pris ses distances avec le régime[35] mais reste critiqué pour avoir changé de discours « mais pas véritablement ses dirigeants »[36] ainsi que pour prendre pour modèles le Cuba et le Venezuela[37],[38].

En 2005, des membres du PTB lancent une pétition contre la résolution adoptée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui « condamne avec vigueur les violations massives des droits de l’homme commises par les régimes communistes totalitaires et rend hommage aux victimes de ces crimes »[39]. Antoine de Borman directeur du centre d’études politiques économiques et sociales du cdH, critique le PTB pour son soutien aux « goulags de l’URSS aux famines du Grand Bond en Avant chinois, des déportations cambodgiennes aux crimes de la Corée du Nord, de l’insurrection de Budapest au Printemps de Prague[...] »[40].

Si pendant plusieurs années, le PTB a appuyé les différentes équipes dirigeantes en Chine, le PTB semble aujourd'hui limiter ses prises de position sur les questions internationales. En ce qui concerne Cuba, par exemple, il est passé d'une condamnation sans appel de ce « mercenaire du social-impérialisme soviétique » à un soutien de fait, la donne ayant singulièrement changé depuis la disparition de l'URSS. En 2012, Raoul Hedebouw affirme que le « PTB estime positive la révolution bolivarienne d'Hugo Chavez »[29]. Concernant les crimes commis en URSS, il les qualifie d'« erreurs » et justifie la position du PTB : « Les millions de morts en URSS. La répression. Des erreurs grosses comme des maisons, par dizaines. Il faut analyser tout ça. Mais ce n'est pas là-dessus que va se concentrer le PTB dans les prochaines années. On n'en a pas les moyens humains et matériels »[29].

Révolution socialiste

En 1999 le PTB supporte l'idée de la révolution pour renverser le système économique capitaliste: « nous devons avoir une conviction profonde, vécue, que seul le Parti Communiste peut diriger les masses vers leur libération et que seule la révolution socialiste offre une solution aux problèmes du capitalisme ». Le chef de parti Peter Mertens réaffirme en 2005 son soutien à la révolution et son allégeance au programme du parti de 1979[41].

En 2002 le PTB réaffirme son projet « salvateur de l'humanité » : « la première tâche consiste à assimiler profondément et à propager largement et de manière offensive le bilan communiste du vingtième siècle. Notre thèse fondamentale est que seul le socialisme peut sauver l’humanité [...] »[41].

En 2012, d'après Pascal Delwit: « Le PTB plaide toujours formellement pour l’avènement d’une révolution socialiste et conteste la démocratie représentative telle qu’elle fonctionne aujourd’hui »[42].

En 2016, lors de la 18ième rencontre internationale des partis communistes et ouvriers le représentant du PTB affirme que son parti essaie de développer une lutte des classes en Belgique[43]

En 2018, face à la crise fiscale que dénonce le PTB, Raoul Hedebouw affirme qu'il faudrait « développer une opposition sociale » [44].

En janvier 2019, le PTB publie un programme pour une « révolution climatique et sociale »[45].

Congrès du renouveau de 2008

Lors de son VIIIe congrès, le congrès du renouveau, le parti réaffirme des principes marxistes fermes mais une approche souple vers l'électeur avec le slogan « Faire de la politique avec les gens et pas pour les gens ! ».

À la suite de son relatif échec électoral de 2003, le PTB a modifié en profondeur ses méthodes de travail et de communication. D'une part, le PTB a déclaré qu'il allait se recentrer sur le travail auprès des ouvriers en usine ainsi que sur le travail de terrain dans les communes où il est présent. D'autre part, le PTB a déclaré rompre officiellement avec ce qu'il appelle son « sectarisme » passé afin de se rapprocher des demandes concrètes des citoyens. Cela se traduit notamment par la mise en avant de revendications de progrès extrêmement concrètes relatives à la baisse du prix des médicaments, la réduction de la TVA sur les produits énergétiques de 21 % à 6 %, une augmentation du montant minimal des pensions, un meilleur contrôle des loyers ou encore la baisse du coût des sacs poubelles.

En 2008, influencé par la percée du Parti socialiste aux Pays-Bas, le PTB vise à adopter une posture «radicale-populiste» au détriment d'une rhétorique dogmatique. Le PTB ne se définit plus comme représentant de la classe ouvrière mais dorénavant de l'ensemble des travailleurs. Le parti favorise les personnalités reconnaissables et des porte-parole, il axe sa stratégie sur « des petites victoires », sur « des problèmes concrets des gens » et sur des « compromis ». Finalement le PTB et COMAC axe leurs stratégie sur les réseaux sociaux [24].

Le 2 mars 2008, le PTB a clôturé son VIIIe Congrès. Celui-ci fut placé sous le signe du renouveau, le parti adopte à présent une position réformiste afin d'asseoir son assise électorale, un pari réussi. Il a, entre autres, adopté de nouveaux statuts et élu un nouveau Comité central. Ce dernier a élu un nouveau président en la personne de Peter Mertens. Licencié en sociologie de l'université de Gand, ancien ouvrier aux usines Honda, il est entre autres auteur La classe ouvrière à l’ère des entreprises transnationales[46] ainsi que de l'essai Comment osent-ils ?[47].

Le parti affirme en 2015, que le congrès de 2008 était celui « qui mettra fin aux côtés sectaires et dogmatiques qui sévissaient dans le parti depuis vingt ans »[16].

De 2008 à 2015

Ce « changement de cap » semble avoir produit certains résultats positifs comme une légère augmentation du nombre de membres ainsi qu'un rebond, certes modéré, du score électoral du PTB lors des élections communales de 2012. On constate également une augmentation de la couverture médiatique du Parti [réf. souhaitée] .

