Université de la Nouvelle-Calédonie

L’université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) est née en 1987 en tant que composante de l'université française du Pacifique dont le siège administratif était à Tahiti (Polynésie française). En 1999, les deux centres sont devenus deux universités autonomes et l'antenne calédonienne est devenue l'université de la Nouvelle-Calédonie (UNC).

Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC)
Histoire et statut
Fondation
1987 (UFP) - 1999 (UNC)
Type
Forme juridique
Président
Gaël Lagadec (d) (depuis )
Localisation
Campus
Localisation
Pays
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie
Géolocalisation sur la carte : Nouméa
Chiffres-clés
Étudiants
2 542 ()
Enseignants
108
Divers
Membre de
CRESICA
PIURN
AUF
Site web

Statut

L’université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) a été créée par le décret no 99-445 du [1]. Elle constitue un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP), régi par les dispositions du livre VII du code de l'éducation issues de la loi du 26 janvier 1984, dite « loi Savary », à l’instar de l’ensemble des universités françaises, et plus particulièrement par les articles 71, 72 et 73 créés par l'article 14 de la loi no 96-609 du portant dispositions diverses relatives à l'outre-mer[2]. Des aménagements ont été apportés par l’ordonnance no 98-582 du ratifiée par la loi du , notamment l'article 1er de l'ordonnance repris par l'article 3 de la loi de 1999 qui modifie l'article 72 de la loi Savary au sujet de la représentation des collectivités au sein du conseil d'administration[3] et y insère l'article 74 qui prévoit l'organisation d'une conférence trimestrielle de la recherche entre les deux territoires de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française. L’université est placée sous le contrôle administratif du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, allégé depuis l'application de la loi Pécresse. Elle a obtenu les responsabilités et compétences élargies (RCE) prévues par cette réforme le .

Gouvernance

L'université de la Nouvelle-Calédonie est présidée depuis le par Gaël Lagadec, maître de conférences en économie et ancien vice-président du conseil d'administration de l'université de 2011 à 2013. Il est secondé par quatre vice-présidents : Catherine Ris (professeure, économie) est vice-présidente du conseil d'administration ; Jean-Marc Boyer (professeur des universités, physique) est vice-président du conseil académique, chargé de la recherche ; Pascal Pagand (maître de conférences, biologie) est vice-président du conseil académique, chargé de la formation et de la vie universitaire ; Gilles Taladoire (maître de conférences, informatique), vice-président délégué chargé du numérique. Les statuts prévoient également l'existence d'un vice-président étudiant, mais la fonction est vacante en attente de renouvellement[4].

Le président de l'université est de fait également celui du conseil d'administration et du conseil académique.

Le conseil d'administration est composé de 32 membres (hors président), dont huit personnalités extérieures (trois représentants de la Nouvelle-Calédonie, un de l'Assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna, un représentant du CRESICA et des représentants du monde économique, huit représentants des professeurs des universités, huit des autres enseignants et chercheurs, quatre des BIATSS, et quatre des « usagers » (étudiants). En outre, siègent de droit sans voix délibérative le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, le vice-recteur de Nouvelle-Calédonie, la directrice générale des services et l'agent comptable de l'université. Les quatre directeurs de département sont invités au conseil d'administration sans en être membres[5].

Le conseil académique regroupe (au-delà du président) deux commissions, chacune composé de 20 membres : la commission de la formation et de la vie universitaire, et la commission de la recherche. La directrice générale des services et l'agent comptable de l'université assistent de droit aux réunions du conseil académique[5].

La commission de la formation et de la vie universitaire comprend quatre représentants des professeurs des universités et assimilés, quatre représentants des autres enseignants et chercheurs, huit représentants des étudiants, deux représentants des BIATSS et deux personnalités extérieures (le représentant de la Nouvelle-Calédonie et un représentant d'un établissement d'enseignement secondaire)[5].

La commission de la recherche comprend deux personnalités extérieures (un représentant du CRESICA et le représentant de l'une des universités partenaires de l'UNC), six représentants des professeurs des universités et assimilés, deux représentants du personnel habilités à diriger des recherches, quatre du personnel pourvus d'un doctorat, deux représentants des ingénieurs et techniciens, deux représentants des autres personnels et deux des étudiants du 3e cycle universitaire[5].

