Tarnos

Tarnos est une commune française située dans le sud du département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine, dans le canton de Seignanx, aux portes du Pays basque.

Tarnos

L'église Notre-Dame des Forges.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Canton Seignanx
Intercommunalité Communauté de communes du Seignanx
Maire
Mandat
Jean-Marc Lespade (PCF)
2014-2020
Code postal 40220
Code commune 40312
Démographie
Gentilé Tarnosien
Population
municipale
12 264 hab. (2017 )
Densité 467 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 28″ nord, 1° 27′ 36″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 53 m
Superficie 26,26 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Tarnos
Géolocalisation sur la carte : Landes
Tarnos
Géolocalisation sur la carte : France
Tarnos
Géolocalisation sur la carte : France
Tarnos

    Le gentilé est Tarnosien[1].

    Géographie

    Localisation et accès

    Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine sur la Côte d'Argent dans les Landes de Gascogne, elle est limitrophe des Pyrénées-Atlantiques.

    Quatrième ville des Landes, située à l'extrême sud-ouest du département[2], Tarnos est une ville de tradition industrielle qui a su préserver un cadre de vie de qualité.

    D'une superficie de 2 700 hectares, le territoire communal est composé à 75 % de zones naturelles et agricoles le reste constituant la zone urbaine.

    La commune de Tarnos est desservie par des infrastructures majeures : RD 810, RD 817, le port de Bayonne et l'Aéroport de Biarritz-Pays basque à 15 km.

    Ce port industriel est également le point de départ des 106 km de plage landaise.

    Communes limitrophes

    Lieudits et hameaux

    Quatre quartiers composent la commune de Tarnos[4] :

    • Tarnos ;
    • le Boucaud ;
    • Castillon ;
    • la Humère.

    Toponymie

    Son nom occitan gascon est Tarnòs[5]. Son nom basque est quant à lui Tarnose[6].

    Son nom proviendrait de l’association de Tarinus et du suffixe -os. Tarinus serait le nom d'un homme de l'époque gallo-romaine, propriétaire terrien et se retrouve dans Tarnac. Le suffixe -os signifie domaine, surface, territoire en ibère. Tarnos signifierait ainsi « domaine de Tarinus ».

    Histoire

    Origine

    Les origines de Tarnos sont méconnues. Les premières mentions de Tarnos remontent au XIIe et XIIIe siècle. L'église fortifiée du centre ville est une ancienne commanderie-hôpital des Chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Édifiée au XIIe siècle, elle servait principalement à l'accueil des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui suivaient le chemin du littoral.

    De plus, le Livre d'Or de la cathédrale de Bayonne datant du XIIIe siècle témoigne à plusieurs reprises de l'existence de la paroisse Saint Vincent de Tarnos.

    Jusqu'au XVIIIe siècle, Tarnos est une paroisse à l'habitat dispersé sur plusieurs hameaux et grands domaines : Ordozon, Garros, Romatet, Estiey, Boucau... Son économie est principalement tournée vers l'agriculture et repose sur la culture et l'élevage traditionnels.

    Au XIXe siècle, Tarnos amorce son entrée dans l'ère industrielle et devient au début du XXe siècle le premier pôle du monde ouvrier landais.

    Le Détournement de l'embouchure de l'Adour

    Jusqu'au XVIe siècle, l’Adour traversait Tarnos du sud au nord pour se jeter à Vieux Boucau. Louis de Foix décide de détourner le fleuve et de couper son orientation au nord en construisant une digue et ainsi l’obliger à se jeter dans l’Océan tout proche. La nouvelle embouchure est ouverte le .

    Le chemin de fer et le détachement de Boucau

    En 1855, le tracé de la voie qui traverse tout le territoire de Tarnos entraîne la création d’une gare au quartier du Boucau. L’accès maritime et la voie ferrée vont donner un nouvel élan économique. C’est Napoléon III qui décide en 1857 de détacher de la commune de Tarnos, deux sections cadastrales de Boucau et de Romatet pour créer la ville de Boucau, avant port de Bayonne.

