Stephen Wolfram

Stephen Wolfram (né le à Londres) est un scientifique britannique principalement connu pour son logiciel de calcul formel Mathematica, mais qui a également travaillé en physique des particules et sur les automates cellulaires.

Pour les articles homonymes, voir Wolfram.
Stephen Wolfram
Fonction
Président-directeur général (en)
Biographie
Naissance
Nationalité
Domiciles
Formation
Activités
Père
Hugo Wolfram (en)
Mère
Sybil Wolfram (en)
Fratrie
Conrad Wolfram (en)
Parentèle
Kate Friedländer (grand-mère)
Autres informations
A travaillé pour
Domaines
Membre de
Taille
1,8 m
Influencé par
Alan Turing, William A. Martin (en), Joel Moses (en)
Site web
Distinctions
Œuvres principales

Biographie

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Stephen Wolfram est né le 29 août 1959 de parents réfugiés allemands, d'origine juive, émigrés en Angleterre en 1933[1],[2]. Son père, Hugo Wolfram, est romancier, et sa mère, Sybil Wolfram (en), était professeur de philosophie à l'université d'Oxford. Il est le petit-fils de la psychanalyste Kate Friedlander. Wolfram a fait ses études à Eton et au St John's College d'Oxford. Il a participé à l'écriture d'un article collectif sur la production de quarks lourds en 1978[3].

À l'âge de 20 ans, il obtient son doctorat en physique des particules à la faculté Caltech où il étudiait[4]. Les premiers travaux scientifiques de Wolfram concernent principalement le domaine de la physique des hautes énergies, en théorie quantique des champs, et en cosmologie.

En 1979, il commence la construction d'un des premiers systèmes de calcul formel modernes, exploité commercialement en 1981.

Wolfram reçoit, en 1981, le prix MacArthur[5],[6]. Vers la fin de l'année 1981, Wolfram oriente ses travaux vers la compréhension des origines de la complexité dans la nature. La première idée de Wolfram a été d'utiliser les expériences de calcul pour étudier le comportement de simples programmes informatiques, appelés automates cellulaires.

À la suite de ses travaux scientifiques dans la recherche sur les systèmes complexes, en 1986, Wolfram a fondé le premier centre de recherche et la première revue spécialisée sur les systèmes complexes. Puis, après avoir travaillé à Caltech, à l'Institute for Advanced Study de Princeton, et comme professeur de sciences physiques, de mathématiques et d'informatique à l'université de l'Illinois, Wolfram a lancé la Wolfram Research, Inc. Il a en effet commencé le développement de Mathematica, dont la première version a été publiée le .

A New Kind of Science

En 2002, il publie un livre, A New Kind of Science[7], où il expose les nombreux problèmes que soulève l'étude des automates cellulaires. Le livre présente une étude empirique des systèmes de calcul très simples. En outre, il fait valoir que, pour des raisons fondamentales, ces types de systèmes, plutôt que les mathématiques traditionnelles, sont nécessaires pour modéliser et comprendre la complexité dans la nature. La conclusion de Wolfram est que l'univers est numérique dans sa nature, et fonctionne sur les lois fondamentales qui peuvent être décrites comme des programmes simples. Il prédit que la prise en compte de cette approche par les communautés scientifiques aura une influence majeure et révolutionnaire sur la physique, la chimie et la biologie et la majorité des domaines scientifiques en général, ce qui en fait est la raison pour laquelle le livre est ainsi titré. Depuis la parution du livre en 2002, Wolfram partage son temps à développer Mathematica et à encourager les gens à s'impliquer dans les sujets traités par A New Kind of Science à travers des keynotes, des conférences, ainsi qu'une université d'été consacrée à ce sujet.

Moteur de recherche Wolfram|Alpha

En 2002, Wolfram a aussi créé un puissant moteur de recherche intitulé Wolfram Alpha. Ce moteur de recherche en calcul a la capacité de répondre directement et avec précision aux questions posées par les utilisateurs. Il contient une grande bibliothèque d'algorithmes, et répond aux requêtes en utilisant la même approche décrite dans A New Kind of Science. Wolfram|Alpha est l'un des moteurs de recherche supportant Bing de Microsoft et aussi les réponses factuelles de Siri d'Apple.

En 2009, il lance le site WolframAlpha[6]. En 2009 également, et à l'occasion du lancement de ce site, il reçoit le Prix Friedrich L. Bauer.

Langage Wolfram

Le , il présente sur son blog le langage Wolfram[8], un langage multi-paradigme et de haut niveau basé sur plus de trente ans de recherche[9]. Et en décembre 2015, Wolfram a publié un livre titré An Elementary Introduction to the Wolfram Language destiné aux personnes n'étant pas familière au langage de programmation Wolfram et les types de calculs qu'il permet d'effectuer.

Bibliographie

Notes et références

  1. (de) « Jüdische Schriftsteller in Westfalen: Hugo Wolfram »
  2. (de) « Stephen Wolfram »
  3. (en)QCD Estimates for Heavy Particle Production sur inspirehep.net
  4. « About Stephen Wolfram », sur www.stephenwolfram.com (consulté le 13 février 2020)
  5. (en) « Fellows List - June 1981 - MacArthur Foundation »
  6. (en) Alex Bellos, « Stephen Wolfram: Can he topple Google? », The Guardian, (lire en ligne, consulté le 5 décembre 2012)
  7. « Wolfram Science and Stephen Wolfram's 'A New Kind of Science' », sur www.wolframscience.com (consulté le 13 février 2020)
  8. Starting to Demo the Wolfram Language, blog de Stephen Wolfram
  9. Arsene Newman, Stephen Wolfram présente le langage Wolfram, Developpez.com, 3 mars 2014

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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