Les présidents successifs de l'université ont été :

  1. -  : Paul De Deckker (professeur des universités en anthropologie culturelle)
  2. -  : Alain Fages (maître de conférences en mécanique)
  3. -  : Michel Barat (par intérim, en tant que vice-recteur de l'académie de la Nouvelle-Calédonie)
  4. -  : Jean-Marc Boyer (maître de conférences puis professeur des universités en physique)
  5. -  : Gaël Lagadec (maître de conférences HDR en économie)

Structure

L'université de la Nouvelle-Calédonie n'est pas subdivisée en UFR mais directement en trois départements et un service, une école interne (INSPÉ) depuis 2009, une école doctorale commune avec l'université de la Polynésie française, six équipes de recherche, une délégation du Centre national d'enseignement à distance (CNED) depuis 2010 et, depuis 2014, un institut universitaire de technologie (IUT). Plusieurs certifications reconnues nationalement ou internationalement sont également proposées de manière transversale par l'université : le certificat Voltaire en orthographe, l’International English Language Testing System (IELTS), le certificat de compétences en langues de l'enseignement supérieur (CLES), le Certificat informatique et internet (C2i) et le test de connaissance du français (TCS).

Départements et service

Droit, économie et gestion

Dirigé par Nadège Meyer, maître de conférences en droit privé (droit du travail, droit des contrats et droit des peuples autochtones), il a son secrétariat pédagogique sur le site de Nouville - Atelier.

Ce département propose deux formations principales de premier cycle, sous la forme depuis 2011 de deux mentions d'une licence commune de « droit, économie et gestion », divisées en trois années d'études et six semestres :

Sont également proposés au niveau Bac+4 une formation en vue d'obtenir des certificats universitaires mention Droit et management dans les structures calédoniennes dans huit spécialités :

  • contexte économique politique et juridique calédonien,
  • ressources humaines en Nouvelle-Calédonie,
  • droit des collectivités locales et territoriales (I),
  • entreprises calédoniennes (I),
  • régulation économique et passation des marchés en Nouvelle-Calédonie,
  • droit des collectivités locales et territoriales (II),
  • entreprises calédoniennes (II),
  • développement économique et social solidaire.

Un master en droit spécialité « Droit et Management dans l'environnement calédonien » a également été ouvert à la rentrée 2015.

Lettres, langues et sciences humaines

Il est dirigé par Eleonore Lainé-Forrest, maître de conférences en études anglophones (littérature et civilisation américaines). Il avait jusqu'à l'année universitaire 2011 son secrétariat pédagogique ainsi que l'essentiel de ses enseignements et bureaux sur le site de Magenta, avant de déménager dans les bâtiments inaugurés à la rentrée 2012 à Nouville (pôle LLSH).

Ce département propose traditionnellement quatre formations de premier cycles, organisés depuis 2015 en quatre mentions, dont une à trois spécialités, de licences :

À cela s'ajoutent un master Arts, Lettres et Langues : Arts, Lettres et Civilisations, en privilégiant les réalités propres à la région Pacifique.

Sciences et Techniques

Il est dirigé par Michaël Meyer, maître de conférences en physique, et a son secrétariat ainsi que l'essentiel de ses enseignements et bureaux dans le pôle sciences et techniques du site de Nouville (autrefois appelé Nouville - Banian).

Ce département propose quatre licences :

Aux licences s'ajoutent l'ouverture depuis 2003 de la première année du premier cycle d'études médicales (PCEM 1), devenue en 2011 la première année commune aux études de santé (PACES), en trois semestres dont le premier est en grande partie commun aux semestres 1 (1er de première année) et 3 (1er de seconde année) de la licence SVTE. Cette première année est sanctionnée par quatre concours, en fonction des spécialités, déterminant la possibilité de continuer ensuite soit des études médicales à la faculté de l'université Pierre-et-Marie-Curie et donc auprès du CHU de la Pitié-Salpêtrière avec lequel l'université de la Nouvelle-Calédonie collabore pour les enseignements du PACES, soit des études pharmaceutiques de la faculté de l'université Paris-Descartes (Paris-V) à Châtenay-Malabry, soit des études d'odontologie à l'UFR de chirurgie-dentaire de Paris-V également à Montrouge, soit à l'école de sages-femmes de l'hôpital Saint-Antoine à Paris, soit enfin (dans le cadre d'une place ouverte par une convention particulière dans le cadre du concours de médecine) à l'École nationale de kinésithérapie et de rééducation (ENKRE) à l'hôpital national de Saint-Maurice.

