Pula

Pula (en italien Pola, en slovène Pulj) est une ville et une municipalité située en Istrie, dans le comitat d'Istrie, en Croatie.

Pour les articles homonymes, voir Pula (homonymie) et Pola.

Pula
(it) Pola

Héraldique

Drapeau

Vue aérienne de Pula.
Administration
Pays Croatie
Comitat Istrie
Maire
Mandat
Boris Miletić[1] IDS
2009-2013
Code postal 52100
Indicatif téléphonique international +(385)
Indicatif téléphonique local (0) 52
Démographie
Population municipalité 58 594 hab. (2001)
Densité 837 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 54″ nord, 13° 50′ 25″ est
Altitude m
Superficie municipalité 7 000 ha = 70 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Europe
Pula
Géolocalisation sur la carte : Croatie
Pula
Géolocalisation sur la carte : Croatie
Pula
Liens
Site web http://www.pula.hr
    La Porte d'or de Pula.

    Au recensement de 2001, la municipalité comptait 58 594 habitants[2], dont 71,65 % de Croates, 5,83 % de Serbes et 4,82 % d'Italiens ; 8,28 % ds habitants n'ont pas indiqué d'affiliation ethnique[3].

    Il s'agit d’une commune bilingue croate/italien[4]. Pula est la seule localité de la municipalité.

    Histoire

    Les dreadnoughts austro-hongrois à Pola en 1915.
    La division de la Vénétie julienne entre juin 1945 et septembre 1947 : en lilas, la zone A (occupation américano-britannique, administration civile italienne) ; en vert, la zone B (occupation et administration civile yougoslaves) ; en rouge, la « ligne Morgan » qui les séparait ; le territoire libre de Trieste en surimpression jaune ; et la frontière de 1954 en bleu (par laquelle Pula devient yougoslave), officialisée au traité d'Osimo.

    L’histoire de la ville de Pula remonte à près de 3 000 ans. Une légende locale place le mythe des Argonautes, en quête de la Toison d'or, non pas en mer Noire, mais en mer Adriatique, et en fait les fondateurs de Polis, la future Pula. En fait, il y a bien eu une colonisation grecque dans les environs, sur l’île de Cres (Chersos en grec) où ils fondèrent la colonie d’Apsoris.

    Un des plus importants édifices de la ville est l’amphithéâtre romain de Pula, arena en latin. On trouve également dans l’ancienne ville romaine de Pola un Temple d'Auguste, l’ancien capitole du forum (transformé en palais communal), un arc de triomphe, un mur d’enceinte en ruines et les restes (dont la façade) de deux théâtres antiques.

    Des fouilles récentes ont permis de mettre au jour les fondations de différents quartiers romains, les travaux sont encore en cours (2006).

    Peu d’endroits en Méditerranée regroupent autant d’architectures différentes dans un si petit espace. Les temples romains y défient les palaces baroques, les églises chrétiennes font face aux villas viennoises, et des pans de murs médiévaux voisinent avec des édifices remontant à l’Antiquité.

    Après avoir appartenu au thème byzantin de Dalmatie, Pola devient possession vénitienne au XIVe siècle. Fortifiée par l’ingénieur militaire français Antoine de Ville, la ville s'affirme au XIXe siècle comme la principale base navale de l’Autriche-Hongrie, et est renforcée en conséquence. Pola abritait un observatoire astronomique et le service hydrographique de la marine austro-hongroise. La ville est multiculturelle : il y a une majorité d’Italiens ainsi qu'une forte présence d'Autrichiens, de Slaves et d'autres nationalités dans la ville et ses environs.

    À l’issue de la Première Guerre mondiale, les troupes italiennes occupent Pola, annexée à l'Italie comme le reste de l’Istrie.

    Après la Seconde Guerre mondiale, en mai 1945, la ville fut prise par les troupes yougoslaves, puis, en 1954, fut intégrée à la Yougoslavie (sous le nom de « Pula ») comme l’était déjà le reste de la péninsule istrienne depuis 1947. En 1947, en l'espace de quelques mois, 28 058 Italiens sur une population d'environ 31 000 quittèrent alors la ville pour échapper aux massacres des foibe et choisirent la voie de l'exil. Les maisons et les propriétés des Italiens exilés furent aussitôt occupées par des citoyens yougoslaves que le régime de Tito fit arriver du reste du pays. La cession de la ville fut entérinée par le traité d'Osimo de 1975.

    Transport et tourisme

    L'amphithéâtre romain de Pula-Pola.

    Pula est l'arrivée de la piste cyclable EuroVelo 9 qui part de Gdansk sur la mer Baltique et passe par la Pologne, la République tchèque, l'Autriche, la Slovénie et la Croatie.

    Pula dispose d'un petit aéroport international exploité par diverses compagnies lowcost (Ryanair, etc.) et la compagnie nationale Croatia Airlines, mais la plupart des liaisons aériennes se font par Trieste ou Zagreb.

    En 1870, c'est à Pula que fut créé le premier musée de la marine du monde en Autriche.

    C'est sur les îles au large de Pula que l'intelligentsia yougoslave résidait en été, de même que le maréchal Tito, dont la résidence a été ouverte au public en 2005.

    Pula possède un festival de cinéma international, le Festival du film de Pula.

    Maire

    Liste des maires (gradonačelnik) de Pula-Pola
    Législature Nom Parti(s) Note
    2005-2009 Boris Miletić IDS
    2009-2013 Boris Miletić IDS-SDP [5]

    Galerie d'images

    Jumelage

    La ville de Pula est jumelée avec[6] :

    La ville de Pula entretient des collaborations avec[8] :

    Langues

    La langue parlée par une très grande majorité des habitants est le croate, en particulier sous la forme čakavienne (parler ikavien).

    De plus, une majorité des habitants parle italien, et l'activité touristique de la ville fait que de plus en plus de personnes parlent allemand et anglais.

    La signalisation routière est bilingue, normalement affichée en double forme croate et italienne.

    Monuments

    Personnages célèbres

    Notes et références

    1. (hr) Gouvernement de Croatie, « Adresse et contact de la ville », sur vlada.hr (consulté le 17 octobre 2008)
    2. (en) « Population by sex and age by settlements, census 2001 », sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques (consulté le 7 juillet 2008)
    3. (en) Recensement de 2001 : « Population by ethnicity, by towns/municipalities, census 2001 », sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques (consulté le 7 juillet 2008)
    4. (hr)(it) Le site official, voir aussi (en) la liste de villes et des municipalités dans le comitat d'Istrie (réf. (hr) [PDF]) et la liste (hr)(it) narodne-novine (réf. (hr) le texte intégrale de la loi du 13 juillet 2006)
    5. Gouvernement de Croatie, « ŽUPANIJSKA SKUPŠTINA ISTARSKE ŽUPANIJE », sur www.izbori.hr, (consulté le 16 juin 2009)
    6. gemellate
    7. « Villes jumelées sur le site de la ville de Graz » (consulté le 27 avril 2016)
    8. gemellate e altre forme di collaborazione

    Voir aussi

    Articles connexes

    • Ville de Croatie

    Liens externes

    • Portail de la Croatie
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