États généraux

Ouverture des États généraux en 1789

Sous l'Ancien Régime, les assemblées des États généraux sont des assemblées politiques qui se tiennent pour délibérer des questions d'intérêt public.

Elles se composent des députés envoyés par chacun des trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état qui forment la société française.

Des premiers jusqu'aux derniers

Les États généraux sont convoqués pour la première fois en 1302 par Philippe IV le Bel, qui espère pouvoir ainsi régler ses démêlés avec le pape.

Contrairement au parlement anglais qui se réunit à dates fixes, les assemblées des États généraux se réunissent uniquement en période de crise. Le roi fixe le lieu et la date de l'assemblée et tient compte ou non des propositions exposées. Les États généraux sont souvent réunis au cours de la guerre de Cent Ans. Ils n'ont pas été convoqués depuis 1614, date à laquelle Richelieu crée l'absolutisme royal.

Les États généraux sont convoqués pour la dernière fois en 1789.

Les derniers États généraux (1789)

Ouverture des États généraux à Versailles, 5 mai 1789, Auguste Couder, 1839.

Au cours du mois de janvier 1789, le roi Louis XVI décide d’organiser les élections des députés aux États généraux. Cette décision a pour premier effet d’apaiser les provinces, qui décident d’organiser des modèles de revendication et de doléance à travers le pays.

Lettre de convocation des États généraux à Versailles

« De par le Roi,
Notre aimé et féal.
Nous avons besoin du concours de nos fidèles sujets pour Nous aider à surmonter toutes les difficultés où Nous Nous trouvons relativement à l'état de Nos finances, et pour établir, suivant nos vœux, un ordre constant et invariable dans toutes les parties du gouvernement qui intéressent le bonheur de nos sujets et la prospérité de Notre royaume.
Ces grands motifs Nous ont déterminé à convoquer l'Assemblée des États de toutes les provinces de notre obéissance, tant pour Nous conseiller et Nous assister dans toutes les choses qui seront mises sous nos yeux, que pour Nous faire connaître les souhaits et doléances de nos peuples, de manière que par une mutuelle confiance et par un amour réciproque entre le souverain et ses sujets, il soit apporté le plus promptement possible un remède efficace aux maux de l'État, que les abus de tous genres soient réformés et prévenus par de bons et solides moyens qui assurent la félicité publique et qui nous rendent à Nous particulièrement, le calme et la tranquillité dont Nous sommes privés depuis si longtemps.
Donné à Versailles, le 14 janvier 1789 »

Les élections dans les différents ordres

Chaque ordre vote à part pour élire ses représentants lors d'assemblées de paroisses.

Les cahiers de doléances

Parallèlement à ces élections, de grands efforts sont accomplis dans tout le royaume pour apporter une réponse au roi sur les dysfonctionnements de son royaume et les doléances de ses sujets. Dès janvier, dans toutes les paroisses de France, se rédigent les cahiers de paroisses qui, regroupés, mis en forme et résumés lors des assemblées de bailiage, deviendront les cahiers de doléance avec lesquels les députés élus monteront à Versailles.

Plus de 60000 de ces cahiers rédigés par des curés, des notaires, des avocats, des membres de corporations ont ainsi été constitués dans toute la France. Des cahiers parvenus jusqu'à notre époque il se dégage un ensemble de points qui semble faire l'unanimité des trois ordres.

Chacun défend ses intérêts

À l'annonce de la convocation des États Généraux, en plus de ces revendications « unanimes », chaque ordre se prépare à défendre son point de vue face à la crise qui touche le pays.

La bourgeoisie constituera la majorité des députés révolutionnaires. Ils savent lire et écrire et s'accordent à penser que le royaume stagne. Ils espèrent gagner de l'importance dans le monde social parallèlement à leur influence politique.

Le pamphlet de l'abbé Sieyès

Anecdote

Le pamphlet de l'abbé Sieyès en 1789

L'abbé Sieyès est l'un des députés du tiers état. Il assiste à tous les événements de la Révolution. Il rédige en partie la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Il joue un rôle important au Directoire. Sieyès favorise également le coup d'État de Napoléon en 1799. En 1789, il écrit ce pamphlet célèbre :

Voir aussi

Source

Le portail de la Monarchie française   De Clovis à Napoléon III. Les rois, les reines, les institutions royales.
Article mis en lumière la semaine du 17 décembre 2007.
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