Philippe Ier le Beau

Philippe Ier de Habsbourg, dit également Philippe d'Autriche et surnommé Philippe le Beau, né le à Bruges et mort le à Burgos, est un prince européen des XVe et XVIe siècles, fils de Maximilien de Habsbourg et de Marie de Bourgogne.

Philippe Ier

Le roi Philippe Ier le Beau, Maître de la légende de Madeleine, vers 1500, musée d'histoire de l'art de Vienne.
Titre
Roi consort de Castille

(2 mois et 13 jours)
Avec Jeanne Ire
Prédécesseur Jeanne Ire (seule)
Successeur Jeanne Ire et Charles Quint
Duc de Bourgogne

(24 ans, 5 mois et 29 jours)
Prédécesseur Marie et Maximilien Ier
Successeur Charles Quint
Biographie
Dynastie Maison de Habsbourg
Date de naissance
Lieu de naissance Bruges (Pays-Bas)
Date de décès
Lieu de décès Burgos (Castille)
Sépulture Chapelle royale de Grenade
Père Maximilien Ier du Saint-Empire
Mère Marie de Bourgogne
Conjoint Jeanne Ire de Castille
Enfants Éléonore d'Autriche
Charles Quint
Isabelle d'Autriche
Ferdinand Ier
Marie d'Autriche
Catherine d'Autriche

Monarques de Castille

Par sa mère, fille de Charles le Téméraire, Philippe hérite de l'État bourguignon. Par son mariage avec Jeanne de Castille, il devient également roi consort de Castille et de León. Il meurt avant son père, futur empereur du Saint-Empire, dont il est l'héritier présomptif.

Il est le père des empereurs Charles Quint et Ferdinand Ier.

Biographie

Enfance

Philippe est né le à Bruges dans le comté de Flandre, terre bourguignonne. Il est le fils du duc Maximilien de Habsbourg et de la duchesse Marie de Bourgogne.

En 1480 naît sa sœur Marguerite d'Autriche.

Le , il a quatre ans quand sa mère meurt précocement à l'âge de 25 ans des suites d'une chute de cheval pendant une partie de chasse. Il hérite nominalement des deux-Bourgognes (le comté et le duché) et des Pays-Bas bourguignons, fiefs lui venant de sa mère, Marie de Bourgogne, et possédées par son grand-père, le dernier des ducs Valois de Bourgogne, Charles le Téméraire. Cependant le traité d'Arras de 1482 attribue le comté et le duché de Bourgogne au roi de France Louis XI. Par le traité de Senlis, en 1493, le roi de France Charles VIII rétrocède aux Habsbourg les comtés de Bourgogne (Franche-Comté) et d'Artois. Son père Maximilien Ier est régent en son nom.

François de Busleyden (1455-1502) est son précepteur de 1485 à 1495 puis son principal conseiller.

Mariage

En 1496, à 18 ans, il épouse la reine Jeanne Ire de Castille, la fille de la reine Isabelle Ire de Castille et du roi Ferdinand II d'Aragon. Ce mariage fait partie de la politique extérieure d'Isabelle et Ferdinand (avec les mariages de leur progéniture, ils prétendent construire un réseau d'alliances dans le but de renforcer l'union des couronnes de Castille et d'Aragon destinées à être héritées par leur fils Jean) contre la France[1], principale rivale et ennemie en ce moment. Le couple a plusieurs enfants :

Régence pour Jeanne Ire de Castille

Du au (185 jours), Philippe le Beau et son épouse se rendent[2], depuis Bruxelles, à Tolède pour recevoir l'hommage des Cortes (parlement) du royaume de Castille et du royaume d'Aragon comme héritiers du trône. Philippe retourne en Flandre avant la fin de l'année.

À la mort d'Isabelle de Castille, son mari Ferdinand II d'Aragon tente de mettre la main sur la régence de la Castille mais les nobles castillans, qui ne l'aiment pas et le craignent, l'obligent à y renoncer. Jeanne étant l'héritière du royaume, le couple part en Castille pour être proclamé reine et roi.

La querelle de famille, dans laquelle Ferdinand (comme une partie importante des Cortes castillanes et la propre Jeanne) ne veut pas de lui comme roi de Castille dure depuis la proclamation de Jeanne comme héritière, à la suite des décès de son frère Jean et sa sœur Isabelle. En effet, avec ce mariage ne prévoyait pas, selon les rois catholiques, l'accès au trône « d'un Flamand » qui , d'après eux, détournerait les intérêts de la couronne. Au contraire, ce mariage devait défendre les intérêts de Castille.

Philippe, en Castille pour se proclamer roi, meurt à Burgos lors de ce séjour, après deux mois de « règne », apparemment d'une fièvre typhoïde « après un jeu de paume très assoiffant qui dure des heures et [après] avoir beaucoup transpiré sans bien s'hydrater »[réf. nécessaire] (le soupçon de l'empoisonnement, reste néanmoins vraisemblable, bien que l'eau empoisonnée soit testée par son goûteur, qui résiste mieux au poison).

Titres et armoiries

Ascendance

Références

  1. Henri d'Hulst, Le Mariage de Philippe le Beau avec Jeanne de Castille à Lierre le 20 octobre 1496, Anvers, Impr. générales Lloyd Anversois, 1958, 83 p.
  2. La relation de ce voyage fourmille de descriptions et de détails sur les villes et villages traversés, l’accueil par la population et les autorités locales : voir (de) Joseph Chmel, Die Handschriften der k. k. Hofbibliothek in Wien, Wien, 1841, Codex Ms. no  3410, « Reise des Erzherzogs Philipp nach Spanien 1501 » (extraits en ligne).
  3. Éléments de titulature dans Zalama et Vandenbroeck 2006, p. 157 et 185.
  4. (es) Faustino Menéndez Pidal de Navascués, « El escudo », dans Faustino Menéndez Pidal de Navascués, María del Carmen Iglesias et al., Símbolos de España, Centro de Estudios Constitucionales, , 463 p. (ISBN 9788425910746), p. 186-187 ; (es) Ignacio Gavira Tomás, « La evolución del escudo de España », sur Heraldicá hispanica, .

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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