Vaujours

Vaujours est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Pour l’article homonyme, voir Château de Vaujours.

Vaujours

La mairie.

Blason
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Tremblay-en-France
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Grand Paris - Grand Est
Maire
Mandat
Dominique Bailly
2014-2020
Code postal 93410
Code commune 93074
Démographie
Gentilé Valjoviens
Population
municipale
7 030 hab. (2017 )
Densité 1 860 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ nord, 2° 34′ 00″ est
Altitude Min. 61 m
Max. 127 m
Superficie 3,78 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Seine-Saint-Denis
Vaujours
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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Géolocalisation sur la carte : France
Vaujours
Géolocalisation sur la carte : France
Vaujours
Liens
Site web vaujours.fr

    Ses habitants sont appelés les Valjoviens ou les Valjorois.

    Géographie

    Localisation

    Vue de la commune de Vaujours en rouge sur la carte de Paris et de la « Petite Couronne ».

    Vaujours est une ville de banlieue, située au nord-est de Paris. La ville est bâtie sur le flanc de coteau dominant la plaine de France.

    Voies de communication et transports

    Transports en commun

    Vaujours est desservie par la gare du Vert-Galant sur la ligne B du RER (branche B5, terminus Mitry-Claye).

    La ville est également desservie par les lignes TRA 619 642 643 644 TVF 8  .

    Urbanisme

    Toponymie

    Le village est cité dans des documents sous les formes : "Vallis Jost" et "Vaujoi" (Val de jost ou Val de la joie)[1], Vallis jocosa en 1202, Vallis joth et Vallis Gaii puis Vallis gaudii au XIIIe siècle, Vallis Jovis, Valjoue, Vaujoust en 1351, Vaujou en 1744[2].

    Histoire

    La rue Giffard vers 1900.

    Vers 1100, cette terre appartenait à Étienne de Senlis qui en fit don par la suite à l'abbaye Saint-Victor de Paris (propriété de Paris jusqu'en 1792).

    Près de la colline Mautauban, Henri IV avait un pavillon de chasse. Il a laissé son nom au lieu-dit et au lotissement du Vert-Galant.

    En 1585 Vaujours appartenait à Jacques Amyot évêque d'Auxerre et en 1734 à Mme Françoise d'Arras[3].

    En 1844, le lycée horticole Fénelon fut créé : il redonna un certain prestige au château du XVIIIe siècle. Ce château était accompagné d'un parc paysager où se trouvait une grange aux dîmes du XVIe siècle.

    À la fin du XVIIIe siècle, l'église Saint-Nicolas fut construite : elle abrite toujours des trésors de l'Art sacré en particulier une peinture du XVIIIe siècle, représentant le baptême du Christ, un tabernacle du XVIIe siècle, et les dalles funéraires de la famille de Maistre, originaire du Languedoc, qui habita dans le village de 1760 à 1840.

    Au XIXe siècle, le château fut transformé en orphelinat.

    Jusqu'au début du XXe siècle, Vaujours était un village de Pailleux (négociants en paille, fourrage et litière)[4].

    Vaujours fut un point stratégique de la bataille de la Marne en septembre 1914.

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[5], la commune fait partie du département de Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

    Intercommunalité

    Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune, qui n'était membre d'aucune intercommunalité, a été intégrée[6].

    Dans le cadre de la mise en place de la métropole du Grand Paris, la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoit la création d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale.

    La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Grand Paris - Grand Est[7].

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1944 1975 Ernest Petit    
    1976 juin 1995 Roger Grosmaire DVD  
    juin 1995 mars 2008 Michel Duhau RPR puis UMP  
    2008[8] En cours
    (au 13 janvier 2016)
    M. Dominique Bailly MPF puis NC puis
    UDI-FED puis LR[9]
    Chef de service sécurité incendie
    Réélu pour le mandat 2014-2020

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

    En 2017, la commune comptait 7 030 habitants[Note 1], en augmentation de 2,87 % par rapport à 2012 (Seine-Saint-Denis : +5,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    5545936386417336847559691 228
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 3101 4401 5461 1021 7342 1931 9231 8281 910
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 9142 0572 1632 3112 6733 2183 2213 0823 972
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    4 5364 7484 7264 8855 2145 5706 0026 0476 834
    2017 - - - - - - - -
    7 030--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    École Fénelon - La ferme vers 1900.

    Vaujours est située dans l'académie de Créteil.

