Saint-Maur-des-Fossés

Saint-Maur-des-Fossés (prononcé : /sɛ̃.mɔʁ.de.fɔ.se/) est une commune française située dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France.

Pour les articles homonymes, voir Saint-Maur.

Saint-Maur-des-Fossés

L'église Saint-Nicolas,
classée aux monuments historiques.

Blason

Logo
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Nogent-sur-Marne
Canton Saint-Maur-des-Fossés-1
(bureau centralisateur)
Saint-Maur-des-Fossés-2
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
Maire
Mandat
Sylvain Berrios
2014-2020
Code postal 94100 (Saint-Maur), 94210 (La Varenne-Saint-Hilaire)
Code commune 94068
Démographie
Gentilé Saint-Mauriens
Population
municipale
74 859 hab. (2017 )
Densité 6 654 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 58″ nord, 2° 29′ 59″ est
Altitude Min. 32,30 m
Max. 53 m
Superficie 11,25 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne
Saint-Maur-des-Fossés
Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne
Saint-Maur-des-Fossés
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Saint-Maur-des-Fossés
Liens
Site web https://www.saint-maur.com/

    Géographie

    Localisation

    Saint-Maur dans le Val-de-Marne.

    Située dans la banlieue sud-est de Paris, la commune de Saint-Maur-des-Fossés est une presqu'île entourée par une boucle de la Marne, rivière traversée par sept ponts (5 routiers, 2 ferroviaires) et 2 passerelles : le pont de la Libération (anciennement du Petit Parc), pont ferroviaire fret, le pont de Champigny, le pont de Chennevières, le pont ferroviaire du RER A, le pont de Bonneuil, la passerelle de la Pie, le pont de Créteil et la passerelle du Halage.

    La ville est limitrophe de : Joinville-le-Pont, Champigny-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Sucy-en-Brie, Bonneuil-sur-Marne, Créteil et Maisons-Alfort.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 1 125 hectares, l'altitude varie entre 32 et 53 mètres[3].

    Hydrographie

    Climat

    Une station existe depuis le 1er décembre 1872 à 48,808768, 2,492872 , à 50 m d'altitude[4].

    Comme toute l'Ile-de-France, Saint-Maur-des-Fossés bénéficie d'un climat océanique dégradé.

    • Le , 42,2 degrés à l'ombre ont été relevés à Saint-Maur
    • Le , 43,6 degrés à l'ombre ont été relevés à Saint-Maur[5]

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    Par mesure de sécurité routière, la municipalité a fait le choix de la priorité à droite aux intersections, par conséquent, sur la commune il y a très peu de panneaux stop ainsi que pratiquement aucun « cédez le passage ». Sur les ronds points, la priorité est généralement à droite à l'exception de 3 ronds points (notamment la Place d'Adamville-Kennedy) pour lesquels il y a un cédez le passage.

    De même la ville n'abrite que très peu de zones 30 et seulement km de double-sens cyclable depuis octobre 2010[6] sur ses 186 km de voirie[7]. Sur 59 carrefours équipés de feux tricolores[8], un seul est équipé de sas vélo à l'entrée du pont de Bonneuil. Un seul couloir de bus, celui du TVM, est totalement interdit aux cycles.

    La structure des voies de circulation a peu évolué depuis la vague d'urbanisation du XXe siècle. Quelques grands axes "traversants" sont géré sous le statut de voirie Départementale, notamment les avenues du Bac, Foch, Louis Blanc, Alma ainsi que les boulevards de Champigny, de Créteil, Rabelais... Les autres voies de la ville sont sous régime communal ou privé (rue du Docteur Meige) et présentent une structure de circulation hétérogène sans cohérence particulière.

    Les anciennes voies charretières ont suivi l'évolution urbanistique traditionnelle avec un élargissement limité et une organisation de l'espace en trottoirs et chaussées séparées.

    Aménagements cyclables

    Malgré un relief qui se prête bien à la pratique du vélo, Saint-Maur est une ville en retard dans le développement des infrastructures cyclables, au point d'avoir reçu en 2016 le "Clou Rouillé" de la part de la Fédération française des usagers de la bicyclette [9].

    En réaction, la Ville accélère l'adaptation de ses infrastructures routières à l'usage cyclable par l'implantation de dispositifs de stationnement sur l'espace public (arceaux vélos) et la réalisation d'un tronçon cyclable en site propre, une piste bidirectionnelle le long du Quai de la Pie, entre les ponts de Bonneuil et de Créteil. [10]

    En 2019, la ville a annoncé que des sas vélo seront implantés aux carrefours régulés par des feux tricolores au fur et à mesure de la réfection des chaussées, et que des zones de circulation apaisée seront créées notamment dans le quartier des Bagaudes. La promenade de la pie sera également prolongée du Pont de Créteil jusqu'à la Passerelle de Halage prochainement. [11]

    Transports en commun

    La commune est desservie par :

    La commune sera desservie par :

    Urbanisme

    Morphologie urbaine

    Occupation des sols en 2008.
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Espace urbain construit 90,10 % 1012,28
    Espace urbain non construit 4,90 % 55,23
    Espace rural 5,00 % 56,57
    Source : Iaurif[12]

    Jusqu'au milieu du XIXème siècle, la plus grande partie du territoire est encore occupée par les bois et les champs, l'urbanisation se limitant au nord-ouest, mais l'arrivée du chemin de fer et le lotissement du territoire modifient rapidement sa physionomie, comme le montrent les cartes anciennes[13]

    Aujourd'hui, Saint-Maur est divisé en huit quartiers (parfois dénommés « villages ») :

    Les huit quartiers de Saint-Maur-des-Fossés.

    Habitat

    Logements[14]Nombre en 2016% en 2016nombre en 2011% en 2011
    Total37 245100 %36 569100 %
    Résidences principales33 63190,3 %33 91292,7 %
    → Dont HLM2 0616,1 %2 0696,1 %
    Résidences secondaires et
    logements occasionnels
    6081,6 %4761,3 %
    Logements vacants[Note 1]3 0068,1 %2 1816,0 %
    Dont :
    → maisons13 39036,0 %13 16536,0 %
    → appartements23 48563,1 %23 07063,1 %

    Dans le palmarès 2008 publié par la Fondation Abbé Pierre, Saint-Maur-des-Fossés est le plus mauvais élève des villes de plus de 50 000 habitants en ce qui concerne le manque de logements sociaux[réf. nécessaire].

