Vendargues

Vendargues est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie. Le village est situé à l'est de Montpellier en direction de Lunel.

Vendargues

La mairie.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Le Crès
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Pierre Dudieuzère
2014-2020
Code postal 34740
Code commune 34327
Démographie
Gentilé Vendarguois
Population
municipale
6 232 hab. (2017 )
Densité 694 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 30″ nord, 3° 58′ 12″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 86 m
Superficie 8,98 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Vendargues
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Vendargues
Géolocalisation sur la carte : France
Vendargues
Géolocalisation sur la carte : France
Vendargues

    Géographie

    Carte

    Située à 12 km à l'est de Montpellier au croisement des routes nationales 110 (vers Sommières) et 113 (vers Lunel et Nîmes), cette commune a appartenu au district, puis à la communauté d'agglomération de la préfecture héraultaise.

    Le territoire communal comprend une zone de garrigues au nord des routes principales. La ville elle-même et l'importante zone industrielle sont situées dans les secteurs Est et Ouest d'un « X » formé par les deux nationales et une importante route départementale (en direction du nord de l'agglomération de Montpellier). Le village s'est étendu aux limites d'un triangle formé de la N 113, la N 110 et la Liaison intercantonale d'évitement nord (Lien) pour en occuper tout l'espace.

    Hydrographie

    Le Salaison coule à l'ouest de la ville, il sert de limite communale avec la ville du Crès. Ses affluents, le Routous, le Teyron et le Bourbouisse traversent également le territoire de la commune, ainsi que la Cadoule qui va, comme le Salaison, se jeter dans l'étang de l'Or à Mauguio. D'ordinaire très calmes ces ruisseaux peuvent sortir de leurs lits lors des orages cévenols, provoquant ainsi des inondations essentiellement dans la partie occidentale de la commune. L'autre partie de la commune est protégée des inondations car elle est construite sur une butte[1].

    Toponymie

    La légende veut que le premier habitant de Vendargues fut un vétéran de la légion romaine d'Auguste qui aurait reçu des terres sur lesquelles se trouve le village actuel. Ce vétéran se serait appelé Venerianicus, ce qui aurait donné par évolution phonétique le nom actuel du village.

    C'est en 924, que pour la première fois, il est fait mention du village dans un écrit sous la forme Venerianicus[2], puis dans le cartulaire de Gellone en 961[3], le village est mentionné sous la forme villa que vocant Venranichos. Au début du IIe millénaire, en 1005, il est fait mention du nom de Venraneges[4]. Plus tard, en 1051, sous la forme villa que dicitur Venranicus[5], puis au milieu du XIVe siècle Vendranicis. À partir de 1536, on parle de Vendrargues[6] qui évolue en Vendargues dès 1626[7].

    Il s'agit d'un composé en -anicum, suffixe latin qui explique les terminaisons en -argues du sud est de la France, précédé d'un nom de personne latine Venerius[8] qui peut avoir été porté aussi bien par un indigène. On retrouve cet anthroponyme à de nombreuses reprises en Gaule, généralement suivi du suffixe d'origine gauloise -acum cf. Venarey, Vénérieu[8].

    Histoire

    Époque gallo-romaine

    École : carte postale (1912)

    Avant la création des premières habitations à Vendargues, le territoire de l'actuelle commune était traversé par la voie Domitienne. Cette route rectiligne servait de référence aux géomètres romains pour découper les terres en parcelles appelées « centuries ». C'est sur l'une de ces centuries que Vénérianicus aurait fait construire une villa. D'autre part, des découvertes archéologiques dans l'actuel Jardin Serre tendent à prouver que les premières habitations se trouvaient à proximité de cet endroit. Au sud du village, on trouvait des cultures de blé, de seigle et d'avoine mais aussi de vigne ou d'olivier. La garrigue était dévolue aux chèvres. Enfin des moulins se trouvaient sur les différents cours d'eau autour du village.

    Actuellement une partie de la voie Domitienne à Vendargues s'appelle le chemin de la Monnaie.

    Époque carolingienne

    À la fin du Xe siècle, l'ensemble du territoire était divisé en pagi, eux-mêmes appartenant à un comté. Vendargues et les bourgs environnants appartenaient au pagus de Septantio (qui deviendra Castelnau-le-Lez) plus tard. Ce pagus était une partie du comté de Melgueil (l'ancien Mauguio).

    Le christianisme se répand dans la région à l'aube du IIe millénaire alors que le comté est sous domination gothe et ce malgré les invasions des Sarrasins.

    À cette époque, Vendargues n'est qu'un domaine agricole composé d'une villa gallo-romaine et de quelques maisons autour. Le hameau comporte également une chapelle.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1791 1793 Jean-Jacques Dides    
    1793 1798 Jean-Jacques Claret    
    1798 janvier 1806 Paulin Durand    
    1806 1812 Jean-Pierre Dides    
    1812 21 avril 1813 Jean-Jacques Claret    
    21 avril 1813 30 juin 1816 Guillaume-Jean Dides    
    30 juin 1816 31 août 1818 François Desfour    
    31 août 1818 6 novembre 1823 François Durand    
    6 novembre 1823 9 juillet 1837 Guillaume Jean Dides    
    9 juillet 1837 6 juillet 1847 Augustin Irles    
    6 juillet 1847 en 1863 Jean-Jacques Claret    
    1863 1874 Jean-Théodorit Dides    
    1874 octobre 1876 Jean-Jacques Claret    
    octobre 1876 janvier 1878 Maurille Milhe    
    1er janvier 1878 21 janvier 1878 Jacques Allut    
    21 janvier 1878 janvier 1881 Paulin Durand    
    janvier 1881 juin 1885 Maurille Irles    
    juin 1885 mai 1892 Paul Serre    
    mai 1892 mai 1900 Marcel Cairel    
    mai 1900 mars 1908 Paul Serre    
    août 1908 mars 1935 Guillaume Dides    
    mars 1935 septembre 1944 Jean Claret    
    septembre 1944 mars 1977 Léopold Olivier    
    mars 1977 mars 1989 Jean Chalier    
    mars 1989 En cours
    (au 30 avril 2015)
    Pierre Dudieuzère UMP puis LR Retraité. Suppléant du député de la
    troisième circonscription de l'Hérault (1993-1997)

