Ramiro de Maeztu

Ramiro de Maeztu, né le à Vitoria-Gasteiz[1],[2] et mort le à Madrid, est un écrivain espagnol. Il est fusillé pendant la guerre d'Espagne.

Ramiro de Maeztu
Photographié par Indalecio Ojanguren (1934)
Fonctions
Député aux Cortes républicaines (d)
Guipuscoa (d)
-
Député aux Cortes républicaines (d)
Guipuscoa (d)
-
Ambassadeur de l'Espagne en Argentine (d)
-
Antonio de Zayas (en)
Membre de l'assemblée nationale consultative (d)
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
, ou
Aravaca (d)
Nom de naissance
Ramiro de Maeztu y Whitney
Pseudonymes
Rotuney
Cualquiera
Van Poel Krupp
Nationalité
Activités
Fratrie
Gustavo de Maeztu (d)
María de Maeztu (en)
Enfant
Juan Manuel de Maeztu y Hill (d)
Autres informations
Religion
Partis politiques
Renovación Española (en)
Union patriotique espagnole (en) (depuis )
Membre de
Académie royale espagnole
Acción Española (en)
Académie royale des sciences morales et politiques
Sociedad de Amigos de Portugal (d) ()
Œuvres principales
Hacia otra España (d)

Biographie

Critique et polémiste, Ramiro de Maeztu appartient à la génération de 98, mais son orientation politique évolue de révolutionnaire à ses débuts à nationaliste et réactionnaire par la suite[3].

Ramiro de Maeztu appartient à la même mouvance littéraire qu'Azorín. Critique et polémiste, il a recours à l'appel politique, d'abord révolutionnaire ardent, puis nationaliste et réactionnaire.

Il collabore entre 1903 et 1904 à la revue littéraire Alma Española[4],[5],[6].

Il commence par vouloir « européaniser » et « angliciser » le pays (Vers une autre Espagne). Il est également l'auteur de La Crise de l'humanisme (1919), Don Quichotte, Don Juan et la Célestine (1926) et de Défense de l'hispanité (1934).

Élu député du Guipuscoa au premier parlement de la Seconde République espagnole en 1933 au sein du parti Renovación Española, il manifeste son opposition au régime. Il est arrêté au début du conflit par des milices républicaines et incarcéré le 30 juillet 1936 dans la prison pour femmes de Ventas. Il est fusillé dans le cimetière d'Aravaca trois mois plus tard.

Il a vécu jusqu'à sa mort dans la "Calle 13 Espalter à Madrid " où la Mairie de Madrid a placé une plaque pour honorer sa mémoire.[7]

Citations

« Le diable est diable parce qu'il se croit bon[8]. »

« Vous ne savez pas pourquoi vous me tuez ; je sais, moi, pourquoi je meurs[9]. »

Œuvre

Théâtre
  • El sindicato de las esmeraldas. (1897-1910)
Romans
  • La guerra del Transvaal ( 1899)
Essais
  • Hacia otra España (1899).
  • Inglaterra en armas. Una visita al frente, illustré par Francisco Sancha Lengo, (1916).
  • Don Quijote, don Juan y La Celestina (1929)
  • La crisis del humanismo, 1919
  • Defensa del espíritu. ( 1958)
  • Defensa de la Hispanidad (1934).
  • La brevedad de la vida en la poesía lírica española (1935).
  • Authority, Liberty and Function in the Light of the War (1916)

Notes et références

  1. González Cuevas, Pedro Carlos., Maeztu : biografía de un nacionalista español, Marcial Pons, (ISBN 9788495379658, OCLC 53918423, lire en ligne)
  2. De nombreuses sources, à l'exemple de la notice biographique de la BNF, indique une naissance le 4 mai 1875
  3. « Ramiro de Maeztu : définition de Ramiro de Maeztu et synonymes de Ramiro de Maeztu (français) », sur dictionnaire.sensagent.leparisien.fr (consulté le 1er avril 2019).
  4. (es) Ramiro de Maeztu, « Ante las fiestas del Quijote », Alma Española, Madrid, no 6, , p. 2-4 (lire en ligne)
  5. (es) Ramiro de Maeztu, « Nozaleda y Rizal », Alma Española, Madrid, no 10, , p. 11-12 (lire en ligne)
  6. (es) Ramiro de Maeztu, « Juventud menguante - Autobiografías », Alma Española, Madrid, no 12, , p. 14-16 (lire en ligne)
  7. « MEMORIA DE MADRID », sur www.memoriademadrid.es (consulté le 1er avril 2019).
  8. « Citation de Ramiro de Maeztu », sur Citation Célèbre (consulté le 5 avril 2019).
  9. Frère ANICETO JOAQUIN, Nos martyrs, , 158 p. (lire en ligne), p. 97.

Liens externes

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