Union latine (organisation)

L’Union latine (UL) est une ancienne organisation intergouvernementale fondée en 1954 par la convention de Madrid[1] afin de mettre en valeur et de diffuser l’héritage culturel et les identités des peuples de langues romanes.

Pour les articles homonymes, voir Union latine et Latin (homonymie).

Union latine
Carte des États membres de l’Union latine.
Situation
Création
Dissolution
Type Organisation internationale
Siège 204, rue de Vaugirard
Paris, France
Coordonnées 48° 46′ N, 2° 11′ E
Langue Espagnol, français, italien, portugais, roumain, catalan
Organisation
Membres 36 membres
775 000 000 d’habitants (2011)

4 observateurs
150 000 000 d’habitants (2011)
Président du Congrès

Secrétaire général
Oleg Serebrian

José Luís Dicenta Ballester

Site web Site officiel

Pour des raisons financières, les activités de l’Union latine ont été suspendues le et le secrétariat général permanent de l’Organisation a fermé ses portes le 31 juillet suivant[2].

Présentation

L’Union latine n’a pris corps qu’en 1983. Pendant dix-sept années d’existence fonctionnelle, le nombre d’États devenus membres par ratification de la convention de Madrid ou par adhésion postérieure est passé de douze à trente-six, regroupant la quasi-totalité des États susceptibles d’intégrer l’Union latine. Ce sont, selon les recommandations interprétatives établies en 1992, les pays qui répondent à un ou plusieurs des critères suivants :

Centrée à l’origine sur les pays ibériques que sont l'Espagne et le Portugal, l’Amérique latine et d’autres anciennes colonies espagnoles — comme les Philippines — ou portugaises, elle est par la suite présente dans le monde entier et regroupe trente-sept États membres. Elle accorde également le statut d’« observateur » à quatre autres gouvernements, l'Argentine, l'Ordre souverain de Malte, le Saint-Siège et le Mexique). Son siège était à Paris, rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement.

Elle développa des projets multilatéraux concernant tous les États membres et disposa d’un réseau de représentations dans une vingtaine de pays.

Elle agit dans les domaines suivants :

  • valorisation, diffusion et défense du patrimoine partagé, soutien à la création et aux échanges culturels, promotion et approfondissement de l’idée de latinité ;
  • valorisation de l’enseignement et l’apprentissage des langues romanes (catalan, espagnol, français, italien, portugais et roumain) par leur présence dans l’offre de langues des systèmes éducatifs et par le développement de ressources pédagogiques innovantes ;
  • enrichissement des terminologies scientifiques et techniques des langues romanes, développement de la coopération en matière d’industries de la langue dans les pays membres, aide à l’essor et à l’utilisation des réseaux télématiques dans le cadre de la latinité.

Langues officielles

Les langues officielles de cette union étaient l’espagnol, le français, l’italien, le portugais, le roumain et le catalan. Elle utilisa les quatre premières comme langues de travail. Tous les textes à diffusion générale étaient traduits dans ces quatre langues et certains également en roumain. Ainsi l’organisation vivait et démontrait constamment son idéal culturel pan-latin.

États membres

L’Union latine était présente sur les cinq continents, ses États membres étaient au nombre de trente-six :

États membres Langues officielles Dates d'entrée
Andorre Catalan
Angola Portugais
Bolivie Espagnol
Brésil Portugais
Cap-Vert Portugais
Chili Espagnol
Colombie Espagnol
Costa Rica Espagnol
Côte d'Ivoire Français
Cuba Espagnol
Équateur Espagnol
Espagne Espagnol
France Français
Guatemala Espagnol
Guinée-Bissau Portugais
Haïti Français
Honduras Espagnol
Italie Italien
Moldavie Roumain
Monaco Français
Mozambique Portugais
Nicaragua Espagnol
Panama Espagnol
Paraguay Espagnol
Pérou Espagnol
Philippines Espagnol
Portugal Portugais
République dominicaine Espagnol
Roumanie Roumain
Saint-Marin Italien
Salvador Espagnol
Sao Tomé-et-Principe Portugais
Sénégal Français
Timor oriental Portugais
Uruguay Espagnol
Venezuela Espagnol

Les trente-six États souverains pouvaient ainsi être triés par langues parlées :

États hispanophones 18
(50,0 %)
États lusophones 8
(22,2 %)
États francophones 5
(13,8 %)
États italophones 2
(5,6 %)
États roumanophones 2
(5,6 %)
États catalophones 1
(2,8 %)

Gouvernements observateurs

Articles connexes

Notes et références

Liens externes

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