Román Escolano

Román Escolano Olivares, né le à Saragosse, est un homme politique espagnol proche du Parti populaire (PP).

Román Escolano

Román Escolano en 2018.
Fonctions
Ministre espagnol de l'Économie, de l'Industrie et de la Compétitivité

(2 mois et 30 jours)
Président du gouvernement Mariano Rajoy
Gouvernement Rajoy II
Prédécesseur Luis de Guindos
Successeur Nadia Calviño (Économie)
Reyes Maroto (Industrie)
Pedro Duque (Innovation)
Vice-président de la Banque européenne d'investissement

(3 ans, 5 mois et 5 jours)
Président Werner Hoyer
Prédécesseur Magdalena Álvarez
Successeur Emma Navarro
Biographie
Nom de naissance Román Escolano Olivares
Date de naissance
Lieu de naissance Saragosse (Espagne)
Nationalité Espagnol
Parti politique Indépendant
Diplômé de université autonome de Madrid
Profession Économiste de l'État

Ministres de l'Économie d'Espagne

Diplômé en sciences économiques de l'université autonome de Madrid, il est technicien commercial et économiste de l'État. Il est le conseiller économique de José María Aznar de à , puis il rejoint le secteur bancaire. Il devient président de l'Institut du crédit officiel en et vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI) deux ans après.

En , il est choisi par Mariano Rajoy comme nouveau ministre de l'Économie après la désignation de Luis de Guindos comme vice-président de la Banque centrale européenne (BCE).

Biographie

Origines

Román Escolano Olivares est né à Saragosse le [1]. Il est le fils de Román Escolano, employé de la banque saragossane Ibercaja, et Carmen Olivares, professeure d'anglais. Ses parents étaient de grands amateurs d'art, notamment la gravure, et ont donné une partie de leur collection au gouvernement régional d'Aragon[2].

Formation

Il est diplômé en sciences économiques et de l'entreprise à l'université autonome de Madrid (UAM) en 1988[3], puis a suivi un programme en haute direction des entreprises à l'IESE Business School, rattaché à l'université de Navarre. Il accède ensuite par concours au corps supérieur de techniciens commerciaux et économistes de l'État en 1989[4].

Du cabinet d'Aznar à la BEI

Il est conseiller exécutif du secrétaire d'État aux Communautés européennes avant d'être nommé conseiller économique et commercial auprès de l'ambassade d'Espagne en Thaïlande. Proche du Parti populaire (PP)[5], il devient après conseiller au cabinet du ministre du Travail, puis au département des Affaires économiques et sociales de la présidence du gouvernement à partir de [1].

Il intègre en le conseil de l'Institut espagnol du commerce extérieur (ICEX) sur décision du ministre de l'Économie et des Finances[6].

Entre et , il est directeur du département de l'Économie du cabinet de la présidence du gouvernement et conseille alors le président du gouvernement José María Aznar[7]. Il est ensuite directeur des relations institutionnelles de la banque BBVA entre et [8]. En , il devient président de l'Institut du crédit officiel (ICO), un organisme placé sous l'autorité du ministère des Finances[9].

À la suite d'un accord avec le gouvernement portugais pour le proposer comme vice-président de la Banque européenne d'investissement, il prend ses fonctions en , succédant à Magdalena Álvarez[10].

Ministre espagnol de l'Économie

Au mois de , le gouvernement espagnol envisage de présenter la candidature du ministre de l'Économie Luis de Guindos au poste de vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Le nom d'Escolano est alors cité comme un candidat potentiel à sa succession, avec notamment le ministre de l'Énergie Álvaro Nadal, la ministre de l'Agriculture Isabel García Tejerina, le secrétaire d'État au Budget Alberto Nadal et le dirigeant d’Iberdrola Fernando Becker[11].

Le , Román Escolano participe à son premier conseil des ministres.

Le , le gouvernement espagnol publie un communiqué informant que Román Escolano sera le prochain ministre de l'Économie, de l'Industrie et de la Compétitivité en remplacement Guindos, effectivement élu vice-président de la BCE et qui soutenait sa désignation[12]. Son assermentation est prévue dès le lendemain, afin qu'il puisse participer le à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres[13]. Il est ainsi préféré à Becker, perçu comme le favori[8].

Parmi ses principales priorités se trouvent la présentation du projet de loi de finances pour , la privatisation de Bankia et la réforme des organismes de régulation des marchés[14].

Auditionné le par la commission de l'Économie du Congrès des députés, il affirme que « il y aura de la continuité, sans l'inertie du continuisme ». Il confirme son objectif de réformer les organes de régulation et supervision, notamment en divisant la Commission nationale des marchés et de la concurrence en deux entités distinctes, et en créant diverses autorités indépendantes pour contrôler les assurances, les fonds de pension, et protéger les épargnants. Il explique avoir l'intention de réviser l'ensemble des dispositifs de soutien financier aux entreprises pour identifier de possibles moyens d'en améliorer l'efficience, de développer la coordination et la complémentarité entre eux, et d'en faciliter l'accès aux petites et moyennes entreprises[15].

