Penne-d'Agenais

Penne-d’Agenais est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Pour les articles homonymes, voir Penne.

Penne-d’Agenais

Une rue de la cité médiévale

Blason
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Le pays de Serres
Intercommunalité CC Fumel Vallée du Lot
Maire
Mandat
Arnaud Devilliers
2014-2020
Code postal 47140
Code commune 47203
Démographie
Gentilé Pennois
Population
municipale
2 346 hab. (2017 )
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 23″ nord, 0° 49′ 11″ est
Altitude 210 m
Min. 52 m
Max. 231 m
Superficie 46,71 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne
Penne-d’Agenais
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Penne-d’Agenais
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Penne-d’Agenais
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Penne-d’Agenais
Liens
Site web Site officiel de Penne-d’Agenais.

    Les habitants de Penne-d’Agenais sont appelés les Pennois.

    Géographie

    Localisation

    Commune de l'aire urbaine de Villeneuve-sur-Lot située dans son pôle urbain à km à l'est de Villeneuve-sur-Lot en Agenais et en Pays de la Vallée du Lot. C'est une commune limitrophe avec le département de Tarn-et-Garonne.

    Communes limitrophes

    Penne-d'Agenais est limitrophe de neuf autres communes dont une dans le département de Tarn-et-Garonne.

    Carte de la commune de Penne-d'Agenais et de ses proches communes.

    Hydrographie

    La commune est arrosée par le Lot est ses affluents le Boudouyssou et la Tancanne qui y confluent.

    Géologie et relief

    Située sur un éperon rocheux (le terme celte penn signifie crête de montagne), la cité médiévale domine la vallée du Lot de 120 m, à son pied, le Port de Penne sur les rives du Lot en face de Saint-Sylvestre-sur-Lot.

    La superficie de la commune est de 4 671 hectares ; son altitude varie de 52 à 231 mètres[2].

    Voies de communication et transports

    Accès avec les routes départementales D 911 (ex RN 111), D 611 (ex RN 661, D 159, D 103 et D 229. elle est aussi située sur la Via Arvernha un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

    Et avec la SNCF en gare de Penne.

    Toponymie

    Penn est un mot celte qui signifie crête ou éperon à rapprocher des mots pointu et "pine", le plateau ayant été vraisemblablement occupé par les Gaulois[3]..

    Histoire

    De nombreuses fouilles réalisées dans le village et aux alentours ont mis au jour les vestiges d’une occupation gallo-romaine.

    Richard Cœur de Lion fait fortifier le château de Penne, qui devient une puissante place défensive, une « clé du duché de Guyenne » selon certains textes du Moyen Âge.

    Le Midi de la France connaît au début du XIIIe siècle un fort développement du mouvement religieux cathare. La volonté du pouvoir royal français d'étendre sa domination sur le Midi, jointe au souci de défendre le Christianisme, entraîne la région tout entière dans une guerre religieuse qui se double d'une guerre de conquête dont le pouvoir "franc" sortira vainqueur : de nombreux biens et châteaux seront confisqués et les Cathares, totalement anéantis, ne seront plus qu'un sujet de controverses historiques. Durant la guerre albigeoise, le comte de Toulouse avait confié à Hugue d’Alfaro la lourde tâche de repousser les Croisés hors de la place forte de Penne. Mais, au début du mois d’août 1212, après cinquante jours de siège, Penne capitula.

    Au lendemain de la guerre albigeoise, Penne connut un fort repeuplement. Son importance lui permit alors de réclamer l’établissement d’une administration municipale et d’une charte des coutumes. Il semble que cette dernière fut établie en premier lieu dès 1243 avant d’être remaniée et étoffée en 1270. À la fin de la guerre de Cent Ans, le roi Charles VIII accorda aux habitants le renouvellement de leur charte disparue dans l’incendie qui avait ravagé la ville en 1373.

    En 1154, l’accession au trône d’Henri Plantagenet, second époux d’Aliénor d’Aquitaine, fit passer toute la province sous domination anglaise. Pendant toute la guerre de Cent Ans, Penne sera tantôt française, tantôt anglaise. En 1373, les Anglais incendièrent la ville avant de l’abandonner à Duguesclin qui l’assiégeait depuis trois mois.

    Érigée en place protestante au milieu du XVIe siècle, Penne fut le théâtre d’affrontements entre catholiques et huguenots. Le plus sanglant eut lieu en 1562. Après 99 jours de siège, le chef de l’armée catholique (Blaise de Montluc) s’empara de la place occupée par les protestants. Une partie des défenseurs furent égorgés et jetés dans les puits du château.

    C’est aux XVIe et XVIIe siècles que la peste sévit dans la région de Penne. En 1653, afin d’obtenir l’enrayement de l’épidémie, les habitants de Penne s’engagèrent à reconstruire l’église de Notre-Dame de Peyragude et à s’y rendre en procession le 15 août de chaque année.

    À Penne, la Révolution permet une évolution économique et sociale tout à la faveur du peuple et de la bourgeoisie.

    Avant 1806, Penne absorbe pas moins de treize communes éphémères : Allemans, Ladignac, Laval, Magnac, Mondoulens, Port-de-Penne, Sainte-Foy, Saint-Léger, Saint-Marcel, Saint-Martin, Saint-Sylvestre-sur-Lot, Tremons et Trentels[4]. En 1839, l'ancienne commune de Trentels reprend son indépendance et élargit son territoire en récupérant ceux de Ladignac et Laval[4]. En 1852, Saint-Sylvestre-sur-Lot redevient à son tour indépendante[4].

    À l’aube du XIXe siècle, la commune de Penne compte environ 4 000 habitants. Ce n'est qu'en 1919 que la commune prend le nom de Penne-d'Agenais[4].