    La commune compte 6,87 % de logements sociaux en 2011, loin des objectifs de mixité de l'habitat prévus par la Loi SRU, et est qualifiée par le gouvernement en 2012 de « commune récalcitrante », ce qui l'amène à payer des amendes importantes, 3,5 millions d’euros en 2015[15],[16],[17],[18]. En 2020, le conseil municipal approuve un contrat de mixité sociale passé avec l'État, qui prévoit que la ville devra atteindre 12 % de logements sociaux d'ici 2022, ce qui représente un effort significatif par rapport au taux de 2020 de 8,81 %, loin des prescriptions légales qui fixe le minimum légal à 25 % pour la ville. De ce fait, la commune paye une pénalité annuelle dont le cumul dépasse en 2020 les cinq millions d'euros. Pour permettre cette croissance du parc de logements sociaux, la ville s'appuie sur son plan local d'urbanisme (PLU), qui impose 30 % d'habitat social dans chaque nouvelle construction supérieure à 12 logements[19].

    Saint-Maur-des-Fossés est une des communes les plus aisées de la banlieue parisienne[réf. nécessaire].

    Projets d'aménagement

    Les célèbres bords de Marne ont été valorisés par la municipalité de 1980 à 2008. Une promenade (ouverte à tous les modes de circulation douce : vélo, rollers, jogging, marche et promenade) est située en haut de la berge, tandis qu'un chemin de berge permet aux promeneurs de marcher au plus près de l'eau. Les quais de La Pie sont encore à aménager depuis 2009 (date de rétrocession des voies par le département du Val-de-Marne). L'aménagement des quais de la Pie en promenade intègre une piste cyclable, un chemin de promenade et une voie de circulation automobile.

    Toponymie

    Du nom de saint Maur, saint né à Rome au VIe siècle apr. J.-C. Une abbaye Saint-Pierre-du-Fossé (la presqu'île étant sur un éperon rocheux, le fossé représentait le bas pentu vers la Marne) fut fondée au VIIe siècle. Au IXe siècle les reliques de saint Maur furent apportées à l'abbaye. À la suite de miracles, les moines changèrent le nom de l'abbaye qui devint Saint-Maur-des-Fossés.

    Le hameau de Saint-Hilaire se trouve dans la plaine nommée Varenne (qui désigne à l'époque tout le reste de la presque-île).

    Le hameau du port de Créteil (à l'emplacement de l'actuel pont de Créteil) est mentionné dès le haut moyen-âge.

    Histoire

    La légende des Bagaudes

    Un texte ecclésiastique du XIe siècle mentionne un retranchement des bagaudes dans Saint-Maur-des-Fossés, au lieu Bagaudarum castrum. Une porte de Paris dans la direction de Saint-Maur-des-Fossés aurait reçu, en mémoire des Bagaudes, le nom de porta Bugaudarum puis, par abréviation, porta Bauda[20]. Un boulevard des Bagaudes existe dans la commune de Saint-Maur-des-Fossés ; la plaque porte la curieuse mention « peuplade gauloise ». Cependant, ce n'est qu'au XIVe ou au XVe siècle que ce texte a été ajouté au manuscrit du XIe siècle sur la vie de saint Babolin, premier abbé de Saint-Maur au VIIe siècle[21],[22]. Il n'y a aucune peuplade gauloise portant le nom de "Bagaude" . En revanche, le mot latin Bagaudæ serait bien emprunté au gaulois et pourrait signifier « combattants » [23]. Les bagaudes étaient des milices combattues par l'Empire agonisant, du IIIe au Ve siècle, dans la partie de la Gaule qui deviendra la Neustrie.

    Moyen Âge

    Sous Clovis II, une abbaye est bâtie en 639 sur le territoire de la future commune de Saint-Maur. Elle prend le nom de « Saint-Pierre du Fossé » faisant ainsi référence au relief du lieu qui est très pentu jusqu’à la Marne. En 868, l’abbaye recueille les reliques de saint Maur. Un premier miracle a lieu au XIIe siècle, ce qui incite les moines à changer le nom de l’abbaye qui devient « Saint-Maur-des-Fossés ». D’autres miracles ont lieu et l’abbaye devient un lieu de pèlerinage comparable à Lourdes aujourd’hui. On vient y prier de toute l’Europe pour guérir la goutte ou l’épilepsie.

    Au XIIIe siècle, on construit une église paroissiale dédiée à saint Nicolas de Myre, dans le style gothique.

    Au XVe siècle, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur rencontre la reine Isabeau de Bavière, afin de négocier un traité de Paix entre les Armagnac et les Bourguignons. Ce traité en date du est connu sous le nom de Traité de Saint-Maur. Cependant, ce traité fut de nul effet, dans la mesure où le dauphin de France, représentant le Parti Armagnac, et qui s'était réfugié à Bourges pour y organiser la Résistance contre les Bourguignons, refusa de l'entériner.

    Renaissance

    Au XVIe siècle, le cardinal Jean du Bellay y fait construire un château en surplomb de l'abbaye, dans laquelle François Rabelais se réfugie en 1536. le château appartiendra ensuite, en 1598, à Charlotte-Catherine de la Trémouille, qu'elle porta en dot au prince de Condé, puis à Catherine de Médicis et de Condé mais est abandonné au milieu du XVIIIe siècle. Le château sera détruit en 1796.

    En septembre 1590, lors du siège de Paris, le duc de Parme et gouverneur des Pays-Bas espagnols Alexandre Farnèse prend la ville, ce qui permet de ravitailler la capitale assiégée par Henri IV (huitième guerre de religion)[24].

    Après avoir subsisté pendant 900 ans, Clément VII, en 1533, pour punir les moines de scandales commis dans l'église Saint-Jean, les remplaça par huit chanoines. Les bâtiments mal entretenus tombent en ruines et sont vendus au prince de Condé au XVIIIe siècle.

