Origine du nombre 0

Le nombre 0 est, pour nous, une invention des mathématiciens indiens en 628 mais, plusieurs civilisations l'avaient déjà utilisé avant. Par exemple, le 0 maya était représenté par une coquille. Le tout premier zéro proviendrait néanmoins des babyloniens, le mathématicien Al Khawarizmi qui l'a introduit au 8e siècle.

Position

Le 0 est utilisé dans la numération. Par exemple, on peut faire la différence entre 690 et 69 grâce au 0.

Nombre

Le 0 est aujourd'hui utilisé comme un simple nombre grâce aux mathématiciens indiens qui l'ont introduit en 628.

L'origine du nombre 0 : les premiers peuples ayant évoqué le nombre « zéro » sont :

Le 0 à l'époque était souvent présent dans les croyances et pas en mathématiques.

Croyance et zéro

De l'Égypte au Christianisme

Zéro est considéré comme le symbole de la création universelle et permet de réaliser 10 qui est la somme des quatre premiers chiffres:1+2+3+4=10

En Inde

Le zéro signifiait :

En Chine

Ling = zéro

"Rien" était trop négatif pour être considéré comme le nombre de départ donc dans la numérotation chinoise, le UN est le numéro de départ.

Pour les bouddhistes

"Zen", le zéro symbolise à la fois :

Numérologie

En Orient, zéro n'est pas considéré comme un chiffre et n'a pas de signification. En Occident, zéro est considéré comme le symbole de l'éternité.

Calendrier

L'année 0 n'existe pas tout simplement parce que lors de la création du calendrier, celui-ci n'avait pas été découvert.

ex : de -1 (av J.-C.) on passe directement à 1 (ap J.-C.).

Les conséquences sur les siècles et les millénaires :

Explication

La naissance de Jésus-Christ

Au VIe siècle, Denys Le petit (Dionysus Exiguus) travaillait aux archives pontificales (pape Jean 1er). Il calcule la date de naissance du Christ, anno domini.

Il a fait correspondre cette année avec l'année 754 de la fondation de Rome. Et, l'année en cours devient l'année 525 (ou selon sa numération de l'époque, DXXV).

Deux erreurs

Il nomme cette date de naissance du Christ année 1, au lieu de 0 car à cette époque zéro était inconnu en Europe.

On utilisait encore les chiffres romains.

Erreur cependant très lourde de conséquences puisqu'en comptant les années en escamotant le 0, cela donne : -2 ; -1 ; 1 ; 2. Par conséquent, de 1 à 100, il n'y a pas 100 ans, mais 99 !

On se trompe de quelques années sur la date de naissance du Christ. Cette erreur introduit un décalage sur l'origine qui n'est pas gênant puisque nous avons tous le même. Là aussi il est pardonnable car il n'est pas facile de savoir ce qui c'est passé à cette époque reculée.

On sait que le roi Hérode est mort en 750 (-3 av J.-C.).

Or, Marie et Joseph fuient les menaces d'Hérode à la naissance de Jésus.

Donc Jésus ne peut être né qu'en 749 ou en 748, soit l'an -4 ou -5 du calendrier chrétien.

Rome : 747 748 749 750 752 753 754 755

Le Petit : -6 -5 -4 -3 -2 -1 1 2

Réalité : 0 1 2 3 4 5

Aujourd'hui, il est sûr qu'il y a un décalage, sa valeur est comprise entre 5 et 8 ans, selon la date où Hérode a procédé à l'extermination des nouveaux-nés et la date de la mort du Christ.

La date la plus vraisemblable de la naissance du Christ serait donc -4.

Les chiffres arabes

Les dix chiffres 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 que l'on utilise en Occident sont appelés "chiffres arabes". Vers le 10e siècle, ils ont remplacé les chiffres romains, peu pratiques pour les calculs. Cependant, ils sont normalisés au 15e siècle. Contrairement à ce que leur nom indique, les chiffres arabes ont été inventés, en Inde, au 3e siècle av. J.-C.. Ensuite, ils sont empruntés par la civilisation musulmane. Al-Khawarizmi, mathématicien perse, a dédié un ouvrage à ces chiffres ; on lui doit avant tout la diffusion des chiffres arabes. Gerbert d’Aurillac (946-1003), pape sous le nom de Sylvestre II, a lui aussi beaucoup contribué à ce processus de généralisation. Les chiffres qu’il utilisait étaient composés de 9 symboles, le zéro étant un espace vide.

L’introduction des chiffres arabes en Europe est difficile et lente : la ville de Florence, par exemple, interdit leur utilisation qui faciliterait la falsification. Pendant plusieurs siècles, des querelles existèrent entre les pro- et anti- chiffres arabes. Les pro-chiffres arabes sont appelés « algoristes » et les anti- chiffres arabes les « abacistes ». Au final, les algoristes l’ont emporté car les chiffres arabes sont plus faciles lors du commerce.

La numérotation égyptienne

Le système égyptien utilisait des symboles pour chaque puissance de 10. Par exemple, le nombre 3 204 s’écrivait 1 000 + 1 000 + 1 000 + 100 + 100 + 1 + 1 + 1 + 1.

Les chiffres mayas

Les chiffres mayas comportaient des chiffres de 0 à 20, d'ailleurs, c'est l'une des premières civilisations à avoir le zéro, par conséquent, pour les grands nombres on multipliait par 20. Par exemple :

Les chiffres romains

Les chiffres romains sont encore utilisés en Europe, pour les nombres de siècles ou les noms de rois ou reines. Par exemple : Louis XIV ou le XXe siècle. Il s'agit d'un système additif, c'est-à-dire qu'on additionne des chiffres pour former un nombre à partir des nombres, par exemple :

Tablettes sumériennes

La culture sumérienne est apparue vers 3 000 avant J-C. Les sumériens se sont installés en Mésopotamie ce qui signifie "le pays entre les fleuves", (actuel Irak). Les premières formes d'écriture sont des symboles, des représentations d'animaux, d'objets, mais aussi de syllabes. C'est ce qu'on appelle l'écriture pictogramme. Ces pictogrammes était gravés sur des tablettes d'argile humide (le papier n'existait pas encore) grâce à des tiges de jonc.

Cet article a été créé ou enrichi dans le cadre d'une classe.
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Sources

  1. source : le nombre 0 et son histoire http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Nombre/ZerHisto.htm

Voir aussi

Portail des mathématiques   Les nombres, la géométrie et les grands mathématiciens.
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