Langue des signes française

Alphabet dactylographique de la LSF

La langue des signes françaises (LSF) est pour toutes les personnes sourdes le seul moyen de communication. Elle se pratique par des gestes et à l’aide d’une syntaxe (c’est-à-dire d’une grammaire particulière). Le fait que la LSF ait des particularités linguistiques (une syntaxe, un geste pour chaque mot...) rend la formation difficile. Il existe dans d'autres langues, d'autres langues des signes car les mots ne sont pas codés de la même façon.

Comment a évolué la LSF ?

Au XVIIIe siècle, l'Abbé de l’Epée prouve qu’on peut communiquer la pensée humaine par le geste. Il invente une grammaire gestuelle et crée l’enseignement scolaire à l’usage des sourds.

En 1829, le baron de Gerando, président de l’Institution des sourds et muets, décrète l’enseignement par l’écriture, l’articulation artificielle et la lecture sur les lèvres.

En 1880, les médecins et spécialistes de l’oreille et de l’audition se donnent pour objectif de convaincre que « le langage articulé est supérieur aux signes parce que c’est la méthode employée dans la nature ».

Dès 1880, les professeurs sourds sont renvoyés des écoles et des instituts. Les élèves sourds sont obligés de désigner par la parole puis par l’écriture les objets placés sous leurs yeux. Il leur est interdit d’utiliser les mains pour s’exprimer.

Lors d’un Congrès international des sourds et lors du Congrès international sur l’éducation et le sort des sourds en 1900, le docteur Ladreit de la Charrière, qui préside le congrès, humilie les sourds. Une personne sourde s’exprimant par signes est comparée à un chimpanzé : tous les gestes qu’elle fait ne sont pas considérés comme une langue.

En 1950, les enfants sourds sont sous-éduqués et ne peuvent recevoir l’éducation nécessaire : les élèves sourds sont mis de côté.

En 1975, Bernard Mottez, un sociologue, crée la dénomination « Langue des Signes Françaises ».

En 1991, l’Assemblée nationale vote la « loi Fabius » qui autorise la pratique de la LSF par les sourds.

Quelles options au baccalauréat ?

Créé le 11 février 2005 par la loi n°2005-102, l’article L312-9-1 du code de l’Éducation dit que la LSF est une langue à part entière et qu’elle est une épreuve optionnelle aux examens et concours.

Le 10 septembre 2007, un arrêté précise que (à partir de la session 2008) la LSF est une épreuve facultative (non obligatoire) au bac. Cette option est alors autorisée pour le bac général et technologique ‘hôtellerie’.

Depuis l’arrêté du 12 octobre 2007 les séries STG, ST2S, STI et STL peuvent à partir de la session 2009 s’inscrire à cette épreuve.

C’est une épreuve orale qui dure 20 minutes (après 30 minutes de préparation). Elle est notée sur 20 points. Les participants ne communiquent qu’en LSF.

Après avoir préparé son document il faut le présenter pendant 5 minutes. En deuxième partie se déroule l’entretien (de 15 minutes, donc).

Les examinateurs ont des critères d’évaluation précis : pour la présentation des documents, l’examinateur note si le bachelier est capable de décrire, d’expliciter la situation et d’apporter un commentaire personnel.

Lors de l’entretien, l’examinateur évalue la capacité du candidat à signer, c’est-à-dire à pratiquer la langue des signes, à faire connaître sa pensée par des gestes. Il note aussi les aptitudes à réagir, à défendre un point de vue, à argumenter.

Sources

Cet article a été créé ou enrichi dans le cadre d'une classe.
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