Cestas

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Quizz élaboré par les Amis au Vieux Cestas, à destination des 10-13 ans... et des familles ou amis.
Façade de l'Hôtel de Ville de Cestas
Façade de l'Hôtel de Ville de Cestas
Administration
deux sangliers, deux ruches et Saint Roch
Pays France
Département Gironde
Maire Pierre Ducout
Site Web www.mairie-cestas.fr
Localisation
Coordonnées
géographiques
latitude : 44° 44′ 43″ Nord
longitude :  40′ 52″ Ouest
altitude : 33 m Cartes, vues aériennes et satellitaires
Superficie 99,57 km2
Démographie
Population 16 379 hab. (en 2012)
Densité 164 hab./km2
Gentilé Cestadais(e)
Tourisme
Site(s) touristique(s) Parc de Monsalut, Sources
Patrimoine Château Haussmann, château de Choisy, château de l'Estelle
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Cestas est une commune située dans la banlieue sud-ouest de Bordeaux, dans la région de Nouvelle-Aquitaine.

Stations de mesure de la qualité de l'air autour de Bordeaux

Géographie

Sa superficie est de 99,33 km² et sa densité de 165 hab./km² en 2012[1].

Le sol est moitié sableux dans la partie ouest (landes et lagunes), moitié en graves : ces terrains ont été plantés en vignes au XIX e siècle jusqu'à la crise du phylloxéra.

Le relief est animé par les petites vallées creusées par de nombreux ruisseaux qui se jettent dans l'Eau Bourde. Cette rivière est un affluent de la rive gauche de la Garonne qui passe par Canéjan, Gradignan et rejoint le fleuve à la hauteur de Bègles.

Le bourg est à 47 mètres de hauteur et Gazinet à 52,10 m comme l'indiquent les balises IGN sur deux anciens bâtiments municipaux et sur la gare de Gazinet-Cestas.

En 1737, une pyramide pour la triangulation de Cassini a été édifiée sur une butte, à 63 mètres de hauteur dans le quartier de Réjouit.

En 2006, plus de la moitié du territoire (64,8%) est couverte par des forêts de pins exploitées pour le bois et le papier ainsi que des milieux semi-naturels pour la randonnée pédestre, et près du quart (22,2%) par des terrains agricoles[2].

Histoire

Frise chronologique des monuments cestadais (recherche 6°)

Galerie du patrimoine cestadais

Culture

C'est dans la ville de Cestas que le baron Georges Eugène Haussmann (1809-1891), aménageur de Paris sous Napoléon III, s'est retiré pour écrire ses mémoires, après avoir transformé le centre de Paris. Il était marié à une cestadaise à qui appartenait le château, près de la croix de Chapet.

Recherche : Pourquoi certains noms de rue sont-ils en occitan (on dit aussi parfois en gascon) ?

Établissements scolaires (recherches 6°)

Plan des écoles prévues en 1882

Les écoles publiques ont été construites pour les enfants des différents quartiers de la commune, assez éloignés les uns des autres.

1) Le bourg : Deux écoles sont situées à côté de la cantine municipale et deux autres près d'un lotissement.

2) Réjouit : les deux écoles publiques sont situées à côté du château de Choisy.

3) Gazinet : le quartier est séparé du reste de la commune par l'autoroute.

4) Toctoucau : c'est un quartier pour moitié sur Cestas et pour moitié sur Pessac. La gare est désaffectée.

5) Pierroton : la gare est désaffectée. Le quartier se trouve comme Toctoucau le long de la route d'Arcachon, les enfants vont à l'école de Toctoucau.

Après les quatre années de collège, les jeunes Cestadais vont dans un des trois lycées situés dans les communes voisines :

Sport

Le club omnisport de Gazinet (SAG) a été créé en 1918 pour le rink-hockey : l'équipe s'est distinguée au niveau national en 1936, en première division. Le rink-hockey est encore pratiqué par de nombreux jeunes[3].

Le club est devenu le SAGC en 1969 et regroupe actuellement une trentaine de sections très actives. La plupart des entraînements ont lieu au Complexe sportif du Bouzet, à côté du collège Cantelande.

Plusieurs instituteurs cestadais ont contribué à l'implantation de pratiques de loisirs, comme le tennis de table dans les cours de récréation ou le mini-basket.

Une équipe de six jeunes plongeurs de moins de dix-huit ans, qui s'entraînent régulièrement à la piscine, vient de gagner trois prix aux rencontres nationales de la Fédération de plongée (FFESSM) organisées pendant les vacances de Toussaint 2015 à la base UCPA installée dans l'ancienne batterie basse du fort de Niolon (calanque près de Marseille)[4].

