Philippe Muray

Philippe Muray, né le à Angers et mort le à Paris, est un romancier, philosophe et essayiste français. Il a été marié à Anne Muray.

Pour les articles homonymes, voir Muray.
Philippe Muray
Biographie
Naissance
Décès
(à 60 ans)
Paris
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Œuvres principales
  • L'empire du Bien
  • Le XIXe siècle à travers les âges
  • Exorcismes spirituels I, II, III et IV
  • Après l'Histoire I et II
  • Minimum Respect
  • On ferme
  • Festivus festivus
  • Roues carrées
  • La Gloire de Rubens
  • Chers djihadistes...

Biographie

Peu de choses de la vie de ce romancier ont été décrites en détail[1] par ce dernier et son entourage.

Fils de Jean Muray, écrivain et traducteur d'auteurs anglo-saxons  dont Jack London, Herman Melville, Rudyard Kipling, Barbara Cartland, etc.  et d'une mère lectrice passionnée, Philippe Muray indique que ses parents ont joué un rôle important dans son éducation littéraire et son goût pour la lecture[2],[3].

Il reçoit une éducation catholique[4] et fait des études supérieures de lettres à l'Université de Paris. En 2001, il évoque ainsi ses années d'étudiants sur le plan politique et idéologique : « J'ai été plus ou moins « gauchiste » […] pendant cinq ou six ans. Je me suis surtout senti attiré par la théorie althussérienne. C'était une belle construction. […] Tout cela s'est complètement terminé bien avant la fin des années soixante-dix parce que pour s'intéresser à des constructions idéologiques pareilles, il faut évidemment qu'elles aient un rapport avec le réel[5]. » Muray, souligne tout au long de ses romans l'hésitation qu'il avait, en tant jeune homme, entre peindre et de devenir romancier. Ce dernier est devenu romancier à l'âge de 22 ans, avec la publication de son premier roman officiel : Chant pluriel[6].

Dans les années 1970, il est assez proche de Philippe Sollers et de la revue Tel Quel. Il publie plusieurs romans à cette époque, et, en 1981, un essai sur Louis-Ferdinand Céline[7], dans lequel il formule l'hypothèse d'une continuité entre l'auteur du Voyage au bout de la nuit et le pamphlétaire antisémite de Bagatelles pour un massacre et ce, notamment, au niveau de la langue utilisée. C'est dans ce livre que Muray souligne la continuité entre la dimension progressiste de l'écriture et la pensée de Céline et l'antisémitisme de ce dernier.

Le XIXe siècle à travers les âges

En 1983, Muray enseigne pendant trois mois la littérature française à l'Université Stanford, en Californie[8]. C'est là que lui vient l'idée de L'empire du Bien et qu'il rassemble la matière du XIXe siècle à travers les âges, publié en 1984 par Philippe Sollers, devenu éditeur chez Denoël. Il s'agit d'une vaste fresque dans laquelle Muray souligne l'importance de l'occultisme dans la genèse de la pensée progressiste et de la pensée socialiste[9].

Il écrit ensuite de nombreuses chroniques, d'abord publiées dans des journaux ou revues (Revue des deux Mondes, Art Press, L'Infini, L'Idiot international, Immédiatement, La Montagne, Marianne), puis reprises en volumes dans Après l'Histoire et Exorcismes spirituels. Dans ces chroniques, il ne cesse de combattre le monde moderne sous ses diverses formes.

En 1991, Muray publie L'Empire du bien, livre qui va constituer un tournant dans la pensée contemporaine et de cet auteur, et ce notamment au niveau du style littéraire.

Muray et l'an « débile »

En 2002, dans son livre Le Rappel à l'ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires, Daniel Lindenberg rapproche Philippe Muray de Michel Houellebecq et Maurice G. Dantec, les rangeant (avec d'autres personnalités) dans la catégorie des « nouveaux réactionnaires ». En réponse, Muray cosigne, avec entre autres Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Pierre Manent et Pierre-André Taguieff, un Manifeste pour une pensée libre contre le livre de Lindenberg[10]. Muray note également, dans une série d'entretiens coécrits avec Élisabeth Lévy intitulé Festivus festivus, le caractère comique de ce rapprochement de ces différents auteurs et penseurs par Daniel Lindenberg : les personnes cités sont issus de courants de pensées extrêmement divers, voire opposés.