Début 2013, le parti annonce avoir dépassé les 6 800 membres. En novembre 2016, le PTB revendique plus de 10 000 adhérents. Selon les informations de la RTBF, le PTB est le parti de Belgique dont les militants et sympathisants contribuent le plus financièrement : avec 10 000 adhérents, il a récolté en 2016 un million d'euros de cotisations et de dons, contre 600 000 euros pour le PS et ses 90 000 adhérents et 400 000 pour le MR et ses 35 000 adhérents.

En juillet 2015, la Chambre des représentants vote pour la reconnaissance du génocide arménien à l'unanimité moins 8 abstentions, dont celles des deux députés du PTB, Raoul Hedebouw et Marco Van Hees[48].

Congrès de la solidarité de 2015

Le parti se concentre sur un socialisme du XXIe siècle surnommé « Socialisme 2.0 », qui serait un changement de paradigme ce revendiquant des idées de Karl Marx et Friedrich Engels. Le socialisme 2.0 est « une société vraiment collective ou communiste ». Le parti prône une « culture nouvelle » mais aussi « renouvelée et progressiste ». Le socialisme 2.0 est un projet internationaliste visant une émancipation et une « libération mondiales » [16],[41].

Le parti prône une « nouvelle démocratie », qui serait socialiste, directe et représentative. Le parti souhaitent « rendre contraignant » des droits de troisième génération hérité du combat anti-impérialiste et anti-colonial de l’Union soviétique. Sous le socialisme 2.0, le Parlement serait « l’organe suprême par rapport aux autres pouvoir » et serait investi du « contrôle de l’exécution de la politique adoptée par le pouvoir judiciaire » [16].

Le parti réaffirme sa position antiaméricaine et anti-impérialiste[16]. Concernant la Chine, Le parti affirme que sa politique « n’est pas à mettre sur le même pied que la politique de colonisation et de domination de l’Occident. Les autorités chinoises s’en tiennent au principe de win-win – l’avantage mutuel – en opposition à l’inégalité ou au jeu à somme nulle de la plupart des accords conclus avec l’Occident » [16].

Le parti prône l'adoption du « combat écologique » pour des raisons stratégiques, affirmant qu'il partage un adversaire commun avec son « combat social »[16].

Le parti souhaite « faciliter les règles » pour l'acquisition de la nationalité belge [16].

Le parti critique le courant socio-démocrate qui aurait adopté le discours néolibérale[16].

Le PTB fonctionne selon le principe du centralisme démocratique[27].

Depuis 2015

En 2016, le PTB gère 11 maisons médicales, en décembre des critiques émergent dans la presse les accusant d'être un « outil de propagande »[49]. Des témoignages anonymes accusent le PTB de « violer le secret médical » et de « politiser » les consultations des maisons médicales[50]. Toute violation du secret médical est clairement démenti par le parti[51] . Des témoignages récoltés dans les médias nuancent aussi les attaques[52]. Mais le parti assume la dimension politique du projet de Médecine pour le Peuple : « Pourquoi nous lions santé et politique ? Parce que nous revendiquons le droit à la santé dans une société en bonne santé. L’origine de beaucoup de maladies se trouve dans la société, dans les conditions de vie ou de travail. Ne pas faire ce lien entre la médecine et l’engagement social et politique cela peut parfois donner l'impression de passer la serpillière pendant que le robinet continue à couler. Nous allons au-delà de la maladie et nous essayons d'agir sur les facteurs qui en sont la cause. », expliquera Sofie Merckx, docteur de Médecine pour le Peuple, qui deviendra députée fédérale du PTB en 2019[53]

Pour la nouvelle année 2017, le PTB organise un envoi de cartes postales « spécial de Nouvel An » à destination de la ministre de la santé Maggie De Block. Son cabinet affirme que « 10% des messages néerlandais et 35% des messages français sont des mails très négatifs, insultants, dans lesquels certains souhaitent à la ministre de tomber malade ou de mourir »[54]. La ministre affirme être la cible depuis le début de l'année de messages haineux, de menaces et d'insultes de la part de militants du PTB. Le PTB répond par la voix de Dirk Van Duppen : « Nous recevons d'innombrables témoignages de personnes pour lesquelles les médicaments sont devenus impayables. Visiblement, quelques personnes ont profité de la campagne pour envoyer des messages de haine à la ministre. Cela concerne 41 messages sur 3.000, soit 1,3%. Quoi qu'il en soit, même 1,3%, c'est trop et inacceptable ». Le parti juge cette « frustration compréhensible », mais insiste sur le fait que « l'insulte ne mène nulle part ». Le PTB propose un débat « sur le fond » avec la ministre estimant qu'« il serait bête de la part de la ministre de mettre les 98,7% de témoignages de personnes en difficulté dans le même sac que les 1,3% de messages injurieux[55] ».

Le premier mai, Mustafa Sungu, prépensionné, attaque a l'arme blanche le porte parole du PTB Raoul Hedebouw. Lors de son procès il invoque des motivations politiques et personnelles[56].

En avril 2019, trois conseillers communaux de Bruxelles du PTB sur les six, quittent le parti dénoncent « l’absence flagrante de vision, l’incohérence politique et les mensonges ». Mathilde El Bakri, représentante du PTB, les accusent alors d'avoir été « déçus de ne pas figurer sur la liste régionale mais aussi qu’ils ne respectaient pas leurs engagements à l’égard du parti, notamment celui de reverser le montant des jetons de présence au PTB »[57]. Par la suite, une série de témoignages d’(ex)-militants attaquent le PTB, qui se comporterait « un peu comme une secte », « réclamant de l’argent », et qui dénoncent des interdictions, des menaces et pressions par des cadres du parti. Raoul Hedebouw condamne les accusations et les qualifies de diffamation[58].

En juin 2019, le PTB opte pour une « politique de rupture » et propose au gouvernement de désobéir aux traités européens[59].

