Wilaya

Une wilaya ou willaya[1] (de l'arabe ولاية, wilāya[2], au pluriel ولايات, wilāyāt), ou un vilayet[3] (du turc vilâyet) est une division administrative qui existe dans plusieurs pays africains et asiatiques.

Panneau indiquant l'entrée dans la wilaya de Sétif, en Algérie.

Cette entité varie en prérogatives et en superficie, équivalant selon les États au département, à la région, au canton ou à la province. Elle correspond étymologiquement au gouvernorat (la wilaya étant la subdivision dirigée par un wali).

Le mot est aussi employé en arabe moderne pour désigner les « États fédérés », par exemple, des États-Unis d'Amérique (en arabe الوِلَايَات المُتَّحِدَة الأَمرِيكِيَّة, al-wilāyāt al-muttaḥida al-amrīkiyya).

Histoire

Pouvoir souverain en général dans certains pays musulmans, et pouvoir du wali, en particulier, puis région ou circonscription où ce pouvoir s’exerçait.

Du temps des Mamelouks en Égypte et en Syrie médiévales, la wilaya était la plus petite circonscription administrative, alors qu’en Perse musulmane ce mot s’appliquait aux provinces de taille moyenne. À partir de 1864, l'Empire ottoman a utilisé ce terme turquisé en vilayet pour désigner des régions administratives beaucoup plus vastes : vilayets de Mossoul, de Beyrouth, de Bagdad, de Salonique par exemple.

Ces divisions étaient placées sous l’autorité de beylerbey, puis de wali. Les vilayets ont existé jusque récemment dans la Turquie moderne.

Pays concernés

Les pays suivants possèdent des wilayat :

Sens du terme « wilaya » en Algérie

Pendant la guerre d'Algérie

Pendant la guerre d'indépendance d'Algérie, le FLN et l'ALN, etc., adoptent un système d'organisation composé de six wilayas (civiles et militaires).

Après 1962

L'Algérie est divisée en quarante-huit collectivités territoriales appelées wilayas.

La wilaya, prévue par l'article 15 de la Constitution algérienne[4], est dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Elle constitue aussi une circonscription administrative de l'État algérien. Elle est dotée d'une assemblée élue nommée APW (« Assemblée populaire de wilaya ») et est placée sous l'autorité d'un wali (préfet), qui rassemble les pouvoirs de représentant de l'état dans la wilaya, et d'exécutif de l'Assemblée Populaire de Wilaya[5].

Le numéro porté par chaque wilaya se retrouve sur les plaques minéralogiques ainsi que dans les deux premiers chiffres des codes postaux.

Les subdivisions des wilayas sont nommées daïras. Les collectivités territoriales de base de l'état étant les communes[6].

Sens du terme « wilaya » au Maroc

Au Maroc, le terme « wilaya » correspond à la circonscription déconcentrée qui existe en parallèle de la région (collectivité territoriale). À sa tête, se trouve un wali, nommé par le roi.

Notes et références

  1. L'article "wilaya" du dictionnaire Larousse en ligne donne ces deux graphie. On notera cependant que rien dans la graphie arabe ne justifie le redoublement du "L". Le mot s'écrit en effet ولاية, càd wāw / lām / yā' / tā' marbūṭa — donc avec un seul "L".
  2. « région, gouvernement, préfecture, autorité ».
  3. Le Littré et le TLFi, Trésor de la Langue Française sur Internet ignorent le mot wilaya mais connaissent le mot venant du turc : vilayet.
  4. Textes constitutionnels sur le site de la Présidence algérienne.
  5. Code de la Wilaya Titre IV chapitres 1 & 2
  6. Code de la commune

Annexes

Articles connexes

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