Les trois derniers livres publiés de son vivant sont Chers djihadistes… (2002), Festivus festivus, un livre d'entretiens avec la journaliste Élisabeth Lévy (2005) et Moderne contre moderne ().

Dans Chers djihadistes…, Muray entreprend un véritable « compendium »[11] de son époque en notant le caractère sans précédent, d'une tentative du monde moderne d'asservir l'Islam. L'auteur souligne que cette tentative « d'esclavagisme »  tel qu'il est décrit dans les derniers chapitres de Festivus festivus  est le signe d'une mutation anthropologique très profonde du monde contemporain. Les djihadistes, loin d'être seulement des opposants à la modernité, sont décrit comme étant eux aussi désireux d'accéder aussi à un état de « mort historique »[12], qui caractérise le monde moderne selon l'hypothèse post-historique de Muray.

C'est dans Festivus festivus que Muray va essayer de davantage préciser la mutation qu'entreprend le monde moderne au moment de ses entretiens mais aussi (ce qui n'est pas indiqué dans Chers djihadistes…) de « renouveler » en partie le caractère romanesque d'un dialogue entre deux personnes, à l'image du Neveu de Rameau de Diderot ou de la correspondance de Saint Augustin ; auteurs qu'il mentionne dans ses Exorcismes spirituels[13]. De manière intéressante, Muray fait aussi remarquer dans Festivus festivus que les médias n'ont pour but que de « parler d'eux-même », ce qui explique, en partie, la réticence de ce dernier à vouloir se faire interviewer[14].

En véritable inventeur littéraire, Muray ne cesse de faire varier tout au long de sa vie son style selon les essais, romans, poèmes ou entretiens qu'il fait publier.

Mort le d'un cancer du poumon, Muray est inhumé le au cimetière du Montparnasse (10e division).

Œuvre

Il est l'auteur de plusieurs romans : Chant pluriel (1973) ; Jubila (1976) ; Postérité, (1988) ; On ferme (1997), ainsi que de près d'une centaine de romans policiers de commande (pour Gérard de Villiers) publiés dans la collection Brigade mondaine sous le pseudonyme collectif de Michel Brice[15], d'un essai sur Rubens (La Gloire de Rubens, Grasset, 1991) et d'un recueil de poèmes comiques (Minimum Respect, Les Belles Lettres, 2003). En tant que roman, On ferme constitue un condensé de la pensée de Muray et les thèses soutenues dans ses œuvres plus anciennes, notamment L'Empire du Bien et Le XIXème siècle à travers les âges. Ce roman poursuit une réflexion longuement mûri sur le roman moderne, Dom Juan et la sexualité de manière générale. En effet, pour Muray, le roman moderne est le cœur de toute la pensée de cet auteur, celui-ci souligne que depuis l'invention du genre romanesque par Chrétien de Troyes, et selon l'hypothèse de Balzac le roman n'a que pour fonction, d'analyser les « dégâts des nouvelles mœurs ».

En ce qui concerne la sexualité, Muray fait remarquer que si la séduction des femmes est hautement condamnée à travers la figure de Dom Juan, dans toutes les civilisations et cultures, c'est parce que cette séduction sans possibilité de mariage, d'avenir, de suite, de reproduction peut mettre à mal l'ordre établi. En outre, Muray est tout à fait conscient de l'importance des apports capitaux de la pensée chrétienne le péché originel à la littérature, et souligne que la volonté de reproduction va de pair avec l'illusion de toute puissance. Pour Muray, si Dom Juan profane les tombeaux dans les premières versions du mythe, la profanation des femmes via la séduction et le coït sans attaches, constituent une continuité logique et cohérente entre la liberté de ce personnage et l'affront de l'ordre établi, non sans ambiguïté.