    Établissements scolaires

    La commune administre deux écoles maternelles (La Fontaine et Les Marlières) et deux écoles élémentaires (Jules-Ferry[14] et Paul-Bert[15]) communales. L'école privée catholique Fénelon-Vaujours nommé lycée Fénelon compte plus de 2200 élèves[16].

    Le département gère un collège (collège Henri IV).

    Manifestations culturelles et festivités

    Santé

    Vaujours abrite depuis plusieurs années un centre médical et social (dispensaire), un centre de protection Infantile de la Croix-Rouge française[17], un centre communal d’action sociale, un centre de protection maternelle et infantile (P.M.I), et une résidence médicalisée pour personnes âgées. En 2006, la commune regroupait onze médecins généralistes, deux médecins spécialistes, un auxiliaire médical, et une pharmacie. La ville est rattachée à l’hôpital intercommunal de Montfermeil.

    Sports

    La ville offre de nombreuses activités: aïkido, badminton,yoga, football, gymnastique sportive, gymnastique volontaire, karaté, pétanque, tennis, tir à l'arc, twiling, escalade, et volley-ball. De plus, la construction d'un skatepark est envisagée[Quand ?].

    Médias

    La commune ne possède qu’un média écrit : Trait d'union[18].

    Cultes

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    Emploi

    Entreprises et commerces

    La ville a développé les secteurs économiques suivants :

    Elle compte 165 entreprises, dont les principales sont Saint-Gobain, qui fabrique dans la ville des éléments en plâtre (470 salariés), Voyager Autrement (120 salariés), entreprise de transports de personnes à mobilité réduite et Lavy Bonnot, entreprise de découpage et emboutissage (18 salariés).

    Globalement, cette commune résidentielle dispose essentiellement d'un tissu artisanal, tourné vers les entreprises du bâtiment[19].

    Culture locale et patrimoine

    Église Saint-Nicolas.
    Château de Vaujours (école Fénelon).

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    • L'église Saint-Nicolas, construite sur un plan basilical, reconstruite en 1769 sur l'emplacement de l'édifice ancien dont ne subsiste que le clocher. La cloches et les vitraux datent de la fin du XIXe siècle.
    • Le presbytère (3 rue de Livry) : édifié en 1730, il représente l'unique vestige du prieuré construit par le chanoine régulier La Grenée, de l'abbaye Saint-Victor de Paris. Il renferme à l'intérieur des lambris, des cheminées de marbre et un bel escalier à balustres de bois.

    Patrimoine civil

    Château de Vaujours

    Le château de Vaujours (1, rue de Montauban), datant de la fin du XVIIIe siècle est reconverti en lycée privé horticole depuis 1839. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques[20] en particulier pour ses décors en ferronnerie (rampe d'escalier en fer forgé...), ses sculptures et peintures.

    À côté, l'ancienne grange dimière date probablement du XIIIe siècle.

    Château Mathieu

    Le château Mathieu (rue de Coubron) édifice en brique et pierre, encadré de tourelles datant du XIXe siècle.

    Fort de Vaujours

    Le fort de Vaujours (48° 55′ 32″ N, 2° 35′ 53″ E ) construit entre 1876 et 1882 sur le système Séré de Rivières dans le cadre de la défense de Paris[21], abrita le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à partir de juin 1955 - sur décision du Général de Gaulle - et jusqu'en 1997[22].

    Le CEA y a conduit des tirs froids portant sur un total de 600 kg d'uranium naturel, dont environ 150 kg avaient été dispersés autour du fort, jusqu'à parfois un kilomètre[23]. La plus grosse partie en a été récupérée lors des opérations d'assainissement en 2002, mais du fait de la dispersion, le CEA ne peut assurer l'absence de tout marquage résiduel[23]. La zone de près de 50 hectares couverte par le CEA, s'étendant principalement sur la commune de Courtry (Seine-et-Marne), reste aujourd'hui marquée par de l'uranium naturel et appauvri. La DRIRE reconnaît une contamination résiduelle par des substances radioactives et pyrotechniques[réf. nécessaire], dénoncée par une association écologiste locale[24]. En particulier une mesure réalisée par la CRIIRAD a indiqué 3 μSv/h dans une des casemates[25] : à ce niveau, une exposition continue pendant 3,8 ans conduirait à dépasser le NOAEL des rayonnements ionisants sur l'homme (soit 100 mSv).

