Saint-Marcel-lès-Valence

Saint-Marcel-lès-Valence est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se trouve dans l'agglomération valentinoise.

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Saint-Marcel-lès-Valence

Mairie de Saint-Marcel-lès-Valence

Héraldique
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Valence-1
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Dominique Quet
2014-2020
Code postal 26320
Code commune 26313
Démographie
Gentilé Saint-Marcelois, Saint-Marceloises
Population
municipale
6 236 hab. (2017 )
Densité 414 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 18″ nord, 4° 57′ 27″ est
Altitude Min. 137 m
Max. 201 m
Superficie 15,05 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Saint-Marcel-lès-Valence
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Saint-Marcel-lès-Valence
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Saint-Marcel-lès-Valence
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Saint-Marcel-lès-Valence

    Géographie

    Localisation

    Châteauneuf-sur-Isère
    Bourg-lès-Valence N Alixan
    O    Saint-Marcel-lès-Valence    E
    S
    Valence

    La commune de Saint-Marcel-lès-Valence est limitrophe de la ville de Valence, préfecture de la Drôme, se situant au nord-est de celle-ci, à environ 10 minutes du centre-ville de Valence.

    Transports

    • La commune de Saint-Marcel-lès-Valence est desservie par le réseau de bus Citéa (lignes 14 et 15).
    • Le périphérique valentinois traverse le territoire communal du nord au sud.
      •  2 : Saint-Marcel-lès-Valence-Le Plovier
      • Aire de repos des Fruitiers (sens Valence > Grenoble)
      •  3 : Saint-Marcel-lès-Valence-Est
      •  4 : Gare Valence TGVRovaltain

    Toponymie

    Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1].

    • 1245 : Tenementum de Gavaisa (cartulaire de Léoncel, 138).
    • 1261 : Terra de Javaysano (cartulaire de Bourg-lès-Valence, 79).
    • 1276 : Javaysan (ibid., 90).
    • 1779 : Sainct Marcel au mandement de Bourg lès Valence (Aff. du Dauphiné).

    Histoire

    Les Gallo-romains

    Présence de « villas » gallo-romaines[2].

    Du Moyen Âge à la Révolution

    1192 : mention de la paroisse[1] :

    • 1192 : Ecclesia Sancti Marcelli de Javeysano (cartulaire de Bourg-lès-Valence, 28).
    • 1218 : Parrochia Sancti Marcelli de Gavaisano (cartulaire de Léoncel, 83).
    • 1285 : Ecclesia Sancti Marcelli secus iter publicum Romanense (cartulaire de Léoncel, 255).

    Sur le plan féodal, possession des comtes de Valentinois, puis des Poitiers-Saint-Vallier[2].

    XVe siècle : le territoire de Saint-Marcel forme une paroisse distincte du diocèse de Valence et du mandement de Chàteauneuf-d'Isère[1].

    Avant 1790 : Saint-Marcel-lès-Valence est une simple annexe de la paroisse du Bourg-lès-Valence, dont les dîmes appartenaient au chapitre du Bourg-lès-Valence, qui présentait à la cure[1].

    De la Révolution à nos jours

    La paroisse est rétablie après la Révolution et composée alors de parties des communes d'Alixan, de Bourg-lès-Valence, de Châteauneuf-d'Isère et de Valence[1].

    Cette paroisse est érigée en commune du canton de Valence le 1 juillet 1850[1].

    • La commune de Saint-Marcel-lès-Valence est née après vingt ans de procédure pour ériger la paroisse de Saint-Marcel en commune, et une tentative de contestation des conseillers municipaux[réf. nécessaire].
    • Par la très courte loi du 1er juillet 1850, Saint-Marcel devient une commune par détachement de portions des communes d’Alixan, Bourg-lès-Valence, Châteauneuf-sur-Isère et Valence. Elle est rattachée au canton de Valence[3].

    Le 26 octobre 1850, le conseil municipal et les plus forts contribuables votent une imposition extraordinaire :

    • pour les dépenses de toute nature occasionnées par la création sur la commune du hameau de Saint-Marcel-lès-Valence : 1 200 francs ;
    • pour les réparations urgentes de l’église (chapelle de Surel) : 400 francs[4].

    1850 : les Saint-Marcellois sont en majorité occupés à travailler la terre pour se nourrir. On produit des végétaux et on élève des animaux en priorité pour les besoins familiaux.

    1851 : le recensement indique le nombre de 1 350 habitants[3].

    1857, le ministère de l’Intérieur autorise la constitution d’un corps de sapeurs-pompiers.

    1866 : 523 Saint-Marcellois sur un total de 1 226 habitants ne savent ni lire ni écrire[réf. nécessaire].

    À partir de 1922, les Saint-Marcellois peuvent se réunir et exercer leurs activités festives dans la chapelle de Surel, ancienne église Saint-Marcel de Javaisan, dont l’activité religieuse a été transférée vers la nouvelle église.

