Plogonnec

Plogonnec [plogɔnɛk], avec plus de 3 000 habitants est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est située à 13 km de Quimper et 13 km de Douarnenez et à km de Locronan.

Plogonnec

Mairie de Plogonnec.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Arrondissement de Quimper
Canton Quimper-1
Intercommunalité Quimper Bretagne occidentale
Maire
Mandat
Christian Kéribin
2014-2020
Code postal 29180
Code commune 29169
Démographie
Gentilé Plogonnécois ou Plogonnistes
Population
municipale
3 156 hab. (2017 )
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 43″ nord, 4° 11′ 35″ ouest
Altitude Min. 12 m
Max. 286 m
Superficie 54,14 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Plogonnec
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Plogonnec
Géolocalisation sur la carte : France
Plogonnec
Géolocalisation sur la carte : France
Plogonnec
Liens
Site web Site de la commune

    Géographie

    La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik. Elle est à une douzaine de kilomètres de la baie de Douarnenez. La commune connaît des pentes assez fortes, l'altitude du finage communal varie de 286 mètres (versant sud de la "montagne de Locronan") à 12 mètres dans la vallée du Névet, le bourg étant situé vers 130 mètres.

    Plogonnec est située en contrebas de la partie est de la montagne de Locronan, dite aussi montagne du Prieuré, aux abords de la forêt du Duc (dont la majeure partie, une forêt moussue en raison de sa situation sur son versant nord, se trouve sur le territoire communal de Quéménéven, même si sa partie occidentale appartient à Locronan et sa partie méridionale, elle exposée au sud car située de l'autre côté de la ligne de crête, appartient à Plogonnec, la dite ligne de crête culminant à 265 m au niveau de la limite communale entre Quéménéven et Plogonnec, mais à 286 m pour sa partie située en Locronan)[1].

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploe Gonoc 1203, Ploegonoc en 1285, Plogonec en 1602[2].

    Plogonnec vient du breton ploe (paroisse) et de saint Connec ou Conec (saint Conec ou Conoc, compagnon de Pol Aurélien, dont la forme hypocoristique en vieux breton est Toconoc, devenu Tégonnec (appelé ici Thégonnec). D’après la légende, saint Thégonnec, chassé du hameau de Tréfentec (en Plonévez-Porzay) dont il était originaire, se replia à Plogonnec qui lui rendit hommage en le prenant comme éponyme)[2].

    Plogoneg en breton[2].

    Histoire

    Origines

    Plogonnec est une « paroisse-mère » (cf. plou) ancienne, qui fit partie des paroisses de l'Armorique primitive. Le premier acte qui signale son existence se trouve au cartulaire de l'abbaye de Quimperlé. Il s'agit d'une donation faite à Saint Ronan le . Dans ce cartulaire le nom de la paroisse est écrit « Plue Gunuc », puis « Ploegonohc » et « Ploe Gonoc »[3]. À comparer avec Saint-Connec ou Saint-Thégonnec.

    Moyen Âge

    Plogonnec faisait partie du Quéménet (ou Kemenet) dont le siège se trouvait à Penhars[4], dit encore Quéménet-Even, à l'origine du nom de la commune de Quéménéven (car il aurait appartenu à Even, comte de Léon au Xe siècle, puis à sa descendance)[5], châtellenie des vicomtes du Léon enclavée dans le comté de Cornouaille au XIIe siècle. Il est possible qu'elle se soit étendue à l'origine sur les deux pagi (« pays ») du Cap Sizun et du Cap Caval[6], mais, au XIIIe siècle, elle ne se composait plus que d'une douzaine de paroisses (dont Plouhinec, Plozévet, Pluguffan, Penhars, Plonéis, Guengat et Plogonnec) au sud-ouest et à l'ouest de Quimper[7].

    Les seigneurs de Névet

    La famille des seigneurs de Névet est une des plus anciennes de Cornouaille[8].

    La paroisse de Plogonnec relève sous l'ancien régime des fiefs directs des Névet (partie ouest et est de la paroisse) et des princes de Rohan (partie centrale) le tout sous l'autorité directe des Évêques de Cornouaille[9]

    La maison noble de Lupeau appartenait en 1400 à Jean de Kerpaen.

