Saint-Julien-les-Villas

Saint-Julien-les-Villas est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est dans l'agglomération troyenne.

Pour les articles homonymes, voir Saint-Julien.

Saint-Julien-les-Villas
Administration
Pays France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Arrondissement de Troyes
Canton Troyes-4
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Jean-Michel Viart
2014-2020
Code postal 10800
Code commune 10343
Démographie
Gentilé Sancéens
Population
municipale
6 811 hab. (2017 )
Densité 1 295 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 20″ nord, 4° 05′ 54″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 118 m
Superficie 5,26 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Saint-Julien-les-Villas
Géolocalisation sur la carte : Aube
Saint-Julien-les-Villas
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Julien-les-Villas
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Julien-les-Villas

    Géographie

    Saint-Julien-les-Villas est une ville de l'agglomération troyenne située au sud de Troyes. Ses habitants se nomment Sancéens (Sancéennes), d'après l'ancien nom, Sancey, qui fut repris sous la Révolution.

    Topographie

    L'adjonction de Villa a été autorisée par le décret du 5 août 1919. Il s'appelait jadis Sancey, puis Saint-Julien-Sancey ; il fallait attendre de le XVIIe pour que la communauté ne soit plus qualifiée que par Saint-Julien[1].

    Sur un cadastre de 1827 apparaissait les écarts suivants : le Bas-du-Pont, la Borde, Breviande-Saint-Julien, la Burie, le Clos, les Cours, Cronsels (pour partie sur le territoire de la commune), le Déversoire, Gentilly, la Maison-Rousset, la Moline, Ormoy, la Pointe-de-la-Papeterie, la Renouillère, Rousset, le Petit-Saint-Julien, le Temple, les Trévois, les Vannes-Tranchines, Verdun.

    Histoire

    La seigneurie Saint-Julien, à droite l'église.

    La seigneurie de Sancey était au comte de Champagne qui l'a donné lors de sa création au chapitre Saint-Etienne de Troyes en 1157[2]. Les templiers de la commanderie de Troyes avaient une maison seigneuriale qui se situait à côté de l'église mais sur l'autre rive de la Seine[3] et qui correspondait à cette seigneurie[4]. Elle avait une cour fermée, un pigeonnier sur 34 arpents de terre. Il y avait aussi des moulins qui profitaient du déversoir Saint-Julien sur le cours de la Seine. Ces moulins furent ruinés par la guerre de Cent Ans[5]. Jean Le Ber, Le Bé, papetier troyen louait à perpétuité le moulin au commandeur Jacques Sarpe. Il obtint aussi le droit de relever le barrage à aiguilles sur la Seine du bailly Jean de Soissons, en effet le déversoir avait aussi une grande importance pour le régulation de la Seine pour Troyes et l'aval. En 1480 il y avait ainsi sept moulins, deux à papier, un à foulon, deux à blé et un dernier à foulon, le plus proche de l'église. Les sept enfants de Roline Le Bé fille de Jean et de son époux Nicolas Ludot. En 1602, les moulins à papier passaient l'un à Jean Gouault et l'autre à Guillaume Journée des mains des héritiers Nivelle. Le 12 novembre 1680, les moulins ruinés ne trouvant pas de locataires, ils sont vendus pour leurs matériaux ; ils ne seront plus relevés que pour la période de 1690 à 1706 par André Fariat. La maison du Temple de Sancey et le fief s'y rattachant furent dévolus aux hospitaliers en 1313 et demeurèrent un membre de la commanderie de Troyes[6]. En 1507 dans la succession de Nicolas Ludot est cité deux moulins à papier le moulin Le Lombard, deux moulins à blé, un moulin à écorces et un à fouler le drap.

    En 1789, le village dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection et du bailliage de Troyes.