Le 11 juin une cinquantaine de personnalités de gauche signent une lettre ouverte dans Le Soir contre les divergences entre les partis Ecolo, PS et PTB. La lettre dénonce la diabolisation d'Elio Di Rupo président du Parti socialiste[60]. Elio Di Rupo à quant à lui réagi à l'attitude du PTB, en l'accusant de mener « un show de l'époque stalinienne ». Raoul Hedebouw, doute de sa sincérité et met fin aux négociations[61].

En décembre 2019, le PTB engage des poursuites contre l’État belge devant la Cour européenne des droits de l'homme contre l'« impartialité du processus de validation des élections »[62].

Le premier mars 2020, au début de la phase 2 de la pandémie de maladie à coronavirus, le PTB organise une marche de protestation à Bruxelles avec 5 500 participants selon la police et 10000 selon le parti[63]. Germain Mugemangango, porte-parole et chef de groupe au Parlement wallon présente la motivation de l'événement: « Il est temps que la colère des citoyens se manifeste dans la rue »[64]. Le 3 mars, la député Sofie Merckx approuve la gestion de la crise par Maggie De Block et juge la communication de bonne qualité[65]. Le 17 mars Peter Mertens se dit en faveur d « un lockdown complet » et encourage « tous ceux qui le peuvent » à rester chez eux[66].

Le 26 mars, les huit députés du PTB vontent contre la proposition de loi qui donne au gouvernement des pouvoirs spéciaux pour faire face à la crise du covid-19, ainsi que contre la proposition de loi permettant d’octroyer une garantie d’État pour certains crédits dans le cadre de la lutte contre les conséquences du coronavirus[67]. Raoul Hedebouw affirme que les secteurs concernés par les mesures sanitaires sont trop large, et il met en causes « le patronat » qui en profiterait[68]. La FGTB avait précédemment affirmé que « il y a trop de patrons qui jouent pas le jeu et négligent la santé des travailleurs »[69].

Positions politiques

Revendications

Le PTB/PVDA lance en 2019 une pétition pour la pension minimum à 1 500 euros nets par mois . En décembre 2019, le nombre de signatures est de plus de 100 000[70].

Nationalisation et planification économique

En 2008, lors du « Congrès du renouveau » le PTB affirme vouloir mettre en place la nationalisation et une économie planifiée[41].

En 2010, le PTB/PVDA évoque dans son programme la nécessité d’une nationalisation de certaines entreprises d'énergie, bancaires et de transport et d’une planification économique à des fins écologiques[41].

En 2014, Raoul Hedebouw réaffirme cette agenda politique: dans une interview il affirme avoir l'intention de nationaliser seulement les secteurs bancaire et énergétique, tandis que dans son livre publié la même année il affirme vouloir nationaliser également les secteurs pharmaceutique et du transport[41].

En 2015, le PTB/PVDA explique sa perception du socialisme: « le socialisme 2.0 est un projet internationaliste, en alternative au capitalisme mondial »[41].

Gratuité des transports en commun

Le PTB entend rendre les transports en commun gratuits pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le parti propose une étude de faisabilité au parlement bruxellois en 2016. Philippe Defeyt de l'institut pour un développement durable et membre d'Ecolo critique la mesure citant l'experience infructueuse de Hasselt et l'augmentation des déplacements engendrée. Bruno Colmant, professeur à la Solvay Business school affirme quant à lui que c'est impayable par le contribuable, mais envisageable dans le cadre des déplacements professionnels[71].

Le PTB met en avant l'exemple de Dunkerque et Peter Mertens affirme qu'« en Europe, 56 villes appliquent déjà cette gratuité »[72].

D'autres partis politiques belges supportent également la proposition comme le PS et le CdH ainsi que Ecolo partiellement et Démocrate fédéraliste indépendant qui souhaite « une gratuité plus ciblée sur certaines catégories »[73].

Mixité sociale

En 2016, selon un sondage de La Libre-RTBF , les électeurs du PTB sont les plus défavorables à la proposition de Philippe Close (PS), de donné le droit de vote aux étrangers vivant en Belgique aux régionales, avec 80% qui ne la soutiennent pas[74].

En 2018, dans une interview du journal Le Soir, Raoul Hedebouw se dit favorable à la poursuite de rapatriements forcés de migrants. Hedebouw aurait réagi par la suite sur son compte Facebook: « cela s'est glissé dans l'interview de manière incorrecte, nous sommes évidemment contre les rapatriements forcés »[75].

En 2019, le PTB/PVDA prône dans un communiqué la « super-diversité » et la solidarité dans la société, perçue comme « un atout majeur ». Le parti fait valoir que plusieurs députés sont issus de communautés et de religions différentes[76]. Le PTB propose d’autoriser le port du voile islamique à l’école communale pour éviter toute discrimination à l’égard des jeunes filles qui le porteraient. Pour le quotidien local La Capitale, cela permettrait le prosélytisme religieux[77].

Position sur le racisme

En décembre 2019 le président du parti, Peter Mertens pose avec le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken. Il se défend de la critique en affirmant qu'il n'aime pas les « points de vue fascistes » du parti et qu'il est antifasciste[78].

Dans une intervention à la Chambre des représentants du 23 janvier 2020, la députée du PTB, Nadia Moscufo, a précisé le positionnement du parti sur le sujet : «  Le racisme sert à diviser les travailleurs et, en période de crise, il y a une grande colère des travailleurs car la Belgique d'en bas souffre. L'objectif de ces partis d'extrême droite est de diviser pour régner et tenter de faire croire que c'est de la faute des réfugiés s'il n'y a pas de travail en Belgique. C'est évidemment faux ! »[79].

Position sur le féminisme

Raoul Hedebouw déclare en 2019, supporter une augmentation des pensions pour les travailleurs qui n’ont pas de carrière complète, qu'il décrit comme une mesure principalement pour des femmes[80].