Chroniques et essais sur l'« époque qui commence »

À l'image de Balzac, Philippe Muray se voulait le chroniqueur et le contempteur du désastre contemporain, cette époque où « le risible a fusionné avec le sérieux », où le « festivisme » fait loi. Son œuvre stigmatise, par le rire, la dérision et l'outrance de la caricature, les travers de notre temps. Il inventa pour cela (dans Après l'Histoire) une figure emblématique pour décrire les mœurs modernes : Homo festivus, le citoyen moyen de la post-histoire, « fils naturel de Guy Debord et du Web »[16]. À l'opposé d'une vision étroitement nihiliste, il avait le projet, contre le « règne du Bien » (décrit dans l'essai L'empire du Bien), de « réintroduire le négatif pour montrer que lorsqu'on l'évacue, on ne peut plus rien comprendre ». Il développa ce personnage sous le nouveau nom de Festivus festivus dans des entretiens avec Élisabeth Lévy, parus pendant plusieurs années dans la revue Immédiatement.

Romancier comique, Philippe Muray est à l'origine de nombreux concepts : de sa plume sont nés des concepts tels que le « glucocrate », figure du Tartuffe moderne qui, au travers d'une candeur relationnelle et d'une valorisation excessive d'un bien perçu, va exercer une forme de violence psychologique et une domination sociale. Le concept de « mutin de Panurge » désigne tout individu qui applique la rébellion et la contestation comme une nouvelle norme mais aussi comme instrument de pouvoir, tandis que les concepts de « statopathe » et d'« occidentalopathe » désignent quant à eux tous les individus (indépendamment du fait qu'ils soient d’extrême-droite, djihadiste ou de gauche) qui ne trouvent qu'une réaction armée (sans pour autant donner une réponse) au pouvoir de l'État (en ce qui concerne le statopathe) ou de l'Occident (pour l’occidentalopathe). Phillippe Muray a également théorisé l'« envie du pénal », en référence au concept psychanalytique d'« envie du pénis » de Sigmund Freud[17]). Pour le romancier, l'envie du pénal peut désigner la volonté moderne et farouche de créer des lois pour « combler le vide juridique », c'est-à-dire, selon lui, pour supprimer toute forme de liberté et de responsabilité. Cette envie se retrouverait aussi dans la judiciarisation de la vie quotidienne, autrement dit le recours permanent aux tribunaux pour régler les problèmes auxquels les individus sont confrontés, et comme nouvelle source de jouissance dans un monde où la sexualité qui reposait sur avant tout la différence des sexes et le désir qu'il suscite, différence liquidée au profit d'un monde dominé par les médias[18].

Critique attentif de la littérature

Si certains des écrits de Philippe Muray (notamment ceux concernant le « festivisme » et le besoin des modernes de fuir le quotidien) ont pu être rapprochés de ceux de Guy Debord[19], le romancier a formulé l'idée que la pensée de Debord n'est plus apte à déchiffrer les phénomènes contemporains : « Il est temps d’entamer la critique méthodique de ce penseur [Debord], et de dire pour commencer que, contrairement à ce qui se radote depuis si longtemps, l’époque n’a pas connu d’ami plus fidèle que le théoricien du spectaculaire intégré. On peut même avancer que l’ère hyperfestive, laquelle n’a plus rien à voir avec la société du spectacle, avait besoin de cet idéologue pour avancer masquée[20]. »

Philippe Muray soulignait donc l'importance de la critique littéraire, devenue selon lui un outil de plus dans l'arsenal du romancier et non plus comme depuis « toujours » une ennemie. À l'instar de Victor Klemperer ou de Joseph de Maistre, Muray a également été très attentif à l’évolution de la langue française : il fait remarquer à plusieurs reprises dans ses écrits, la présence sans précédent d'une confusion entre le dire et l’écrire - un auteur dit que à la place d'un auteur écrit que - comme un symptôme d'indifférenciation généralisé et de l’absence de plus en plus prononcée de secrets : « écrire ce n'est pas dire ». Il s'est également intéressé à la substitution progressive dans la langue moderne du je par le on, et de la disparition progressive du sujet dans la phrase, avec des omissions du pronom Je et un appauvrissement du vocabulaire de la langue française.