    Cette zone dont les sous-sols sont riches en gypse a été rachetée au Ministère de la Défense et au CEA en 2010 par l'entreprise Placoplatre qui exploite une carrière mitoyenne en fin d'exploitation (le plus grand site plâtrier européen[26]), et qui ne voit pas d'un bon œil les projets de réhabilitation de l'ancien centre du CEA en zone industrielle, résidentielle ou de loisirs. Début 2012, la communauté d'agglomération de Marne et Chantereine a finalisé l'achat de la partie restante du site, mais aucun travail de sécurisation ni de dépollution n'a commencé.

    Des études sont en cours pour la reconversion du Fort. Il existe également un projet d’extension de carrières de gypse de BPB Placo (groupe Saint-Gobain). Ces projets font l'objet de débats, tant sur le niveau de pollution des anciennes installations du CEA, que sur les impacts de ces projets de reconversion sur l'environnement.

    Autres curiosités architecturales

    Patrimoine naturel

    • le parc Alexandre-Boucher : de 6 200 m2, situé au centre-ville ;
    • le parc de la Poudrerie de 116 hectares, classé site Natura 2000 ;
    • le parc de la Garenne : de 9 100 m2, situé au sud de la ville ;
    • la forêt de Coubron (forêt de Bernouille).

    Patrimoine culturel

    Complexe sportif Roger-Grosmaire.
    • La bibliothèque: La bibliothèque dénombre plus du quart de la population .Elle compte 45 000 documents, un espace multimédia labellisé Espace Public Numérique et offre de nombreuses activités : Un Cyberclub de lecture jeunesse, le CAFElitTHEraire pour adultes, la traditionnelle "Heure du conte" les mercredis matins, et de nombreuses animations de sensibilisation au livre et à la lecture publique ainsi qu'à la découverte d'arts connus ou inconnus[27]
    • Le conservatoire de musique et de danse: il offre des représentations musicales ou théâtrales[28].
    • Le complexe sportif Roger-Grosmaire: s'y produisent des représentations théâtrales et musicales.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique, logotype et devise

    Les armes de la commune de Vaujours se blasonnent ainsi :
    D'azur à la bande bretessée et contre-bretessée d'or, au chef aussi d'azur chargé d'une escarboucle fleurdelysée aussi d'or[29]

    Sur ce blason, un Écu timbré de la couronne murale peut être distingué. Il possède trois tours crénelées d'or. Il est soutenu par un foudre d'or enflammée de gueules. De celles-ci jaillissent trois fleurs de soucis, tigées et feuillées.

    La terre de Vaujours appartenait à l'abbaye Saint-Victor de Paris dont les armes (l'escarboucle) sont redessinées en chef de l'écu ; plus tard, ces terres devinrent la propriété de la famille Scarron, dont l'arme, la bande bretessée et contrebretessée, figure sur la partie inférieure du blason. Puis, de 1569 au XIXe siècle le château de Vaujours (aujourd'hui école Fénelon) devint la propriété de la famille de Maistre[réf. nécessaire] qui portait dans ses armes trois fleurs de soucis, reprises pour les ornements extérieurs. Enfin la Poudrerie de Sevran est évoquée par le foudre, symbole que portait les officiers des Poudres.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Dans les archives du XIIe siècle.
    2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
    3. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
    4. « Histoire & patrimoine », sur Site officiel de la ville de Vaujours (Seine-Saint-Denis 93) (consulté le 2 juillet 2019)
    5. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
    6. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
    7. Décret n° 2015-1662 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Noisy-le-Grand sur Légifrance.
    8. C.S., « Dominique Bailly élu à Vaujours en l’absence du maire sortant », Le Parisien, Municipales 2008, (lire en ligne).
    9. « Vaujours : le maire quitte l’UDI pour Les Républicains », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, , p. III (lire en ligne).
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    14. Académie de Créteil
    15. Ecole Bert
    16. Lycée Fénelon
    17. Croix-rouge
    18. Trait d'union
    19. « Le guide des collectivités locales », "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis,
    20. Notice no PA00079967, base Mérimée, ministère français de la Culture
    21. Fort de Vaujours
    22. Fort de Vaujours
    23. Seeing a New Future for French Nuclear Site, After the Toxic Dust Has Settled, The New York Times, 2 novembre 2014.
    24. Contamination radiologique et pyrotechnique
    25. Remarques formulées par la CRIIRAD à propos du réaménagement du fort de Vaujours, CRIIRAD, 3 décembre 2012.
    26. Minéraux et matériaux industriels en Île-de-France, DRIRE IdF, septembre 2007.
    27. BIbliothèque
    28. conservatoire
    29. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f93074
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