    Aujourd'hui détruite, l'abbaye n'existe plus et a laissé la place à un square dans lequel quelques ruines subsistent, telles la tour Rabelais, la villa Bourrières ou encore d'anciennes fortifications. Quant au château, il a laissé la place à de nombreux pavillons et à une sous-station d'EDF.

    XVIIIe siècle

    Plan de Saint-Maur-des-Fossés au 18e siècle

    Au XVIIIe siècle la population de Saint Maur stagne. Il y a à la Varenne 12 feux en début de siècle et 15 feux en fin de siècle (avant la mise en place de l'état civil, on compte en nombre de feux (nombre de familles). La vie à Saint-Maur est en effet peu agréable. La Marne déborde souvent et le choléra augmente la mortalité infantile ; la majorité des terrains appartiennent à la famille de Condé.

    En 1790, les deux paroisses de la presqu’île donnent naissance à trois communes : Saint-Maur et La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur sont issues de la paroisse Saint-Nicolas, cette dernière constituant une dissidence contestée par les autorités de Saint-Maur. La paroisse Saint-Hilaire donne naissance à la commune de La Varenne[25]. Les deux municipalités de Saint-Maur et de La Varenne se réunissent en une commune unique le [26]. Par contre, La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur restera indépendante et deviendra plus tard Joinville-le-Pont.

    Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Vivant-sur-Marne[27].

    XIXe siècle

    1809-1825 : percement du canal

    Julien de Gaulle décrit le percement du canal de Saint-Maur dans sa Nouvelle histoire de Paris en 1841. Le but en est d'abréger de trois lieues la navigation sur la Marne. Le canal a deux parties : une section souterraine de 600 mètres, et 500 mètres à ciel ouvert. Louis Bruyère est chargé de son exécution. Ayant coûté 1 760 000 francs de l'époque, il est ouvert à la navigation le 10 octobre 1825[28].

    1831 : les grands lotisseurs

    La situation sanitaire s'améliore et la pression démographique de Paris s'accentue.

    En décembre une vente à la criée des anciens terrains de Condé, propriété du duc d'Aumale[29] permet à trois personnes appelées les grands lotisseurs d'acheter la moitié de la ville : J.C. de Moynat, qui devient maire de la ville, Henri Caffin à la Varenne, et François Adam qui fonde Adamville. Les lotissements servent à construire les maisons du dimanche des Parisiens aisés. De nombreux manœuvriers de Seine-et-Marne proche viennent habiter la presqu'île en tant que maçons. La population qui stagne depuis un siècle à 800 personnes double pour atteindre 1 500 personnes en 1851.

    1841 : Saint-Maur présenté dans la Nouvelle histoire de Paris

    Julien de Gaulle décrit comme suit la commune dans sa Nouvelle histoire de Paris en 1841 : « Saint-Maur-les-Fossés, l'un des villages de cette contrée qui offrent le plus de souvenirs historiques, est agréablement situé à l'extrémité du bois de Vincennes, dans la presqu'île formée par la Marne.
    L'origine de ce village paraît remonter à une haute antiquité ; suivant quelques historiens, il a été fondé par des vétérans que César laissa dans les Gaules.
    Saint-Mjaur est devenu célèbre par une abbaye de Bénédictins, fondée sous le règne de Clovis II, par un diacre de l'église de Paris, nommé Blidegisile. Après avoir subsisté pendant environ neuf cents ans, ce monastère fut sécularisé en 1533 ; son chapitre fut réuni, en 1750, à celui de l'église Saint-Louis-du-Louvre, à Paris, et l'abbaye presque entièrement détruite en 1786.
    Les religieux de Saint-Maur, de même que tous les moines de l'ordre de Saint-Benoît, s'occupaient beaucoup de la culture des lettres ; ils ont rendu des services éminents à la science par leurs nombreuses publications. Cette illustre congrégation avait rassemblé, à Saint-Maur, la plus belle et la plus nombreuse bibliothèque de ce temps, laquelle passa., après la sécularisation, dans la bibliothèque du roi et dans celle de Saint-Germain-des-Prés, à Paris.
    Rabelais avait été moine de ce couvent, et l'on prétend qu'il y composa son Pantagruel[28]. »

    1859 : l'arrivée du chemin de fer

    La population qui stagne depuis un siècle à 800 personnes double pour atteindre 1 500 personnes en 1851. La Compagnie des Chemins de Fer de l'Est achète de nombreux terrains et construit une ligne de chemin de fer qui relie Saint-Maur à Paris : la ligne de La Bastille. Elle offre la possibilité aux Parisiens de se divertir dans les guinguettes de bords de Marne. Cette ligne continue à être exploitée par la SNCF jusqu'au 12 décembre 1969, date à laquelle la ligne est exploitée par la RATP pour l'établissement du RER A vers Boissy-Saint-Léger. Cette ligne dessert Saint-Maur-des-Fossés grâce à 4 gares : Saint-Maur-Créteil, Le Parc de Saint-Maur, Champigny-sur-Marne et La Varenne-Chennevières.

    La population se développe alors rapidement pour atteindre 7 000 habitants en 1870.

    Guerre franco-prussienne de 1870

    Menu d’un restaurant de Paris le 25 décembre 1870.

    Septembre 1870 : à la suite de la défaite de Sedan, l'armée française se replie à Paris qui est dès octobre complètement entouré par les armées allemandes. À l’est de Paris les positions de défense sont les différents forts de Nogent, Charenton… Les Allemands restent sur les hauteurs de Villiers Haut de Champigny et Chennevières. La Marne est la ligne de front. Mais Saint-Maur est dominée par les canons prussiens et les rumeurs de massacres se propagent, Boissy-Saint-Léger, Créteil sont pillés et détruits. Il est décidé de replier les habitants de Saint-Maur vers le XIIe arrondissement de Paris. Certains néanmoins restent dans une situation extrêmement difficile, cinq maires se succèdent en un an.