Le PTB appelle à participer à la manifestation contre les violences faites aux femmes du 24 novembre 2019[81].

Position sur l'avortement

Le 27 novembre 2019, le PTB affirme soutenir une dépénalisation totale de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Sofie Merckx soutient l'avortement à 18 semaines en justifiant « qu’un fœtus de 18 semaines n’a aucune chance de survie », ainsi que la dépénalisation au-dessus de 18 semaines de l'avortement. Maartje De Vries accuse quant à elle la NVA et le CD&V d'être des partis qui « ont fondamentalement un problème avec le droit à l’autodétermination des femmes»[82],[83]. La députée N-VA Valerie Van Peel (en) défend la position de son parti et affirme: « Il faut dire à l'opinion publique ce que ça signifie de se faire avorter à quatre mois et demi » et décrit le fœtus comme « tout à fait développé, sauf pour sa capacité pulmonaire »[84].

Controverses

Qualification d'« extrême gauche »

Selon l'analyse de Julien Dohet et Jean Faniel, le concept d'extrême gauche pousse a la controverse et à la polémique et serait utilisé par ses opposants politiques comme un enjeu de lutte politique et symbolique. Le PTB évite de se définir par la qualification d'extrême gauche, et se présente plutôt comme la « vraie gauche » ou bien comme « gauche radicale », « gauche anticapitaliste » ou « gauche de la gauche » pour sortir de leur exclusion[85].

Concernant les changements au sein du parti, pour Jean Faniel, directeur du CRISP en 2014, le PTB ne peut plus être qualifié d’« extrême gauche » : « Il faut davantage parler de gauche radicale » et affirme ignorer s’il existe un double discours au sein du parti: « Il faudrait être dans la première ligne pour le dire, mais c’est encore un parti centralisé, notamment en termes de communication, sans que l’on puisse dire s'il existe deux lignes étanches »[86].

Stalinisme

Le PTB/PVDA peine à se défaire de son étiquette stalinienne, en lien avec l’hagiographie de Staline écrite par son ancien président Ludo Martens. L’actuel président Peter Mertens tente de sortir son parti de ce paradigme qui a des racines profondes[87].

Parti de l’auto

Le PTB/PVDA s’oppose au parking payant et à des mesures comme la taxe kilométrique ainsi que d'autres mesures présentées comme de la fiscalité écologique, car ces mesures seraient anti-sociales. Ce qui a mené certains à lui donner le surnom « Parti de l'auto » (en néerlandais Partij Van De Auto)[88]. Le parti argumente qu'il veut protéger les automobilistes pauvres et qu'une politique écologique doit aller de pair avec une politique sociale. Pour le PTB/PVDA, la solution serait de ne pas imposer des limites à l’utilisation de la voiture, mais de développer les transports en commun et en les rendant gratuits[89]. Des actions sont entreprises en conséquence:

  • À Anvers, le PVDA dépose une motion pour assouplir la réglementation concernant la zone à basses émissions, mais il ne trouve au sein du conseil communale que le soutien du Vlaams Belang[90]
  • À Schaerbeek contre le parking payant[91].
  • Le 17 février 2020, au conseil communal de Gand, le PTB, d'unisson avec la N-VA et le Vlaams Belang s'est opposé à l'extension de la zone à basses émissions[92].

Accusations d'antisémitisme

La publication du 23 janvier 1991 dans le journal Solidaire du PTB, avec sa caricature d'Israël et l'accusation contre elle d'être la tête de pont de l'impérialisme américain contre les pays arabes, est perçu comme relevant du nouvel antisémitisme par Henri Deleersnijder[93].

En 2005, des membres du PTB lancent une pétition contre la résolution adoptée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui « condamne avec vigueur les violations massives des droits de l’homme commises par les régimes communistes totalitaires et rend hommage aux victimes de ces crimes ». La pétition signé par des membres du PTB utilise un langage vulgaire et a connotation antisémite comme: « ex-gauchistes juifs », « pharisiens délateurs » ou « éjaculations rhétoriques antistalinistes »[39].

En 2010, le rapport de la Sûreté de l'État, constate que pour les militants d’extrême gauche, dont le « PTB+/PVDA », concernant leur politique internationale, c’est surtout la cause palestinienne qui occupe leur attention. Le rapport met en garde de « la possible collusion entre l’extrême gauche et les milieux de l’islamisme radical: antisionisme et antisémitisme ont pu dans certains cas servir de ciment pour une telle convergence »[94],[95]. En 2012, le porte-parole du PTB affirme que le parti va « demander à être retirée de la liste des organisations suivies par la Sûreté de l'État »[96].

En 2013, le président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB) affirme que sous le couvert de l’antisionisme, le PTB et les jeunes du Comac à l’université sont antisémites. Il décrit un procédé: « Aujourd’hui, le mot sionisme est associé au mot nazisme puis au peuple juif. Une banalisation de plus. ». Il précise: « la focalisation sur les événements du Proche-Orient vient du fait que les gens sont antisémites, pas l’inverse. ». Le PTB accuse le CCOJB de diffamation, en affirmant que « l’antisémitisme est du racisme » et que le parti serait antiraciste. Aurélie Decoene (présidente de Comac) et Raoul Hedebouw (porte-parole du PTB) affirment que leur antisionisme est en fait une critique de la politique israélienne et par soucis « de lutte contre le racisme »[97].

En 2014, Hervé Hasquin, recteur de l’ULB (et militant du MR) affirme dans le journal La Libre Belgique que le parti aurait un « antisémitisme camouflé sous le nom d'antisionisme »[98]. Concernant l'organisation Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS): « Celles et ceux qui sont à la base de ce mouvement de boycott appartiennent au PTB, qui garde de vieilles traditions marxistes, presque soviétiques, où l'antisémitisme est camouflé sous le nom d'antisionisme ». Le PTB qualifie les accusations de « diffamatoires et relèvent de la malhonnête intellectuelle » et affirme « lutter contre toute force de racisme, d'antisémitisme et le fascisme » mais le parti affirme également s'opposer « à une idéologie – le sionisme »[99].