Le , alors que le Parti socialiste a déposé une motion de censure contre Mariano Rajoy, Escolano annonce la nomination Pablo Hernández de Cos au poste de gouverneur de la Banque d'Espagne. Tandis que le ministre de l'Économie salue la qualité professionnelle et la trajectoire « impeccable » du candidat retenu, l'opposition  qui reconnaît les mérites techniques d'Hernández de Cos  critique le maintien de cette désignation alors que l'exécutif pourrait chuter quelques jours plus tard[16].

Passage dans le privé

Lors de l'adoption de la motion de censure contre Rajoy le suivant, il siège au gouvernement depuis seulement 85 jours, ce qui fait de lui à cette époque l'un des plus brefs ministre de l'histoire démocratique, après José Luis García Ferrero en . Alors qu'il a renoncé à un traitement de 23 000 euros mensuels au sein de la BEI, il pourra recevoir pendant la durée équivalente à son passage au gouvernement une pension mensuelle de 4 900 euros[17].

Il devient trois mois plus tard professeur de macro-économie et de systèmes financiers au collège universitaire économique et financier (Cunef) de l'université complutense de Madrid (UCM)[18]. Au début du mois d', il reçoit le feu vert du bureau des conflits d'intérêt pour son recrutement par Ernst & Young en qualité de consultant extérieur[19].

Le , le président du Parti populaire Pablo Casado le recrute pour participer à son équipe de conseillers économiques dans la perspective des élections générales anticipées du . Ce groupe est chargé d'émettre des propositions dans le domaine de la fiscalité, des finances publiques ainsi que des mesures économiques qui seront intégrées au programme du parti, piloté par Andrea Levy[20].

Vie privée

Il est marié et père de trois enfants[1].

Distinctions et décorations

Notes et références

  1. (es) « Consejo de Ministros », El Mundo, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018).
  2. (es) Antonio Ruiz Valdivia, « 19 cosas que no sabías de Román Escolano », El Huffington Post, (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018).
  3. (en) « Spain Picks Euro Enthusiast to Help Push for Tighter Integration », Bloomberg.com, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018)
  4. (es) « El zaragozano Román Escolano sustituirá a Magdalena Álvarez en la vicepresidencia del BEI », El Periódico de Aragón, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018).
  5. (es) Yolanda González, « Román Escolano, nuevo ministro de Economía en sustitución de Guindos », infolibre.es, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018).
  6. (es) Espagne. « ORDEN de 26 de febrero de 1999 por la que se dispone el nombramiento de don Román Escolano Olivares como Consejero del Instituto Español de Comercio Exterior (ICEX). » [lire en ligne (page consultée le )]
  7. (es) « Muchos candidatos para el Ministerio de Economía si Guindos salta al BCE », El País, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018).
  8. (es) « Román Escolano, nuevo ministro de Economía en sustitución de Guindos », La Vanguardia, (lire en ligne, consulté le 8 mars 2018).
  9. (es) Jesús Martín, « Rajoy no moverá a ningún ministro », La Razón, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018).
  10. (es) Marialuz Vicondoa, « Román Escolano: “El interés del BEI es financiar a las pymes y a plazos largos” », Diario de Navarra, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018).
  11. (es) « Muchos candidatos para el Ministerio de Economía si Guindos salta al BCE », El País, (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018).
  12. (es) Carlos Segovia, « Román Escolano, el candidato de Guindos, elegido por Rajoy como nuevo ministro de Economía », El Mundo, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018).
  13. (es) « Román Escolano jurará o prometerá su cargo ante el Rey este jueves a las 18.30 horas », eldiario.es, (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018).
  14. (es) Pilar Blázquez, « Los retos de Román Escolano como nuevo Ministro de Economía », La Vanguardia, (lire en ligne, consulté le 8 mars 2018).
  15. (es) Íñigo de Barrón, « El nuevo ministro de Economía reformará los supervisores y los créditos a la investigación », El País, (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018).
  16. (es) Íñigo de Barrón, « La oposición critica que Rajoy nombre gobernador del Banco de España en plena moción de censura », El País, (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018).
  17. (es) Cristina Delgado, « Escolano ‘el breve’: el ministro con el mandato casi más corto de la Democracia », El País, (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018).
  18. (es) « Escolano recala en CUNEF tras su paso efímero como ministro de Economía », El Confidencial, (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018).
  19. (es) Álvaro Zarzalejos, « Escolano ficha por EY como asesor externo tras su salida de Economía », El Confidencial, (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018).
  20. (es) Juanma Lamet, « Pablo Casado recupera a Manuel Pizarro para su equipo económico », El Mundo, (lire en ligne, consulté le 22 février 2019).
  21. (es) « Grand-croix de l'ordre de Charles III. », sur boe.es, (consulté le 6 août 2018).
  22. (es) « Román Escolano, Président de l’Instituto de Crédito Oficial : Officier de l’Ordre National du Mérite. », sur es.ambafrance.org, (consulté le 24 avril 2018).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Biographie sur le site de transparence du gouvernement espagnol.
  • Portail de la politique en Espagne
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