    Des paysans parfois aisés

    La grosse ferme, une longère, de Kervuant en Plogonnec est ainsi décrite, d'après un relevé effectué par le notaire de la juridiction de Névet, en  : « la maison principale, habitée par les propriétaires, atteint vingt mètres de long, quatre mètres soixante de large et deux mètres soixante de haut. La chambre neuve (...) mesure 18 pieds et demi de long, 12 pieds et demi d large et sept pieds et demi de haut »[10].

    Époque moderne

    À la fin du XVIe siècle, les guerres de la Ligue dévastent la paroisse, qui est aussi concernée par des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

    En 1723, l'inventaire après décès d'Yves Le Hénaff[11], un paysan aisé de Kerjacob, indique qu'il possédait dix "justins", dont l'un avec galons de soie, neuf culottes et trois paires de bas blancs ; sa femme disposait de 50 coiffes[12].

    En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Plougonnec [Plogonnec] de fournir 50 hommes et de payer 328 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[13].

    Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plougonnec en 1779 :

    « Plougonnec, sur la route de Quimper à Brest par Lanvaux (Lanvéoc)[14] ; à deux lieues un tiers au nord-ouest de Quimper, son évêché, sa subdélégation et son ressort ; à 41 lieues de Rennes. On y compte 2400 communiants[15]; la cure est à l'alternative. Ce territoire, coupé de vallons et plein de monticules, renferme des terres bien cultivées et des landes ; c'est un pays couvert [de bocage], où l'on fait du cidre[16]. »

    Pendant la Révolution française

    La paroisse de Plogonnec, qui comprenait alors 230 feux, élit quatre délégués (René Le Grand, Jean Lenoa, Nicolas Coadou, Jean Le Grand), pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[17].

    • Liste du personnel politique à Plogonnec pendant la Révolution française[18] :
      • Présidents du canton de Plogonnec entre le 5 Fructidor an III () et le 10 Messidor An VIII ()
      • Commissaires exécutifs du Directoire de Plogonnec entre le 17 Frimaire An IV () et le 1er Germinal An VII ().
        • 1. Guillaume Le Faucheur, 17 Frimaire An IV () - 13 Frimaire An VI (). Nommé à titre provisoire.
        • 2. Antoine-Marie Le Hars, recteur jureur, 13 Frimaire An VI () - 19 Ventose An VII (). Nommé à titre provisoire.
        • 3. Claude-Henry-Joseph Damey, militaire retiré, 19 Ventose An VII () - 1er Germinal An VII ().
      • Commissaires du Gouvernement près le Directoire de Plogonnec entre le 1er Germinal An VII () et le 12 Nivose An VIII ()
        • 1. Claude-Henry-Joseph Damey, militaire retraité, 01 Germinal An VII () - 12 Nivose An VIII ().

    Le XIXe siècle

    Plogonnec en 1845

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plogonnec en 1845 :

    « Plogonnec, commune formée par l'ancienne paroisse du même nom. (...) Principaux villages : Keroulaet, Kergos, Kermahon, Ty-Nevez, Kergaradec, Kerdudal, Kerfraintet, Keragoff, Créac'hnes, Trougouré, Camasquel. Manoirs de Benescat, de Beullec. Superficie totale : 5413 hectares dont (...) terres labourables 2770 ha, prés et pâtures 504 ha, bois 289 ha, vergers et jardins 18 ha, landes et incultes 1605 ha (...). Moulins : 12 (de la Lorette, Butel, Coatgallou, Benescat, Kerganapé, Beuliec, du Jug, Meil-ar-Roc'h, Plac, an Tolou, à eau ; Kerganapé, à vent). Outre les moulins que nous venons d'énumérer, il y a en Plogonnec le moulin à papier de Névet. La route de Quimper à Lanvéeoc traverse ce territoire du sud-est au nord-ouest. Géologie : constitution en général granitique ; micaschiste au sud. On parle le breton[19]. »

    Les vêtements traditionnels

    Anatole Le Braz dépeint ainsi le costume traditionnel des hommes de Plogonnec et Quéménéven :