Le club de plongée (section bio et vidéo) avait déjà remporté le premier prix en vidéo subaquatique, catégorie espoir, organisé par le CIALPC (Comité interrégional Aquitaine Limousin Poitou-Charentes)[5].

Population

Les informations sont disponibles sous forme de tableau[6].

Économie

les ruisseaux ont été utilisés pour alimenter les moulins et de nombreux lavoirs servant à rincer le linge.
plantation de pins pour drainer la lande sableuse souvent inondée en hiver
et plantation de vignobles par des armateurs bordelais, sur les terrains de graves ;

Cestas d'antan

Textes servant de support aux recherches d'élèves de CM2 de l'École du Parc de Gazinet, dans le cadre du projet Raconte ta ville. Source : Cestas en Graves et Landes girondines.

Déplacements

Les gens de tout âge se déplaçaient à pied sur des chemins en terre, même pour de très longues distances. Pour aller jusqu'à Bordeaux, les Cestadais mettaient trois à quatre heures, par exemple, pour aller vendre du lait frais à la ville comme la Perrette de Jean de La Fontaine. Pour aller à l'école, les jeunes Cestadais chaussaient leurs « esclops » (sabots), mettaient un béret sur la tête et une pèlerine et partaient à pied seuls ou accompagnés par un parent selon la distance. La plupart du temps ils rentraient manger chez eux à midi, sinon ils emportaient un casse-croûte qu'ils faisaient réchauffer sur le poêle à bois de la classe en hiver.
Les pèlerins se déplaçaient aussi à pied, le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle suivait le tracé de la route de Bayonne actuelle. Ils faisaient halte pour dormir dans des auberges comme à Cayac (à Gradignan) et Camparian (Canéjan).
Dans les villages, les premières bicyclettes ont circulé à partir des années 1850 mais elles étaient rares et coûtaient cher. Elles étaient entretenues et réparées par la famille. Pour transporter des objets ou du matériel, on utilisait la brouette ou une carriole tirée par un chien ou un âne, ou bien une charrette tirée par un cheval ou un attelage de bœufs : par exemple pour livrer le poisson du Bassin d'Arcachon à Bordeaux, ou les légumes frais d'Eysines au marché des Capucins. À Cestas, les charrettes servaient à livrer les barriques de résine à l'usine de Gazinet depuis la forêt.
Pendant la guerre, le maire de Cestas Léon Brousse avait une carriole et quand on entendait le bruit des roues sur les cailloux d'un chemin s'approcher d'une maison, on savait qu'il apportait l'affreuse nouvelle du décès d'un des fils de la famille sur le champ de bataille.
Les transports en commun se faisaient en diligence et des relais de poste permettaient de changer les chevaux fatigués.
Les premières voitures ont circulé en France au début du XXème siècle mais elles étaient rares ; les routes ont été asphaltées à la même période pour réduire la poussière provoquée par la circulation. À Cestas, les premières voitures ont appartenu aux patrons des usines, par exemple à celui de la briqueterie de Monsalut et au curé, dont il fallait souvent pousser la Citroën pour la faire démarrer.
Le train servait surtout aux marchandises ou à se déplacer pour aller travailler. Les « trains de plaisir » pour la station balnéaire d'Arcachon étaient rares et réservés à une clientèle de luxe parisienne. Les Bordelais prenaient un tramway pour venir passer la journée loin de la ville, aux sources thermales de Monsalut, à l'ombre des chênes.

Habitat

Les maisons sont construites avec le matériau local, c'est à dire le bois de pin ou de chêne, la pierre d'alios (dite garluche) et la brique, fabriquée sur place avec l'argile des étangs de Monsalut. Les toits sont en tuile.
Les édifices publics et les maisons bourgeoises sont construites en pierres de calcaire importées depuis les carrières de la rive droite de la Garonne : c'est le cas de la maison Nouaux, de la gare, du café Davant ou du bar-hôtel-restaurant des Myrtilles à Gazinet, des écoles du Bourg et du quartier autour de la place centrale.
Les châteaux ne datent pas du Moyen Âge mais du XVIIIème siècle : ils ont été construits par de riches Bordelais, au centre d'un domaine agricole ou viticole (vin de graves), comme le château Haussmann à Cestas (et son domaine de Rouillac) ou le château de l'Estelle à Gazinet. Des défrichements ont permis de mettre en valeur des zones de la banlieue bordelaise assez pauvres, avec construction de châteaux d'eau et de pigeonniers (les pigeons étaient utilisés pour la viande et leur fiente récupérée comme engrais).

