Rédené

Rédené [ʁedene] (en breton Redene) est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne. Son nom est Redene en breton.

Rédéné redirige ici.

Rédené
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimperlé
Intercommunalité Pays de Quimperlé
Maire
Mandat
Jean Lomenech
2014-2020
Code postal 29300
Code commune 29234
Démographie
Gentilé Rédénois[1]
Population
municipale
2 908 hab. (2017 )
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ nord, 3° 28′ ouest
Altitude Min. 4 m
Max. 81 m
Superficie 24,49 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Rédené
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Rédené
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Rédené
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Rédené
Liens
Site web redene.com

    Géographie

    Localisation

    Rédené est une commune périurbaine du département du Finistère située à la périphérie de la ville de Quimperlé. Le chef-lieu est distant de 7 km de la ville de Quimperlé, située à l'Ouest-Nord-Ouest. La commune est située à 443 km au sud-ouest de Paris, à 137 km au sud-ouest de Rennes, à 158 km à l'ouest de Nantes et à 14 km au nord-ouest de Lorient.

    La commune compte 2 743 habitants et fait partie du canton de Quimperlé. Avant 2015 elle faisait partie du canton d'Arzano. Elle appartient à la Communauté de communes du Pays de Quimperlé.

    Géographie physique

    Le cours de l'Ellé sert de limite physique au nord avec la commune voisine de Tréméven. La commune est par ailleurs traversée par le Scave, un affluent du Scorff. Au nord de la commune, aux abords de l'Ellé, s'étend le bois de Rosgrand, un site naturel aménagé qui offre de magnifiques points de vue sur la rivière. Le site est escarpée et on peut s'y adonner à la pratique de l'escalade. Le bois a servi de repaire aux maquisards pendant la seconde guerre mondiale.

    Climat

    Climat littoral (océanique), il est doux en hiver et relativement tempéré durant l'été. En effet, rares sont les journées de gelée en hiver et les températures atteignent rarement plus de 30 degrés Celsius pour la saison estivale. Les précipitations sont assez abondantes toute l'année, les mois de décembre et de janvier étant les plus arrosés. Du fait de la proximité de l'océan, l'ensoleillement annuel est supérieur à 1 870 heures.

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    La présence de monuments mégalithes confirme le peuplement du pays de Lorient à partir de 3 000 ans av. J.-C. Des vestiges de voies romaines reliant Vannes à Quimper confirment l’occupation des Gallo-romains.

    Moyen Âge

    Attestée comme paroisse depuis le XIe siècle, Rédené appartenait alors à l’importante seigneurie du Kemenet-Heboe. Celle-ci est découpée au XIIIe siècle, et la paroisse devient partie prenante de celle de La Roche-Moisan. En 1070, Mainguy de Porhoët, évêque de Vannes, donna aux religieux de Sainte-Croix de Quimperlé les dîmes qu'il possédait dans cette paroisse[2].

    En juillet 1342, dans une lande au lieu-dit Roscaquen, les mercenaires espagnols de Louis d'Espagne épaulé par des arbalétriers génois livrèrent bataille aux hommes de Gauthier de Mauny, fidèle soutien de Jeanne la Flamme. Bien que les Hispano-génois fussent en supériorité numérique avec 6000 hommes de troupe contre seulement 3000 dans le camp des Anglo-bretons, ils furent battus par ces derniers. Dans les rangs des Anglo-bretons, composés de fantassins et d'archers, combattaient notamment Amaury de Clisson, Yves de Trésiguidy, Guillaume de Cadoudal, les frères Henri et Olivier de Spinefort. Les archers anglais, dont la cadence de tir était bien supérieur à celle des arbalétriers génois, firent en particulier de nombreuses victimes dans le camp adverse. Louis d'Espagne parvint à se sauver avec environ 300 hommes, seuls débris de son armée. Il réussit à regagner le rivage où ses troupes avaient débarqué pour regagner la mer et rejoindre la ville de Redon[2]. Le souvenir de cette bataille est conservé dans le nom du lieu où celle-ci s'est déroulé. En effet le toponyme breton Roscaquen signifie le tertre aux casques en français, sans doute en raison des nombreux morts qui jonchaient le sol.