Postérité

  • La revue littéraire L'Atelier du Roman, à laquelle Philippe Muray a collaboré, lui consacre un numéro spécial en 2007 ;
  • en , le magazine Causeur publie également un numéro intitulé Muray revient. Et il n'est pas content, avec des textes d'Elisabeth Lévy, Pierre de Beauvillé et Alain Finkielkraut[21]. En 2013, ce même périodique publie des « Chroniques post-mortem » issues du Journal de l'auteur[22] ;
  • en avril, août, septembre et décembre 2010, Fabrice Luchini lit des textes de Philippe Muray au Théâtre de l'Atelier ;
  • en 2010, les éditions Les Belles Lettres publient une anthologie, Essais, « où sont réunis sept ouvrages que Muray a publiés pendant les quinze dernières années de sa vie, sa période la plus féconde et la plus épanouie[23]. » « Discrètement annotée par Vincent Morch, cette édition monumentale […] contient près de 400 textes [dont aucun n’a] perdu son pouvoir d'élucidation[23]. »

Publications

Ouvrages publiés sous son propre nom (liste complète)

  • Une arrière-saison, Flammarion, 1968 (texte de jeunesse que Philippe Muray ne reprenait pas dans sa bibliographie)
  • Au cœur des Hachloums, Gallimard, 1973
  • Chant pluriel, Gallimard, 1973
  • Jubila, Seuil, 1976
  • L'Opium des lettres, Christian Bourgois, 1979
  • Céline, Seuil, coll. « Tel Quel », 1981 (rééditions : Denoël, 1984 ; Gallimard, coll. « Tel », 2001)
  • Le XIXe siècle à travers les âges, Denoël, 1984 (réédition : Gallimard, coll. « Tel », 1999 (ISBN 978-2-07-0756711)
  • Postérité, Grasset, 1988
  • L'Empire du Bien, Les Belles Lettres, 1991 (réédition Les Belles Lettres, 1998, 2002, 2006, 2010)
  • La Gloire de Rubens, Grasset, 1991
  • On ferme, Les Belles Lettres, 1997
  • Exorcismes spirituels (chroniques et entretiens parus dans divers médias)
    • tome 1 : Rejet de greffe, Les Belles Lettres, 1997 (rééditions : 2002, 2006 et 2010)
      Articles sur la littérature ; sur « l'époque qui commence »
    • tome 2 : Les Mutins de Panurge, Les Belles Lettres, 1998 (rééditions : 2006 et 2010)
      Articles sur la littérature et l'art ; chroniques de télévision (L'Idiot international, à )
    • tome 3 : Exorcismes spirituels III[24], Les Belles Lettres, 2002 (rééditions : 2003 et 2010)
    • tome 4 : Moderne contre moderne, Les Belles Lettres, 2005 (réédition 2010)
  • Après l'Histoire (chroniques mensuelles parues dans La Revue des Deux Mondes de à )
    • tome 1, Les Belles Lettres, 1999 (rééditions : 2002 et 2010)
    • tome 2, Les Belles Lettres, 2000 (rééditions : 2002 et 2010)
  • Désaccord parfait, Gallimard, 2000
  • Chers djihadistes…, Fayard - Mille et une Nuits, 2002
  • Minimum respect, Les Belles Lettres, 2003 (poèmes)
    • Disque Minimum Respect, Festivus, 2006 (poèmes mis en musique)
  • Roues carrées, Fayard, 2006
  • Le Portatif, 1001 Nuits, 2006
  • Le Sourire à visage humain, Manitoba/Les Belles Lettres, 2007
  • Ultima Necat I. Journal intime 1978-1985, postface d'Anne Sefrioui-Muray, Les Belles Lettres, 2015
  • Ultima Necat II. Journal intime 1986-1988, Les Belles Lettres, 2015
  • Ultima Necat III. Journal intime 1989-1991, Les Belles Lettres, 2019

