Soixante-huitard

Un soixante-huitard est un individu ayant l'âge d'avoir participé aux événements de Mai 1968, ou ayant adopté les mœurs et les idées qui se sont imposées à cette occasion.

Historique (13 mai 1968-30 juin 1968)

La qualification de soixante-huitard, calquée sur celle de « communard ».

Selon Le Goff :

« Composé pour l'essentiel d'étudiants, le mouvement soixante-huitard est un curieux mélange entre des aspirations hédonistes, libertaires et un bolchévisme avant gardiste qui a rejoué sous une forme caricaturale et dérisoires le fonctionnement des partis communistes « historiques » (léniniste, stalinien, maoïste) et des révolutions du passé[1]. »

Elle désigne les idées les plus progressistes, avancées socialement ou utopistes qui ont eu cours dans les milieux révolutionnaires, notamment celles s'approchant de l'anarchisme et du New Age.

Les 68ards lycéens

Effet sur la société

Pour Jean-Pierre Le Goff, la phase nihiliste post-soixante-huitarde fut brève et s'achève en 1973-1974 ; puis sous l'influence du féminisme et de courants écologistes chrétiens, accomplit sa modification pacificatrice. La dynamique soixante-huitarde s'éteint pour lui au milieu des années 70, remplacé pour la gauche par un gauchisme culturel[1].

Avec le temps, ce terme a pris un aspect de plus en plus péjoratif, d'autant plus qu'il est utilisé par la génération suivante pour exprimer un nouveau conflit de générations.[réf. nécessaire]

On parle de génération de 68 pour évoquer la génération du babyboom, sa philosophie hédoniste et narcissique, et sa soumission à la société de consommation.[réf. nécessaire]

Les détracteurs[Qui ?] de cette génération de « soixante-huitards » la considèrent comme étant égoïste, car ils ont la retraite à taux plein et vivaient quasiment avec le plein emploi, d'où une incompréhension des générations suivantes qui cotisent pour la retraite.[réf. souhaitée]

De plus cette génération comporte souvent des parents démissionnaires ou bien qui reprochent à leurs enfants les sacrifices qu'ils ont dû consentir pour les élever.[réf. nécessaire]

Prolongement de cette époque

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2017). 
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

L'on pourrait néanmoins dire que cette période insouciante s'est prolongée jusqu'aux années 1980 (élection le 10 mai 1981 de François Mitterrand : élection présidentielle française de 1981) et le fameux Tournant de la rigueur qui marque la fin de certaines illusions ou l'espoir très fort de changer le monde.

Cette période peut être prolongée jusqu'en août 1985, car c'est en septembre avec la création des restos du cœur par Coluche (initialement pensés et proposés par Daniel Balavoine) que commence vraiment le début de fortes désillusions vis-à-vis du pouvoir et que continuent les très grandes disparités entre les Français, qui se prolongent aujourd'hui.

Quelques soixante-huitards

Terme et slogans

Face à cette difficulté descriptive, les slogans issus de la période paraissent mieux représentatifs de l'allusion liée au terme.

Articles connexes

Bibliographie

Autres

Films :

Notes et références

  1. La gauche à l'agonie. 1968-2017. Jean-Pierre Le Goff, éditions Perrin, 2011; Perrin/édi8, 2017

Voir aussi

Articles connexes

  • Portail de la politique
  • Portail des années 1960
  • Portail de l’anarchisme
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.