U Thant Island

U Thant Island, aussi connue sous le nom de Belmont Island, est une île artificielle de trente mètres sur soixante, située sur l'East River de New York, au sud de Roosevelt Island.

U Thant Island

Vue sur U Thant Island, avec le pont de Williamsburg en arrière-plan.
Géographie
Pays États-Unis
Localisation East River
Coordonnées 40° 44′ 48″ N, 73° 57′ 52″ O
Administration
État New York
Géolocalisation sur la carte : États-Unis
U Thant Island
Géolocalisation sur la carte : New York
U Thant Island

Situation

Le Chrysler Building et le siège des Nations unies, avec U Thant Island au premier plan.

L'île mesure environ 100 pieds (30,48 m) sur 200 pieds (60,96 m)[1]. Elle est située en face du siège des Nations unies et de la 42e rue et fait administrativement partie du comté de Manhattan. La petite île a été baptisée à la mémoire de l'ancien secrétaire général de l'ONU birman U Thant, en poste entre 1961 et 1971. Elle est protégée en tant que lieu d'accueil d'oiseaux migrateurs, parmi lesquels des cormorans à aigrettes ; son accès au public est donc interdit[2],[3],[4].

Histoire

U Thant Island vue depuis le sud, avec le pont de Queensboro en arrière-plan.

Dans les années 1890, l'homme d'affaires William Steinway construit le tunnel auquel il donne son nom sous l'East River, reliant Manhattan à sa cité ouvrière, Steinway Village, à Astoria. Dans le cadre de son projet, un puits est creusé dans un affleurement de granite connu sous le nom de Man-o'-War Reef pour atteindre le tunnel et produit un excès de gravats qui se répartissent au-dessus de l'affleurement et créent une petite île. Steinway meurt avant l'achèvement de son tunnel et le financier August Belmont, Jr. termine le projet en 1907. Belmont Island, nommé d'après le financier, est devenu le nom officiel de l'île. Le tunnel, qui passe directement sous l'île, est encore utilisé par l'IRT Flushing Line et fait maintenant partie du réseau du métro de New York[5].

En 1977, l'île est adoptée par un groupe appelé la « Méditation de la Paix aux Nations unies » (en anglais « Peace Meditations at the United Nations »), des employés du siège des Nations unies et les adeptes du gourou Sri Chinmoy, qui y a servi comme aumônier interconfessionnel. Ils louent l'îlot à l'État de New York, verdissent sa surface et la renomment officieusement d'après l'ancien secrétaire général des Nations unies birman U Thant, un proche de Chinmoy. Bien que non officiel, U Thant Island devient le nom commun de l'île[2],[6].

En 1999, The New York Times Magazine organise une compétition internationale pour concevoir une capsule temporelle dans le but de conserver des objets pour le prochain millénaire. Le Caples Jefferson Architects (en) propose de construire un obélisque de granite sur U Thant Island qui se désagrègerait graduellement, ne laissant plus que la capsule vers la fin du XXXe siècle[7].

En 2004, durant la Republican National Convention (en), l'artiste local et cinéaste Duke Riley qui a voyagé sur différentes îles abandonnées autour de la ville de New York, se rend sur l'île avec un ami durant la nuit, proclame une nation souveraine et hisse un fanion de 21 pieds (6,4008 m) représentant deux anguilles électriques sur la tour de navigation de l'île. Lors de leur trajet de retour à la lumière du jour ils sont appréhendés par un bateau du United States Coast Guard mais pas arrêtés. La totalité de l'événement a été filmé pour un projet de Riley intitulé Belmont Island (SMEACC)[8].

Notes et références

  1. (en) Jennifer Mascia, « Sand, Surf and Shoobies », The New York Times, (lire en ligne).
  2. (en) Daniel B. Schneider, « F.Y.I. », The New York Times, (lire en ligne).
  3. (en) Jane E. Brody, « A Cleaner Harbor Lures Water Birds to New York », The New York Times, (lire en ligne).
  4. (en) Joseph Berger, « So, You Were Expecting a Pigeon?; In City Bustle, Herons, Egrets and Ibises Find a Sanctuary », The New York Times, (lire en ligne).
  5. (en) David Rogoff, « The Steinway Tunnels », Electric Railroads, no 29, (lire en ligne).
  6. (en) Erik Baard, « Holy Waters », The Village Voice, New York, (lire en ligne).
  7. (en) Herbert Muschamp, « Designs for the Next Millennium. Caples Jefferson », The New York Times, (lire en ligne).
  8. (en) Silke Tudor, « Life of Riley », The Village Voice, New York, (lire en ligne).

Voir aussi

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