    Octobre à novembre : la situation des Saint-Mauriens est celle catastrophique de tous les habitants du 12e. Les plus pauvres doivent rapidement manger les chiens, les chats puis les rats[30]. Pour les plus riches les restaurants servent du chameau, de l’éléphant… On déguste le Jardin des plantes : même son célèbre couple d'éléphants Castor et Pollux ne sont pas épargnés. Des anecdotes signalent des Saint-Mauriens restés dans la ville qui tentent d’apporter les légumes de leurs champs à leurs familles de Paris sous le feu des Prussiens.

    Plan (légendes en allemand) de la bataille de Villiers.

    28 novembre - 3 décembre : bataille de Champigny ; la situation dans Paris n’est plus tenable. Il faut tenter une jonction avec l’armée de la Loire. Simultanément celle-ci attaque au nord vers Orléans et l’armée de Paris tente une sortie avec 200 000 hommes. Bien évidemment les Allemands s’attendent à cette jonction, d’où l’idée de l’état-major français de faire une attaque de diversion au sud à Avron mais de porter la principale attaque sur Champigny qui portera ensuite le nom de Champigny-la-Bataille. Onze ponts seront lancés simultanément à Joinville pour l’infanterie ; Saint-Maur sera le lieu des batteries de canons qui détruiront les canons des collines de Champigny et Chennevières. Le début de l’offensive est une réussite. Les Allemands sont vite débordés sur la plaine de Champigny, écrasés par les batteries du fort de Nogent.

    Ensuite cela change rapidement ; les Français se font massacrer dans les montées sur le plateau de la Brie. Les batteries saint-mauriennes sont inefficaces pour appuyer l'infanterie. Elles sont de trop petits calibres et vite repérables d’en haut et donc détruites. C’est le cas de la batterie d’Adamville. L’attaque s’enlise, les Français dorment dans un froid terrible, ils sont affamés et peu sont des militaires de métier. D’autre part, les nouvelles de l’armée de la Loire sont catastrophiques (le 4 décembre, cette armée sera définitivement battue à Orléans). L’état-major hésite et fait une pause. La Croix-Rouge suisse ramasse de nombreux morts et blessés. Pendant cette trêve, les armées allemandes du sud de la banlieue arrivent en renfort et entament une contre-attaque. L’armée française échappe à la destruction complète en se repliant sous la protection des batteries des forts. Le 3 décembre, la ligne de front est revenue sur ses positions d’avant l’offensive française et les derniers espoirs sont envolés. La France capitule en janvier[31],[32].

    1894 : le tramway de Saint-Maur

    La ville était desservie par les tramways parisiens au début du XXe siècle.

    À partir de 1894, Saint-Maur-des-Fossés s'équipe d’un réseau de tramways[33]. Inauguré le 19 mars 1894, il s’agissait du 4e réseau de tramways à air comprimé créé en France après ceux de Nantes, Nogent-sur-Marne et Paris. Le réseau de la Compagnie des Tramways de Saint-Maur-des-Fossés (TSM) était composé de trois lignes équipées à l’origine de tramways mécaniques Mékarski qui furent ensuite électrifiées à partir de 1900 et intégrées aux Tramways de l’est parisien. Les tramways circulèrent jusqu'au milieu des années trente avant d’être remplacés par un réseau d'autobus.

    XXe siècle

    Les grandes inondations de 1910 et 1924

    Au début du siècle, deux inondations touchent la ville en 1910 (la plus terrible avec plus de 2 mètres d'eau dans les rues[34]) et 1924.

    La Seconde Guerre mondiale

    L'abbé Émile Morel, curé de la paroisse Saint-Hilaire et résistant, sauva une vingtaine d'enfants juifs sous l'occupation[35].

    En , une trentaine d'orphelins de confession juive de La Varenne sont déportés à Auschwitz-Birkenau en Pologne et sont immédiatement gazés[36],[37].

    Saint-Maur et Joinville-le-Pont

    Le Pont de Saint-Maur vu du côté de Joinville.

    En 1790, le hameau de La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur fait sécession d'avec Saint-Maur-des-Fossés sous l'impulsion du vicomte Boniface de Mirabeau, député de la noblesse à l’Assemblée constituante, qui résidait alors dans le château de Polangis.

    Les habitants (409 en 1793) sont conduits par Edme Lheureux, marchand de bois, et prennent argument de l'existence d'un lieu de culte, la chapelle Saint-Léonard, pour justifier leur démarche. Le maire de Saint-Maur proteste et adresse une plainte à la municipalité de Paris le 5 mai 1791. Des démarches identiques seront renouvelées jusqu'en 1830 par les élus de Saint-Maur.

    La nouvelle commune se rebaptise Joinville-le-Pont en 1831.

    Saint-Maur et La Varenne-Saint-Hilaire

    Jusqu'en 1791, la ville était composée de deux villages distincts, Saint-Maur proprement dit et La Varenne-Saint-Hilaire. La distinction entre ces deux villages subsiste à travers deux bureaux distributeurs et code postaux : 94100 (Saint-Maur) et 94210 (La Varenne-Saint-Hilaire). De même, il existe aujourd'hui encore un quartier délimité appelé La Varenne. Il est à noter que le bureau distributeur de La Varenne-Saint-Hilaire couvre un secteur plus vaste que celui du quartier de La Varenne. Ainsi, les résidents de certaines rues du quartier de Champignol ont-ils pour adresse postale "94210 La Varenne-Saint-Hilaire".

    Une flamme d'oblitération de la Poste de l'année 1989 à l'intitulé de Varennes-Saint-Hilaire représente la grille d'entrée du carré Médicis et comporte les mentions horizontales suivantes : bibliothèque annexe, ouverture du carré Médicis et Maison de village Varenne ; elle inclut aussi 2 lignes verticales titrées Musée Artothèque[réf. souhaitée].

    Politique et administration

    L'hôtel de ville.

    Rattachements administratifs et électoraux

    Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[38], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais au Val-de-Marne à la suite d'un transfert administratif effectif le .

    La commune était le chef-lieu du canton de Saint-Maur-des-Fossés du département de la Seine. Lors de la création du Val-de-Marne, la commune est divisée entre les cantons de Saint-Maur-des-Fossés-Ouest, Saint-Maur-des-Fossés-Centre et de Bonneuil-sur-Marne. Ce dernier est scindé en 1984, afin de permettre la création du canton de Saint-Maur-La Varenne.

