Pierre-Yves Balut

Pierre-Yves Balut est un enseignant-chercheur français (maître de conférences habilité) en archéologie moderne et contemporaine à l’université Paris-Sorbonne[1]. Il dirige le Centre d’archéologie générale[2] qu’il a fondé avec Philippe Bruneau (professeur d’archéologie grecque à l’université de Paris-Sorbonne), ainsi que la revue RAMAGE[3]. Il est membre du Centre André-Chastel[4].

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Pierre-Yves Balut
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Biographie

Pierre-Yves Balut occupe un poste d'enseignement universitaire complet en archéologie moderne et contemporaine en France[5]. Élu à ce titre en 1978 à l’université de Paris-Sorbonne, puis maître de conférences en 1990, habilité en 2003, il poursuit un enseignement et la recherche en anthropologie de l’art. Son rapport d’habilitation à diriger les recherches portait sur la Défense et illustration de l’archéologie moderne et contemporaine.

Pierre-Yves Balut et le professeur Philippe Bruneau ont, depuis 1977, donné un fondement universitaire et scientifique à l’extension de l’archéologie aux périodes modernes et contemporaines[6], à une archéologie générale, à une anthropologie de l’art. Cette extension chronologique de la discipline archéologique, de l’Antiquité grecque au monde moderne et contemporain, peut se comprendre comme la prise en compte systématique du matériel récent et suivant les démarches habituelles de la discipline archéologique. Elle se fonde épistémologiquement sur une anthropologie générale rendant compte de toutes les manifestations de la raison humaine, bâtie à partir de la théorie de la médiation de Jean Gagnepain (professeur de linguistique à l’université de Rennes II). Pierre-Yves Balut a publié avec Philippe Bruneau Artistique et archéologie en 1997[7].

Pierre-Yves Balut a ainsi contribué à la théorie du raisonnement archéologique, à l’analyse de la méthode et des objectifs scientifiques de l’archéologie[8], à une redéfinition des rapports de l’archéologie avec l’histoire de l’art et surtout l’histoire[9], ainsi qu’à la mesure de ses conséquences politiques et professionnelles en matière de patrimoine[10]. L’archéologie moderne et contemporaine est illustrée par des études sur le funéraire contemporain, dont il a organisé la problématique hors des descriptions ou des narrations historiques communes. Sur ce thème, il a soutenu son doctorat (L’archéologie de la mort dans l’Occident contemporain) puis son habilitation à diriger les recherches (Autopsie du funéraire. Pour un modèle d’analyse du culte et de son équipement)[11]. Il a lancé les études d’anthropologie médiationiste de l’art, en élaborant des modèles d’analyse fondés sur les processus humains engagés : à propos des cultes funéraires et divins[12]; sur le vêtement[13] et même paradoxalement, sur l’art contemporain[14]. Pierre-Yves Balut poursuit son enseignement à l’université de Paris-Sorbonne à travers ses cours, séminaires de masters et séminaires doctoraux et lors des « Rencontres d’archéologie générale » qui se tiennent depuis 2001. Ses cours et séminaires, abordent l’archéologie de l’enfance, des activités (théâtre, danse, cirque, sport), des équipements fiduciaires et monétaires.

Ses thèmes de recherche ont été l’occasion de nouer des partenariats avec l’Institut français de la mode (IFM) ou l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art (ENSAAMA) « Olivier de Serres ». Les travaux de Pierre-Yves Balut ont été édités notamment dans la revue Ramage. Sa Théorie du vêtement a été quant à elle publiée en 2014 aux éditions L’Harmattan.

Bibliographie sélective

Ouvrages généraux

  • Artistique et Archéologie (Mémoires d'archéologie générale), en collaboration avec Philippe Bruneau, Presses universitaires de Paris-Sorbonne, Paris, 1997
  • Théorie du vêtement, éditions L'Harmattan, Paris, 2014

Théorie archéologique (articles de recherche)

  • « L'archéologie moderne et contemporaine », en collaboration avec Philippe Bruneau, Dossiers Histoire et Archéologie, n° 107, juillet-août 1986.
  • « Théorie de la médiation et archéologie », en collaboration avec Philippe Bruneau, revue Tétralogiques, n° 3, 1986, p. 159-189.
  • « Archéologie et théorie de la médiation », en collaboration avec Philippe Bruneau, Actes du premier colloque international d'anthropologie clinique, Namur, 1987, revue Anthropo-logiques, n° 2, 1989, p. 217-231.
  • « De l'anthropologie clinique, ou de la sagesse de l'indiscipline », Actes du colloque 1970-2010, les sciences de l'homme en débat (Nanterre, 2010), Presses Universitaires de Paris Ouest, 2013.
  • « Restauration, restitution, reconstitution », RAMAGE, n° 1, 1982, p. 95-109.
  • « La méthode et les opérations de l'archéologie, séries et ensembles », RAMAGE, n° 2, 1983, p. 175-205.
  • « Sur la description archéologique », RAMAGE, n° 8, 1990, p. 7-15.