La Ligue belge contre l’antisémitisme a dénoncé le fait que le PTB ait invité le rappeur Médine (qui est accusé d'antisémitisme) à son festival ManiFiesta en 2015[100]. La LBCA s'insurge à nouveau en 2017, alors que le rappeur participe à nouveau au rassemblement et le décrit comme une personnalité « qui fricote avec nombres d’antisémites notoires tels que Dieudonné ou Kemi Seba et qui reprend à son compte le salut nazi inversé qu’est la quenelle ». La LBCA déplore également la présence du controversé Richard Falk qui en 2011 avait publié une caricature antisémite condamnée par David Cameron, émis des propos complotistes condamnés par Ban Ki-moon et dénoncé pour « sa rhétorique antisémite »[101].

Le 4 mars 2015, le COMAC (jeunes du Parti du travail de Belgique) participe à l'organisation d'une conférence avec l’activiste du FPLP Khalida Jarrar à la Vrije Universiteit Brussel par visioconférence. Le FPLP étant sur la liste des organisations considérées comme terroristes par le Conseil de l'Union européenne et ayant commis des attentats en Israël, la LBCA demande l'annulation de la conférence et dénonce qu'« un des hauts faits d'armes du FPLP est le détournement d'avions qu'il a perpétré et où ses commandos faisaient le tri entre les passagers juifs et non-juifs ». Pour le président du LBCA, Joël Rubinfeld, cela conforte l'accusation contre le PTB d'« antisémitisme camouflé sous le nom d'antisionisme...»[102] et il interroge le journal Le Soir: « Inviteront-ils la prochaine fois un représentant de l’État Islamique et d’Al Qaïda ? »[103]. Olivier Goessens représentant le COMAC, affirmera après la conférence: « C'est tout de même interpellant que l'on ne puisse pas apostropher Israël sur ses crimes sans que des ficelles ne soient tirées »[104].

Après une affaire de slogans antisémitismes de BDS, Jonathan Lantouwer représentant de l'UEJB, accuse BDS et le Comac-PTB, le mouvement de jeunesse du PTB, de soutenir des « jihadistes » du Hamas et à utiliser la communauté juive comme cible de haine[105]

En 2018, un écrivain du journal solidaire du PTB, Michel Collon est remis en cause par Marcel Sel qui affirme avoir « consulté plusieurs centaines de ses articles, et […] retrouvé au moins 34 occurrences qui correspondent à la définition de l’antisémitisme retenue par l’International Holocaust Remembrance Alliance (en) (IHRA) et votée par le Parlement européen en [106] ». En , ces allégations amènent la Fédération Wallonie Bruxelles à annuler sa participation à un événement[107].

En 2018, Gaétan Carlier et Stéphanie Koplowicz, militants du PTB mettent en cause le parti DéFi et son parlementaire Marc Loewenstein comme les « zionistes »  ce qui pour Loewenstein est un code utilisé fréquemment par des antisémites et il décide de déposer plainte[108]. Stéphanie Kopowicz justifie ses actions en accusant Marc Loewenstein et Marc-Jean Ghyssels d'avoir « participé à une célébration pour célébrer la naissance de l'État d'Israël, organisée par l'Organisation sioniste de Belgique »[109].

En 2019, Nicolas Zomersztajn, rédacteur en chef du Regards du CCLJ s'inquiète que le PTB « épouse les codes et la grammaire populiste où le Juif est souvent un repoussoir »[110].

Début 2020, l’élu NVA Michael Freilich affirme que COMAC, l’organisation des jeunes du PTB déclare que « les banques et le médias sont dans des mains juives ». Freilich dit avoir des preuves sous forme de saisies d’écran[111].

Dictature du prolétariat

D’après le politologue Pascal Delwit, le but du PTB serait l’installation de la dictature du prolétariat[27],[112]. Le président du parti Peter Mertens accuse un coup monté du PS et nie l'accusation de double discours[112].

Communication

La stratégie de communication du PTB est remise en cause par des journalistes et des opposants politiques. En 2017, Pascal Lorent synthétise les critiques contre celle-ci: populisme, technique de communication jugée disproportionnée, tentative de masquer l'affiliation au communisme, péril d'un Grand Soir ainsi que le manque de transparence et la centralisation du parti dirigé par la vielle garde et leurs enfants[113]

En 2018, le PTB est perçu par la presse belge comme le plus outillé des partis francophones pour la collecte et l'utilisation de données personnelles. Le PTB s'est équipé du logiciel américain NationBuilder « pour cibler, sur les réseaux sociaux, un type de population bien précis pour lui délivrer un message » grâce au big data[114]. Germain Mugemangango, porte-parole du PTB, explique ce choix : « NationBuilder nous permet de distinguer au sein de notre base de données, qui compte des dizaines de milliers de personnes, celles intéressées par des thématiques spécifiques afin de cibler nos messages[115] ».

En 2019, d'après Pascal Delwit, le parti est très centralisé et toujours dirigé par les cadres « des heures les plus sombres » ou bien leurs enfants. Il affirme qu'il reste des zones d'ombres dans l'idéologie du parti, qui reste ambigu quant à sa politique, qu'il décrit par une métaphore : « le parti aime bien montrer sa salle de restaurant, moins sa cuisine ». De plus il note: « Ils n’ont jamais condamné leurs positions passées, notamment leur soutien aux Khmers rouges ou leur démenti du massacre de la place Tian’anmen »[116].

