Samantha Power

Samantha Power, née le à Dublin, est une journaliste et écrivaine américaine d'origine irlandaise, ambassadrice des États-Unis aux Nations unies de 2013 à 2017.

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Samantha Power

Portrait officiel de Samantha Power (2013).
Fonctions
28e ambassadrice américaine auprès des Nations unies

(3 ans, 5 mois et 18 jours)
Président Barack Obama
Prédécesseur Susan Rice
Rosemary DiCarlo (intérim)
Successeur Michele J. Sison (intérim)
Nikki Haley
Biographie
Nom de naissance Samantha Jane Power
Date de naissance
Lieu de naissance Dublin (Irlande)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Conjoint Cass Sunstein
Diplômée de Université Yale
Université Harvard
Religion Catholicisme

Biographie

Jeunesse et formation

Née en Irlande[1], Samantha Power et son frère Stephen suivent sa mère qui émigre aux États-Unis en septembre 1979 et fait des études à la Lakeside High School, dans le comté de DeKalb (État de Géorgie) et à l'université Yale.

Journalisme

De 1993 à 1996, elle travaille comme journaliste à U.S. News & World Report, The Boston Globe, The Economist et The New Republic, en tant que reporter sur les guerres de Yougoslavie. De retour sur le sol américain, elle reprend des études à faculté de droit de Harvard dont elle est diplômée en 1999. Elle est fondatrice en 1998 et directrice jusqu'en 2002 du Centre Carr pour la politique des droits de l'homme.

En 2002, elle reçoit le prix Pulitzer de l'essai pour son livre A Problem From Hell: America and the Age of Genocide, une étude sur la réponse américaine face au crime de génocide. Elle essuie cependant les critiques de l'historien Howard Zinn pour son manque de mise en abîme des dommages collatéraux et intentionnels et de l'économiste Edward Herman pour le manque de traitement des massacres au Timor oriental et en Asie du Sud-Est. En 2004, elle est citée par le classement du Time comme l'une des 100 plus éminentes chercheuses des États-Unis.

Harvard et département d'État

Militante des droits de l'homme à Harvard, elle est enseignante à l'École d'affaires publiques John F. Kennedy de l'université jusqu'en 2004. En 2005 et 2006, elle travaille pour le groupe de soutien de Barack Obama lors de sa campagne pour devenir sénateur, puis pour sa campagne de 2008, jusqu'à ce qu'elle qualifie Hillary Clinton de « monstre ». Elle réintègre l'équipe de campagne de Barack Obama le 19 août 2008, une semaine avant la convention du parti démocrate à Denver, Colorado qui a désigné Obama comme candidat. Trois jours après la prise de fonctions d'Obama, en janvier 2009 elle entre au Conseil de sécurité nationale en tant que conseillère spéciale du président chargée du multilatéralisme[2].

Organisation des Nations unies

Power avec le secrétaire d'État John Kerry en 2016.

Le , elle est nommée par le président Barack Obama au poste d'ambassadrice auprès des Nations unies, en remplacement de Susan Rice. Confirmée par le Sénat des États-Unis le par 87 voix contre 10, elle prend ses fonctions le lendemain[3].

Samantha Power est notamment remarquée en 2016 pour un discours face à Vitali Tchourkine, ambassadeur russe aux Nations unies, dans lequel elle affirme à propos de la guerre civile syrienne, la Russie étant accusée de crimes de guerre : « Il n'y a donc rien qui puisse vous faire honte? Aucun acte barbare, aucune exécution d'enfant qui puisse vous irriter? »[4].

Elle démissionne de ses fonctions le , au début de la présidence de Donald Trump pour retourner enseigner à Harvard. L'ambassadrice intérimaire Michele J. Sison est nommée avant la confirmation sénatoriale de Nikki Haley.

Vie privée

Samantha Power est mariée à Cass Sunstein, juriste et philosophe. Elle est mère de deux enfants.

Notes et références

  1. (en) Sheryl Gay Stolberg, « A New U.S. Player, Put on World Stage by Syria », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 25 janvier 2017).
  2. (en) Samantha Power, The Education of an Idealist, William Collins, (ISBN 978-0-00827490-0), page 198 (retour à l'équipe de campagne); page 211 et suivantes pour le Conseil National de Sécurité
  3. Maxime de Valensart, « Samantha Power, nouvelle ambassadrice des États-Unis à l'ONU », 7s7, (lire en ligne, consulté le 25 janvier 2017).
  4. Sophie Amsili, « Samantha Power, l'ambassadrice d'Obama qui bouscule l'ONU », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 25 janvier 2017).

Liens externes

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