    « [La ceinture] est en train de disparaître (...) avec les larges braies en toile de chanvre plissée qu'elle avait pour fonction de retenir à la taille. Ces braies, d'un caractère étrangement archaïque, qu'enserraient sur le mollet des guêtres de bure, évasées par en bas et cousues aux boutonnières, on pouvait, il y a quelques années encore, les voir porter à des vieillards de Plogonnec ou de Quéménéven, que cet accoutrement singulier, joint à leurs grandes faces osseuses et à leurs longs cheveux pendants, eût fait prendre pour des survivants attardés de la Gallia braccata[20]. Mais, plus que leurs grègues barbares, ce qui achevait de leur donner un air d'Osismes, échappés du temps de Vercingétorix, c'était l'antique ceinture, d'une ampleur de baudrier, qui leur barrait le ventre de son épaisse bande de cuir brut, découpée, eût-on dit, dans une peau d'aurochs, et terminée aux deux bouts par des plaques de cuivre ciselé dont l'une, en forme de cœur, s'emboîtait dans l'autre, en forme de boucle. On la concevait très bien garnie de tout un appareil de guerre des âges préhistoriques, glaive écourté, coutelas emmanché dans de la corne de cerf, hachette à double tranchant. Les artisans à qui on la commandait étaient de simples bourreliers de village. J'ai connu à Kerlaz, au pied de la montagne de Locronan, un des curieux représentants de cette corporation désuète : il se faisait un point d'honneur d'avoir confectionné dans sa vie autant de buffleteries[21] pour homme que de colliers pour chevaux. (...)[22] »

    Homme de Plogonnec (dessin d'Albert Racinet publié en 1888)

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Plogonnec, l'abbé Carval, écrit : « Il n'y a pas au catéchisme un seul enfant qui parle français dans sa famille » ; en 1903 il précise dans une lettre : « Comme tous ces enfants doivent parler breton dans leur famille, ils oublieraient bien vite le peu de catéchisme français qu'on aurait pu leur apprendre »[23].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Plogonnec

    Le monument aux morts de Plogonnec, édifié en 1921 par l'architecte Charles Chaussepied porte les noms de 166 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; quatre (Jean Cornic, Hervé Coroller, Jenan Goaër, Guillaume Hascoët) d'entre eux au moins sont morts en sur le front belge, deux (Jean Le Roux, Jean Minguy) au moins en Grèce dans le cadre de l'expédition de Salonique, un (Jean Le Grand) au moins est un marin disparu en mer ; la plupart des autres sont morts sur le sol français ; parmi eux Jean Heydon[24], prêtre, fut décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[25].

    La Seconde Guerre mondiale

    Le monument aux morts porte les noms de 20 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Jean Michel est un marin disparu en mer alors qu'il était à bord du contre-torpilleur Chacal coulé par les Allemands le lors de l'évacuation de la poche de Dunkerque ; Jean-Louis Louarn[26] est mort en déportation le au camp de concentration de Neuengamme et Alain Fily, lui aussi déporté à Neuengamme, le à Flensbourg[25] ; Yves-Marie Bothorel, résistant FFI, fut tué par une patrouille allemande le . Louise Le Page et Anne Cuzon, résistantes membres du réseau Pat O'Leary, furent arrêtées le lors d'une rafle de la Gestapo au manoir de Tréfly en Quéménéven, mais survécurent à leur déportation. Un résistant, Yves Crozon, a été tué le à Esquibien et un autre, Jean Damey, a été tué le lors du bombardement effectué par erreur par les Anglo-américains à Telgruc[27].

    L'après-Seconde Guerre mondiale

    Jérome Le Hénaff, fils d'un ouvrier agricole de Plogonnec, fut militant de la Jac, puis du syndicat CFTC à Plogonnec. Parti travailler dans les Deux-Sèvres, puis en Seine-Maritime, il devint permanent syndical CFDT et signa notamment le les accords de Varennes au ministère de l'Agriculture (ces accords supprimèrent le SMAG (salaire minimum agricole garanti), les ouvriers agricoles devant désormais être payé au SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti). Le , il fut décoré de la Légion d'honneur à Goderville (Seine-Maritime), où il résidait, par Pierre Bérégovoy, alors ministre des Affaires sociales[28].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].