    Lors du redécoupage cantonal de 2014 en France, les trois cantons de Saint-Maur-des-Fossés sont supprimés pour permettre la constitution des nouveaux cantons de Saint-Maur-des-Fossés-1 et de Saint-Maur-des-Fossés-2.

    Tous les cantons font partie de la 1re circonscription du Val-de-Marne depuis 2012 tandis qu'avant le redécoupage le canton de Saint-Maur-des-Fossés-Ouest était rattaché à la 7e circonscription.

    Intercommunalité

    La commune n'était membre, jusqu'en 2015, d'aucune intercommunalité à fiscalité propre.

    Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[39].

    La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015 prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

    La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Paris-Est-Marne et Bois[40].

    Tendances politiques et résultats

    Au second tour de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy a obtenu 59,76 % des voix exprimées, confirmant la tendance politique de la commune qui vote traditionnellement plus à droite que la moyenne nationale[41].

    Au second tour des élections municipales de 2014, le nombre d'inscrits était de 51 630, celui des votants de 30 049 soit une participation de 58,2 % avec 2,91 % de bulletins blancs ou nuls.

    La liste UMP menée par Sylvain Berrios a recueilli 9 324 voix 31,99 % devant deux autres listes de Divers droite celle de Henri Plagnol 8 159 voix (27,96 %) et celle de Nicolas Clodong 7 122 voix (24,41 %) et la Liste d'Union de la Gauche d'Élisabeth Bouffard-Savary avec 4 561 (15,63 %).

    Depuis 2014 face à la majorité municipale « Saint-Maur notre choix » et à son maire Sylvain Berrios (U.M.P) (33 élus) l'opposition municipale est représentée par trois groupes: « Fidèle à Saint-Maur », (7 élus) Divers droite, « Saint-Maur, demain un nouveau souffle pour Saint-Maur et ses villages », (6 élus) Divers droite et « Saint-Maur écologique et solidaire » (3 élus)(P.S & écologiste)[42].

    Liste des maires

    Sept maires se sont succédé depuis la Libération de la France :

    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1944 1947 Jean Le Trocquer    
    1947 1953 Raymond Heraud RPF  
    1953 1959 François Urbani RPF  
    1959 1977 Gilbert Noël UDT > MSP[Note 2] Député de la Seine puis du Val-de-Marne (1966 → 1968)
    1977 2008 Jean-Louis Beaumont[43],[44] DVD Professeur de médecine
    Député du Val-de-Marne (1re circ.) (1978 → 1981 et 1993 → 1997)
    2008 2014[45] Henri Plagnol DVD Maître de conférences
    Secrétaire d'État chargé de la Réforme de l’État (2002 → 2004)
    Député du Val-de-Marne (1997 → 2002 et 2007 →2012)
    Conseiller général du Canton de Créteil-Nord (1994 → 2001)
    Conseiller général du Canton de Saint-Maur-des-Fossés-Centre (2004 → 2009)
    mars 2014[46] En cours
    (au 23 janvier 2020)
    Sylvain Berrios UMP puis LR Membre de cabinets ministériels (2002 → 2012)
    Député du Val-de-Marne (2012[47] → 2017)
    Conseiller général de Saint-Maur-La Varenne (2008 → 2013[48])
    Vice-président de l'EPT Paris-Est-Marne et Bois (2016 →),
    Président du Syndicat Marne Vive[49]

    Situation financière de la ville

    À la suite d'un rapport émis par la Chambre régionale des comptes, le maire Henri Plagnol a envoyé le 3 mai 2010 à ses administrés une lettre spéciale faisant état de la situation financière de la ville.

    La ville de Saint-Maur-des-Fossés est en effet l'une des villes les plus endettées de France. Le rapport relève le lien étroit entre la croissance de l'endettement et les taux d'intérêts des emprunts toxiques, ainsi qu'un effort fiscal mesuré des Saint-Mauriens et, en tout état de cause, inférieur à celui réclamé aux contribuables de communes comparables[50].

    Cette dette se composait en 2010 pour 89 % de prêts structurés. Par conséquent, en fonction de l'évolution des taux d'intérêt, la ville pourrait faire face à une hausse de ses frais financiers[51]. À la fin de 2013, plus de 70 % de la dette avait été renégociée par l'équipe municipale actuelle.

    La dette de Saint-Maur représentait en 2009 la somme de 202,2 millions d'euros et en 2014, 215,5 millions d'euros, soit une croissance de 6,6 %. En 2014, selon le quotidien Le Parisien, « la commune est la 6e commune la plus endettée de France, si l'on considère la dette par habitant (Levallois, dans les Hauts-de-Seine, figurant au premier rang de ce classement avec une dette de 8 344 € par habitant)[52] ».

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[54],[Note 3].

    En 2017, la commune comptait 74 859 habitants[Note 4], en augmentation de 0,92 % par rapport à 2012 (Val-de-Marne : +3,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    8005617007118251 0731 6091 5611 565
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 4313 9445 6217 4388 43310 49215 80217 33320 503
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    23 03528 23833 85240 18349 74557 16456 74055 52064 387
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    70 39777 25180 92080 81177 20673 06975 21474 81874 893
    2017 - - - - - - - -
    74 859--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[55].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Primaire

    Public :

    • Ecole maternelle Champignol
    • Ecole maternelle d'Adamville
    • Ecole maternelle Denis-Diderot
    • Ecole maternelle Edouard-Cazaux
    • Ecole maternelle Est
    • Ecole maternelle Marinville
    • Ecole maternelle Nicolas-Gatin
    • Ecole maternelle Parc des Tilleuls
    • Ecole maternelle Shaken
    • Ecole maternelle la Pie
    • Ecole maternelle les Mûriers
    • Ecole primaire Bled
    • Ecole primaire Centre
    • Ecole primaire Champignol
    • Ecole primaire Diderot
    • Ecole primaire Marinville
    • Ecole primaire Michelet
    • Ecole primaire le Parc
    • Ecole primaire le Parc Est
    • Ecole primaire les Mûriers
    • Ecole élémentaire la Pie
    • Ecole maternelle et élémentaire Les Chalets
    • Ecole maternelle et élémentaire Miss Cavell