    • Le lieu est remplacé en 1943 par les bâtiments de la mairie actuelle .

    1968 : la place du monument est créée. Elle permet d’édifier le nouveau monument aux morts, ainsi qu’une aire de jeux très appréciée par les boulistes.

    1979 : M. Noël Lambert, collectionneur de vieilles automobiles, décide de construire un musée pour les exposer, le musée de la Vieille Auto ; ce dernier ferme en 1987 par manque d’argent. Le site a aujourd’hui été complètement réaménagé.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29.

    À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal se compose de 8 adjoints et de 20 conseillers municipaux[5].

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1850 1855 Jean-Louis Bouvier    
    1855 1863 Laurent Morel    
    1863 1868 Baron de Labareyre    
    1868 1870 Jacques Barnaud    
    1870 1971 Claude Eynard    
    1871 1874 Ferdinand Ducros    
    1874 1890 Laurent Morel    
    1890 1892 Benjamin Barnaud    
    1892 1908 Joseph Rollet    
    1908 1919 Jules Bleton    
    1919 1925 Henri Bard    
    1925 1942 Henri Berne    
    1942 1945 Benjamin Chovet    
    1945 1947 Frédéric Delaye    
    1947 1953 Joseph Duc    
    1953 1959 Fernand Courthial    
    1959 1965 Jules Perreton    
    1965 1983 Pierre Stevenin    
    1983 1989 Roger Dietz    
    1989 1995 Laurent Jullien    
    1995 1996 Pierre Stevenin    
    1996 2001 Jacques Barnaud    
    mars 2001 En cours Dominique Quet[5] PS  

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

    En 2017, la commune comptait 6 236 habitants[Note 1], en augmentation de 8,53 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
    1 3501 3331 3051 2261 2331 1511 0661 0371 001
    1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
    1 0051 0291 025982858940915929973
    1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
    1 0281 2561 4572 6523 3423 7194 1144 6724 762
    2012 2017 - - - - - - -
    5 7466 236-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    En 1992 : bourg de plaine agricole, céréales, vergers, vignes, caprins, porcins, volailles, pisciculture, coopératives agricole et céréalière[2].

    Une partie du parc technologique et scientifique Rovaltain est située au nord-est de la commune. Cette partie-ci du site est dénommée quartier de la Gare.

    Sur le site dénommé Domaine de Gotheron sont implantés la Ligue pour la protection des oiseaux et une station de l'INRA. Cette unité expérimentale de recherches intégrées développe des programmes sur les systèmes de production durable en arboriculture fruitière (fruits à noyau et à pépins) sur un domaine de 86 hectares. Dans les années 1980 la station a été confrontée à la contamination et l'extériorisation de la maladie de la sharka dans ses vergers.

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 551 €, ce qui plaçait Saint-Marcel-lès-Valence au 8 412e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[9].

    Jumelage

    • Halmeu (Roumanie) à 2000km de la commune.
    • Ingoldigen (Allemagne) à 650km de Saint-Marcel-lès-Valence. Chaque année, des familles et notamment des jeunes se retrouvent afin de partager des moments ensemble. Il existe en fait un jumelage adulte et un jumelage des jeunes. Le jumelage des jeunes a lieu fin août et dure une semaine. Une année sur deux les allemands sont reçus dans les familles françaises, l'année suivante les saint-marcellois sont accueillis à Ingoldigen. Il n'est nécessaire de parler ni allemand ni français pour participer à cet échange. Les activités changent régulièrement mais elles sont généralement articulées autour de l'art, des jeux et du sport comme comme moyen d'expression. Par exemple, les ateliers culinaires permettent le mélange des cultures des deux pays. Les ateliers d'arts plastiques que réalisent les enfants sensibilisent quant à eux aux enjeux environnementaux[10].

    Vie sociale

    Fêtes le 16 janvier et le deuxième dimanche de septembre[2].

    Lieux et monuments

    • Château de Laye[2].
    • Château (manoir) des Robins[2].
    • Château du Plovier construit à partir de 1895 à la place d’un autre (Louis XIII[2]) détruit à la même période.
    • Église du XIXe siècle[2].
    • Un des sites de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique)[2].

    Personnalités liées à la commune

    • Eugène Garnier de Labareyre, baron ;
    • Vincent d'Indy, musicien ;
    • Théodore Jouvet, bienfaiteur ;
    • Jacques Tardi, dessinateur ;
    • Nicole Algan, créatrice du monument aux morts ;
    • Emile Apostoly, peintre.

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 347
    2. Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Saint-Marcel-lès-Valence
    3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    4. Archives départementales de la Drôme.
    5. « 26320 ST MARCEL LES VALENCE », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 8 mars 2015).
    6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    9. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 1er septembre 2017)
    10. http://mairiesmlv.org/jumelage/

    Annexes

    Articles connexes

    Liens externes

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