Pleuville

Pleuville est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Pleuville

L'église de Pleuville.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes du Confolentais
Maire
Mandat
Daniel Legendre
2014-2020
Code postal 16490
Code commune 16264
Démographie
Gentilé Pleuvillois
Population
municipale
342 hab. (2017 )
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 28″ nord, 0° 29′ 48″ est
Altitude Min. 130 m
Max. 187 m
Superficie 33,63 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Charente
Pleuville
Géolocalisation sur la carte : Charente
Pleuville
Géolocalisation sur la carte : France
Pleuville
Géolocalisation sur la carte : France
Pleuville

    Ses habitants sont les Pleuvillois et les Pleuvilloises[1].

    Géographie

    Localisation et accès

    Pleuville est une commune du nord-est de la Charente, limitrophe du département de la Vienne, située à 16 km au nord-ouest de Confolens et 56 km au nord-est d'Angoulême.

    Le bourg de Pleuville est aussi à km au sud-est de Charroux, 13 km au nord-est de Champagne-Mouton, 13 km à l'ouest d'Availles-Limouzine, 24 km à l'est de Ruffec, 56 km au sud de Poitiers[2].

    La route principale traversant la commune et desservant le bourg est la D 30, route de Confolens à Charroux. La D 148 (D 948 en Charente) de Confolens à Niort traverse le nord de la commune et passe à km du bourg[3].

    Hameaux et lieux-dits

    L'habitat est assez dispersé et la commune compte des hameaux : la Courcelle au nord-ouest du bourg, le Chaffaud à l'ouest, Vaine au sud, Nouaille, la Péranche à l'ouest de la commune, ainsi que de nombreuses fermes[3].

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique, non loin du seuil du Poitou. Le Lias et le Dogger apparaissent sur les flancs de la vallée du Transon. Le plateau est toutefois recouvert sur une grande partie par des altérites sous forme d'argile sableuse, dépôts du Tertiaire en provenance du Massif central et remaniées au Quaternaire[4],[5],[6].

    La commune occupe un plateau d'une altitude moyenne de 170 m, et le relief est plus vallonné au sud de la commune traversé par la vallée du Transon. Le point culminant est à une altitude de 187 m, situé au sud-est à Maltard. Le point le plus bas est à 130 m, situé le long du Transon sur la limite départementale à l'ouest. Le bourg est à 160 m d'altitude[3].

    Hydrographie

    La route de Benest traversant le Transon.

    Le Transon, affluent de la Charente sur sa rive droite à Chatain (Vienne), arrose le sud de la commune.

    Le Transon reçoit sur sa rive droite de nombreux petits affluents communaux, parfois à sec l'été, dont le ruisseau de Saunier et le ruisseau de la Grande Homarie, au sud, et un autre passant au pied du bourg. Sur la rive gauche, le ruisseau des Vergnades limite la commune au sud.

    La ligne de partage des eaux entre Charente et Loire traverse le nord-est de la commune, et le ruisseau de la Grollière qui fait la limite départementale au nord et le ruisseau de Torigné à l'est se dirigent vers le Clain, affluent de la Vienne qui naît à Hiesse.

    Dû au sol argileux, de nombreuses retenues d'eau et étangs jalonnent la commune, comme les étangs de Chez le Besson, de la Roucherie, de la Courcelle, etc. ainsi que de nombreuses sources et fontaines, comme la Font de la Gorge au sud-ouest.

    Climat

    Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, mais assez dégradé car la commune se situe aux abords de la Charente limousine et du seuil du Poitou. Les précipitations sont plus nombreuses et les températures plus fraîches.

    Toponymie

    Une forme ancienne est Plevilla (non datée)[7].

    L'origine du nom de Pleuville remonterait à un nom de personne germanique Pleon auquel est apposé le suffixe latin -villa (domaine), ce qui correspondait à Pleone villa, « domaine de Pleon »[8]. Le nom a été francisé en Pleuville.

    Limite dialectale

    La commune autrefois en domaine marchois (langue d'oc, mi-poitevin, mi-limousin)[9],[10] a progressivement glissé au XXe siècle, au moins en partie, en domaine poitevin (langue d'oil), le domaine marchois étant au sud-est[10].

