Somme-Arne

Somme-Arne était un village de Champagne qui fut détruit en 1650.

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Géographie

Somme-Arne[1] se situait à l'immédiate proximité de Saint-Étienne-à-Arnes. Le cadastre de Saint-Étienne-à-Arnes de 1819 en indique l'emplacement [2].

Histoire

Le village était du ressort du bailliage de Reims[3] alors que Saint-Étienne-à-Arnes était de la prévôté de Rethel, soumise à la coutume de Vitry[4].

Il fut ravagé au cours de la bataille de Rethel et ne fut jamais reconstruit. Son ban fut incorporé à celui de Saint-Étienne-à-Arnes.

Les causes du déclin

Il s'est passé ce que Jean-Marie Pesez et Emmanuel Le Roy Ladurie[5] envisagent dans la même situation pour Gerson : « des déplacements de village à village, déplacements à sens unique qui finissent par vider une localité au profit de sa voisine, ce qui s'est passé pour Gerson abandonné au profit de Barby. […], Gerson suivait la coutume de Reims, alors que tous les villages voisins et notamment […] Barby, ne connaissaient que la commune de Vitry. […]. Or il n'était pas indifférent d'appartenir à l'une ou l'autre circonscription. La coutume de Reims passait pour plus sévère […], on exigeait notamment des droits de lods et ventes ignorés des villages du bailliage voisin. »

En plus des ravages exercés par l'aristocratie frondeuse, la disparition de Somme-Arne serait donc due, aussi, aux exactions fiscales des seigneurs. Il suffisait de rebâtir quelques centaines de mètres plus loin pour changer de régime fiscal.

Le passé qui ne passe pas

En 1819, le géomètre qui fait le relevé du premier cadastre de Saint-Étienne identifie le lieu où s'élevait ce village.

En 2006, la commune de Saint-Étienne a baptisé la rue en face du cimetière communal, « rue de Somme-Arne ».

Références

  1. Esprit-Joseph Chaudon, Dictionnaire interprète-manuel des noms latins de la géographie ancienne et moderne, 1777, p.9 en donne une étymologie : « AD SUMMUM-ARNAM, Somme-Arne, vill. de Champagne, à la source de l'Arne, pet. riv. qui tombe dans la Suipe. »,
  2. Archives départementales des Ardennes en ligne : Cadastre de Saint-Étienne-à-Arnes de 1819
  3. Nicolas René Camus-Daras, Essais historiques sur la ville de Reims, 1823, p.596
  4. Nouveau coutumier general, ou Corps des coutumes generales et particulières de France et de Province, t.3, p.349
  5. Jean-Marie Pesez & Emmanuel Le Roy Ladurie, Les villages désertés en France : vue d'ensemble , dans Économies, Sociétés, Civilisations, 1965, vol.20, n° 2, pp. 257-290

Voir aussi

Bibliographie

Liens internes

Les autres villages détruits et non reconstruits
  • Sçay
  • Puiseux

Liens externes

  • Portail des Ardennes
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