    Le XVe siècle

    Les maisons nobles qui existaient à Rédené en 1440 étaient : le manoir de Rosangrat ou Rosgrand à Louis du Tertre, La Villeneuve à Jean Le Bourhis, Limiziec à Charles de Kerhiec, le manoir du Plessis au sieur de Quimerch, le manoir de Prateusmonter à Jean de Kerneau, le manoir de Kerdoharn à Jean de Renerven et le manoir de Benerven à Robin Le Digoedec[2].

    Le XVIIIe siècle

    En 1759 la paroisse de Rédené devait chaque année fournir 25 hommes pour servir de garde-côtes[3].

    Le géographe Jean-Baptiste Ogée donne une population de 2000 communiants pour la paroisse de Rédené, y compris sa trêve de Saint-David.

    Révolution

    En 1790, la paroisse appartenant jusque-là au pays vannetais est incluse dans le département du Finistère. Arzano, Guilligomarc'h et Rédené sont les trois paroisses du diocèse de Vannes, donc parlant le vannetais, rattachées au département du Finistère.

    En août 1791, le territoire de Rédené est amputé de l’importante trêve de Saint-David, rattachée à Quimperlé. La population diminue alors de moitié. Cette même année, l’église perd son statut de paroisse et dépend alors de Quimperlé. Rédené prend majoritairement le parti de la contre-révolution[4].

    Le XIXe siècle

    L'économie demeure longtemps principalement rurale et la population augmente lentement dans le courant du XIXe siècle.

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Le , Troadec, curé de Rédené, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements[5] sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[6]. Pourtant cette même année 1903, le dit curé écrit : « Étant donné la difficulté que nous autres, fidèles du Finistère, nous avons à parler le vannetais qui est l'idiome exclusif de cette paroisse, nous ne pouvons, mon vicaire et moi, que favoriser l'extension du français »[7].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Rédené porte les noms de 53 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[8].

    L'Entre-Deux-Guerres

    La Première Guerre mondiale marque une chute du niveau de la population amplifié par l’exode rural.

    La Seconde Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Rédené porte les noms de dix-sept personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[9].

    Par ailleurs, Auguste Robic, né le à Rédené, maquisard de la 2e compagnie FFI du capitaine Mercier, fut tué à l'ennemi le à la Croix de Lanveur en Kernével[10].

    Le château de Rosgrand, propriété de la famille de André Coquebert de Neuville, accueillit de nombreux résistants. Le 26 juillet 1944, le château est encerclé par les allemands mais les maquisards parviennent à s'enfuir. André trouve refuge dans une grotte du bois de Rosgrand. Quelques jours plus tard il décide de retourner au château pour récupérer le matériel radio et des armes mais il est abattu par une rafale de mitraillette dans le bois.

    L'après-Seconde-Guerre-mondiale

    Un soldat (Étienne Cruguel[11]) originaire de Rédené est mort pendant la Guerre d'Indochine et un autre (Vincent Le Berre) pendant la Guerre d'Algérie. Après avoir perdu des habitants, Rédené est redevenu attractive à partir de 1968 grâce à une modernisation entreprise dans les années 1960. De nouveaux résidents s’installent. Rédené séduit une population provenant du sud Finistère comme de la région lorientaise. Ainsi le gain de population est de 1855 habitants entre 1968 et 2017, soit presque un triplement du nombre d'habitants.

    Toponymie

    L'origine du nom Rédené est obscur. Il pourrait provenir du breton « raden » qui signifie « fougère » ou du celtique « red » qui signifie « gué ».

    On rencontre les appellations suivantes : Redene (en 1066-1081), Redenne (en 1382), Redené (en 1793 et en 1801).

    À signaler que l'orthographe officielle est Rédené cependant la population locale et de nombreuses autres sources (site municipal officiel, panneaux de signalisation routière, almanach des postes...) ont pour habitude d'orthographier le nom de la commune en Rédéné.