    À la fin des années 1970, après un siècle d'exode rural et de vieillissement, Penne-d’Agenais semblait vouée au dépeuplement voire à une mort lente. Une opération de sauvetage est lancée en 1979 sous la conduite d'un petit groupe de passionnés : le maire, Marcel Garrouste, historien de formation ; un architecte-urbaniste, Bernard Kaleski, soucieux d'intégrer l'art contemporain à l'environnement traditionnel[5] ; un entrepreneur du bâtiment qui se voue au patrimoine local ; et l'architecte des bâtiments de France du département. Ils obtiennent un soutien d'EDF, qui fait de cette commune une expérience pilote d'enterrement des câbles électriques, et créent avec des habitants une association de sauvegarde. Les maisons du bourg, nettoyées des couches de ciment gris qui les voilaient depuis un demi-siècle, révèlent des éléments architecturaux typiques de la construction médiévale et Renaissance du Sud-Ouest : arcades sarrazines, mélange harmonieux de briques plates et de calcaire, etc. Progressivement restauré, dans les années 1980 Penne-d’Agenais reprend une nouvelle vie et, sans perdre la population qui lui restait, séduit et attire des artistes, des artisans, des restaurateurs, des amateurs de patrimoine et de mode de vie convivial, qui parfois y élisent domicile et y créent des activités[6]. Le village vivra ensuite sur cet acquis, sans continuer à nourrir la dynamique de mise en valeur du patrimoine[7], mais reste attractif pour un tourisme de festivaliers et de visiteurs.

    Héraldique

    Blason D'azur aux trois coquilles rangées en pointe, surmontées à dextre de deux clefs passées en sautoir et à senestre d'un château de trois tours, le tout d'or[8].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Politique et administration

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix-neuf[9],[10].

    Rattachements administratifs et électoraux

    Commune faisant partie de l'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot de la communauté de communes Fumel Vallée du Lot et du canton du Pays de Serres (avant le redécoupage départemental de 2014, Caussade était le chef-lieu de l'ex-canton de Penne-d'Agenais) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes de Penne-d'Agenais.

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1867 1870 Louis de Neymet    
    mars 1971 mars 1983 Marcel Garrouste[11] PS Directeur d'hôpital
    Conseiller général (1976-1982)
    Député de la 3e circonscription de Lot-et-Garonne (1978-1986)
    mars 1983 septembre 2004 Gisèle Graf MRG puis PRG  
    septembre 2004 mars 2008 Patrick Fabre PRG  
    mars 2008 En cours Arnaud Devilliers DVD puis UDI
    puis LREM[12]
    Cadre supérieur
    Les données manquantes sont à compléter.

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

    En 2017, la commune comptait 2 346 habitants[Note 1], en diminution de 0,51 % par rapport à 2012 (Lot-et-Garonne : +0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    7 1645 0546 2396 1726 0056 1254 6054 5554 464
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 9863 0082 8382 7322 5202 6552 6312 5172 535
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 5322 5472 4132 0652 0381 9712 0142 0882 030
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    2 0012 0991 9572 1672 3942 3302 4152 3722 352
    2017 - - - - - - - -
    2 346--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[15].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
    Rang de la commune dans le département 23 27 27 26 23 23 23 25
    Nombre de communes du département 326 311 313 317 317 319 319 319
    • Le recensement de 1826, qui ne serait qu’une réactualisation de celui de 1821, n’a pas été retenu.
    • Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l’année 1872.
    • Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n’a donné lieu à aucune publication officielle.

    Le maximum démographique a été atteint en 1793 avec 7 164 habitants. Le minimum fut atteint en 1975 avec 1 957 habitants. En 2006, la population était de 2 415 habitants.[réf. souhaitée]

    Économie

    Principales activités économiques : pruneaux, tourisme, artisanat d’art, commerces de proximité.

    Vie pratique

    Service public

    Penne-d'Agenais possède une gendarmerie, un bureau de poste, une perception du trésor public, un office du tourisme, un hôpital Local,

    Enseignement

    Penne-d'Agenais fait partie de l'académie de Bordeaux.

    L'éducation est assurée sur la commune de Penne-d'Agenais par une halte-garderie municipale, une école maternelle du port, une école élémentaires jean Moulin, et un collège Damira Asperti.

    Culture

    Bibliothèque municipale

    Manifestations

    Fête de la Tourtière, fête du Port, feu d’artifice et bal populaire du 15-Août, festival d’Art Contemporain (Penne'Art, Paperolles), fête des pitchounes, journées des Métiers d’Art artisanat d’art, rencontres botaniques, festival de musique en Pays de Serres, échoppes en fête,

    Activités sportives

    Aviron, badminton, basketball, chasse, club nautique, football, judo, karaté, musculation, parapente, tennis de table,

    Écologie et recyclage

    La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communesFumel Vallée du Lot[20].

    Sur la commune, il existe une déchèterie située sur la commune.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Il existe plusieurs monuments à découvrir à Penne-d'Agenais :

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
    3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Errance, coll. « Hespérides », (ISBN 2-877-72237-6)
    4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    5. http://amenagement-et-territoires.blogspot.fr/2012_05_01_archive.html.
    6. Bernard Kaleski et Erwan Poënces, Urbanisme et volupté - La France pavillonnaire enchaînée, Apogée, 2012, p. 32-41, 112-115.
    7. https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/lot-et-garonne/agen/penne-agenais-polemiques-autour-eglise-noaillac-1223171.html.
    8. Armorial de France
    9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
    10. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031517.html.
    11. Marcel Garrouste, de la politique à l'Histoire , sur le site de ladepeche.fr
    12. Arnaud Devilliers, le maire de Penne, rejoint La République en marche
    13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    16. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    20. https://www.fumelvalleedulot.com/fr/page/80/dechets-1
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