    Privé :

    • Ecole primaire privée Jeanne-d'Arc
    • Ecole primaire privée Yechiva-Etz-Haïm
    • Ecole primaire privée Le Rosaire
    • Ecole primaire privée Saint-André
    • Ecole élémentaire privée Charles-de-Foucauld
    • Ecole Nouvelle Montessori du Val-de-Marne
    • Ecole privée School Time

    Collèges

    Publics :

    • Collège Le Parc
    • Collège Louis-Blanc
    • Collège Camille-Pissarro
    • Collège François-Rabelais
    • Collège Pierre-de-Ronsard

    Privés sous contrat :

    • Collège Saint-André
    • Collège Jeanne-d'Arc

    Privés hors contrat :

    • Collège Saint-Padre-Pio

    Lycées

    Publics :

    Privés :

    Supérieur

    Des classes préparatoires aux grandes écoles sont présentes dans deux lycées de la ville :

    La ville possédait également dans le quartier de La Varenne-Saint-Hilaire une faculté de droit et des sciences économiques, antenne de Paris-XII, ouverte en 1969[56]. Ainsi jusqu'en septembre 2005, le droit était enseigné à l'antenne de Saint-Maur, tandis que la filière sciences économiques y était dispensée jusque dans la fin des années 1990. Mais face à la vétusté grandissante du site de Saint-Maur, de nouveaux locaux sont construits à Créteil, mettant un terme à la l'enseignement universitaire à Saint-Maur-des-Fossés[56]. Désaffecté depuis 2005, le bâtiment universitaire est démoli à partir de 2016 pour faire place à un nouveau collège Pissarro et un nouveau centre sportif Gilbert-Noël dans un premier temps en 2018, puis un écoquartier comprenant 400 logements, des équipements et de nombreux commerces en 2024[57].

    Manifestations culturelles et festivités

    • Festival « Courts dans l'Herbe »

    Festival organisé par l'association éponyme : courts métrages, concerts, expositions, théâtre, arts urbains... Tous les ans dans le parc de l'abbaye entre juin 2003 et juin 2009[58].

    • « Biennale de l'estampe »
    • Salon des Artisans d'art
    • Saint-Maur en poche (livre) (en juin)
    • « Jazz en boucle » (en septembre)
    • Festival du court-métrage ou Festival Sur les Pas de Mon Oncle organisé par la ville en octobre[59]
    • Festival « Saint-Maur en toute(s) liberté(s) »

    Festival organisé par M. Plagnol alliant culture et droits de l'homme dont la 1re édition s'est tenue du 26 au 29 novembre 2009 avec comme invité le Tibet[60].

    Après avoir organisés quatre éditions des « Carrément food » attirant à chaque fois plus de camions et plus de clients, sur la place des Marronniers, la ville de Saint-Maur-des-Fossés et l'association Street Food En Mouvement organisent depuis 2017 le « Saint-Maur Food Trucks Festival », le plus grand rassemblement annuel de food trucks de France[61],[62]. La première édition en septembre 2017 rassemble 45 points de vente et plus de 40 000 participants, bien plus qu'espéré[63]. Pour la seconde édition, 60 food trucks ont servis 26 000 repas chauds[64],[65]. Pour la troisième édition qui a eu lieu en septembre 2019, la ville a mis l'accent sur le développement durable et le recyclage[66]. Différentes animations sont mises en place à l'occasion de cet événement annuel dont des concerts, DJ, saut à l'élastique et jeux pour enfants[66].

    Santé

    La ville de Saint-Maur-des-Fossés possède une unique clinique, la clinique Gaston-Métivet, qui fait également office de maternité[67].

    Existait également jusqu'en janvier 2004 une clinique Marcelin-Berthelot, qui fut délocalisé à Villiers-sur-Orge (Essonne) pour cause de difficultés financières[68],[69].

    Sports

    Le stade des Corneilles.

    Trois principales associations ainsi que des clubs se partagent le paysage sportif de Saint-Maur :

    Il existe également d'autres associations à vocation sportive, traitant notamment des sports de combats ainsi que plusieurs enseignes de type « clubs de remise en forme ».

    Les équipements sportifs sur la commune sont nombreux : stades, piscines, gymnases, centre hippique, roller-parc, base nautique, etc.

    Médias

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 39 130  ce qui plaçait Saint-Maur des Fossés au 2 957e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[70].

    Emploi

    Entreprises et commerces

    Il existe un réseau de petites entreprises assez dense, surtout dans le sud de la ville (quartier de La Pie). Les principales entreprises implantées sur la commune sont: RATP (dépôt), Essilor (était présente via un centre de recherche qui vient de quitter la commune) et Septodont (production).

    Économie sociale et solidaire

    • Insertion Service accompagne des personnes en difficulté vers un emploi durable, tout en leur proposant des missions de travail rémunérées auprès de particuliers, d’associations, de collectivités et d’entreprises.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux de culte et monuments

    Culte catholique 
    • Église Saint-Nicolas, quartier du Vieux Saint-Maur
    • Église Notre-Dame-du-Rosaire, quartier du Parc de Saint-Maur
    • Église Saint-François-de-Sales, quartier d'Adamville
    • Église Saint-Hilaire, quartier de La Varenne-Saint-Hilaire
    • Église Sainte-Marie-aux-Fleurs, quartier de Saint-Maur-Créteil
    • Chapelle Saint-Joseph, quartier de La Varenne-Saint-Hilaire
    • Chapelle du lycée Teilhard-de-Chardin, quartier du Vieux Saint-Maur
    Culte protestant 
    • Église Protestante évangélique (membre du CNEF), 137 rue Edgar Quinet
    • Temple protestant, avenue Joffre
    Culte juif
    • Beth 'Habad, avenue Jeanne-d'Arc[71]
    • Synagogue Hillel, avenue du château, quartier de La Varenne-Saint-Hilaire
    Monuments

    La place des Marronniers est la deuxième plus grande place de la région Île-de-France après la place de la Concorde. On y trouve en son centre l'église Notre-Dame-du-Rosaire.

