Saint-Paul-de-Fenouillet

Saint-Paul-de-Fenouillet (en occitan Sant Pau de Fenolhet) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie.

Pour les articles homonymes, voir Saint-Paul et Fenouillet.

Saint-Paul-de-Fenouillet

Saint-Paul
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades[1]
Canton La Vallée de l'Agly
Intercommunalité Communauté de communes Agly Fenouillèdes
(siège)
Maire
Mandat
Jacques Bayona
2014-2020
Code postal 66220
Code commune 66187
Démographie
Population
municipale
1 812 hab. (2017 )
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 48′ 40″ nord, 2° 30′ 20″ est
Altitude Min. 170 m
Max. 966 m
Superficie 43,90 km2
Localisation
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Saint-Paul-de-Fenouillet
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Saint-Paul-de-Fenouillet
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Saint-Paul-de-Fenouillet
Liens
Site web st-paul66.com

    Ses habitants sont appelés les Saint-Paulais.

    Géographie

    Localisation

    La commune de Saint-Paul-de-Fenouillet fait partie de la région naturelle du Fenouillèdes, dans le nord-ouest des Pyrénées-Orientales, et se situe au confluent de l'Agly et de la Boulzane. L’Agly creuse au nord les gorges de Galamus et au sud le Fossé de la Fou (qu'il ne faut pas confondre avec les gorges de la Fou, plus au sud)[2].

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    La commune a été l'épicentre d'un tremblement de terre le 18 février 1996, de magnitude 5,6. Légers dégâts.[réf. nécessaire]

    La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

    Hydrographie

    Voies de communication et transports

    • Gare de Saint-Paul-de-Fenouillet[4]

    Toponymie

    Le nom de la commune en occitan est Sant Pau de Fenolhet.

    Histoire

    Autrefois habité par l'homme de la Préhistoire, le site des "gorges de Galamus", site naturel classé et protégé, fut sans doute le premier lieu habité de Saint-Paul. Ces grottes calcaires percent à cet endroit des parois vertigineuses

    Les grottes de Galamus, dès le VIIe siècle auraient été un refuge pour les ermites. Ceux-ci vécurent dans la prière et l'abstinence. Ils placèrent le site sous la protection de saint Antoine le Grand, patriarche des moines du désert.

    Ces lieux, aménagés au XVe siècle par les franciscains, sont devenus un lieu de pèlerinage traditionnel les lundis de Pâques, celui des lundis de Pentecôte attirant des croyants jusqu’en Catalogne.

    Un monastère Saint-Paul de Monisat est documenté en 962 dans un procès puis en 966 dans le testament de Sunifred II comte de Cerdagne, fondateur du monastère, qui possède par ailleurs le territoire de la vicomté de Fenouillèdes où se trouve le monastère. "Monisat" ou "Monedarias" serait le premier nom de la localité[5]. Mentionnée comme une dépendance de l'abbaye de Joucou en Pays de Sault, elle est donnée en l'an 1000 par Bernard Ier de Besalú à Saint-Michel de Cuxà. Elle change encore plusieurs fois d'autorité passant notamment sous Saint-Pierre de Moissac et Sante-Marie d'Alet. En 1173, le vicomte Arnaud Ier de Fenouillet fait fortifier la ville.

    L'abbaye disparait et est transformée en église collégiale en 1317, situation matérialisée par la construction de l'actuelle église du chapitre de Saint-Paul.

    Sur le territoire de la commune actuelle, l'église Saint Pierre de Peyrelade est une possession de l'abbaye de Saint-Martin-Lys au moins depuis 927. En 1271, l'archevêque de Narbonne hérite du lieu.

    Politique et administration

    Canton

    La commune est le chef-lieu du canton éponyme, qui dépend de la deuxième circonscription des Pyrénées-Orientales dont le député est Fernand Siré (UMP, maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque).

    Administration municipale

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
             
    mars 2001 mars 2014 Bernard Foulquier[6],[7],[8]    
    mars 2014 En cours Jacques Bayona[9]    

    Population et société

    Démographie ancienne

    La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

    Évolution de la population
    1693 1709 1720 1744 1774 1788 1789
    180 f179 f179 f700 H211 f1 180 H325 f
    (Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

    Démographie contemporaine

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

    En 2017, la commune comptait 1 812 habitants[Note 1], en diminution de 4,53 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Orientales : +3,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 2351 3401 4051 5521 7431 8451 9282 0582 054
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 1642 1862 2312 1732 2972 3402 2502 2802 004
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 3101 8781 9052 0372 0252 0701 9642 0042 064
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    2 4362 6352 5312 3502 2141 8581 9381 8791 812
    2017 - - - - - - - -
    1 812--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
    Rang de la commune dans le département 15 21 28 33 51 55 55 60
    Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

    Enseignement

    Manifestations culturelles et festivités

    Santé

    Sports

    • Club Tennis
    • Club Nautique
    • Club de Rugby à XIII : Fenouillèdes XIII

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 801 [19].

    Emploi

    Entreprises et commerces

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Le centre ville de Saint-Paul, en forme typique "en parapluie", voit ses rues converger vers l'église du XIVe siècle, dédiée à Saint-Pierre. Son clocher est habillé d'un campanile en fer forgé et possède un très beau retable du XVIIe siècle parfaitement conservé.

    Le bâtiment le plus symbolique de Saint-Paul est son église du chapître ( Classé MH (1989)), et surtout le clocheton du XVIIe siècle qui surplombe sa chapelle. Cette collégiale, très riche jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, fut vendue comme bien national à la Révolution française et transformée en appartements privés. Elle est ornée de gypseries.

    Gastronomie

    La spécialité Saint-Paulaise est le croquant. Il s'agit d'un biscuit sec généralement accompagné d'une amande. Il peut également être agrémenté de chocolat ou de noisettes.

    Patrimoine naturel

    Personnalités liées à la commune

    Culture populaire

    Héraldique

    Blason De gueules à une épée d'argent garnie d'or, la pointe en bas.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales
    2. Carte IGN sous Géoportail
    3. « Plan séisme » (consulté le 20 novembre 2014)
    4. Source : site TPCF, onglet plan d'accès, liste gares lire.
    5. Bolòs i Masclans, Jordi,, « Atles dels comtats de Rosselló, Conflent, Vallespir i Fenollet (759-991) » (ISBN 9788423207343, consulté le 8 juillet 2018)
    6. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
    7. B. Foulquier a parrainé la candidature de Jean Saint-Josse à l'élection présidentielle de 2002, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
    8. B. Foulquier a parrainé la candidature de Frédéric Nihous à l'élection présidentielle de 2007, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2007
    9. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    14. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    18. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
    19. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
    20. Les éditions Anna Polèrica sont abrégées A. Polèrica par la BNF
    21. Fabricio Cardenas, « Visite au Pont de la Fou sur l'Agly en 1821 », sur Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, (consulté le 27 mai 2017)
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