André Chénier

André Chénier, Joseph-Benoît Suvée (peinture prise dans la prison).

André Chénier, de son nom complet André Marie de Chénier, né le 30 octobre 1762 à Constantinople (Empire ottoman) et mort le 25 juillet 1794 à Paris (France), est un poète français du XVIIIe siècle.

Biographie

Des origines favorables à une jeunesse artistique

Son père français avait abandonné tous ses biens pour partir faire commerce dans l'Empire ottoman d'où sa famille était sans doute originaire ; sa mère grecque était une écrivaine : ils se rencontrèrent à Constantinople où naquit André. Son père avait réussi à prospérer dans son négoce et avait amoncelé une fortune significative ; la famille revenue en France, il fut, grâce à cette fortune personnelle, introduit dans les milieux de la noblesse et devint diplomate de Louis XVI. Grâce à ses parents, André de Chénier avait un regard sur deux cultures et avait accès à deux langues : celle française, et celle grecque.

André de Chénier acheva ses études au prestigieux collège de Navarre, établissement scolaire royal. Il se passionna pour l'Antiquité et la littérature classique et, dans la même optique, se trouva une inclination pour la poésie. Dès sa jeunesse, il s'y essaye en composant de petits vers, sans néanmoins ne jamais rien publier et réservant sa production artistique à sa propre intimité. Il fait un bref passage dans l'armée avant de se lancer dans un voyage en Italie puis en Suisse pour nourrir son inspiration.

Une carrière artistique puis journalistique

André Chénier, Louis Léopold Boilly (1761-1845), Musée des beaux-arts d'Angers.

Revenu à Paris, il se consacre plus posément à la composition de poèmes. Pour l'essentiel, sa poésie a trait à l'Antiquité : il écrit des élégies (petits poèmes antiques) et des poèmes bucoliques (évoquant la nature). Ses deux seules parutions sont le Jeu de paume et les Suisses de Châteauvieux.

Après la Révolution française qui bouleverse la France, André Chénier prend un engagement politique et, pour s'investir davantage au sein de la vie politique, il fait le choix de devenir journaliste. Les idées d'André sont révolutionnaires. En adéquation avec sa passion pour la littérature et ses convictions politiques, il travaille au Journal de Paris (wp), quotidien à succès traitant à l'origine de l'actualité littéraire mais qui s'est diversifié depuis la Révolution pour s'intéresser aussi à l'actualité politique.

Dans ce cadre, il se lie avec François de Pange et publie des articles où il critique sévèrement la violence de la Terreur. En outre, il s'oppose à la peine capitale pour Louis XVI et tente de le sauver en aidant à la rédaction de sa défense. Ses positions radicales font peser sur lui une menace qu'il perçoit bien. Le 11 août 1792, il quitte précipitamment Paris et part se réfugier à Rouen puis au Havre, échappant à une mort certaine.

En visite à Passy, il rencontre par malchance des gardes qui l'arrêtent. Il est conduit en prison à Saint Lazare dans l'attente de son procès. Celui-ci survient le 7 mars 1794 à l'issue duquel il est condamné à la peine capitale. Il demeure quelques mois en prison pendant lesquels il a à peine le temps d'écrire un poème, avant que le jour de son exécution n'arrive... André Chénier est guillotiné le 25 juillet 1794, à la barrière de Vincennes.

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