    Équipements culturels

    Cinéma Le Lido à Saint-Maur des Fossés

    Saint-Maur accueille différents équipements culturels[72] :

    • deux théâtres : le théâtre municipal Rond-Point Liberté et le théâtre de l'Abbaye ;
    • deux cinémas : les deux municipaux, Le Lido (Saint-Maur Mairie) et Les Quatre Deltas (Saint-Maur La Varenne), avec une de ses salles équipée de la technologie Real 3D ;
    • un musée gratuit (Villa Médicis)[73] ;
    • un conservatoire à rayonnement régional (CRR) ;
    • une médiathèque (Médiathèque Germaine-Tillion) avec plusieurs bibliothèques annexes.

    Personnalités liées à la commune

    Anecdote

    Par ailleurs, La java de La Varenne, évoquant ce quartier de Saint-Maur, est une chanson de Jean-Roger Caussimon et J. Datin interprétée notamment par Philippe Clay, Mouloudji et Caussimon lui-même.

    Héraldique, logotype et devise

    Les armes de Saint-Maur-des-Fossés se blasonnent ainsi :

    D'azur à la bande d'or chargée d'une anguille du champ accompagnée en chef de trois fleurs de lis d'or, au bâton de gueules péri en bande, et en pointe d'une couronne d'épines enfermant le mot PAX surmonté d'une fleur de lis et soutenu de trois clous, le tout d'argent[77].

    Le drapeau de la ville s'inspire des couleurs du blason. Bicolore bleu et jaune, divisé verticalement, on peut le retrouver sur le fronton des postes de police ou encore de la bibliothèque municipale.

    Pèlerinage

    Saint-Maur-des-Fossés est un lieu de pèlerinage depuis le XIe siècle. Selon la Tradition, le , une statue de la Vierge acheiropoïète, c'est-à-dire non faite de main d'homme, fut découverte. L'événement donna lieu à un pèlerinage pendant près de neuf siècles, qui fut aussi important que l’est celui de Lourdes de nos jours. Le pèlerinage fut interrompu en 1968 pour des raisons inconnues, mais reprit en 1988. À partir de 2002 le pèlerinage des familles s’est perpétué le samedi le plus proche du 8 décembre. En 2002, des guérisons surprenantes ont été constatées[78].