    Histoire

    Antiquité

    En 1997, les vestiges d'une ancienne villa gallo-romaine ont été trouvés par archéologie aérienne aux Petits Champs[11].

    En limite avec la commune de Chatain, près de Tralbot, un retranchement rectangulaire a été décrit, appelé localement le camp romain. Il peut être lié à une voie antique de Chassenon à Charroux[12],[13].

    Moyen Âge et Ancien Régime

    Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1623.

    Première moitié du XXe siècle

    Au début du XXe siècle, des gisements de pierre à chaux étaient exploités, à la Courcelle et à la Péranche. La chaux était destinée dans le canton à l'amendement des terres. En plus de l'élevage du bétail, celui des oies et dindons était assez important. Les foires avaient lieu le 21 de chaque mois, et on y trouvait principalement des moutons gras, mais aussi des porcs gras et des veaux de lait[14].

    Seconde Guerre mondiale

    La ligne de démarcation passait par la commune[15].

    Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2011). 
    Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

    Peu après le débarquement de Normandie, l'équipe « IAN » de la commission inter-alliée Jedburgh est parachutée dans la nuit du 15 au près de Lussac-les-Châteaux (Vienne). Elle est composée du capitaine français Delorme, du commandant américain Jo Gildee et du sergent radio canadien Louis Bourgoin.

    Le capitaine Delorme, sous les ordres du lieutenant colonel Michel, donne l’ordre à l’escorte de regagner Cherves-Châtelars (Charente) avec l’intention de rejoindre Joussé où le maquis Renard a été inquiété par les Allemands.

    À Pleuville viennent d’arriver 200 soldats SS près de l’église : ce sont les fantassins de la Trupp motorisée 608. À cet instant, une moto transportant deux maquisards du groupe D1, venant de Pressac, arrive au bourg de Pleuville pour se diriger vers Charroux. Le hasard veut que la moto précède d’environ 100 mètres la voiture du capitaine Delorme.

    Le , près du monument aux morts, des Allemands tirent sur la moto qui continue sa route malgré un blessé. Puis les Allemands attaquent la voiture. Le capitaine veut faire marche arrière mais ne peut pas. Mandinaud, le chauffeur, est grièvement blessé et ne peut descendre de la voiture. Il est tué d’une balle en pleine tête. Delorme, Gildee et le lieutenant André Very peuvent se cacher derrière un coin de mur. Bourgoin, quant à lui, se dirigeant vers les champs, « est tiré comme un lapin » et succombe. Déjà les maisons brûlent à Pleuville, 17 sont entièrement détruites.

    Après avoir pris position dans le clocher et tiré sur tout ce qui bouge, ils se dirigent vers les Écures : une partie par le chemin de Fellet et l’autre, par la route en direction de Pressac. Les maquisards de RAF prévenus par Lucien Chaussonnaud de Pleuville peuvent prendre leurs armes et se disperser : cette initiative a certainement sauvé des vies.

    Vers 16 heures, les premiers éléments allemands arrivent à l’entrée de Pressac, conduits par un milicien français. Cette commune ne doit pas être prévue dans l’ordre de mission car ils font demi-tour et reviennent aux Écures où ils mettent le feu aux gerbiers et se regroupent pour continuer à incendier les bâtiments.

    Un détachement du maquis Maurice arrive en renfort avec des éléments des maquis Adolphe et Joël. Une partie prend position sur le champ de foire et l’autre partie s’arrête à Thorigné (un lieu-dit entre Pleuville et Pressac, dans la Vienne) pour organiser l’encerclement.

    Au moment du déploiement, les Allemands incendient les bâtiments : les premiers coups de feu éclatent et l’accrochage est très violent. Après l’incendie des maisons du bourg (ce sont les fermes des Écures et les gerbiers qui ont été détruits), l’intensité du combat ne diminue qu’avec la tombée de la nuit. Les hommes se replient et doivent revenir à Thorigné où doit s’effectuer le regroupement.