    L'implantation de l'usine sidérurgique des forges de l'Adour

    L’amélioration des accès maritimes, la desserte ferroviaire, la proximité de l’Espagne avec ses gisements de minerai de fer de Biscaye vont conduire à l’implantation de l’usine des Forges de l'Adour en 1881, spécialisée dans la production de rails et accessoires des voies ferrées.

    Cette industrialisation subite mais remarquable va entraîner une expansion économique et une poussée démographique sans précédent sur la commune.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    PériodeIdentitéPartiQualité
    avant le 7 août 1816Joseph Destremaut
    du 7 août 1816 au 28 août 1816Charles Lalanne
    du 28 août 1816 au 19 mars 1818Pierre Castillon
    du 19 mars 1818 au 12 août 1823Bernard Duboscq
    du 12 août 1823 au 12 décembre 1828Joseph Mege
    du 12 décembre 1828 au 9 septembre 1840Salvat Lalanne
    du 9 septembre 1840 au 27 novembre 1844Paul Adoue
    du 27 novembre 1844 au 2 octobre 1857Pierre Lacouture
    du 2 octobre 1857 au 8 octobre 1870Jean Séverin-Rouy
    du 8 octobre 1870 au 14 mai 1871Joseph Bernettes
    du 14 mai 1871 au 9 juin 1878Charles de Lalande
    du 9 juin 1878 au 24 juillet 1904Jean-Baptiste Devert
    du 31 août 1904 au 4 décembre 1919Maurice Labrouche
    du 17 décembre 1919 au 24 mai 1920François GracietPCF militant socialiste
    du 30 mai 1920 au 30 juin 1920Pierre Dufourcet
    du 30 juin 1920 au 17 août 1920Adolphe Pomade
    du 17 août 1920 au 4 octobre 1923Pierre DufourcetPCF
    du 7 octobre 1923 au 10 octobre 1923Jean-Baptiste SanglanPCFAdjoint faisant fonction de Maire
    du 23 décembre 1923 au 9 mai 1925Alexandre PereyrePCF
    du 16 mai 1925 au 14 juin 1930Jean BebéPCFOuvrier puis petit exploitant agricole[7]
    du 25 juin 1930 au 31 juillet 1930Joseph BiarrottePCFOuvrier aux Forges de l'Adour
    du 12 août 1930 au 8 mai 1935Charles DurrotyPCFDéporté à Sachsenhausen en 1943, mort en déportation
    du 31 mai 1935 au 2 novembre 1939Joseph BiarrottePCFAncien ouvrier
    du 5 novembre 1939 au 13 août 1944Maurice DaugareilPrésident de la Délégation spéciale
    nommé par le préfet et maintenu par le régime de Vichy
    du 31 août 1944 au 21 octobre 1947Albert CastetsPCFOuvrier aux Forges de l'Adour puis représentant de commerce[8]
    du 25 octobre 1947 au 12 mars 1971Joseph BiarrottePCFAncien ouvrier, ancien déporté à Buchenwald[9]
    du 12 mars 1971 au 27 avril 1991Jean André MayePCFConseiller général du canton de Saint-Martin-de-Seignanx (1964-1988)
    du 27 avril 1991 au 9 octobre 2004Pierrette FontenasPCFConseillère générale du canton de Saint-Martin-de-Seignanx (1988-2008)
    Présidente de la communauté de communes du Seignanx (-2008)
    depuis le 9 octobre 2004Jean-Marc LespadePCFConseiller départemental du canton du Seignanx depuis 2015

    Politique environnementale

    Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[10].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[11],[Note 1].

    En 2017, la commune comptait 12 264 habitants[Note 2], en diminution de 1,28 % par rapport à 2012 (Landes : +3,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 3151 3271 5552 0022 3242 5142 6512 7602 937
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 1121 6571 7381 7881 7391 7962 5302 6453 071
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    3 6173 6303 7743 9024 0874 2504 0123 9114 255
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    4 8135 0546 9598 2199 09910 07611 41312 00712 363
    2017 - - - - - - - -
    12 264--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La densité de population de Tarnos est passée de 192,5 à 449,3 habitants par kilomètre carré de 1968 à 2009.