    Conseil municipal

    GroupePrésidentEffectifStatut
    UMP et apparentésPierre Dudieuzère23[9]majorité
    DVGHenri Itier4opposition
    DVGÉric Favard2opposition

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

    En 2017, la commune comptait 6 232 habitants[Note 1], en augmentation de 4,09 % par rapport à 2012 (Hérault : +6,24 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    426417432530574663708801862
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    9138839731 1131 0069059251 0561 093
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 1641 1191 0681 0621 0451 1861 1409131 080
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    1 1961 4111 8712 6014 2575 2285 4345 4635 491
    2013 2017 - - - - - - -
    6 1816 232-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Vie locale

    Le complexe sportif.

    Enseignement

    • Halte-garderie ;
    • École maternelle La Ribambelle ;
    • École primaire Saint-Joseph (privée) ;
    • Écoles primaires publiques (Les Garrigues, Les Asphodèles et Cosso).

    Sports

    Le complexe sportif (stade) Guillaume-Dides, un ancien maire qui fit don du terrain à la commune, qui accueillit l'équipe de France de football en 2004 au stade du Point-d'Interrogation vendarguois, le club de football local.

    Vie associative

    Économie

    La zone industrielle est active, mais handicapée par l'éloignement relatif de l'échangeur autoroutier de Baillargues-Vendargues : les camions doivent longer la ville par la nationale 113 pour parvenir à la zone. Elle comprend néanmoins une des centrales d'achat des supermarchés U.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • L'église Saint-Théodorit, construite sur l'emplacement d'une ancienne église, date de 1886[14] ;
    • Le hameau de Meyrargues surplombe le village. Ce lieu historique est signalé en 981, 1111 et 1248, sur des actes relatifs à la chapelle Saint-Sébastien. Cette édifice, toujours visible, fait partie d'un domaine appelé le château de Meyragues qui fut autrefois une vaste ferme plus ou moins fortifiée. Son premier propriétaire connu fut Jean de Saint-Ravy, ancien maître d'hôtel ordinaire du roi Henri IV, qui se faisait appeler seigneur de Meyrargues ;
    • La maison du général Pierre Berthezène est située sur la place du village ;
    • Le nous de saint-Antoine.[réf. nécessaire]

    Personnalités liées à la commune

    Personnalités locales

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. [PDF] « Dossier Communal d'Information », sur http://www.herault.equipement.gouv.fr, Direction départementale des territoires et de la mer de l'Hérault (consulté le 12 octobre 2011)
    2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France (Larousse 1963, épuisé, réimpression Librairie Guénégaud 1979), p. 704a sous Vénarey.
    3. (la) Paul Alaus, Abbé Cassan et E. Meynial, Cartulaires des abbayes d'Aniane et de Gellone : Cartulaire de Gellone, Montpellier, Jean Martel, , p. 12 Cartulaires des abbayes d'Aniane et de Gellone disponible sur Gallica
    4. Cartulaire de Gellone p.7 Cartulaires des abbayes d'Aniane et de Gellone disponible sur Gallica
    5. Cartulaire de Gellone p.277 Cartulaires des abbayes d'Aniane et de Gellone disponible sur Gallica
    6. Gallia christiana t VI c. 391
    7. Jean De Beins, Carte du Bas-Languedoc, 1626 Carte du Bas-Languedoc disponible sur Gallica
    8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
    9. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/034/034327.html
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    14. [PDF] La paroisse Saint Théodorit de Vendargues, 55 pages, publié le par Richard Pouget, sur le site de la mairie de Vendargues (consulté le 3 juillet 2019)
    15. « Bilan de 15 ans de présidence », publié sur le site bouvine.info
    16. Entrevue avec Henri Itier, publié sur le site bouvine.info

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Manlius Boucassert, Sainte Restitute (patronne de Vendargues), Montpellier, éd. impr. Hamelin, , 48 p.
    • Richard Pouget, « L'histoire locale autour de Montpellier (Hérault), Vendargues et Castries, seigneur, manans et habitants », Cercle généalogique de Languedoc, no 129, , p. 19-45
    • Richard Pouget, « la Baronnie de Castries de 1530 à 1560 sous Henry de la Croix dit d'Ussel, Seigneur Baron de Castries (d'après les actes relevés dans les minutes de Maître Bertrand de Vergnes, notaire Royal de Castries) », Cercle généalogique de Languedoc, no 118, , p. 30-31
    • Richard Pouget, Histoire du domaine de Salaison, Vendargues, Richard Pouget, , 145 p.

    Articles connexes

    Liens externes

    • Portail de l’Hérault
    • Portail des communes de France
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.