    Héraldique

    Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

    de gueules aux trois roses d’argent, au chef du même chargé d’une fasce ondée d’azur.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    18961897Maurice Chadenet
    18971902Auguste Terrenoire
    19021927Henry Parmentier
    19271945Gustave Brunotte
    19451965Fernand Ganne
    19651989André Grimont
    19892000Francis Mielle
    20002001François Gilet
    20012005France Mielle
    2005 2008 Michel Tournemeule    
    2008 mars 2014 Daniel Picara[7]    
    mars 2014 En cours Jean-Michel Viart SE Ingénieur
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

    En 2017, la commune comptait 6 811 habitants[Note 1], en diminution de 1,22 % par rapport à 2012 (Aube : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    267288307325410471503506552
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    5756186067188279751 1731 2831 281
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 3261 3191 4311 5342 1442 8133 0502 9843 229
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    4 3795 1835 9265 8096 0276 4206 7006 7416 782
    2013 2017 - - - - - - -
    6 9046 811-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 21,3 %) ;
    • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 26,2 %).
    Pyramide des âges à Saint-Julien-les-Villas en 2007 en pourcentage[12]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,3 
    90  ans ou +
    0,9 
    6,6 
    75 à 89 ans
    10,9 
    14,4 
    60 à 74 ans
    14,4 
    22,4 
    45 à 59 ans
    22,1 
    19,0 
    30 à 44 ans
    19,6 
    18,3 
    15 à 29 ans
    16,0 
    19,0 
    0 à 14 ans
    16,2 
    Pyramide des âges du département de l'Aube en 2007 en pourcentage[13]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,4 
    90  ans ou +
    1,3 
    6,4 
    75 à 89 ans
    10,0 
    13,3 
    60 à 74 ans
    14,1 
    21,3 
    45 à 59 ans
    20,6 
    20,6 
    30 à 44 ans
    19,5 
    19,2 
    15 à 29 ans
    17,2 
    18,9 
    0 à 14 ans
    17,3 

    Lieux et monuments

    • L'église Saint-Julien-de-Brioude du XVIe siècle, inscrit au titre des monuments historiques en 1981[14] ;
    • Centre de magasins d'usine Marques Avenue ;
    • La Maison du patrimoine.
    • Rare orgue liturgique de Didier Poirot, Mirecourt (88) seul exemplaire restant. Beau buffet polychrome. L'atelier Poirot construisait des serinettes, orgues de salon à cylindres, orgues pour salles de bals, orgues portatives et orgues d'églises (catalogue de 1869).
    • Château des Cours, il est difficile de dire si c'était une seigneurie mais il était la propriété de Nicolas Rémond, seigneur de la Renouillère en 1690 puis à son fils Georges. D'après Grosley il était l'œuvre de Louis Maillet. Anne Thierriat le donnait à Jean-Joseph, comte de Lespinasse en 1779, charge à lui de payer les dettes de Madame.
    • Le Petit-Château : bâti en 1760 pour Jacques Cazin de la Vasserie, qui était lieutenant général du bailliage de Troyes. Il fut acquis par Garnier de Montreuil, conseiller au bailliage et au présidial de Troyes en 1769, puis à M. Le Blant en 1825.

    Personnalités liées à la commune

    Dominique Pagnier, poète et écrivain, né à Saint-Julien-les-Villas, le .

    Voir aussi

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Arch. départ. Aube, E 410.
    2. Camuzat, Promptuarium sacrarum antiquitatum Tricassinae dioecesis, f° 331 v°., disponible sur Gallica
      « pischariam cursum aquæ Sequanæ sicut habebam, à villa Senceij usque ad molendinum S. Quintini. ». Première mention en 1121 (Sanceium) puis 1157 (villa Sancei), cf. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, p. 508
    3. 48° 16′ 34″ N, 4° 06′ 07″ E
    4. Auguste Pétel, « Les templiers à Sancey aujourd'hui Saint-Julien (Aube) », Revue de Champagne et de Brie, 2e série, t. 13, , disponible sur Gallica
    5. Archives départementales de l'Aube, G3451.
    6. Auguste Pétel, Les hospitaliers seigneurs de Sancey aujourd'hui Saint-Julien (Aube), Troyes, Paul Bage, (lire en ligne)
    7. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
    8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    12. « Évolution et structure de la population à Saint-Julien-les-Villas en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
    13. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
    14. « Église », notice no PA00078218, base Mérimée, ministère français de la Culture

    Liens externes

    La facture d'orgue Poirot

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