Roi Glass

Le roi Glass[1], dont le véritable nom est R’Ogouarowe[2],[3], mort le [4], a été au milieu du XIXe siècle le chef des Agekaza d’Olamba[note 1] au Gabon, installés dans l’estuaire du Komo. Il était le plus prestigieux de tous les mpongwè de son époque. Il est connu pour s’être opposé aux tentatives des Français d'instaurer un monopole commercial dans l’estuaire du Gabon[7].

Route de Glass à Libreville, vers 1905.

Dans les années 1820-1840, Glass accueille des missionnaires anglais[2]. En , la première mission protestante américaine est fondée sur ses terres[2],[3]. Jusqu'en , le nombre de commerçants britanniques, américains et allemands qui s'y installent augmente[2].

La résistance que Glass opposa aux représentants de la France n’était pas une opposition armée[7].

Il devait son prestige principalement à l'importance de son village dans le commerce avec les Européens[7]. Le , il signa un traité dit de protectorat et de commerce avec le lieutenant de vaisseau Darricau, baron de Traverse, capitaine de l'Éperlan, et Amouroux, capitaine au long cours, commandant le brick l'Ossian[8]. C’est après la signature de ce traité qu'il perdit progressivement de son influence.

Notes et références

Notes

  1. Olamba est identifié à l’actuel Olamba-Oloungou, ou Olamb’Olungu [« le vieil Olamba »], un ancien village, depuis longtemps abandonné, et sur l’emplacement duquel est aujourd’hui situé Lalala, un quartier de Libreville[5],[6].

Références

  1. Lucien Blaise Ndjoyi, « Glass le roi rebelle : le combat d'un chef mpongwè pour la liberté du commerce dans l'estuaire du Gabon (1839-1848) », Itineris Plus, vol. 8, no 6, , p. 1-17 (lire en ligne, consulté le 5 juin 2016).
  2. Liz Alden Wily (avec la contribution de Nathalie Faure), Les droits fonciers au Gabon : faire face au passé, et au présent, Bruxelles et Moreton in Marsh, FERN, , 168 p., 29 cm (ISBN 1-906607-22-2 et 978-1-906607-22-7, OCLC 832569844, lire en ligne).
  3. (en) Amy McKenna, The history of Central and Eastern Africa, New York, Britannica Educational Pub. (en association avec Rosen Educational Services), coll. « Britannica guide to Africa », 2011 [1re éd.], XV-205 p., 24 cm (ISBN 1-61530-322-7 et 978-1-61530-396-0, OCLC 643323253), p. 61 [lire en ligne (page consultée le 7 juin 2016)].
  4. Hubert Deschamps, « Quinze ans de Gabon (Les débuts de l'établissement français, 1839-1853) », Revue française d'histoire d'outre-mer, t. 50, nos 180-181, , p. 283-345 (DOI 10.3406/outre.1963.1380, lire en ligne, consulté le 5 juin 2016).
  5. (en) Henry H. Bucher Jr., « The settlement of the Mpongwe clans in the Gabon estuary : an historical synthesis », Revue française d'histoire d'outre-mer, t. 64, no 235, , p. 149-175 (p. 171, note 31) (lire en ligne, consulté le 6 juin 2016).
  6. Groupe d'experts des Nations Unies pour les noms géographiques, « La terminologie toponymique du Gabon » [PDF], Vienne, 28 mars 2006-4 avril 2006 (consulté le 6 juin 2016).
  7. Yates et Gardinier 2006, p. 157-158.
  8. « Convention passée avec le roi Glass (28 mars 1844) », sur anom.archivesnationales.culture.gouv.fr, Archives nationales d'outre-mer, (consulté le 6 juin 2016).

Bibliographie

  • (en) Douglas A. Yates et David E. Gardinier, Historical Dictionary of Gabon, Lanham, Scarecrow Press, , 3e éd. (ISBN 9780810849181)

Articles connexes

  • Portail du Gabon
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.