Angola

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République d’Angola
(pt) República de Angola
Drapeau Blason
Devise
Virtus Unita Fortior.
L'union fait la force.
Carte
Géographie
Capitale Luanda
Plus grande ville Luanda
Superficie 1 246 700 km2
Rang Classé 22e
Pays frontaliers République démocratique du Congo, République du Congo, Namibie, Zambie
Fuseau horaire UTC+1
Population
Population 13 766 471 habitants
Rang Classé 72e
Densité 11 habitants/km2
Gentilé Angolais, Angolaise
Langue(s) parlée(s) Portugais
Politique et fonctionnement
Formation Indépendance du Portugal
Date 11 novembre 1975
Type de gouvernement République présidentielle
Président de la République José Eduardo dos Santos
Premier ministre Fernando dos Santos
Hymne Angola Avante
Monnaie Kwanza
Domaine Internet .ao
Indicatif téléphonique +244
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Localisation de l'Angola dans le sud de l'Afrique

L'Angola ou République d'Angola[1] est un pays du sud-ouest de l'Afrique, limitrophe de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, de la Namibie et de la Zambie. Sa capitale est Luanda.

Géographie

Le pays est un immense quadrilatère reliant l'Afrique centrale francophone à l'Afrique australe anglophone.

Ancienne colonie portugaise, c'est le deuxième pays lusophone par son étendue et le troisième par sa population. De par ses ressources naturelles, ce pourrait être le pays le plus riche d'Afrique.

Histoire

Avant l'arrivée des Portugais

La région a d'abord été peuplée par les peuples khoïsan, qui ne connaissaient ni le métal ni l'agriculture.

Vers 1000, les Bantous venus du golfe de Guinée s'installent. Ils apportent la métallurgie et l'agriculture.

Au XVe siècle la région fait partie du royaume du Congo. Il y avait environ quatre millions d'habitants (le Portugal de l'époque en avait environ 1,5 million).

Pour en savoir plus, lire l’article : Royaume de Kongo.

La colonisation portugaise

L'expédition portugaise de Diego Cao débarque en 1483, à l'embouchure du fleuve Congo. Le roi congolais se fait baptiser et envoie des ambassadeurs à Lisbonne.

Les Portugais s'intéressent à l'intérieur du pays vers 1576. Ils y recherchent des esclaves pour leur colonie brésilienne. Dès 1567, ils installent un comptoir négrier à Luanda. En 1641, les Néerlandais s'installent mais sont chassés en 1648 par une expédition portugaise envoyée depuis le Brésil. Un conflit entre les Portugais et le Royaume du Congo contraint celui-ci à reconnaître la suzeraineté portugaise.

Bien qu'interdite en 1836, la traite des Noirs se poursuit jusqu'en 1869. Puis le travail forcé est introduit et se maintient jusqu'en 1910. L'installation de colons portugais se heurte à la résistance des tribus indigènes qui ne veulent pas être dépossédées de leurs terres.

Le Portugal est reconnu comme puissance coloniale de l'Angola par la conférence franco-allemande sur le Congo à Berlin en 1885. En 1951, le Portugal accorde le statut de Province d'Outremer à l'Angola. Puis en 1964, celui-ci obtient une autonomie limitée. Il y a alors environ 500 000 colons d'origine portugaise.

La lutte pour l'indépendance

Soldats portugais en opération en Angola

En 1954,afin de lutter contre le pouvoir colonial portugais, des nationalistes angolais fondent l'UPA (Union des populations de l'Angola) dirigée par Robeto Holden. En 1956, des nationalistes marxistes fondent le MPLA (mouvement populaire de libération de l'Angola) dirigé par Agostinho Neto et Mario de Andrade.