    Les pertes allemandes, selon Max Surville, sont : 10 tués, 25 blessés et 3 camions détruits et du côté de la Résistance : 4 tués (le sergent radio canadien Louis Bourgoin et les maquisards Mandinaud du maquis Bayard, Jerassier et Quiring du maquis RAF) et 2 blessés.

    Administration

    La mairie.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1956 mars 1971 Maurice Pelladeau    
    mars 1971 mars 1983 Roger Pautrot    
    mars 1983 mars 1989 François Trillaud    
    mars 1989 1994 Anne-Marie Vincent    
    1994 juin 2000 Jacques Bellayer SE Agriculteur
    juin 2000 en cours Daniel Legendre SE Agriculteur
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

    En 2017, la commune comptait 342 habitants[Note 1], en diminution de 11,4 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
    8197547738018429471 0201 0031 045
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    1 0141 0219681 0451 0741 1261 0401 000970
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    963971874889831726718693672
    1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
    606534511454364356387360342
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    Pyramide des âges à Pleuville en 2007 en pourcentage[20].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,0 
    90  ans ou +
    0,6 
    11,0 
    75 à 89 ans
    14,6 
    26,3 
    60 à 74 ans
    26,4 
    21,5 
    45 à 59 ans
    24,7 
    14,4 
    30 à 44 ans
    18,0 
    12,0 
    15 à 29 ans
    4,5 
    14,8 
    0 à 14 ans
    11,2 
    Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[21].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90  ans ou +
    1,6 
    8,2 
    75 à 89 ans
    11,8 
    15,2 
    60 à 74 ans
    15,8 
    22,3 
    45 à 59 ans
    21,5 
    20,0 
    30 à 44 ans
    19,2 
    16,7 
    15 à 29 ans
    14,7 
    17,1 
    0 à 14 ans
    15,4 

    Économie

    Équipements, services et vie locale

    Enseignement

    L'école est un RPI entre Pleuville et Pressac. Pleuville accueille l'école élémentaire, avec une classe unique. Le secteur du collège est Confolens[22].

    Lieux et monuments

    Le château, au bourg.

    Le château de Pleuville, situé au bourg, du XVIIe siècle très remanié au XIXe siècle.

    Le château de Gorce date de la fin du Moyen Âge. Les bâtiments forment un U composé du châtelet d'entrée qui communique avec le logis par un pont volant et d'un bâtiment de commun attenant et, de part et d'autre d'une cour ouverte, des communs dont l'aile sud est cantonnée, aux extrémités, d'une tour de section carrée. Une partie des communs est du XVIIe siècle avec la date de 1654 sur une poutre. Il a été inscrit monument historique le [23].

    Le château de la Grollière[24].

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 4 mars 2015)
    2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
    3. Carte IGN sous Géoportail
    4. Carte du BRGM sous Géoportail
    5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
    6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre, (consulté le 3 novembre 2011)
    7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 190
    8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 537.
    9. Charles de Tourtoulon et Olivier Bringuier, Limite géographique de la langue d'oc et de la langue d'oil, Paris, Imprimerie nationale (réimprimé en 2007 par Massert-Meuzac, IEO), , 63 p. [[ Carte de la limite oc-oil en France, partie ouest, visualisation en ligne]]
    10. Éric Nowak, Histoire et géographie des parlers poitevins et saintongeais, Éditions des Régionalismes, 2010.
    11. « Vestiges d'une villa gallo-romaine », notice no 971609328ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture
    12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 125
    13. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 160
    14. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 272-273
    15. « La Ligne passait par Combiers », sur sudouest.fr, (consulté le 4 juillet 2015)
    16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    20. « Evolution et structure de la population à Pleuville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
    21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
    22. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 15 juillet 2012)
    23. « château de Gorce », notice no PA16000025, base Mérimée, ministère français de la Culture
    24. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 552

    Voir aussi

    Articles connexes

    Bibliographie

    • Dujardin V., Moinot É., Ourry Y. (2007) - Le Confolentais, entre Poitou, Charente et Limousin, Images du patrimoine, no 243, Geste éditions, 2007.

    Liens externes

    • Portail de la Charente
    • Portail des communes de France
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.