Tarascon-sur-Ariège

Tarascon-sur-Ariège (occitan : Tarascon d'Arièja) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Pour les articles homonymes, voir Tarascon.

Tarascon-sur-Ariège

Tarascon-sur-Ariège en mars 2016.

Blason
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Sabarthès
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Pays de Tarascon
Maire
Mandat
Alain Sutra
2014-2020
Code postal 09400
Code commune 09306
Démographie
Gentilé Tarasconnais
Population
municipale
3 044 hab. (2017 )
Densité 352 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 50′ 54″ nord, 1° 36′ 24″ est
Altitude Min. 463 m
Max. 1 187 m
Superficie 8,65 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Tarascon-sur-Ariège
Géolocalisation sur la carte : Ariège
Tarascon-sur-Ariège
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Tarascon-sur-Ariège
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Tarascon-sur-Ariège
Liens
Site web mairie-tarascon.com/

    C'est un centre industriel situé à un important carrefour de routes. Elle est formée par la réunion de la ville basse – au confluent de l'Ariège et du Vicdessos – et d'une ville haute, autrefois fortifiée, qui s'adosse à une butte surmontée d'une tour ronde.

    Ses habitants sont appelés les Tarasconnais.

    Géographie

    Commune située dans les Pyrénées sur l'Ariège, au confluent avec le Vicdessos dans le Pays de Foix Haute-Ariège. Elle est le centre de l'unité urbaine de Tarascon-sur-Ariège.

    Communes limitrophes

    Tarascon-sur-Ariège est limitrophe de dix autres communes.

    Carte de la commune de Tarascon-sur-Ariège et de ses proches communes.
    Communes limitrophes de Tarascon-sur-Ariège[1]
    Surba Arignac Bompas
    Rabat-les-Trois-Seigneurs Arnave
    Génat,
    Quié,
    Alliat
    Niaux Ussat

    Hydrographie

    La commune est arrosée par l'Ariège et ses affluents le Vicdessos et le Ruisseau de la Courbière.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 865 hectares ; son altitude varie de 463 à 1 187 mètres[2].

    Voies de communication et transports

    Accès avec la route nationale 20 et par le train en gare de Tarascon-sur-Ariège sur la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière).

    Climat

    Tarascon possède un climat montagnard. Les étés sont chauds avec une moyenne de températures maximales de l'ordre de 35 degrés Celsius et des hivers parfois très froids avec occasionnellement des moyennes minimales de - 6 degrés. Les pluies sont fréquentes toute l'année et peuvent tomber sous forme de neige entre novembre et avril. La vallée est régulièrement frappée en été par de forts orages de montagne.

    Toponymie

    Histoire

    Les hauts fourneaux en
    septembre 1903.

    Tarascon-sur-Ariège était au Moyen Âge un centre commercial important, d'où la construction d'une enceinte qui protège la ville. Gérée par des consuls, c'est une des quatre villes du comté de Foix. Au XIIe siècle, une seconde enceinte est construite, ainsi qu'un pont qui permet de traverser l'Ariège, mais au XIVe siècle l’extension de la ville est telle qu'elle sort des enceintes avec par exemple l'apparition du faubourg Sainte-Quitterie « du bout du pont » et le quartier Saint-Jacques « hors la porte ».

    Entre 1625 et 1630, l'évêque de Pamiers Henri de Sponde, filleul de Henri IV, tente d'implanter un couvent de Minimes à Tarascon mais échoue faute de moyens.

    Le 10 novembre 1632, le capitaine Teulade de Foix avise les consuls que par ordonnance du roi Louis XIII et du cardinal Richelieu, le château comtal de Tarascon doit être démoli « rez-terre » aux frais de la ville. La tour de Mount-Négré et le château Lamotte subirent le même sort.