Le département propose également un Diplôme d'études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) en géosciences appliquées aux mines, à l'eau et à l'environnement,

Un master en sciences de l'environnement est ouvert depuis la rentrée 2015. Il s'obtient au bout de deux ans, avec des enseignements interdisciplinaires (centrés sur la biologie mais aussi l'informatique et la télédétection) et pour finir un projet tutoré couplé à un stage en entreprise ou en laboratoire. Ce master est mis en place dans le cadre d'une coopération entre l'université, l’université d'Hawaï - Hilo et l'université du Pacifique Sud aux Fidji, et ses enseignements sont bilingues (anglais et français).

Formation continue et délégation du CNED

Le service de la formation continue a pour directeur Guy Agniel, professeur des universités de droit public. Il est également responsable de la délégation du Centre national d'enseignement à distance (CNED) en Nouvelle-Calédonie, créée au sein de l'UNC depuis 2010. Le pôle formation continue est installé depuis la rentrée 2012 dans les nouveaux bâtiments du site de Nouville, à côté du pôle LLSH.

Elle propose les préparations aux diplômes suivants :

INSPE

L'Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (INSPE) est le successeur de l'IUFM puis, à partir du , soit un an et demi après le changement de nom opéré par les IUFM dans les régions métropolitaines et ultramarines, école supérieure du professorat et de l'éducation (ÉSPÉ). Il s'agissait de l'ancienne antenne de Nouméa de l'IUFM du Pacifique, installé depuis 2005 dans un nouveau site proche du campus de Nouville - Banian et devenu une école interne de l'université en 2009. Il a pour directrice Yannick Lerrant, maître de conférences en physiologie animale.

Il propose, depuis la réforme des concours de l'enseignement du second degré entrée en vigueur en 2010, un master « métiers de l'enseignement » devenu en 2013 master « métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation » (MEEF), pour la formation au Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré (CAPES) et au Certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive (CAPEPS), comportant des parcours spécifiques pour préparer le concours bivalent du Certificat d'aptitude au professorat de lycée professionnel (CAPLP) en Lettres-Histoire et en Mathématiques-Sciences. Ce master comporte huit spécialités :

Une deuxième mention de MEEF a été créée à la rentrée 2015, celle en pratiques et ingénierie de la formation.

L'ESPE propose également une licence aux métiers de l'enseignement du premier degré et prépare au concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE).

IUT

L'IUT a été ouvert à la rentrée 2015, après avoir été fondé à la fin de l'année 2014, notamment pour faire face à l'important taux d'échec en première année de licence connu jusque-là par l'université. En effet, celui-ci a été diagnostiqué par les instances dirigeantes comme étant essentiellement lié à la tentative d'entrer dans le cursus LMD de bacheliers issus des filières technologiques ou professionnelles, dont la proportion est relativement importante en Nouvelle-Calédonie (supérieure à la moyenne nationale), alors que leur formation reçue dans le secondaire n'est pas prévue pour qu'ils s'engagent dans ce type de cycle d'études longues[6].

Il a pour administratrice provisoire depuis sa création en Catherine Ris, professeure des universités en sciences économiques (économie du travail), qui était auparavant chargée de mission auprès du président de l'université pour la création de l'IUT. Il est installé dans l'ancienne caserne des surveillants mariés du bagne, derrière le Pôle droit, économie et gestion (Nouville-Ateliers) et à côté de l'Établissement territorial de formation professionnelle des adultes (ETFPA, qui a mis à disposition ce bâtiment, qui abritait jusque-là des bureaux de cette école, pour accueillir l'IUT) au nord. Ce siège a été inauguré le [7].

