Saint-Jean-d'Illac

Saint-Jean-d'Illac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Pour les articles homonymes, voir Saint-Jean.

Saint-Jean-d'Illac

Centre-ville et église.

Blason
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Mérignac-2
Intercommunalité Communauté de communes Jalle Eau Bourde
Maire
Mandat
Hervé Seyve
2014-2020
Code postal 33127
Code commune 33422
Démographie
Gentilé Illacais
Population
municipale
8 377 hab. (2017 )
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 38″ nord, 0° 46′ 57″ ouest
Altitude Min. 34 m
Max. 61 m
Superficie 120,57 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Saint-Jean-d'Illac
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Saint-Jean-d'Illac
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Jean-d'Illac
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Jean-d'Illac
Liens
Site web www.mairie-stjeandillac.fr

    Géographie

    Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine sur la Jalle de Blanquefort entre Mérignac et Lanton, dans les Landes de Bordeaux.

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes en sont Martignas-sur-Jalle au nord-nord-est, Mérignac au nord-est, Pessac à l'est, Cestas au sud-est, Marcheprime au sud, en quadripoint, Audenge au sud-est, Lanton à l'ouest, Le Temple à l'extrême nord-ouest et Saint-Médard-en-Jalles au nord-nord-ouest sur environ 900 mètres.

    Le quadripoint (point de la surface de la Terre qui touche quatre régions distinctes) est constitué entre les communes de Saint-Jean-d'Illac au nord, Cestas à l'est, Marcheprime au sud et Audenge à l'ouest.

    Communes limitrophes de Saint-Jean-d'Illac[1]
    Le Temple Saint-Médard-en-Jalles     Martignas-sur-Jalle Mérignac
    Lanton Pessac
    Audenge
     
                    (quadripoint)
    Marcheprime
    Cestas
     

    Voies de communication et transports

    Réseau routier

    La commune est accessible par la sortie no 12 de la rocade bordelaise. La ville est traversée par la route départementale 106 (Axe Bordeaux-Lège-Cap-Ferret) et la départementale 211 (Axe Martignas-sur-Jalle-Saucats). Ces deux routes principales se croisant au niveau du rond-point de l'église.

    Lignes de bus

    601Gare de Bordeaux-Saint-Jean ou Bordeaux-Quinconces ⇔ Saint-Jean-d'Illac-Le Las ou Lège-Cap-Ferret-Salle des Sports ou Lège-Cap-Ferret-La Pointe[4].

    Toponymie

    « Sanctus Johannes d’Oilhac » ou « Sancti Johannis d’Illac »[5] est l’origine de ce qui devait donner le nom de Saint-Jean-d’Illac, de façon officielle le 3 novembre 1938 après avoir, selon le bulletin des Lois de 1801, porté le simple nom d'Illac[6].

    En occitan gascon, le nom de la commune est Sent Joan d'Ilhac, mais est souvent appelé familièrement Ilhac.

    Histoire

    Les premiers Illacais habitaient le quartier de Boulac, et, en 1295, la juridiction de Bordeaux cite comme limite le Pas Bougès, lieu-dit situé au niveau de la Jalle du Cerne.

    La maison d’Illac est apparue au XIIe siècle, et s’est éteinte au début du XIVe siècle. Les seigneurs connus sont Arnaud d’Illac, chanoine de Saint-Seurin, et la marquise d’Illac probablement mariée à Raymond de Got, et mère de Bertrand qui devint le pape Clément V.

    À la Révolution, les terres ayant appartenu aux nobles émigrés furent confisquées et données à la commune. Lorsque Napoléon III obligea à les ensemencer par une loi de 1857, la commune ne fit pas ce choix. Saint-Jean-d’Illac possédait 5 373 ha de communaux qui étaient des espaces infinis que partageaient autrefois avec les animaux sauvages les pâtres et les bergers de la Lande, dont le maire, le curé et quelques notables seulement connaissaient les limites. Peut-être par faute de moyens, la commune les vendit aux particuliers pour la somme de 1 880 500 F.

    Après avoir été, jusqu’à la fin du XIXe siècle, un village où vivaient chichement des bergers et des paysans, Saint-Jean-d’Illac devient alors une commune forestière.

    À partir de 1925 la forêt devint productrice de revenus, notamment avec la récolte de la résine[7].

    À partir du , pendant plus de trois jours, un important feu de forêt a lieu sur la commune ; plus de 500 hectares sont brûlés[8].

    Caserne des pompiers construite dans les années 1950[9].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    À la suite du décès du maire Pierre Favre, le 12 mai 2007, au cours de son quatrième mandat, Hervé Seyve a été élu par le conseil municipal en qualité de maire intérimaire, le 23 mai 2007.

    L'élection municipale de mars 2008 a été gagnée par Hervé Seyve par 1 633 voix contre 1 622 voix pour Jacques Fergeau, soit 11 voix d'avance[10].

    Un recours devant le tribunal administratif de Bordeaux a amené celui-ci à annuler l'élection de mars 2008 et une élection municipale partielle a eu lieu les 7 et 14 décembre 2008 donnant la liste menée par Jacques Fergeau gagnante avec 1 419 voix contre 1 400 voix pour la liste d'Hervé Seyve, soit 19 voix d'avance.

    L'élection municipale de mars 2014 a donné Hervé Seyve gagnant avec 1 788 voix contre 1 736 voix pour Jacques Fergeau, soit 52 voix d'avance[11].