Participation à des ouvrages collectifs

  • Contributions in Philippe Di Folco (dir.), Dictionnaire de la mort, Paris, Larousse, 2010.

Édition d'ouvrages

  • Philippe Bruneau, Propos sur l'art grec, Éditions universitaires de Dijon, Dijon, 2017. Ouvrage édité par Pierre-Yves Balut et Hélène Brun-Kyriakidis.

Divers

Références

  1. Site de Paris-Sorbonne, notice « Balut, Pierre-Yves ».
  2. http://anthropologiedelart.org/
  3. Revue Ramage, université Rennes 2, en ligne.
  4. Centre André-Chastel
  5. Il a souligné la place particulière d’une archéologie moderne et contemporaine dans la définition d’une archéologie générale dans son rapport d’habilitation : http://anthropologiedelart.org/centrage/wp-content/uploads/2011/02/Anthropologie-de-lart-Fondements1.pdf
  6. Jean Guillaume, « Les temps modernes », Grand atlas de l’archéologie de l’Encyclopedia universalis, 1985, p. 384-385. Philippe Jockey, L’archéologie, Paris 1999, p. 198 P.J. Trombetta, « Archéologie du plus récent que l’ancien, (XVIe-XXIe siècle), Les nouvelles de l’archéologie, n° 96, 2004, p. 7-8. Voir aussi dans la même revue, « Heureux errements d’une archéologie moderne et contemporaine », p. 39-42. Florence Journot et Gilles Bellan (dir.), Archéologie de la France moderne et contemporaine, Paris, 2011 p. 19-20. Gille Bellan, « Archéologicité du présent », Nike-Bulletin-6/2011, p. 38-41.
  7. Artistique et archéologie, Paris, 1997.
  8. « La méthode et les opérations de l'archéologie, séries et ensembles », RAMAGE, 2 (1983), p. 175-205. « Restauration, restitution, reconstitution », RAMAGE, 1 (1982), p. 95-109. « Sur la description archéologique », RAMAGE, 8 (1990), p. 7-15.
  9. « Contre sens, contre histoire », Nécropoles et pouvoir, idéologies, pratiques et interprétations — Actes du colloque international Théories de la nécropole antique : les nécropoles et l'idéologie du pouvoir dans le monde des cités (VIIIe s. av. J.-C.-IIe s ap. J.-C.), Lyon, 21 au 25 janvier 1995, Travaux de la Maison de l'Orient méditerranéen n° 27 (1998), p. 283-295.
  10. « Du patrimoine », RAMAGE, 2 (1983), p. 207-237. « Éditorial », RAMAGE, 6 (1988), p. 5-12. « De l'irrépressible envie de vouloir tout garder » in Apologie du périssable (la protection du patrimoine de la décennie 80 en France). Éditions du Rouergue-Ministère de la Culture (1991), p. 287-289. « La double inconstance : patrimoine et conservation, vandalisme et destruction » Révolution française et « vandalisme révolutionnaire », Actes du Colloque international de Clermont-Ferrand, 15-17 déc. 1988 (Paris, 1992), p. 7-13.
  11. « Aux morts », RAMAGE, 6 (1988)., p. 127-154.
  12. Développé dans son mémoire d’habilitation Autopsie du funéraire. Consulter également : Modèle du culte divin, des églises et de la transcendance, linéaments de présentation sur le site : http://anthropologiedelart.org/centrage/la-recherche/themes-de-recherche/anthropologie-des-cultes-et-des-dieux/modele-du-culte-divin-des-eglises-et-de-la-transcendance/ « Fréquenter Dieu et les morts » dans Archéologie de la France moderne et contemporaine, Florence Journot, Gille Bellan (dir.), Paris 2011, p. 140-159.
  13. En particulier : « Mise en service », introduction au catalogue de photographie de Gilles Rigoulet, Portrait et vêtement de travail, Conches 2006, p. 7-9 (en collaboration avec Lydia Kamitsis). Modèle du vêtement, linéaments de présentation sur le site http://anthropologiedelart.org/centrage/la-recherche/themes-de-recherche/anthropologie-archeologique-du-vetement/modele-du-vetement/ Théorie du vêtement, Paris 2013, 165 p
  14. Lire en particulier : « La sensation et le non-sens, essai sur le mouvement contemporain des arts » RAMAGE, 10 (1992), p. 7-29. « De la quadrature d'un revêtement, ou Paco Rabanne en art », Paco Rabanne, catalogue de l'exposition du musée de la mode de Marseille, juin-octobre 1995, p. 17-31. « Appliqués, décoratifs et autres », Les Villages, (Industries françaises de l'ameublement), "Arts décoratifs, arts appliqués, métiers d'art, design : terminologie et pataquès", 1998, p. 97-102. Republié dans La critique en design, Contribution à une anthologie, Textes rassemblés par Fr Jollant-Kneebone, éd. Jacqueline Chambon, 2003, p. 117-126. Modèle de l’art contemporain, linéaments de présentation sur le site http://anthropologiedelart.org/centrage/la-recherche/themes-de-recherche/anthropologie-de-lart-contemporain/modele-de-lart-contemporain/

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