Il offre des formations à deux diplômes universitaires de technologie (DUT) :

Il a également récupéré la gestion de deux licences professionnelles en Management des organisations spécialité Métiers de la comptabilité, jusque-là offertes à partir de par le département droit, économie, gestion, qui se font sous contrat d’apprentissage. Elles s'adressent à des étudiants titulaires d'un diplôme de BAC+2 soit issus de la licence économie - gestion, soit d'un BTS ou d'un DUT, soit ayant suivi les deux premières années de l'École générale de Commerce (EGC) soit ayant validé leur expérience après avoir étudié à l'étranger ou dans une filière de la formation continue :

École doctorale

L'université comporte une unique école doctorale, créée conjointement avec l'université de la Polynésie française. Elle est orientée sur le thème des Milieux insulaires ultra-marins. Elle est dirigée par Yves Letourneur, professeur des universités de biologie marine (écologie marine, biologie animale, physiologie animale), et a ses locaux dans le bâtiment S du pôle Sciences et techniques (anciennement Nouville - Banian).

Équipes de recherche

L'université compte six équipes ou laboratoires de recherche dans diverses disciplines, dont une commune à l'ensemble des enseignants-chercheurs de droit, économie et gestion, une autre également pour ceux de lettres, langues et sciences humaines, un pour les sciences de l'éducation, du sport et de la formation et trois pour les sciences et techniques. Cinq d'entre eux ont le statut d'équipes d'accueil reconnus par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les cinq équipes d'accueil sont ainsi :

Sites

L'entrée du bâtiment administratif, à Nouville.

Elle a été répartie jusqu'à la rentrée universitaire 2012 sur trois sites, tous situés à Nouméa : deux à Nouville à l'ouest (Nouville-Banian : département des Sciences et Techniques, Nouville-Ateliers : département de Droit, Gestion et Économie, qui tire son nom du fait que ce site est installé dans les anciens ateliers du bagne) et un à Magenta à l'est (département des Lettres, Langues et Sciences humaines).

Il a été décidé en 2004 de réunir tous les départements en un seul grand campus à Nouville, les travaux ont commencé en 2005 et la première phase s'est terminée au début de l'année 2007 avec l'ouverture d'une bibliothèque universitaire commune pour les trois départements (2 400 m2, environ 45 000 volumes, 206 titres de périodiques et 78 postes informatiques dont 61 publics), d'un restaurant universitaire (de 250 places), d'un nouvel amphithéâtre de 400 places (qui vient s'ajouter à celui de 200 places déjà existant sur le site de Nouville - Banian, ce nouvel « amphi » est équipé d'un système audiovisuel moderne permettant notamment de réaliser une visioconférence de jusqu'à 5 personnes en simultanée, à quoi s'ajoute un vidéoprojecteur plafond) et d'un parking de 130 places. Le tout agrémenté d'une agora, ou esplanade ouverte, de 2 200 m2 dominant la mer.

La deuxième tranche de travaux s'échelonne de 2008 à 2011, avec la construction de nouveaux bâtiments (dont un troisième amphithéâtre, de 250 places) pour accueillir l'ensemble des enseignements et services jusqu'à présent encore localisés à Magenta, mais aussi d'une halle des sports (ouverte en 2008) et d'une plus grande résidence universitaire. Pour cette dernière, l'université a récupéré en 2011 les locaux qui ont été construits pour servir de « village olympique » des jeux du Pacifique de 2011 qui se sont déroulés en grande partie à Nouméa, soit en tout 500 places qui s'ajoutent donc aux 100 premières chambres universitaires livrées en 2009, une Maison de l'étudiant et une cafétéria (100 places). De plus, deux studios pour les doctorants de passage ont été fournis en 2008 à Nouville - Atelier. Avant cela, l'université ne pouvait offrir que 66 places, dont 44 à Nouville et 22 à Magenta.

Après les jeux, le site de Magenta est officiellement fermé à la fin du mois de et les nouveaux bâtiments de Nouville sont inaugurés à la rentrée 2012.

Coopération

Le CRESICA

Le à la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris, l'Université a signé avec quatre organismes de recherche implantés en Nouvelle-Calédonie (l'Institut agronomique néo-calédonien ou IAC, l'Institut de recherche pour le développement dit IRD, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer ou IFREMER et le Centre national de la recherche scientifique ou CNRS) un accord-cadre pour la mise en place d'un Consortium de coopération pour la recherche, l'enseignement supérieur et l'innovation en Nouvelle-Calédonie (CRESICA), groupe de réflexion et de coopération pour renforcer les partenariats inter-instituts, améliorer l'intégration de la recherche dans les politiques publiques territoriales, fédérer les différents acteurs autour de projets communs d’envergure et d'intérêt pour la Nouvelle-Calédonie, mutualiser les moyens pour l'acquisition d'équipements et ainsi répondre aux critères d’excellence internationaux[8]. Par la suite, l'Institut Pasteur a rejoint ce groupe en tant que membre fondateur, ainsi que le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) en tant que membres associés, et le Centre hospitalier territorial (CHT)[9].