Approvisionnement

Comme les moyens de transport était rares et chers, et que les seules façons de conserver les aliments à l'abri de la chaleur avant l'invention du frigidaire étaient le sel et la graisse, les habitants de Cestas et de Gazinet produisaient sur place le maximum de denrées alimentaires. C'est ce qu'on appelle l'économie vivrière.
Chaque famille avait son jardin potager pour produire légumes et fruits de saison, un poulailler pour les œufs, des clapiers pour les lapins et un cochon pour la charcuterie.
Les légumes (carottes, poireaux, pommes de terre, petits pois, fèves, joutes et salades) servaient à la soupe de légumes quotidienne, qui était la base de l'alimentation et à laquelle on rajoutait une cuillère de graisse pour lui donner du goût.
Le pain était cuit par le boulanger dans un four collectif comme celui restauré dans le bourg de Cestas ; il était pétri avec la farine de blé qu'on achetait à un des moulins sur l'Eau Bourde. Le pain dur était utilisé pour faire des croûtons à l'ail ou des pains perdus.
Le miel produit dans les ruches de Gazinet remplaçait le sucre ; le fromage était produit par les troupeaux de brebis ; le lait de vache s'achetait dans les fermes.
Les hommes allaient à la chasse dans la forêt pour tuer le gibier très abondant : lapins sauvages, lièvres, sangliers, cerfs et chevreuils, cailles et palombes (au moment de leur passage). Il n'y avait pas de faisans.
Dans l'épicerie, on trouvait les produits complémentaires, en particulier les graines pour les poules ainsi que des conserves.
Un colporteur passait une fois par mois, il vendait des journaux, des récipients en cuivre ou en terre cuite, et de la mercerie pour les dames (rubans, boutons, dentelle...).

Solidarité

Il y a toujours eu des liens étroits entre les Cestadais et les nécessiteux, qu'il s'agisse de mendiants, de pauvres, de malades, d'orphelins ou de veuves sans revenus. Ces liens étaient encore renforcés en cas de crise ou de drame, comme l'occupation ou les incendies.

Avant la Révolution, c'est la paroisse qui les soutenait, par le biais de la Fabrique, par des dons alimentaires (pain, vin et boudin) ou en remèdes.
Pendant la seconde moitié du XVIIIème siècle, une société de secours mutuel portant le nom de Saint-André, patron de la paroisse, assure un suivi médical et l'approvisionnement du médecin en médicaments, grâce à des dons de banquiers ou d'industriels locaux. En 1915, pendant la première guerre mondiale, elle participe aussi à l'emprunt pour la Défense Nationale.
En 1930, elle fusionne avec une autre association et forme l'Union Mutuelle de Cestas, jusqu'à la généralisation de la Sécurité Sociale à partir de 1945.
En 1892, est créé un bureau communal de bienfaisance (l'ancêtre du CCAS) qui distribue du pain aux indigents, aide les vieillards, les familles nombreuses et apporte une assistance médicale aux nouvelles mamans. Il assure également la gratuité des livres et des fournitures scolaires à certains écoliers, la soupe du midi et la blouse de leur uniforme. La commune vient d'ailleurs d'ouvrir une mutuelle complémentaire santé.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Cestas est en zone occupée, les châteaux sont réquisitionnés par les troupes allemandes en complément de baraquements et un blockhaus construit près de la gare de Pierroton. La population locale doit faire face au rationnement alimentaire, au départ des hommes envoyés pour le Service de Travail Obligatoire en Allemagne ainsi qu'aux bombardements. Des colis sont envoyés aux prisonniers. La résistance organise de nombreux sabotages le long de la voie ferrée qui provoquent des représailles. Les dénonciations sont responsables de la mort de plusieurs maquisards et les rancœurs de la Libération et du marché noir mettront longtemps à s'éteindre.

Le 20 août 1949, la forêt de Cestas est ravagée par un incendie gigantesque favorisé par la monoculture du pin et le manque d'entretien du sous-bois depuis 1940. Des pompiers volontaires des trois usines de Gazinet se mobilisent pour allumer des contre-feux, sans succès, car une véritable tornade se déclenche, brûle 30 000 ha d'arbres en trois jours et provoque la mort de 82 sauveteurs dont 16 Cestadais : trois garagistes, deux muletiers, un ingénieur des Eaux & Forêts, un marchand de bois, un cultivateur, quatre résiniers, un exploitant forestier, un agent général, un bûcheron et un régisseur. La solidarité nationale et même internationale vint apporter un peu d'aide aux communes sinistrées.

Activités

Les activités traditionnelles des Cestadais sont fournies par les ressources naturelles locales : la lande, la forêt de pins, le ruisseau de l'Eau Bourde, les gisements d'argile.