    En 1775, la tour du Castella, qui surplombe Tarascon, est construite. Elle fait suite à la démolition, par ordre de l'ingénieur de province, de la porte de Foix. Les matériaux issus de la destruction sont en partie réutilisés lors de la construction de la tour ronde du Castella, l'autre partie sera utilisée pour la restauration de la porte d'Espagne. La tour du Castella est située sur l'ancien emplacement du château féodal.

    La Société métallurgique de l'Ariège, cliente des mines de fer de Rancié, a investi dès 1869 dans un haut fourneau installé dans la commune, sonnant ainsi le glas des forges à la catalane. Elle l'utilisera aussi pour l'excellent minerai qu'elle exploite pour son propre compte à la mine de Pimorent dans la commune de Porté-Puymorens en Cerdagne.

    Un tramway a fonctionné de 1911 à 1932 desservant la vallée de Vicdessos et constituant la ligne de Tarascon-sur-Ariège à Auzat.

    Politique et administration

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt trois[3],[4].

    Rattachements administratifs et électoraux

    Commune faisant partie de l'arrondissement de Foix de la communauté de communes du Pays de Tarascon et du canton du Sabarthès (avant le redécoupage départemental de 2014, Tarascon-sur-Ariège était le chef-lieu de l'ex-canton de Tarascon-sur-Ariège).

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 En cours Alain Sutra PRG-MRSL Retraité de l'enseignement
    1989 2001 Robert Naudi PS  
    1987 1989 Charles Montaud    
    1981 1987 Jules Joseph Rousse PS  
    1978 1981 Gérard Esquirol    
    1944 1978 Paul Joucla PS  
    1919 1938 Louis Philippe Rad.  
    1878 1890 Frédéric Germain Elisabeth Esquirol    
    1866 1871 Frédéric Germain Elisabeth Esquirol    
    1852 1866 Gaspard Lucien Victor Philippe de Saint André    
        François André Vergé    
    Les données manquantes sont à compléter.

    Politique environnementale

    La commune était initialement probablement riche en termes d'écopotentialité, mais son industrialisation y a laissé des séquelles importantes [non neutre]. En particulier, l'usine Pechiney installée au bord du Vicdessos, a laissé plusieurs décharges internes qui relarguent [réf. nécessaire] plusieurs polluants préoccupants, dont certains non dégradables (fluorures, aluminium, cuivre, nickel, arsenic, baryum, chrome hexavalent, plomb, mercure et hydrocarbures). Ces polluants menacent la nappe phréatique, la rivière et les écosystèmes périphériques[5].

    Jumelages

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8]. En 2017, la commune comptait 3 044 habitants[Note 1], en diminution de 10,1 % par rapport à 2012 (Ariège : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 4001 1811 3781 4661 5511 6751 5601 5301 637
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 5571 5021 5131 5341 6071 6111 7391 4851 432
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 4451 6841 6061 7461 8342 5592 2363 1703 184
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    3 6803 8784 1973 9163 5333 4463 4893 4933 386
    2017 - - - - - - - -
    3 044--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
    Rang de la commune dans le département 5 5 5 6 6 6 7 7
    Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

    Économie

    Située dans la commune de Quié très imbriquée avec Tarascon se trouve l'usine de Sabart fondée en 1925. Cette aluminerie, devenue Sabart AeroTech, après plusieurs changement d'actionnaires et moins de quarante salariés en mars 2018, bénéficie encore des commandes du pôle mondial de construction aéronautique de la région toulousaine, mais la présence d'investisseurs chinois semble inquiéter les clients dans ce secteur hautement stratégique[15].

    CMA Industry[16], équipementier pour l'aviation, compte 65 employés en 2019.

    L'entreprise Séguélas propose de l'Hypocras, un apéritif médiéval à base de vin, d'épices et de pétales de rose.

    Enseignement

    Tarascon-sur-Ariège fait partie de l'académie de Toulouse.

    L'éducation est assurée sur la commune de Tarascon-sur-Ariège depuis la crèche jusqu'au collège du Sabarthès. Les collèges de Tarascon et Vicdessos ont fusionné à la rentrée 2016 en une seule entité administrative.