Il a défini trois axes de recherche spécialisés fondés sur les avantages comparatifs du pays et devant servir de fil conducteur à l'ensemble des thématiques d'études des laboratoires et équipes des organismes qui le composent :

  • la valorisation du capital naturel (biodiversité, mines et environnement),
  • l’amélioration de la santé en lien avec l’environnement et les sociétés,
  • l’accompagnement de l’évolution institutionnelle, sociétale et culturelle.

Relations nationales et internationales

La création d'un réseau universitaire de coopération régionale dans le Pacifique insulaire, le Réseau de recherche des universités des îles du Pacifique ou officiellement en anglais Pacific Islands Universities Research Network (PIURN), a été initiée en 2012 et concrétisée par les dirigeants des établissements membres le puis par la signature d'un mémorandum de coopération (MoC) le à Apia aux Samoa, avant de tenir sa première conférence à Nouméa du 5 au [10]. Il comprend, outre l'UNC : l'université du Pacifique Sud (Suva, Apia, Port-Vila, Lautoka, Labasa, Honiara, Nukuʻalofa, Rarotonga, Funafuti, Bairiki, Majuro, Nauru, Alofi, Tokelau), l'université nationale des Fidji (Suva), l'université des Fidji (Lautoka), l'université nationale des Samoa (Apia), l'université adventiste du Pacifique (Port Moresby), l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Port Moresby), l'université des ressources naturelles et de l'environnement de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Kokopo), l'Université de technologie de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Lae) et l'université de la Polynésie française (Punaauia).

L'université de la Nouvelle-Calédonie a signé des conventions de mobilité et procède donc à des échanges d'étudiants avec 15 universités de 9 pays différents de la région Asie - Pacifique : l'université nationale australienne (ANU) de Canberra, l'université technologique de Sydney (UTS), l'université d'Adélaïde, l'université de Wollongong (UOW) et l'université James-Cook en Australie, l'université d'Auckland et l'université de Waikato en Nouvelle-Zélande, l'université du Pacifique Sud essentiellement basée aux Fidji, au Vanuatu et aux Samoa, l'université d'Hawaï à Hilo aux États-Unis, l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée (UPNG) de Port Moresby dans le pays éponyme, l'universitas Khairun de Ternate en Indonésie, l'université des Ryūkyū à Okinawa et l'université Tōkai à Tokyo au Japon, l'université Sungkyunkwan à Séoul en Corée du Sud, l'université Văn Lang de Hô-Chi-Minh-Ville et l'université de Nha Trang au Viêt Nam.

Pour les universités européennes, hors France métropolitaine, l'université de la Nouvelle-Calédonie fait partie depuis 2008 du programme Erasmus, ce qui lui ouvre un partenariat avec 19 établissements supérieurs dans 10 pays différents de l'Union européenne : les universités de Brême et de Constance en Allemagne, celles catholique de Louvain (UCL), de Liège (ULg), libre de Bruxelles (ULB) et les facultés universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP) de Namur en Belgique, l'université Saint-Clément d'Ohrid de Sofia en Bulgarie, celles de Las Palmas de Gran Canaria et d'Estrémadure (UEx) en Espagne, de Rome « La Sapienza » en Italie, du Luxembourg dans l'État éponyme, de Varmie et Mazurie d'Olsztyn (UWM) en Pologne, métropolitaine de Prague, tchèque des sciences de la vie de Prague, Palacký d'Olomouc et l'Institut de technologie et de business de České Budějovice en République tchèque, de Bucarest et Politehnica de Bucarest en Roumanie et Aston de Birmingham au Royaume-Uni.

Un accord-cadre de mobilité a aussi été signé avec l'université Laval de la ville de Québec, dans la province du même nom au Canada, et l'université a intégré le réseau de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ). Ceci porte le nombre de partenariats de l'UNC à 46 dans 20 pays pour, en 2013, 200 étudiants étrangers inscrits dont 50 environ en échange, 70 à 80 étudiants calédoniens en mobilité, et un objectif à l’horizon 2013-2014 de 5 % d’étudiants sortants et 7 % d’étudiants étrangers entrants.

