Pouilly-en-Auxois

Pouilly-en-Auxois est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Pour les articles homonymes, voir Pouilly.

Pouilly-en-Auxois

Panneau d'entrée

Blason
Administration
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Arnay-le-Duc
Intercommunalité Pouilly-en-Auxois et Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Bernard Milloir
2014-2020
Code postal 21320
Code commune 21501
Démographie
Gentilé Pollien, Pollienne
Population
municipale
1 481 hab. (2017 )
Densité 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 48″ nord, 4° 33′ 23″ est
Altitude Min. 369 m
Max. 560 m
Superficie 10,12 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Pouilly-en-Auxois
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Pouilly-en-Auxois
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Pouilly-en-Auxois
Géolocalisation sur la carte : France
Pouilly-en-Auxois
Liens
Site web www.pouilly-en-auxois.fr

    Géographie

    Pouilly-en-Auxois se trouve à environ 40 km de Dijon, 195 km de Lyon et 275 km de Paris.

    Souvent indiqué comme point de partage des eaux entre Seine, Loire et Rhône, ce point se trouve en fait sur la commune adjacente de Meilly-sur-Rouvres.

    Pouilly-en-Auxois est le siège de la communauté de communes de Pouilly-en-Auxois et Bligny-sur-Ouche.

    Communes limitrophes

    Transports

    La commune est accessible par l'échangeur de Pouilly-en-Auxois des autoroutes A6 et A38, barreau reliant Dijon à l'A6.

    Histoire

    L'agglomération de Pouilly, située à l'origine sur la hauteur, fut peu à peu rebâtie dans la vallée à partir du XVIe siècle, lorsque murailles et châteaux édifiés par les ducs de Bourgogne eurent perdu toute leur efficacité militaire.

    Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom abrégé de Pouilly[1].

    Une gare ferroviaire a fonctionné sur la commune de 1891 à 1953 située sur la ligne d'Êpinac-les-mines à Pouillenay.

    En 1969, le maire Pierre Bordereau inaugure avec le président Georges Pompidou le tronçon de l'autoroute A6 Avallon-Pouilly.

    À partir de , la commune est désignée pour l'implantation permanente d'un centre d'accueil de demandeurs d'asile de soixante à quatre-vingts migrants, initialement venus de la « jungle de Calais » puis ouvert aux familles en instance d'asile.[2]

    Héraldique

    Blasonnement :
    « Parti d'or et d'azur aux deux chevrons ondés l'un en l'autre, à la bordure de gueules. »

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    La commune vote à droite et à l'extrême droite pour les scrutins européens et nationaux, présidentielles, législatives, et vote à gauche s'agissant des élections locales, municipales, départementales, régionales. Cependant depuis 2012, toutes les dernières élections locales ont mis en tête dans la commune les listes de droite LR et du RN (ex-FN), à l’exception des municipales[3].

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    18?? 18?? Jacques Cunisset - Médecin
    mars 1965 mars 1971 Pierre Bordereau - Docteur vétérinaire
    mars 1971 mars 2001 Jean-Claude Patriarche - Caviste
    mars 2001 mars 2014 Monique Garnier DVG Secrétaire médicale
    mars 2014 En cours Bernard Milloir DVG Retraité du secteur bancaire
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

    En 2017, la commune comptait 1 481 habitants[Note 1], en diminution de 4,76 % par rapport à 2012 (Côte-d'Or : +1,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    6856616306361 1621 1001 1361 1771 163
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 0521 0651 0561 0901 1661 1901 1601 1821 120
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 1451 2011 1721 0041 0871 0971 0429381 028
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    1 0461 1361 1981 3961 3721 5021 4381 5401 470
    2017 - - - - - - - -
    1 481--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Vie culturelle et festivités

    Personnalités liées à la commune

    • Paul Cunisset-Carnot (1849-1919), haut-magistrat, avocat, homme politique, militaire, écrivain ainsi qu'officier de la légion d'honneur. Son père Jacques Cunisset était maire de Pouilly-en-Auxois.
    • Ferdinand Marsigny (1864-1965), il fut notaire à Pouilly-en-Auxois pendant 71 ans, de 1894 à 1965, devenant ainsi le plus vieux notaire de France.
    • François Patriat (1943), homme politique, sénateur, ayant exercé la profession de vétérinaire à Pouilly-en-Auxois.

    Lieux et monuments

    • Institut du Canal, petit musée réalisé en 2005 pour le compte de la Communauté de communes de l'Auxois Sud par les architectes Shigeru Ban et son associé Jean de Gastines
    • Halle du Toueur, structure des architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines pour protéger un toueur (bateau).
    • La chapelle Notre-Dame Trouvée : Sur la butte Saint-Pierre, l'église Notre-Dame Trouvée, bâtie aux XIIIe et XIVe siècles resta jusqu'au milieu du XIXe siècle le centre de la vie spirituelle de la paroisse. Elle fut ensuite reléguée au rôle de chapelle de cimetière lorsqu'on édifia un nouveau sanctuaire au cœur du village en 1868. Le qualificatif de « trouvée » serait dû à la découverte légendaire d'une statue intacte de la Vierge dans les cendres d'une construction dévastée par les Normands. En fait, la chapelle abritait une Vierge noire qui daterait du XIIe siècle. Cette Vierge a été volée en 1980.

    La chapelle conserve toujours une mise au tombeau composée de 10 statues de pierre (datée de 1521); c'est un bel exemple de style bourguignon influencé par la renaissance italienne mais aussi par l'héritage germanique. Cette sculpture est particulièrement émouvante et pathétique dans l'angle faiblement éclairé par un vitrail de la petite chapelle.

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Jean-François Bligny, Le Canton de Pouilly-en-Auxois en 1900 : à travers les cartes postales, Éditions de Saint-Seine-l'Abbaye, 1981.
    • Fernand de Clock, Pouilly-en-Auxois, notes historiques, Imprimerie Jobard, Dijon 1923, réédité par Hachette BNF, 2018.
    • Jacques Denizot, Encyclopédie de la Côte-d'Or - Bourgs et villages du Pays de Pouilly-en-Auxois, Éditions Jalon, 2019 (editions-jalon.fr).

    Articles connexes

    Liens externes

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