    Culture et festivités

    Comité des fêtes, maison des jeunes et de la culture, centre culturel François-Mitterrand avec bibliothèque, cinéma, auditorium[17]...

    Activités sportives

    Écologie et recyclage

    La déchèterie la plus proche se trouve dans la commune voisine d'Arignac, au lieudit Las Bernièros, sur la RD 8.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La tour du Castella.
    L'église Sainte-Quitterie.

    .

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Blasonnement :
    D'azur (De gueules) au château de trois tours d'argent (d'or) ouvert du champ, maçonné de sable environné de deux branches de laurier d'argent passées en double sautoir en chef en pointe. Devise : « s'y pasos y demoros »
    Commentaires : Créé le 11 mars 1701 par les commissaires généraux. Adopté le 19 septembre 1817. Enregistré le 16 octobre 1817[21].

    Voir aussi

    Bibliographie

    • J. Brunet, B. Callede et G. Orial, Tarascon-sur-Ariège (Ariège), Grotte de Niaux : mise en évidence de charbon de bois dans les tracés préhistoriques du Salon noir in Studies in Conservation (Londres), 1982, vol. 27, no 4, p. 173-179
    • Jean Clottes et Robert Simonnet, Le Paléolithique final dans le bassin de Tarascon-sur-Ariège, d'après les gisements des Églises (Ussat) et de Rhodes II (Arignac) in La fin des temps glaciaires en Europe : chronostratigraphie et écologie des cultures du Paléolithique final, 1979, p. 647-659
    • L. Faure-Lacaussade, Tarascon-sur-Ariège : le pays des cavernes, Privat, Toulouse, 1955, 151 p.
    • Édouard-Alfred Martel, Cavernes de Tarascon-sur-Ariège in Spelunca, tome VII, no 54, décembre 1908, 48 p.
    • J. P. Morel, La chapelle de Sabar à Tarascon-sur-Ariège, C. Lacour, Nîmes, 1997 (ISBN 2-84149-901-4)
    • (es) S. Ripoll Lopez, El parque de arte prehistorico de los pirineos : Un espacio cultural temático y lúdico diferente in Revista de arqueología, 1998, no 210, p. 6-13
    • Robert Simonnet, Le silex et la fin du Paléolithique supérieur dans le bassin de Tarascon-sur-Ariège in Bulletin de la Société préhistorique de l'Ariège, 1998, vol. 53, p. 181-222
    • G. Vidal, Les stations en plein air du Sédour (région de Tarascon-sur-Ariège) in Bulletin de la Société préhistorique de l’Ariège, no 27, 1930, p. 430-440
    • G. Vidal, L’art dans les cavernes de la région de Tarascon-sur-Ariège in Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, no 18, 1931-1938, p. 55-77
    • Jean Anglade, L'Homme aux éclats, éd. Le Pas d'oiseau, 2012, (ISBN 978-2-917971-27-7).

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
    3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
    4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031299.html.
    5. Note de l'ONG Robin des bois, intitulée "Les casseroles de Pechiney", datée du 6 oct 2003 (voir aussi les bases de données Basias et Basol)
    6. Tarascon en Provence sur le site facebook de la ville.
    7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    11. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    15. « Les salariés de Jinjiang Sabart Aéro Tech inquiets », La Dépêche du midi, (lire en ligne)
    16. « La CMA recrute », La Dépêche du midi, (lire en ligne)
    17. http://mairie-tarascon.com/La-culture-au-quotidien
    18. https://www.gralon.net/mairies-france/ariege/association-association-communale-de-chasse-agreee-de-tarascon-sur-ariege-tarascon-sur-ariege_W091001906.htm
    19. http://mairie-tarascon.com/Associations-sportives
    20. Robert Roger, « Le clocher de l'église Saint-Michel de Tarascon (Ariège) », dans Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, 1913, p. 59-65 (lire en ligne)
    21. Armorial de France
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