Viol carcéral

Le viol carcéral est le viol ayant lieu dans des prisons. De nos jours, les prisonniers étant généralement séparés par sexe, ces agressions sont de nature homosexuelle, impliquant des violences sexuelles de prisonniers sur d'autres prisonniers, ainsi que des viols commis par le personnel pénitentiaire sur les détenus ou l'inverse.

Le viol peut être utilisé comme méthode de torture durant l'emprisonnement de terroristes potentiels : Khalid El-Masri, un Libanais suspecté par la CIA d'être lié à un groupe terroriste, a ainsi accusé les États-Unis de l'avoir violé pour obtenir des aveux dans le cadre de la Guerre contre le terrorisme.

Aux États-Unis

Le viol carcéral aux États-Unis revêt un fort aspect raciste : les hommes les plus sujets aux violences sont les descendants d'Européens, souvent maltraités par les Noirs et les Hispano-Américains[1]. De manière plus générale, les hommes perçus comme plus faibles sont davantage en danger : les jeunes, faibles physiquement ou que l'on perçoit comme efféminés ou homosexuels[1].

En 1974, Carl Weiss et David James Friar écrivent que 46 millions d'Américains seront un jour incarcérés et que sur ce nombre, 10 millions seront violés. Un rapport de justice[pas clair], Sexual Victimization in Prisons and Jails Reported by Inmates, précise qu'en 2011-2012, 4 % ont subi une agression de type sexuel[2].

En France

Le viol carcéral est un sujet tabou en France et sous-médiatisé. Il est considéré comme un fait « rare et marginal ». Comme seule précaution, l'article de la loi pénitentiaire de 2009 prévoit des cellules individuelles pour les détenus en danger.

Représentations dans la culture populaire

Cinéma

Références

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