Les bergers mènent leurs troupeaux de brebis à paître dans la lande et les ramènent aux parcs. C'est ainsi que la mairie rachète en 1861 le parc qui se trouvait sur l'actuelle place du Souvenir. Les troupeaux pacagent jusqu'à la fin du XIXème siècle sur ce qui reste de la lande après la plantation de la forêt. La mémoire orale raconte cette vie pastorale et parle des chasses aux loups En 1936, le conseil municipal interdit le passage du bétail et de la volaille sur la place publique.
L'élevage des bovins concerne des petits troupeaux de vaches laitières à usage familial et les bœufs de labour, dans des zones défrichées au XIXème siècle. En 1846, sur le cadastre, on trouve 200 ha de prairies. Le lait est également collecté pour les Bordelais et des caillés, ainsi que du beurre frais et salé, sont produits dans la laiterie industrielle de Moulin Neuf. Jusqu'en 1950, une quarantaine de fermes possèdent un cheptel de près de 800 bovins.
Les familles paysannes élevaient également un ou deux porcs qui se nourrissaient de glands de chênes. Mais les nuisances provoquées par les grands élevages amenèrent leur demande de fermeture par le conseil municipal à partir de 1935.
L'apiculture est une ressource très ancienne, comme en témoigne le blason, attestée depuis l'époque romaine. De nombreuses essences variées permettent de fabriquer du miel de bruyère, d'acacia, de châtaignier et de bourdaine.

Le ruisseau de l'Eau Bourde et ses nombreux affluents ont donné lieu à la construction de plusieurs moulins sur les communes de Cestas, Canéjan, Gradignan et Bègles. Les meuniers s'approvisionnaient en grains et vendaient la farine aux boulangers : le moulin de la Moulette est attesté dès 1550.
Une autre activité professionnelle importante s'est développée sur les rives de l'Eau Bourde, celle des lavandières qui lavaient et rinçaient les draps et les nappes des familles bourgeoises bordelaises. Des lavoirs couverts en bois, éclairés en hiver par des lampes à acétylène, avaient été aménagés par la commune, en particulier en contrebas du cimetière. Les hommes remontaient le linge propre dans des brouettes pour le faire sêcher. On comptait une trentaine de blanchisseuses dans les années 1930. C'était un métier très dur, surtout en hiver.

Les activités procurées par les produits issus de la forêt de pins plantée au XIXème siècle sont multiples :

Le fournisseur d'emploi le plus important de Cestas est lié à l'exploitation industrielle d'un gisement d'argile de surface, très important et de qualité, à Peymartin et Bellevue à l'emplacement actuel des étangs correspondant aux anciennes carrières inondées. De nombreuses petites tuileries existaient déjà sur le territoire de la commune depuis le Moyen Âge, dont témoignent certains lieux-dits. Certaines briques ont d'ailleurs été utilisées pour la construction du pont de pierre de Bordeaux.

Quelques commerces étaient installés le long des routes : boulangeries, épiceries, aubergistes, coiffeurs, pharmacie, maréchal-ferrant, charcuterie, forgeron, sabotiers et surtout de très nombreux cafés qui permettaient de se retrouver. Leurs patrons ont souvent joué un rôle important dans la vie du quartier, comme Robert Davant.

Énergies renouvelables

Les familles ont éclairé leurs maisons pendant très longtemps avec des chandelles de résine, fabriquées sur place.
Le charbon de bois était produit en forêt dans des charbonnières ; il servait à alimenter les poêles à bois en hiver, par exemple dans les salles de classe.
Des bains-douches solaires ont été créés, au moment de la mode hygiéniste, en 1937, dans le bourg[7].
Les Cestadais ont exploité les nappes phréatiques dès le Moyen Âge par des puits servant à arroser les jardins et à se fournir en eau potable, puis des châteaux d'eau au XIXème siècle.
Le débit abondant des ruisseaux a permis de faire fonctionner de nombreux moulins à eau au-dessus de l'Eau Bourde dès le XVIIIème siècle. Les meuniers y fabriquaient la farine achetée par les boulangers pour faire cuire le pain.
Plusieurs moulins à vent ont été construits à la même époque sur des sites en hauteur.

Voir aussi

Bibliographie

Notes et références

  1. IGN : RGE BDTOPO®, 2012
  2. Union européenne-SOeS BD CORINE Land Cover 2006
  3. Reportage photo de la journée interclubs du 04 mars 2018
  4. RIPES 2015
  5. Quelques minutes pour la Mer Rouge
  6. ici, sur le site de l'Insee
  7. Bordeaux station thermale au XIXème siècle
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