Positionnement sur la politique internationale

Les positions politiques étrangères du PTB sont influencées par son communisme, l'anticapitalisme, de l'antiaméricanisme, de l'anti-impérialisme et de l'internationalisme. Concernant l'Arabie saoudite, le PTB se dit contre l'exportation d'armes à ce pays perçu comme le principal financer du djihadisme salafiste. Raoul Hedebouw affirme néanmoins être contre l'embargo, pour les travailleurs de Wallonie[117]. La position du PTB est critiquée pour européocentrisme, double discours et sont manque de reconnaissance d'autres impérialismes comme celui de la Russie, de l'Iran ou de la Turquie[118].

Selon Pascal Delwit et Guilia Sandri, le PTB se borne a demander le retrait des troupes belges d'Afghanistan, des sanctions contre Israël et « la solidarité avec la Palestine »[24].

Le PTB critique en octobre 2019 l'intervention militaire de la Turquie dans le nord de la Syrie contre les Forces démocratiques syriennes, soutient la population kurde qui en est la première victime et insiste sur la condamnation « aussi et surtout l'hypocrisie de l'Occident »[119]

À la suite des attentats de Bruxelles de 2016, le PTB met en cause notamment la politique étrangère du gouvernement, et sa réaction sera critiquée[120].

Organisations visant les jeunes

En 2003, le PTB décide de fusionner son mouvement Marxiste-léniniste et l'organisation Rebelle, rebaptisé RedFox qui cible les jeunes de secondaire de 14 à 18 ans. Le Comac (pour Communistes actifs) nait de cette fusion et est actif dans les universités en Belgique (à Namur depuis 2019) et dans certaines écoles secondaires des trois régions. Comac distribue des tracts, organise des projections de films et mobilise des auditoires avant le début de cours[121]. La référence du COMAC est Che Guevara et sa volonté de changer le monde[24].

Le mouvement du parti politique: Les pionniers vise quant à lui les 6 à 16 ans pour des camps de vacances comprennent des activités politiques avec les enfants[122].

Les RedFox organisent régulièrement des programmes "semaine de la diversité" dans différentes villes de la Belgique[123]. Les RedFox ont organisé [Quand ?] un festival DiverCity à Anvers, visant à combattre le racisme et célébrer la richesse de la diversité. Redfox et Comac organisent des « boostdays » pour donner de l'aide aux jeunes qui n'ont pas les moyens d'avoir recours à des profs payants.

Principaux membres

Liste d'élus du PTB[124]

Parlement européen (depuis les élections européennes du 26 mai 2019)

  1. Marc Botenga

Chambre des représentants (depuis les élections législatives fédérales du 26 mai 2019)

  1. Raoul Hedebouw (chef de groupe)
  2. Peter Mertens
  3. Marco Van Hees
  4. Maria Vindevoghel
  5. Greet Daems
  6. Nabil Boukili
  7. Robert D'Amico
  8. Nadia Moscufo
  9. Gaby Colebunders
  10. Steven De Vuyst
  11. Sofie Merckx
  12. Thierry Warmoes

Sénat (élection indirecte, depuis 2019)

  1. Antoine Hermant (chef de groupe)
  2. Laure Lekane
  3. Samuel Nemes
  4. Jos D'Haese
  5. Ayse Yigit

Parlement flamand (depuis les élections régionales du 26 mai 2019)

  1. Jos D'Haese
  2. Lise Vandecasteele
  3. Tom De Meester
  4. Kim De Witte

Parlement bruxellois (depuis les élections régionales du 26 mai 2019)

  1. Françoise De Smedt (cheffe de groupe)
  2. Youssef Handichi
  3. Stéphanie Koplowicz
  4. Francis Dagrin
  5. Jean-Pierre Kerckhofs
  6. Elisa Groppi
  7. Petya Obolensky
  8. Luc Vancauwenberge
  9. Caroline De Bock
  10. Leila Lahssaini
  11. Jan Busselen

Parlement wallon (depuis les élections régionales du 26 mai 2019)

  1. Germain Mugemangango (chef de groupe)
  2. Anouk Vandevoorde
  3. Samuel Nemes
  4. Laure Lekane
  5. Julien Liradelfo
  6. John Beugnies
  7. Jori Dupont
  8. Antoine Hermant
  9. Amandine Pavet
  10. Alice Bernard

Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (élection indirecte, depuis 2019)

  1. Alice Bernard (cheffe de groupe)
  2. Germain Mugemangango
  3. Anouk Vandevoorde
  4. Samuel Nemes
  5. Laure Lekane
  6. Julien Liradelfo
  7. John Beugnies
  8. Jori Dupont
  9. Antoine Hermant
  10. Amandine Pavet
  11. Elisa Groppi
  12. Jean-Pierre Kerckhofs
  13. Luc Vancauwenberge

Présidents du PTB-PVDA

  1. Ludo Martens (1979-2008)
  2. Peter Mertens (2008-)

Résultats électoraux

De 1979 à 2012, le PTB-PVDA n'a aucun représentant au Parlement fédéral. Ses résultats électoraux oscillent autour des 0,5 %. Il obtient cependant des sièges aux élections communales de 2000, dont deux à Zelzate en Flandre-Orientale et deux à Herstal près de Liège. Aux élections communales de 2006, le PTB obtient un total de 15 sièges qui se répartissent ainsi : six à Zelzate, deux à Herstal, deux à Hoboken (district d'Anvers) et un à Deurne (district d'Anvers), Seraing, La Louvière, Genk et Lommel.

Aux élections fédérales du 10 juin 2007, le PTB obtient, pour l'ensemble du territoire, 0,84 % des votes pour la Chambre et 0,82 % au Sénat. Ce résultat, s'il demeure modeste, constitue néanmoins le meilleur score jamais obtenu par le PTB pour des élections fédérales. Le meilleur score obtenu précédemment était de 0,74 % lors des élections fédérales de 1987[125]. Lors des élections de 2003, les différentes listes présentées par le PTB (PTB, Maria, Resist) avait obtenu 0,57 %[126].

