Salaire minimum agricole garanti (France)

Le salaire minimum agricole garanti (SMAG) était le taux horaire minimum auquel devaient être payés les salariés agricoles en France à partir de 1950.

En 1945, la France comptait près de 10 millions d’actifs agricoles pour 41 millions d'habitants. En 1955, ils sont encore 6,3 millions : sur ce nombre, les salariés agricoles sont majoritaires, tandis que les exploitants agricoles sont en minorité, d'où la nécessité à l'époque de régulariser le taux horaire d'un journalier[1]. La dernière convention collective du monde agricole remontait à 1935.

Paul Bacon, Ministre du Travail et de la Sécurité sociale (MRP), est considéré comme étant à l'origine du salaire minimum agricole garanti, qui fut créé par la loi du sous le gouvernement Georges Bidault en même temps que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG)[2].

Le SMAG était notablement inférieur au SMIG, car tenant compte des facteurs propres à la vie rurale de l'époque (coût inférieur du logement, accès direct aux denrées alimentaires, etc.), avant d'être aligné dessus, à partir du , après les « accords de Varennes », prolongement des accords de Grenelle.

Notes

  1. Quelques traits marquants de l’évolution des structures agraires au XXe siècle, par Lisa Gauvrit, juin 2012, AGTER.
  2. [vidéo] « Du SMIG au SMIC », documents Archives INA, en ligne.

Voir aussi


  • Portail de l’agriculture et l’agronomie
  • Portail du droit
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.