    Pour approfondir

    Bibliographie

    • « Saint-Maur des Fossès, mil cent onze ans d'histoire », Société d'Histoire et d'Archéologie le Vieux Saint-Maur, 1973 réédition de 1981.
    • André Kaspi et Joëlle Conan, Saint-Maur-des-Fossés. Quand la banlieue peut avoir une âme, Paris, Découvertes Gallimard Histoire, 2010 (ISBN 9782070437306).
    • Émile Galtier, Histoire de Saint-Maur-Des-Fossés depuis les origines jusqu'à nos jours. L'Abbaye, le château, la ville, Paris, Librairie Ancienne Edouard Champion, 1913. Rééditions 1927 et 1964.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Les logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations
    2. MSP : Mouvement Social et Patriote
    3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « Géoportail (IGN), couche « limites administratives » activée »
    2. « Géoportail (IGN), couche « limites administratives » activée »
    3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
    4. [PDF] Fiche du poste 94068001, contenant les données publiques de la station Météo-France, consulté le 25 octobre 2015
    5. 42,6°C à Paris, 43,1°C à Saint-Maur, 42,9°C à Issy... records de chaleur battus dans toute l’Ile-de-France
    6. Saint-Maur Infos octobre et novembre 2010
    7. Et les bords de Marne, cyclables sur toute leur longueur ?
    8. http://www.saint-maur.com/Saint-Maur-des-Fosses-en-chiffres
    9. https://www.fub.fr/fub/actualites/attribution-clou-rouille-guidon-2016-usagers-cyclistes
    10. https://www.saint-maur.com/actualites/inauguration-de-la-promenade-de-la-pie-1488.html
    11. http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/saint-maur-remonte-la-pente-a-velo-05-07-2019-8110341.php
    12. « Fiche communale d'occupation des sols », sur le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de l'Île-de-France, (consulté le 20 novembre 2012).
    13. « cartes_SaintMaur », sur cartes-saint-maur.fr (consulté le 3 août 2019)
    14. Tableaux LOG T2 et LOG T7, Recensement général de la population 2016, document mentionné en liens externes.
    15. Imanol Corcostegui, « Saint-Maur, montrée du doigt, se plaint de la loi sur les logements sociaux : Au classement des villes soumises à la loi SRU, Saint-Maur-des-Fossés est dernier. Sous le feu des critiques, la mairie répond que la loi est impossible à appliquer », Libération, (lire en ligne).
    16. Béatrice Parrino, « La vérité sur les logements sociaux : La ville peine à respecter les objectifs de la loi SRU », Le Point, (lire en ligne).
    17. Isabelle Rey-Lefebvre, « Des villes toujours rétives aux logements sociaux », Le Monde, (lire en ligne)
    18. F.H., « Carencée » en HLM, la ville est fâchée d'être stigmatisée », Le Parisien, édition du Val-de-Marne, (lire en ligne).
    19. Corentin Lesueur, « Logements sociaux : Saint-Maur redresse (un peu) la barre : La ville va s’engager avec la préfecture à atteindre 12 % de logements sociaux en 2022, contre moins de 9 % actuellement. Loin encore du taux imposé par la loi (25 %). », Le Parisien, édition du Val-de-Marne, (lire en ligne, consulté le 28 janvier 2020).
    20. Dictionnaire universel françois et latin, Les libraires de Paris, 1763, p. 936.
    21. « Malgré quelques rares vraisemblances on ne trouve finalement guère de base au récit romancé du siège des bagaudes » (La nouvelle histoire de Saint-Maur-des-Fossés des origines aux Bagaudes, in La légende saint-maurienne, publication du Vieux Saint-Maur, 1987 (ISBN 2950173705) p. 70-71).
    22. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, Éditions Errances, 2001, p. 55
    23. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8). p. 373
    24. Henry Pouvereau, Autour d'un Clocher, paroisses et communes sous la Révolution, Le Vieux Saint-Maur, 1963
    25. Émile Galtier : Histoire des paroisses de Saint-Maur-des-Fossés, E. Champion (Paris), 1923.
    26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    27. Julien de Gaulle (préf. Charles Nodier), Nouvelle histoire de Paris et de ses environs : avec des notes et une introduction par M. Ch. Nodier, t. 5, Paris, P. M. Pourrat frères, , 586 p. (lire en ligne), p. 569-570.
    28. Ville de Saint-Maur-des-Fossés
    29. Menu servi dans un restaurant du quartier latin * Consommé de cheval au millet * Brochettes de foie de chien à la maître d'hôtel * Émincé de râble de chat, sauce mayonnaise * Épaules et filets de chien braisés, sauce aux tomates * Civet de chat aux champignons * Côtelettes de chien aux petits pois * Salmis de rats, sauce Robert * Gigots de chien flanqués de ratons, sauce poivrade * Bégonias au jus * Plum-pudding au rhum et à la moelle de cheval[réf. nécessaire].
    30. Histoire de Saint-Maur-des-Fossés, depuis les origines jusqu'à nos jours, Émile Gaston Galtier
    31. Histoire de Saint-Maur-des-Fossés: de son abbaye, de sa péninsule et des communes des cantons de Charenton, Vicennes et Boissy-Saint-Léger avec ... un glossaire, des aperçus archéologiques et étymologiques nouveaux, Auteur Z. J. Piérart
    32. « 1887-1900 : L'épanouissement de la traction mécanique », Les tramways parisiens, Musée des transports urbains, interurbains et ruraux (consulté le 21 avril 2016).
    33. (fr) « L'inondation de 1910 à La Varenne-Saint-Hilaire (94) » sur un site personnel consacré aux inondations de 1910
    34. Pierre-Wolf Mandroux, « Chrétiens et juifs rendent hommage à l'ancien curé de Saint-Maur-des-Fossés », La Croix, 20/05/2016, lire en ligne
    35. Les Orphelins de la Varenne, 1914 - 1944
    36. http://www.hillelweb.com/syna/histo.htm
    37. Journal Officiel, Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
    38. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
    39. Décret n° 2015-1663 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Champigny-sur-Marne sur Légifrance
    40. https://www.lemonde.fr/resultats-election-presidentielle/saint-maur-des-fosses,94210/
    41. Site officiel Saint-Maur:Conseil Municipale.
    42. Marcelo Wesfreid, « Fin de règne à Saint-Maur-des-Fossés », L'Express, (lire en ligne) :
      « Indépendant et provocateur, mais en phase avec ses électeurs, Jean-Louis Beaumont a longtemps tenu sa ville d'une main de fer. Avec une méthode qui ne fait plus l'unanimité »
      .
    43. « Saint-Maur : la promenade au nom de l’ancien maire inaugurée », Le Parisien, édition du Val-de-Marne, (lire en ligne).
    44. Elsa Marnette, « Plagnol lâche Saint-Maur : Battu dimanche, l'ex-maire (DVD) Henri Plagnol aurait pu siéger dans l'opposition, mais il a préféré démissionner. La fin d'une carrière politique locale débutée il y a vingt-cinq ans », Le Parisien, édition du Val-de-Marne, (lire en ligne).
    45. Elsa Marnette, « Saint-Maur : Berrios (UMP) réussit son pari », Le Parisien, édition du Val-de-Marne, (lire en ligne).
    46. « Saint-Maur-des-Fossés : Sylvain Berrios élu député », Le Parisien, édition du Val-de-Marne, (lire en ligne).
    47. « Les trouble-fêtes », Le Parisien, édition du Val-de-Marne, (lire en ligne).
    48. « Sylvain Berrios, élu président de la Commission Locale de l’eau (CLE) », sur http://www.saint-maur.com, (consulté le 21 avril 2016).
    49. « Rapport spécial de la Chambre régionale des comptes, 8 janvier 2010 » [PDF]
    50. Lettre spéciale du maire du 3 mai 2010
    51. E. M., « Saint-Maur, sixième ville la plus endettée de France », Le Parisien, édition du Val-de-Marne, (lire en ligne).
    52. Jumelage Ramat Hasharon - Saint Maur des Fossés
    53. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    54. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    55. Alexandre Arlot, « Dernier adieu à l’ancienne faculté de Saint-Maur », sur Le Parisien.fr, (consulté le 3 janvier 2020)
    56. « Saint-Maur-des-Fossés : premiers coups de pioche pour les logements de la ZAC des Facultés », sur Les Echos, (consulté le 3 janvier 2020)
    57. Site du festival Courts dans l'herbe Consulté le 2 décembre 2009.
    58. La sixième édition de cette manifestation, intitulée « Sur les pas de Mon Oncle », a eu lieu du 17 au 19 octobre 2008 (sous le parrainage de Jérôme Deschamps et avec la réalisatrice Catherine Corsini comme présidente du jury): le film La Théorie des ensembles de J. Hamon-Damourette, J. Ekam’changama et M. Hericher a obtenu le « Prix du Jury » et Anne-Elisabeth Blateau s'est vue décerner une mention pour la meilleure actrice.
    59. Site du festival Saint-Maur en toute(s) liberté(s) Consulté le 1er décembre 2009.
    60. Laure Parny, « Le plus grand rassemblement de food trucks d’Ile-de-France est à Saint-Maur », sur Le Parisien.fr, (consulté le 22 octobre 2019)
    61. « Saint-Maur Food Trucks Festival », sur Street Food En Mouvement, (consulté le 22 octobre 2019)
    62. « 40 000 gourmands au rassemblement de food trucks de Saint-Maur », sur Le Parisien.fr, (consulté le 22 octobre 2019)
    63. Laure Parny, « 60 food trucks vont régaler les gourmands à Saint-Maur », sur Le Parisien.fr, (consulté le 22 octobre 2019)
    64. D. C., « Saint-Maur : 26 000 repas chauds vendus au Food Truck Festival ! », sur Le Parisien.fr, (consulté le 22 octobre 2019)
    65. Corinne Nèves, « Saint-Maur : bien-être et écologie au plus grand rassemblement de food trucks de France », sur Le Parisien.fr, (consulté le 22 octobre 2019)
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