Le progrès est très limité en Wallonie et nettement plus marqué en Flandre. Au total, le PTB améliore son score d'approximativement 18 000 voix par rapport à 2003 et 10 000 voix par rapport aux élections européennes de 2004 pour atteindre un total de 55 000 voix.

Tout en reconnaissant qu'il ne s'agit pas d'un progrès massif, le PTB se déclare cependant satisfait de son score qui fait incontestablement de lui le premier parti électoral de la gauche radicale en Belgique, devant le PC et le PSL. Néanmoins, le PTB effectue un renouveau se qualifiant de parti de gauche mais se référant toujours au marxisme. En juin 2010, quelques jours avant les élections qui suivent la chute du gouvernement provoqué par les libéraux d'Open VLD, les sondages donnent le PTB à 1,9 % d'intentions de vote. Le dimanche 13 juin 2010, il n'obtient pas le résultat que le sondage lui prédisait mais double son nombre de voix par rapport aux précédentes élections, soit 101 000 voix sur l'ensemble de la Belgique[127].

Depuis la rectification de la ligne du Parti lors du dernier congrès, l'électoralisme se traduit par une souplesse idéologique considérable par rapport à ses positions passées que le parti qualifie désormais lui-même de sectaires. Pourtant, le Parti du travail de Belgique, qui revendique désormais son appartenance à la gauche réformiste de matrice marxiste, refuse toute forme d'alliance avec les autres formations de la gauche plus ou moins radicale et maintient une forme d'organisation « intégrée » qui fait sa force mais aussi ses faiblesses. Il fait toutefois alliance avec le PCB dans la province de Liège au niveau provincial et dans les communes de Liège et de Seraing. Après les élections communales d'octobre 2012, il tend aussi la main au SP.A, à Groen et au CD&V pour créer une majorité anti-N-VA dans les districts anversois d'Anvers-ville et de Borgerhout.

Aux élections communales de 2012, le parti enregistre une avancée significative en Wallonie et en Flandre. Il passe de 15 à 47 élus communaux, dont 17 dans les districts d'Anvers, et gagne 4 conseillers provinciaux, 2 à Liège et 2 à Anvers[128]. Il devient aussi le deuxième parti à Zelzate avec six sièges, à Herstal avec quatre sièges et à Seraing avec quatre sièges. Il fait aussi son entrée dans le conseil communal de Liège-ville avec 2 élus, dans celui d'Anvers-ville avec 4 élus et dans deux communes de la région de Bruxelles-Capitale, avec 1 élu à Molenbeek-Saint-Jean et à Schaerbeek. Avec environ 17 % des voix, le PTB obtient sa première échevine à Borgerhout, Zohra Othman[129].

Pour les élections régionales, fédérales et européennes du 25 mai 2014, le PTB se présente avec la liste PTB-GO[130] qui rassemble les trois partis PTB, LCR et PC et qui reçoit le soutien de plusieurs dirigeants syndicaux[Qui ?]. Pour les élections bruxelloises, le PTB a signé un accord d'apparentement pour le collège francophone avec le B.U.B., Pro Bruxsel et le Parti pirate[131]. Lors de ce scrutin, le PTB récolte plus de 250 000 voix au niveau national, soit 3,72 %. Au niveau des régions, le PTB récolte 15 777 voix à Bruxelles, soit 3,86 % des suffrages, 106 114 voix en Flandre, soit 2,53 % et 117 882 voix en Wallonie, soit 5,76 % des votes. Le PTB obtient 2 des 150 sièges au Parlement fédéral, 4 des 89 sièges au Parlement bruxellois, aucun siège au Parlement flamand et 2 des 75 sièges au Parlement wallon.

Les élus du PTB s’engagent à ne tirer aucun avantage financier de leur mandat et de vivre avec le salaire médian, c’est-à-dire environ 1 700 euros nets par mois[132].

Le PTB est l'un des grands gagnants des élections fédérales, régionales et européennes de 2019. Au niveau fédéral, il passe de deux à douze députés à la Chambre des Représentants, dont quatre ouvriers, et obtient ses premiers élus flamands et bruxellois. Au niveau régional, il passe de deux à dix députés wallons, de quatre à onze députés bruxellois, et obtient ses 4 premiers députés flamands. Au niveau européen, il obtient son premier eurodéputé.

Chambre des représentants

Année Voix % Sièges Gouvernement
1991 30 491 0,5
0 / 212
Extraparlementaire
1995 34 247
0 / 150
Extraparlementaire
1999 30 930
0 / 150
Extraparlementaire
2003 20 825 0,2
0 / 150
Extraparlementaire
2007 56 167 0,8
0 / 150
Extraparlementaire
2010 101 088 1,6
0 / 150
Extraparlementaire
2014 251 289 3,7
2 / 150
Opposition
2019 584 621 8,62
12 / 150

Sénat

Année Voix % Sièges Gouvernement
2003 18 699 0,1
0 / 40
Extraparlementaire
2007 54 807 0,8
0 / 40
Extraparlementaire
2010 105 060 1,6
0 / 40
Extraparlementaire
2014
0 / 60
Opposition
2019
5 / 60

Entités fédérées

Parlement wallon

Année Voix % Sièges +/- Gouvernement
2004 12 216 0,62
0 / 75
Extraparlementaire
2009 24 875 1,24
0 / 75
Extraparlementaire
2014 117 882 5,76
2 / 75
2 Opposition
2019 278 343 13,68
10 / 75
8 Opposition