    En 2017, la commune comptait 3 156 habitants[Note 1], en augmentation de 2,8 % par rapport à 2012 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 1752 2002 0362 3052 5702 6662 6872 7612 832
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 9052 8482 9442 8442 8742 9193 0033 1353 173
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    3 2723 3613 3653 0963 0212 9032 6702 7202 407
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    2 2992 2702 7082 8883 0732 8063 0063 0343 070
    2017 - - - - - - - -
    3 156--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Commentaire : Plogonnec a atteint son maximum démographique en 1911 avec 3 365 habitants, ayant gagné 1 190 habitants entre 1793 et 1911 (+ 54,7 % en 118 ans), l'augmentation ayant été quasi continue tout au long du XIXe siècle. La commune, en raison de l'exode rural connaît un déclin démographique accentué pendant les deux premiers tiers du XXe siècle, perdant 32,5 % de sa population en 57 ans, soit 1 095 habitants entre 1911 et 1968, année du minimum démographique du siècle. La relative proximité de Quimper explique que la commune, atteinte par le phénomène de périurbanisation, regagne des habitants pendant le dernier tiers du XXe siècle, même si la population stagne à nouveau depuis 1990. Le solde naturel (+ 0,1 % l'an entre 1999 et 2007) et le solde migratoire (+ 0,8 % l'an entre 1999 et 2007) sont tous deux positifs depuis 1968[33]. La population s'est nettement rajeunie (24,2 % de 0 à 19 ans pour 16,4 % de 65 ans et plus en 2007.

    La commune a connu de nombreuses constructions récentes, le nombre des résidences principales passant de 560 en 1968 à 1236 en 2007 (47 % des logements sont postérieurs à 1975. Les résidences secondaires sont peu nombreuses (61 en 2007) en raison du relatif éloignement du littoral même si la baie de Douarnenez n'est distante que d'une douzaine de kilomètres[34]. .

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs[35] :

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    René Louboutin   Ancien syndic de la paroisse
    Louis Boulbria   Paysan (de Kerangoff)
    Hervé Seznec   Paysan (de Garlan). Invalidé.
    Jean L'Ollivier   Paysan (de Kerangall)
    Vincent Le Gall   Paysan (de Saint-Pierre-Coat-Nevet)
    René Le Joncour   (du 25 Brumaire An IV au 03 Frimaire An IV). Agent municipal, démissionnaire
    Hervé Le Floc'h   (du 03 Frimaire An IV au 03 Frimaire An IV). Agent municipal, récusé (du Quenquis)
    René Le Joncour   (du 03 Frimaire An IV au 15 Germinal An V). Réinstallé
    Jean Le Grand   Paysan, démissionne (de Kernou)
    Jérôme Le Douerin   (du 12 Germinal An VI au 07 Frimaire An VII) Paysan, décède pendant son mandat (de Kertanguy)
    Hervé Le Floc'h   (du 1er Nivose An VII au 1er Floréal an VII). Paysan (de Penquer)
    Hervé Seznec   (du 1er Floréal An VII au 23 Prairial An VIII) Maire pour la seconde fois. Paysan (de Gerlan)
    Henry Damey Nommé (Entame son mandat le 10 Messidor An VII) ; maire nommé, abandonne à la fin de son mandat. Militaire retraité
    René Le Berre Nommé Maire intérimaire. Paysan (de Keroredan)
    Yves Caodou Nommé Paysan (de Seznec). Démissionne
    Jean Marie Coadou Nommé Démissionne
    Guillaume Hénaff Nommé Paysan (de Lézoudouaré)
    René Philippe Nommé Paysan (de Pen ar Prat)
    Hervé Le Hénaff Nommé Paysan (de Kervolzet). Démissionne
    Guillaume Louboutin Nommé Paysan (de Keradilly Vras)
    Nicolas Marie Le Quéau   Paysan (de Kereil)
    Henry-Marie Damey (père)   Notaire (du bourg)
    Henry Damey (fils)   Juge d'instruction (du bourg)
    Jean-Marie Coadou   Paysan (du Vern)
    Henry Damey (fils)   Maire pour la seconde fois
    Vincent Broussard Désigné Paysan (de Kerganapé)
    Charles Damey   Président de la délégation spéciale
    Jean-Louis Philippe   Paysan (de Staven)
    Hervé Le Floc'h   Commerçant (du bourg)
    Jean Philippe   Commerçant (du bourg)
    Jean-Marie Douerin   Paysan (de Kertanguy)
    Jean-René Hascoët DVD Paysan (de Keryacob)
    2008 Jean-Yves Henry DVD Cadre d'entreprise (de Bascam)
    2008 En cours Christian Keribin MoDem Cadre de banque

    Enseignement

    Plogonnec dispose de 3 écoles:

    • L'école privée Saint Egonnec et l'école publique Paul Gauguin au bourg.
    • L'école Jean Marie Autret à Saint Albin.

