Prieuré de Saint-Léonard

Le prieuré Saint-Léonard est une ancienne dépendance monastique situé à Vains, dans le département français de la Manche.

Ne doit pas être confondu avec Prieuré Saint-Léonard.
Prieuré de Saint-Léonard
Présentation
Type
Propriétaire
personne privée
Statut patrimonial
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
48° 40′ 55″ N, 1° 24′ 46″ O
Localisation sur la carte de la Manche
Localisation sur la carte de France

Histoire

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Les origines du prieuré Saint-Léonard remontent au VIe siècle, époque où le jeune Leodewald "le lion de la forêt", appartenant à une riche famille franque décide de quitter le paganisme pour embrasser la religion chrétienne. Il est baptisé Léonard et devient le premier évêque d'Avranches issu du peuple franc. Il terminera probablement sa vie comme ermite en Limousin, son nom étant à l'origine de saint Léonard de Noblat, saint patron des Prisonniers.

Guillaume le Conquérant, roi d'Angleterre et duc de Normandie, donne sur son lit de mort en 1087 le fief de Vains à l'abbaye bénédictine Saint-Étienne de Caen.

Au XIe siècle, les religieux y établissent un prieuré en granite et schiste, composé d'un manoir et d'une chapelle. À cette même époque, les bénédictins de Foggia fondent l'abbaye San Leonardo de Siponto, dernière étape avant la rencontre sur le mont Gargano avec l'archange saint Michel, Monte Sant'Angelo, situé dans le nord-est des Pouilles. Ces bénédictins sont venus de Normandie lors de la conquête normande de l'Italie et de la Sicile par Robert Guiscard.

Lors de la commende en 1603, stipulant que les abbés monastiques sont nommés par le roi, le prieuré est victime de cette nouvelle gouvernance et le prieur est rappelé à Caen. Un fermier, frère convers, s'occupe de l'entretien des lieux et de valoriser le domaine. Une partie des bâtiments est négligée. De la cour carrée, beaucoup de bâtiments ont disparu.

En 1652, conséquence d'un procès contre le monastère de Saint-Étienne de Caen, le prieur devient indépendant et réside à Paris.

De 1673 à la Révolution française, les fermiers eurent en gestion le prieuré.

Pendant la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national à un particulier qui le transforme en ferme. L'église est transformée au XIXe siècle en maison d'habitation et la nef en grange.

En , la chapelle est classée monument historique, le mur d'enceinte et l'enclos sont inscrits[1].

À partir des années 1980, des travaux de restauration sont entrepris. La chapelle est intégralement restaurée et la grange redevient un logis.

Architecture

Il possède un clocher roman carré au toit en bâtière, avec une corniche à modillons. Le prieuré est délimité par une enceinte. Lors de la transformation en ferme, on y ajoute des fenêtres rectangulaires, une cheminée sur le clocher puis un escalier extérieur en pierre pour y monter.

Notes et références

Liens externes

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