    Année 1968 1975 1982 1990 1999 2009
    Densité de population 192,5 265,0 313,0 346,5 383,6 449,3

    Économie

    Jusqu’à la moitié du XIXe siècle avant l’arrivée du chemin de fer, l’activité économique de Tarnos se concentre autour des produits de la pêche (la baleine…) de la polyculture issues des métairies (céréales, vignes, et vergers, maraîchage…). Quelques moulins à eaux fonctionnaient sur les ruisseaux rejoignant l’Adour. L’exploitation des pins fournit résine et térébenthine et goudrons à la Marine Royale. Plusieurs tuileries fabriquaient des brises et des tuiles.

    Bus de l'agglomération de Bayonne

    Les lignes B, 9, 4 et 16 du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, desservent Tarnos en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Boucau et Saint-Pierre-d'Irube[14].

    Personnalités liées à la commune

    • Dominique Arnaud, coureur cycliste.
    • Guy Dolhats, coureur cycliste.
    • Romain Sicard, Formé, en minime et cadet, au Vélo-Club Tarnos (2002-2004)
    • Zaz, chanteuse française qui fut l'une des quatre chanteuses d'un orchestre de variété basque de seize personnes à Tarnos.

    Lieux et monuments

    Voies

    297 odonymes recensés à Tarnos
    au 27 janvier 2014
    Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Square Venelle Autres Total
    67 10 [N 1] 1 [N 2] 30 0 57 0 0 10 0 9 107 [N 3] 2 [N 4] 1 [N 5] 3 [N 6] 297
    Notes « N »
    1. Dont Avenue du 1er-Mai.
    2. Boulevard Jacques Duclos.
    3. Dont Rue du 19-Mars-1962, Rue du 8-Mai-1945 et Rue du 11-Novembre-1918.
    4. Square Albert Mora et Square des Forges.
    5. Venelle de Suste.
    6. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
    Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

    Voies dédiées pédestres et cyclables

    Voie verte

    La Voie verte du littoral atlantique aboutit à Tarnos-Plages[15].

    Chemin de Compostelle

    Chemin vers plage du Metro

    Le Chemin de Compostelle passe par Tarnos-Plages où les pèlerins peuvent faire étape en village de vacances.

    Plage du Métro à marée montante, au loin les Pyrénées

    Édifices et sites

    Événements

    • Fête de Tarnos la semaine de l'Ascension.
    • 1995 - teknival à Tarnos
    • Festival « Les Océaniques » (3e weekend de juillet), au parc de la nature, festival de musiques actuelles et d'arts de rues avec des artistes locaux, nationaux et internationaux.
    • Fête des pins, début juillet.

    Jumelages

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « Le nom des habitants du 40 », sur www.habitants.fr (consulté le 28 août 2018)
    2. « http://www.ville-tarnos.fr/tarnos/page.asp?PAGE=Localisation »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?)
    3. Carte IGN sous Géoportail
    4. Archives départementales des Landes, « Archives numérisées - Cadastre / Tarnos », (consulté le 28 août 2018)
    5. « Toponymes occitans », sur www.locongres.org (consulté le 28 août 2018)
    6. « Exonymie », sur www.euskaltzaindia.eus (consulté le 28 août 2018)
    7. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article98779
    8. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18963
    9. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16660
    10. Site des villes et villages fleuris, consulté le 6 décembre 2017.
    11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    14. Plan du réseau Chronoplus à partir du 31 janvier 2010, consulté le 14 février 2010.
    15. « Fiche VVV - AF3V », sur www.af3v.org (consulté le 14 septembre 2017)
    16. Annuaire des villes jumelées

    Voir aussi

    Article connexe

    Liens externes

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    Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

    Voie de Soulac
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