    Politique et administration

    La mairie.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1904 1919 Yves Le Brisse    
    1919 1926... Louis-Joseph Michel Rép.G  
    ... ... Joseph-Marie Portier    
    1947 1952 Jean-Louis Le Goff    
    1969 1971 François Le Roux    
    1977 1989 Michel Balanant DVD  
    1989 en cours Jean Lomenech DVD Agriculteur - Ancien conseiller général
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

    En 2017, la commune comptait 2 908 habitants[Note 1], en augmentation de 0,59 % par rapport à 2012 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 6002 7301 0511 1821 2951 2851 2891 3391 402
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 3081 3381 3691 3691 4791 4941 5711 5581 545
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 5471 6011 6351 6061 5591 5151 4931 4311 158
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    1 0341 0531 7592 1122 3832 3132 6372 6842 891
    2017 - - - - - - - -
    2 908--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2016, on recensait 1 477 hommes et 1 424 femmes à Rédené. La population de la commune était relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge égal ou supérieur à 60 ans était de 24,0 % contre 28,7 % dans le Finistère et 25,2% en France. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était la suivante :

    • 50,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 22,1 %) ;
    • 49,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 26,1 %).
    Pyramide des âges en nombre d'individus à Rédené en 2016 [16].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    5 
    90 ou plus
    12 
    78 
    75 à 90
    106 
    243 
    60 à 74
    253 
    313 
    45 à 59
    290 
    324 
    30 à 44
    292 
    191 
    15 à 29
    184 
    323 
    0 à 14
    288 

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Rédené et dans l'ensemble du Finistère en 2016 sont présentés ci-dessous.

    Revenus des ménages à Rédené (29) en 2016.
    Rédené[17] Finistère[18]
    Nombre de ménages fiscaux1 138406 470
    Nombre de personnes dans les ménages fiscaux2 966889 922
    Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros)21 71020 701
    Part des ménages fiscaux imposés54,0 %49,0 %

    Monuments

    L'église Notre-Dame-de-Lorette, restaurée en 1904-1905 par Charles Chaussepied.
    • L'église Notre-Dame-de-Lorette.
    • La chapelle Sainte-Marguerite. Cet édifice rectangulaire du XVIe siècle, cantonné de quatre contreforts d'angle, semble avoir été commandité, peu après 1500, par les Caric, seigneurs voisins du manoir de la Porte. Décorée de fleurs de lis au chevet et de deux angelots sur la porte latérale, la petite sacristie est un ajout du début du XXe siècle. Percée par un obus en septembre 1944, la chapelle est rapidement restaurée. Un pardon y est célébré le deuxième dimanche de juillet.
    • La chapelle de Rosgrand. La chapelle de Rosgrand dite de la Mère de Dieu est située dans un enclos attenant à l’ensemble de la propriété de Rosgrand. Cette chapelle funéraire fut construite en 1766 pour Simon Joly, sénéchal de Quimperlé et propriétaire du domaine de Rosgrand, avec des éléments provenant de différents édifices ruinés du secteur. Voulu comme mausolée familial et musée, l’édifice, béni en 1781, possède de nombreux remplois de qualité (porte du XVIe siècle, armoiries). La chapelle est une construction en schiste et granite avec moellons et enduit partiel. La toiture est à longs pans et recouverte d’ardoises. De plan rectangulaire, la chapelle a subi des modifications depuis sa création, notamment sur le clocher : à l’Est le rajout d’une sacristie et d’une tour carrée (vers 1900) enfermant un escalier tournant donne accès à l’ancienne chambre de cloche. La flèche surmontant la tour a disparu. La partie ouest de la chapelle est en partie semi enterrée et sert de caveau. Le mur latéral est percé d’un “portail antique”. L’enclos possède des piliers monumentaux coiffés des statues et d’armoiries sculptées.

    Événements

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. gentilé d'après le portail géographique de la Bretagne
    2. continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne,tome 2, 1845 page 436
    3. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne...", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f6.image.r=Pleuven?rk=107296;4
    4. http://fr.topic-topos.com/redene
    5. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l'État
    6. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR
    7. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
    8. Memorialgenweb.org - Rédené : monument aux morts
    9. Memorialgenweb.org - Rédené : les morts de 1939-1945
    10. Memorialgenweb.org - Auguste ROBIC
    11. Étienne Cruguel, né le à Guilligomarc'h, caporal-chef au 31e bataillon du génie, mort en captivité en septembre 1954 à Ðiện Biên Phủ
    12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    16. « Population par sexe et âge à Rédené en 2016 » (consulté le 1er février 2020).
    17. « Chiffres clés - Revenus et pauvreté des ménages en 2016 à Rédené » (consulté le 1er février 2020).
    18. « Chiffres clés - Revenus et pauvreté des ménages en 2016 dans le Finistère » (consulté le 1er janvier 2020).

    Voir aussi

    Article connexe

    Liens externes

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