Entretiens

  • « Là où le débat blesse », entretien avec Élisabeth Lévy, Le Figaro, 2000 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1315-1330)
  • « Il n'y a plus d'autre crime que de ne pas être absolument moderne », entretien avec Élisabeth Lévy, Immédiatement no 15, 2000 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1246-1260)
  • « La critique du ciel », entretien avec Pierre-André Stauffer et Michel Zendali, L'Hebdo (Lausanne), 2001 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1330-1340)
  • « Bilan de santé », entretien avec Elian Cuvillier, Réforme, 2001 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1340-1346)
  • « Questionnaire », entretien avec la rédaction, Double, 2001 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1346-1349)
  • « Dans la nuit du nouveau monde-monstre », entretien avec Olivier Rohe, Chronic'art, 2002 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1217-1246)
  • « Toute la vérité sur Internet », entretien avec Élisabeth Lévy, Cahiers de l'IREPP, 2002 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1373-1378)
  • « On rentre », entretien avec Étienne de Montety, Le Figaro Magazine, et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1462-1468) [sur la rentrée littéraire 2002 et la littérature française]
  • « Une ironie sanglante et sensible », entretien avec Claude Aubert, Valeurs actuelles, , et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1634-1643)
  • « Ce n'est qu'un début, continuons leur débâcle », entretien avec Vianney Delourme, parutions.com, , et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1643-1651)
  • « Pour qui sonne le Bush ? », entretien avec Peter Covel, Le Cordelier, , et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1651-1659) [Philippe Muray y donne, entre autres, son point de vue sur l'intervention américaine en Irak]
  • « Les métamorphoses », entretien avec Paul-Marie Couteaux, L'Indépendance, , et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1659-1665)
  • « La transgression mise à la portée des caniches », entretien avec Frédéric Guillaud, Conflits actuels, , et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1665-1675)
  • « C'est le sans-précédent qu'il faut écrire », entretien avec Frédéric Saenen et Frédéric Dufoing, Jibrile no 3, , et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1675-1691)
  • « Le mystère de la désincarnation (Jean Baudrillard) », entretien avec François L'Yvonnet (), Cahier de l'Herne Baudrillard, 2005 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1504-1516)
  • « Festif à Montréal », entretien avec Stéphane Baillargeon, Le Devoir, , et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1693-1695)
  • Festivus, festivus. Conversations avec Élisabeth Lévy, Fayard, 2005 (ISBN 2-08-121702-3 et 978-2-08-121702-7)

Anthologie

Essais, Les Belles Lettres, 2010, 1 812 pages (ISBN 2-251-44393-2 et 978-2-251-44393-5).. L'ouvrage regroupe :

  • L'Empire du bien ;
  • Après l'histoire I et II ;
  • Exorcismes spirituels I à IV.

Articles

  • « François Mitterrand et le retour de la transparence : le mensonge, c'est la santé », dans L'Esprit libre, no 14, , p. 154–156, dans la série « Les Impertinents : Dernières nouvelles de l'Empire du Bien »
  • « L'avenir tel qu'il parle (trois définitions) », dans Le Débat no 112, 115 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1612-1633)
    • « Citoyen, citoyenneté », (p. 1612)
    • « Reconnaissance », (p. 1629)
    • « Précaution (Principe de) », (p. 1616)
  • « Et voilà pourquoi votre film est muet », dans Le Débat no 110, 2000 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1356-1370) [sur l'histoire et l'actualité du cinéma]
  • « Les nouveaux actionnaires », dans Le Figaro, 2002 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1519-1523) [à propos du Rappel à l'ordre Les nouveaux réactionnaires de Daniel Lindenberg]
  • « Dieu merci », dans Vivre et penser comme des chrétiens, A contrario, 2005 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1489-1497) [à propos du christianisme]

Mise en musique

  • Minimum Respect (2006) par Philippe Muray lui-même
  • Sans moi, sur des textes de Philippe Muray (2013) par Bertrand Louis