En 1961, l'UPA déclenche la guerre anti-portugaise. C'est un échec et l'UPA doit se réfugier à Kinshasa (République démocratique du Congo) tandis que le MPLA s'installe à Brazzaville (république du Congo). En 1965, l'UPA se transforme en FNLA (Front de libération nationale de l'Angola) puis connait, en 1966, une scission avec la fondation de l'UNITA (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola) dirigée par Jonas Sawimbi. Ces mouvements mènent une guérilla contre les troupes portugaises (à l'époque le Portugal était une dictature). Plus de 55 000 soldats portugais se battent en Angola dans des conditions difficiles. Certains d'entre eux commencent à mettre en doute l'utilité de la présence coloniale de leur pays. Dès 1973, une partie des soldats sont rapatriés vers le Portugal. Ce sont eux qui en avril 1974 déclenchent la révolution des œillets contre la dictature. Immédiatement le nouveau gouvernement portugais reconnait les mouvements de libération (11 juin 1974). Ceux-ci arrivent à s'entendre et forment un gouvernement provisoire (14 janvier 1975).

La guerre civile

Conseillers militaires soviétiques et cubains en Angola en 1983

Le MPLA trouve des appuis dans le gouvernement portugais (alors dirigé par des militaires de gauche) et auprès de l'URSS. Il expulse l'UNITA et le FLNA et proclame l'indépendance en novembre 1975. Aidé par des militaires cubains et du matériel soviétique, le MPLA prend le contrôle de l'Angola en février 1976.

L'UNITA, qui s'est repliées dans le sud du pays reçoit l'appui militaire de l'Afrique du Sud (alors dirigée par un gouvernement anticommuniste pratiquant l'apartheid). Le Zaïre dirigé par Mobutu intervient également. La guerre basée sur des oppositions politiques est renforcée d'une guerre à motifs ethniques. Le MPLA s'appuie plus sur les métis et les citadins mais l'UNITA est essentiellement formée de personnes de l'ethnie Owimbundus (environ 40% de la population de l'Angola).

La guerre civile connait de nombreuses péripéties politiques et militaires. En 1979, José do Santos (MPLA) devient président de l'Angola et tente de s'entendre avec ses adversaires. En 1988 Cuba, le MPLA et l'Afrique du Sud s'entendent pour régler le conflit à propos de la Namibie voisine (territoire alors contrôlé par l'Afrique du Sud mais où il il a une rébellion animée par le SWAPO). Des élections ont lieu en 1991, elles sont remportées par le MPLA avec 49% des suffrages exprimés, l'UNITA qui a obtenu 40% conteste les résultats. La guerre civile continue. En 2002, l'UNITA est vaincue et Jonas Sawimbi est tué. Le cessez-le-feu est installé en février 2002.

La guerre civile aurait causé la mort de plus de 500 000 personnes, provoqué la famine et détruit de nombreuses infrastructures (ponts, routes, écoles...)

Culture

Une école angolaise. Mars 2007

Le Portugal, ancienne puissance coloniale, a imposé sa langue et sa culture aux élites.

Langues

Groupes ethniques en Angola

De nos jours, le portugais est la langue officielle de fait (car elle n'est pas précisée par la Constitution). Il existe aussi une quarantaine de langues dont les plus répandues sont l'umbundu (35,7 %) et le kimbundu (26,7 %).

Avant l'indépendance, en 1975, le portugais était la langue maternelle des Blancs et la deuxième langue d'une minorité d'Africains. Depuis, son usage n'a fait que progresser. Dans les médias, les livres, etc., elle sert à faire le lien entre les différentes ethnies. Concernant sa prononciation, le portugais angolais présente de très grandes différences avec celui pratiqué au Portugal et au Brésil.

Voir aussi

Source

Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Angola de Wikipédia.

Notes

  1. La forme longue pour désigner un pays précise généralement la forme de son gouvernement : ici « République », écrit avec une majuscule initiale, comme le plus souvent dans les textes officiels. Mais hors cadre officiel, l’usage est d'écrire un nom de forme de gouvernement avec une majuscule seulement s'il est accompagné d'un adjectif (« la République angolaise ») ; et sans majuscule s'il est suivi d'un nom propre (« la république d'Angola »).
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8°50′18″S 13°14′4″E / -8.83833, 13.23444

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