Elle est d'autre part membre de l'Agence universitaire de la Francophonie et participe donc à des missions de développement et d'enseignement dans le Pacifique francophone. Elle est le pôle universitaire francophone unique pour tout le Pacifique Sud occidental, et accueille ainsi des étudiants de Wallis-et-Futuna mais aussi des ni-vanuatais francophones.

De plus, chaque laboratoire possède son propre réseau avec des universités métropolitaines, européennes ou de la région Asie-Pacifique avec lesquelles elle organise régulièrement des colloques, séminaires ou conférences internationales. Le laboratoire ERIM (équipe de recherche en informatique et mathématiques) a ainsi organisé en 2005 la première Conférence de Mathématiques du Pacifique Sud en partenariat avec l'université de la Polynésie française, l'université du Pacifique Sud de Fidji et l'IRD, avec pour thème central l'optimisation et le contrôle. Elle a réuni alors 38 participants venus de 18 universités ou instituts de recherche de 8 pays différents (France, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Fidji, Brésil, Hong Kong et Finlande).

Vie étudiante

Évolution démographique

Évolution démographique de la population universitaire

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
1 606[11]1 796[12]1 819[13]2 117[14]2 244[15]2 384[16]2 412[17]2 247[18]
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
2 532[19]2 489[20]2 528[21]2 528[22]2 392[22]2 481[23]2 618[24]2 767[25]
2016 - - - - - - -
2 542[26]-------

Notes et références

  1. Décret no 99-445 du 31 mai 1999 portant création de l'université de la Polynésie française et de l'université de la Nouvelle-Calédonie
  2. Loi du 5 juillet 1996 portant dispositions diverses relatives à l'outre-mer parue au journal officiel du 9 juillet 1996
  3. Texte de la loi no 99-1121 du 28 décembre 1999 portant ratification des ordonnances n° 98-580 du 8 juillet 1998, n° 98-582 du 8 juillet 1998, no 98-728 du 20 août 1998, no 98-729 du 20 août 1998, no 98-730 du 20 août 1998, no 98-732 du 20 août 1998, no 98-774 du 2 septembre 1998 prises en application de la loi no 98-145 du 6 mars 1998 portant habilitation du Gouvernement à prendre, par ordonnances, les mesures législatives nécessaires à l’actualisation et à l’adaptation du droit applicable outre-mer, paru au Journal officiel du 29 décembre 1999
  4. « Gouvernance —- Organigramme », sur Site de l'université (consulté le 26 mars 2020).
  5. Statuts de l'université : [PDF] Statuts de l'université de la Nouvelle-Calédonie.
  6. [PDF] « Les clés de la réussite à l'Université de la Nouvelle-Calédonie », brochure de l'UNC sur son site officiel, 2011
  7. Sophie VALLÉS, Fabrice WENGER (ill.), « L’IUT, une nouvelle famille sur le campus », site de la Province Sud, 23/02/2015
  8. Signature du consortium CRESICA le 25 septembre 2014 à Paris, site officiel de l'IAC, consulté le 03/08/2016
  9. En bref : le CRESICA, site officiel de l'IAC, consulté le 03/08/2016
  10. (en) Pacific Islands Universities Research Network (PIURN), site officiel du CTA, 08/09/2014
  11. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  16. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  17. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  18. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  19. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie nationale, p. 385, consulté sur www.education.gouv.fr le 25 mai 2011
  20. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie nationale, p. 383, consulté sur www.education.gouv.fr le 25 mai 2011
  21. Repères et références statistiques sur juin 2012
  22. [PDF] Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2013, Imprimerie nationale, p. 383, consulté sur www.education.gouv.fr le 16 mars 2014
  23. [PDF] Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2014, Imprimerie nationale, p. 401, consulté sur www.education.gouv.fr le 3 août 2016
  24. [PDF] Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2015, Imprimerie nationale, p. 397, consulté sur www.education.gouv.fr le 3 août 2016
  25. [PDF] Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2017, Imprimerie nationale, p. 371, consulté sur www.education.gouv.fr le 9 mai 2018

Articles connexes

Liens externes

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