    Langue bretonne

    Sites et monuments

    Patrimoine religieux

    Chevet de l'église paroissiale Saint-Thurien.
    • La chapelle Saint-Albin, dédiée à Saint Albin (Pardon le dernier dimanche de septembre)
    • La chapelle Saint-Théleau, édifice gothique du XVe siècle classé monument historique en 1914[36]. (Pardon le dernier dimanche de juin)
    • La chapelle Saint-Pierre, dédiée à Saint Pierre (Pardon le 1er dimanche d'août)
    • La chapelle Notre-Dame-de Lorette, dédiée à Notre-Dame-de-Lorette (Pardon le dimanche de la fête des mères)
    • La chapelle Saint-Thégonnec, dédiée à saint Connec, connu aussi sous le nom de saint Thégonnec[37](Pardon le jeudi de l'Ascension)
    • La chapelle Saint-Denis de Seznec (Pardon le 1er dimanche de mai)[38]
    • L'église paroissiale Saint-Thurien[39](Pardon le 3e dimanche de juillet)
    • Le calvaire de la peste[40]

    Patrimoine civil

    • Un manoir du XVIe siècle à Seznec[41]
    • Le manoir de Rubian[41]

    Sites naturels[42]

    • Le bois du Névet
    • La montagne du Prieuré
    • La voie verte de Guengat

    Événements

    • La fête de la musique de Saint-Albin
    • Les virades de l'espoir en
    • La commune de Plogonnec a accueilli l'édition 2013 du Multison, l'un des plus importants rassemblements d'amateurs de musique techno du Grand Ouest.
    • Les Plogoniades, évènement de l'association Plogoanim en 2015[43]

    Jumelages

    Plogonnec est jumelé avec la ville de Llandysul (en) au pays de Galles.

    Personnalités liées à la commune

    • Vincent Cosmao (1923–2006), théologien et économiste
    • Jean Baptiste Valette de Kervardonnec (1770-1830), officier de la contre-révolution catholique, homme politique de la Restauration, né à Plogonnec. Après la mort du roi, le marquis de Kervardonnec, chassé de ses terres situées près de Quimper, part organiser l'armée catholique et royale dans le diocèse de Vannes à l'appel du clergé réfractaire. Celui-ci s'est ému de l'élection de Rémy de La Gousselière comme « évêque ». Un épisode de cette épopée est relaté dans les mémoires inachevés du comte de Mercy[44]. À court de vivres, le marquis de Kervardonnec organise l'assaut du palais épiscopal de Vannes. Absent, Mgr de La Gousselière ne s'en remettra pas et mourra de chagrin, dira-t-on, pour avoir vu « ses beaux jambons et tendres saucisses » lui échapper. Kervardonnec est réputé fort cruel (une chanson demeurée célèbre dans le pays parle de « son œil brillant d'une lueur diabolique »), Mgr de La Gousselière le traitera encore de « séducteur ». Après avoir finalement émigré en Russie, le marquis de Kervardonnec revient en France sous la Restauration. Député ultraciste, il comparera Louis XVIII, trop mou, à une « poire pourrie [qui] se casse la gueule »[45]. Il accueille avec enthousiasme l'avènement du roi Charles X et meurt assassiné à la Chambre des députés lors de la Révolution de 1830. Ses dernières paroles furent : « Que le Seigneur m'en soit témoin, depuis 1815, je n'ai cessé de réclamer le milliard des émigrés »[46].