Notes et références

  1. Il donne lui-même peu d'éléments de sa propre vie. Par exemple, dans un entretien de 2000 (Essais, p. 1253) : « Comme je suis vieux, je me souviens du village où s'est déroulée mon enfance : la guerre avait eu lieu, l'épuration aussi, quelques personnes avaient été fusillées […]. C'étaient les années cinquante. » (il ne nomme pas et ne localise pas ce « village »). La biographie du site officiel (aujourd'hui disparu) de Philippe Muray indiquait que la famille s'est installée en 1947 dans la région parisienne.
  2. Après l'Histoire, I. Cf. aussi « Questionnaire » (entretien, 2001) : « — Quelle est votre formation ? — D'excellentes lectures. Un admirable père et une admirable mère. Desquels d'ailleurs me viennent mes premières excellentes lectures. » (Essais, p. 1348).
  3. Philippe Muray évoque aussi sa découverte de la littérature à l'adolescence dans « Curriculum Celinae », Essais, p. 857-861.
  4. Cf. « Dieu merci » (article, 2005) : « J'entends le Dieu du catéchisme de mon enfance […] le Dieu des catholiques. Le Dieu chrétien-catholique. » (Essais, p. 1489) ; « Telles sont aussi, en résumé, les dernières nouvelles de Dieu. Le vrai, une fois encore. Le Dieu de la théologie et de ma première communion, puis de mes premières lectures de Bernanos, Bloy, Mauriac ou Julien Green. » (p. 1495).
  5. « La critique du ciel » in Essais, p. 1335).
  6. Muray, P., Chant pluriel.,
  7. Cf. « Pourquoi y a-t-il du Céline plutôt que rien ? », entretien avec François Lagarde, Essais, p. 832-841 (L'Infini no 8, 1984, et Exorcismes spirituels II).
  8. Cf. Essais, datation d'articles : « Berkeley, Stanford, La Haye, 1983 » (p. 831), « Stanford, février 1983 » (p. 841)
  9. Cf. « Mort à Credo (Céline, le positivisme et l'occultisme) », Essais, p. 814-831 (L'Infini, no 10, 1984 et Exorcismes spirituels II).
  10. Cf. aussi « Les nouveaux actionnaires » (article, 2002), recension partielle du livre de Daniel Lindenberg.
  11. Philippe Muray, Exorcismes spirituels, t. 1, les belles lettres, , 143 p.
  12. Philippe Muray, Chers djihadistes…, Fondation du 2 mars: Mille et une nuits., , 84 p., p. 23
  13. Philippe Muray, « Exorcismes Spirituels », Essais. Les Belles lettres., vol. 3,
  14. Paul-Marie Coûteaux, « Hommage à Philippe Muray », sur Radio Courtoisie, (consulté le 2 mars 2020)
  15. D'après son éditeur aux Belles Lettres, ainsi que sa veuve, qui l'évoque brièvement lors d'une émission sur Radio Courtoisie le .
  16. Essais, p. 257, note à propos de Guy Debord.
  17. Vincent Bourseul, « Anatomie et destin du « genre » chez Freud et quelques contemporains », L'Évolution Psychiatrique, vol. 80, no 2, , p. 239–250 (ISSN 0014-3855, DOI 10.1016/j.evopsy.2013.09.004, lire en ligne, consulté le 20 septembre 2019)
  18. Philippe Muray, Exorcismes spirituels, t. 1 (lire en ligne)
  19. Noé Roland, « Du Spectacle au Festivisme : petite histoire de la diversion contemporaine », sur Le Comptoir (consulté le 4 mars 2016)
  20. Muray, P. (2010). Essais. Belles lettres.
  21. Philippe Muray et Pierre de Beauvillé, « « Mon rire est une pensée » », Causeur, (lire en ligne)
  22. http://www.causeur.fr/blog/sujet/philippe-muray
  23. François Ricard, « Le magnum opus de Philippe Muray », Le Devoir, 12 et 13 mars 2011, p. F 6
  24. Le titre Dans la nuit du nouveau monde-monstre est indiqué par la notice du SUDOC.

Voir aussi

Bibliographie

Ouvrages

  • Alexandre de Vitry, L'Invention de Philippe Muray, Carnets Nord, 2011
  • Maxence Caron, Philippe Muray, la femme et Dieu, Artège, 2011
  • Maxence Caron et Jacques de Guillebon (dir.), Philippe Muray (collectif), Éditions du Cerf, coll. « Cahiers d'histoire de la philosophie », 2011

Articles

  • Après la fête, numéro spécial de L'Atelier du roman, no 49, (ISBN 978-2-08-120321-1)
  • Muray revient. Et il n'est pas content, numéro spécial de Causeur,
  • Thierry Santurenne, « Beaucoup de bruit pour rire : Philippe Muray et la musique techno », Littératures, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, no 66 « La mélophobie littéraire »,
  • Yannick Rolandeau, « Épuration éthique », L'Atelier du roman, Paris, Flammarion, no 49, (lire en ligne)

Nécrologies

Liens externes

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