    Liste des maires

    La mairie.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    octobre 1947 mars 1977 Réné Querandeau    
    mars 1977 mars 1983 Pierre Guillem    
    mars 1983 mai 2007 † Pierre Favre UDF-PR puis UMP Député (1993-1997) - Conseiller général
    mai 2007 novembre 2008 Hervé Seyve UMP  
    décembre 2008 mars 2014 Jacques Fergeau PS Conseiller général
    mars 2014 En cours Hervé Seyve[12] UMP-LR Cadre supérieur

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    Les habitants sont appelés les Illacais[14].

    Avant la guerre de 1914-18, le village comptait environ 800 habitants ; en 1954, on n’en comptait plus que 687 et c’est à partir de 1968 avec environ 1 000 habitants, que Saint-Jean-d’Illac commença son essor démographique pour compter plus de 6 000 habitants.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

    En 2017, la commune comptait 8 377 habitants[Note 1], en augmentation de 17,01 % par rapport à 2012 (Gironde : +6,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    420397421443527462539527559
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    6446316452 799669703712776785
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    786824837739720639640602687
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    9121 0161 4982 5383 8795 2136 1046 8267 447
    2017 - - - - - - - -
    8 377--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[17].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[18] 1975[18] 1982[18] 1990[18] 1999[18] 2006[19] 2009[20] 2013[21]
    Rang de la commune dans le département 156 108 66 50 39 36 38 36
    Nombre de communes du département 548 543 543 542 542 542 542 542

    Enseignement

    L'école maternelle Paul-Cézanne en septembre 2015.

    La ville dispose de plusieurs équipements scolaires publiques dont trois écoles accueillant des classes maternelles (Maurice-Ravel, Paul-Cézanne et Jacques-Prévert) et trois écoles accueillant des classes élémentaires (Maurice-Ravel, Jean-Monnet et Jacques-Prévert)[22].

    Le secondaire est présent par le collège de l'Estey[23] qui a ouvert en septembre 2006.

    Sports

    Salle René-Quérandeau avant sa destruction en 2017.

    Les différents complexes sportifs :

    • le complexe Pierre-Favre qui accueille les équipes de volley-ball de la commune qui jouent au niveau national mais aussi d'importants tournois nationaux et internationaux de ce sport comme le tournoi de qualification européen au championnat du monde juniors de volley-ball[24] ;
    • le complexe Les Badines, situé sur la route de Bordeaux : deux courts de tennis couverts, deux courts extérieurs et deux courts de mini-tennis ;
    • la salle René-Quérandeau, située en centre ville (détruite en 2017[25]) ;
    • la plaine des sports André-Maleyran dispose de trois stades de football ;
    • un « city stade », situé à proximité de l’église ;
    • un skatepark, situé à proximité de l’église ;
    • un terrain de pétanque, situé à proximité de l’église.

    Médias

    En 2010, la commune de Saint-Jean-d'Illac a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[26].

    La mairie édite, tous les ans, un guide pratique sous forme de brochure disponible en mairie ainsi que sur son site internet, sous Calaméo[27].

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 45 365 €, ce qui plaçait Saint-Jean-d'Illac au 798e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[28].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Les armes de Saint-Jean-d'Illac se blasonnent ainsi :

    D'azur à la croix estrée d'or cantonnée au premier d'un agneau auréolé tenant une houlette en barre sur une terrasse herbée isolée, le tout d'argent, au second d'une pomme de pin renversée avec ses aiguilles aussi d'or, au troisième d'une tunique surmontée d'un casque de sapeur-pompier forestier du même et au quatrième de trois maisons couvertes aussi d'argent ouvertes de sable, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or armé et lampassé du champ.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Saint-Jean-d'Illac sur Géoportail, consulté le 24 juillet 2015.
    2. Saint-Jean-d'Illac sur Géoportail, consulté le 24 juillet 2015.
    3. « Le transport de proximité », sur mairie-stjeandillac.fr (consulté le 26 juillet 2015)
    4. « 601 - Bordeaux-Lège-Cap-Ferret », sur transgironde.gironde.fr (consulté le 26 juillet 2015)
    5. Saint Jean d'Illac, deux siècles d'histoire locale, 1990
    6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    7. Site officiel de la ville
    8. « Incendie en Gironde : bientôt 600 pompiers déployés », Le Monde, (consulté le 26 juillet 2015)
    9. « Centre des sapeurs-pompiers forestiers de Saint-Jean-d’Illac », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 17 septembre 2015)
    10. Résultats des élections municipales 2008 pour Saint-Jean-d'Illac, consulté le 7 juillet 2014.
    11. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 pour Saint-Jean-d'Illac, consulté le 7 juillet 2014.
    12. [PDF] « Élection du maire et des adjoints, feuille de proclamation » (consulté le 31 mars 2014)
    13. Jumelage
    14. Nom des habitants de Saint-Jean-d'Illac sur habitants.fr, consulté le 21 décembre 2011.
    15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    18. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    19. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    20. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    21. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    22. Les établissements scolaires sur saintjeandillac.fr
    23. Collège de l'Estey
    24. Les français qualifiés pour le Championnat du Monde Junior de Volley Ball, sur Sud Ouest.fr
    25. « Fin de partie pour la salle René Quérandeau », Sud Ouest, (consulté le 7 septembre 2017)
    26. [PDF] Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association, consulté le 19 décembre 2009.
    27. Édition 2014 du guide pratique de la commune.
    28. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 29 septembre 2017)
    29. Conseil régional d'Aquitaine, « Église Saint-Jean-Baptiste », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 26 juillet 2015)
    30. Conseil régional d'Aquitaine, « Courtiou de Saint-Jean-d’Illac », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 26 juillet 2015)
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