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. http://www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/locronan1_cle05e718.pdf
    2. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plogonnec » (consulté le 26 janvier 2017)
    3. Cartulaire de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, par L. Maître et P. de Berthou, p. 143-147
    4. Le mot breton quéménet a le même sens que le mot latin commendatio, signifiant à l'origine vice-royauté ou par extension "fief", "châtellenie" et est à l'origine de plusieurs toponymes bretons comme ceux de Guémené-sur-Scorff (Morbihan) ou de l'archidiaconé de Quéménet-Ily, dont le siège se trouvait à Trégarantec ; le Kemenet-Héboé était au Moyen Âge une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes
    5. http://www.infobretagne.com/pluguffan.htm
    6. J.-P. Soubigou, « Recherche sur les origines du Kemenet de Cornouaille (IXe – XIe siècles) », p. 3, in ABPO, no 1, t. 115, p. 99-118, PUR, Rennes, 2008.
    7. http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/terre/fief/Q/Le_Quemenet.htm et Aurélien de Courson, "La Bretagne du Ve au XIIe siècle", 1863, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65691822/f176.image.r=Plon%C3%A9is?rk=2897010;0
    8. « http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/famille/de_Nevet/index.htm »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?)
    9. 32.37. Ancienne réformation de la noblesse de Bretagne : 1427-1429. 32. Du premier livre des réformations de l'évêché de Cornouaille, 140 feuillets, microfilm ARCOB.89.9.1. rapport 11. - Quimper. Réformation de la noblesse de l'évêché de Quimper-Corentin, ou Cornouaille, pendant les années 1426, 1444 et 1536. ARCOB M2454. - (1823-1825. (Français 1670-1672) Anciennes réformations de la noblesse de Bretagne (XVe siècle). III. Evêché de Quimper-Corentin (1426, 1444, 1536). 92 feuillets. ARCOB.89.1.1. Rapport 13)
    10. "Inventaire après décès de la ferme de Kervuant en 1680", cité dans Pierre Keraval, Fermes du pays de Quimper à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1954
    11. Yves Le Hénaff, né le à Kerjacob en Plogonnec, décédé le à Kerjacob en Plogonnec
    12. Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Editions Ouest-France, , 380 p. (ISBN 978-2-737-31932-7, OCLC 34611255)
    13. Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne, 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
    14. C'était alors l'itinéraire principal pour se rendre de Quimper à Brest ; il nécessitait la traversée en bateau de la rade de Brest
    15. Personnes en âge de communier
    16. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1773, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist03og
    17. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
    18. Registres des délibérations du canton de Plogonnec : An IV - An VIII
    19. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiev6Lx7MDSAhUBMBQKHYcFCywQ6wEIHTAA#v=onepage&q=Plogonnec&f=false
    20. Nom donné par les Romains aux Gaulois, à cause des braies (braccae en latin), espèce de pantalon large qu'ils portaient alors.
    21. Objets en cuir
    22. Anatole Le Braz, L'Art populaire breton, "Les Modes : revue mensuelle illustrée des Arts décoratifs appliqués à la femme", 1920, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5726391z/f12.image.r=Kerlaz
    23. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
    24. Jean Heydon, né le à Plogonnec, brigadier au 28e régiment d'artillerie de campagne, mort des suites de ses blessures le à Hénu (Pas-de-Calais)
    25. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=25647
    26. Jean Louarn, né le à Plogonnec
    27. https://www.ouest-france.fr/bretagne/plogonnec-29180/les-resistants-lhonneur-lors-dune-commemoration-emouvante-4221641
    28. Robert Fort, Ils ont révolutionné le monde rural. L'aventure de la JAC en Bretagne (1930-1970), éditions Le Télégramme, 2001, [ (ISBN 2-909292-94-0)]
    29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    33. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29169-COM&idTheme=3
    34. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29169-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
    35. Registres des actes municipaux de la commune de Plogonnec
    36. Notice no PA00090180, base Mérimée, ministère français de la Culture
    37. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-thegonnec-plogonnec
    38. http://www.mairie-plogonnec.fr/histoire-des-chapelles.htm
    39. http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-thurien-plogonnec
    40. http://fr.topic-topos.com/calvaire-de-la-peste-detail-plogonnec
    41. http://fr.topic-topos.com/manoir-plogonnec
    42. http://www.mairie-plogonnec.fr/patrimoine-naturel.htm
    43. « Plogoniades ouest france », sur ouest france,
    44. Le comte de Mercy est tué lors de l'enlèvement du duc d'Enghien. Ses mémoires inachevés ont été publiés par sa veuve.
    45. Louis Veuillot rappelle ce discours fameux dans un article du 3 janvier 1841 publié dans son journal L'Univers.
    46. Jean Baptiste Valette de Kervardonnec, un si méchant homme, Jules de La Caroffade, Beaucé-Rusand, 1856, Lyon.

    Liens externes

    Voir aussi

    • Portail des communes de France
    • Portail de Quimper et de sa région
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.