Parlement Flamand

Année Voix % Sièges +/- Gouvernement
2004 22 874 0,56
0 / 124
Extraparlementaire
2009 42 849 1,04
0 / 124
Extraparlementaire
2014 106 116 2,53
0 / 124
Extraparlementaire
2019 225 593 5,32
4 / 124
4 Opposition

Parlement bruxellois

Année Voix % Sièges +/- Gouvernement
2004 2 221 0,49
0 / 89
Extraparlementaire
2009 4 038 0,88
0 / 89
Extraparlementaire
2014 15 777 3,41
4 / 89
4 Opposition
2019 55 289 13,47
11 / 89
7 Opposition

Conseils provinciaux

Année Anvers Brabant Flamand Brabant Wallon Flandre Occidentale Flandre Orientale Hainaut Liège Limbourg Luxembourg Namur
2006
0 / 84
0 / 84
0 / 56
0 / 84
0 / 84
0 / 84
0 / 84
0 / 75
0 / 56
0 / 56
2012
2 / 72
0 / 72
0 / 37
0 / 72
0 / 72
0 / 56
2 / 56
0 / 63
0 / 37
0 / 37
2018
1 / 36
0 / 36
0 / 37
0 / 36
0 / 36
3 / 56
6 / 56
0 / 31
0 / 37
1 / 37

Parlement européen

Année Voix % Sièges +/- Groupe
1984 43 637 0,76
0 / 24
1989 29 778 0,50
0 / 24
1994 59 270 0,99
0 / 25
1999 22 038 0,35
0 / 25
2004 44 452 0,70
0 / 24
2009 68 540 1,04
0 / 22
2014 234 718 3,51
0 / 22
2019 566 274 8,42
1 / 22
1 GUE/NGL

Publications

  • Peter Mertens, La taxe des millionnaires et sept autres idées brillantes pour changer la société, Solidaire, .
  • Élargir, unir, approfondir, congrès de la solidarité 2015, PTB, .
  • Peter Mertens et David Pestieau, Comment osent-ils ? La crise, l'euro et le grand hold-up, ADEN, .
  • Peter Mertens et Raoul Hedebouw, Priorité de gauche - pistes rouge pour sortie de crise, ADEN, .
  • Documents du huitième congrès du PTB, PTB, .
  • Apprendre des campagnes électorales à Herstal et à Zelzate, PTB, .
  • Ludo Martens, Le parti de la révolution, PTB, .

Notes et références

  1. « Trois partis d’extrême gauche s’unissent sous la bannière PTB-GO », sur Le Soir, (consulté le 18 janvier 2018).
  2. (en) « APPENDIX A3 - POLITICAL PARTIES, ESS6 - 2012 ed. 2.0 », Enquête sociale européenne, (lire en ligne).
  3. « La Wallonie « contaminée » par la gauche radicale », Le Monde diplomatique, (lire en ligne, consulté le 8 avril 2018).
  4. (en) Wolfram Nordsieck, « Belgium », sur www.parties-and-elections.eu (consulté le 12 décembre 2017).
  5. « DÉFENDRE L'UNITÉ D'UNE NOUVELLE BELGIQUE », sur ptb.be
  6. « Promise on the Belgian Left », sur jacobinmag.com
  7. « Statuten PVDA 2015 », sur issuu.com (consulté le 26 janvier 2020)
  8. « ULB - PTB. NOUVELLE GAUCHE, VIEILLE RECETTE - Faculté de Philosophie et Sciences sociales », sur philoscsoc.ulb.be (consulté le 26 janvier 2020)
  9. « Belgium », sur Politico
  10. Jean-Claude Verset, « Raoul Hedebouw: "La réduction des salaires des députés, ce n'est pas un gadget, c'est une rupture en politique" », sur rtbf.be,
  11. « Site du Parlement wallon », sur parlement.wallonie.be.
  12. « Les députés — Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles / Communauté française », sur pcf.be.
  13. « Site du Parlement bruxellois », sur parlbruparl.irisnet.be.
  14. « Site du Parlement flamand ».
  15. « Dans les arcanes du PTB », sur cevipol.ulb.ac.be, La Libre Belgique, (consulté le 12 février 2020)
  16. Congrès de la solidarité. Elargir, unir, approfondir., Bruxelles, Edition PTB, , 255 p. (lire en ligne), p. 41,50,51,53,105, 117,144,212,216,217,224,226,231,236,
  17. P. Delwit et G. Sandri, La gauche de la gauche, Chapitre: P. Delwit,J-B. Piljet et E. Van Haute E, Les partis politiques en Belgique, Edition de l'Université de Bruxelles, , p. 275-298
  18. Teun Pauwels, Populism in Western Europe : comparing Belgium, Germany and The Netherlands,
  19. B. De Cleen et P. Van Aelst, Belgium. The rise and fall of populism research par,
  20. T. Aalberg, F. Esser, C. Reinemann, J. Strömbäck et C. De Vreese, Populist political communication in Europe, Routledge, New York, , p. 99-110
  21. B. Biard et R. Dandoy, Les préférences démocratiques au sein des partis populistes en Belgique, dans le chapitre L’État face à ses transformations, Académia-L’Harmattan, , p. 231-257.
  22. Anne Morelli, José Gotovitch, Contester dans un pays prospère: l'extrême gauche en Belgique et au Canada,
  23. Christian Vandermotten, La Belgique: « Que sais-je ? » n° 4156,
  24. Pascal Delwit, Jean-Benoit Pilet, Emilie Van Haute, Les partis politiques en Belgique, , p. 285-294
  25. Julien Versteegh, D’un mouvement étudiant à un parti, Amada, 1970-1979 (mémoire de licence en histoire contemporaine), ULB, Bruxelles, 2000 et Damien Robert, Analyse de l’évolution idéologique et politique du Parti du travail de Belgique (PTB) entre 1979 et 1990 (mémoire de licence en histoire), UCL, Louvain-la-Neuve, 2000.
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Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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