Pays-Bas espagnols

Les Pays-Bas espagnols en 1579.

Les Pays-Bas espagnols étaient, de 1556 à 1713, un territoire sous le contrôle de l'Espagne. Il était situé à l'emplacement de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas actuels ; Bruxelles était sa capitale.

La partie nord de ce territoire est devenue indépendante en 1581 ; elle a alors constitué les Provinces-Unies, qui sont devenues plus tard les Pays-Bas.

L'autre partie (la future Belgique et le Luxembourg) est restée espagnole jusqu'en 1713, date à laquelle elle a été rattachée à l’Autriche (Pays-Bas autrichiens).

Histoire

Les Pays-Bas espagnols de 1556 à 1581

Lorsque l'empereur Charles Quint abdique en 1556, il partage ses possessions entre :

Philippe II voyage peu, il gouverne son immense territoire depuis son palais en Espagne. Pour le représenter, il nomme gouverneur des Pays-Bas sa demi-sœur Marguerite de Parme (de 1559 à 1567), et ensuite le duc d'Albe, un grand seigneur espagnol. Celui-ci gouverne avec brutalité. En 1568, les comtes d'Egmont et de Hornes, accusés de trahison pour avoir réclamé plus de libertés, sont condamnés à mort et décapités. D'autres condamnations seront prononcées, notamment contre des protestants car le duc d'Albe ne tolère qu'une seule religion, le catholicisme. Les états du nord des Pays-Bas, qui sont en majorité protestants, se rebellent contre le pouvoir espagnol.

Le duc d'Albe est rappelé en Espagne en 1573, et d'autres gouverneurs sont nommés (dont de 1576 à 1578 Juan d'Autriche, le demi-frère du roi). Les rebelles protestants continuent leur lutte et, commandés par le prince Guillaume Ier d'Orange-Nassau, ils gagnent des batailles sur l'armée royale espagnole. Puis les Pays-Bas du Nord se déclarent indépendants et deviennent en 1581 les Provinces-Unies. Cette indépendance ne sera officiellement reconnue par l'Espagne qu'en 1648[1].

Les Pays-Bas espagnols de 1581 à 1713

Les dix provinces du sud (appelées Pays-Bas méridionaux), restent rattachées à l’Espagne. Sous le règne du roi Phiilippe III, l'archiduc Albert d'Autriche et sa femme Isabelle d'Autriche (une sœur de Philippe III) sont nommés gouverneurs ; ils publient en 1611 un recueil de lois, l'Édit perpétuel. Au XVIIe siècle, les Pays-Bas méridionaux sont le théâtre de plusieurs batailles, notamment entre l'Espagne, la France , l'Angleterre et les Provinces-Unies[2]. L'Espagne n'a plus la puissance qu'elle a connue pendant le Siècle d'or, et elle doit céder à la France une partie des Pays-Bas méridionaux (entre 1659 et 1678) : le comté d’Artois, une partie du comté de Flandre, ainsi que les villes de Lille, Douai et Saint-Omer.

En 1713, le traité d'Utrecht met fin à la guerre de Succession d'Espagne, où règne Philippe V d'Espagne, un petit-fils de Louis XIV. L'empereur Charles VI d'Autriche renonce à ses droits sur à la couronne d'Espagne et il acquiert certaines possessions espagnoles, dont les Pays-Bas méridionaux - qui deviennent alors les Pays-Bas autrichiens.

Notes et références

  1. Fondation de la République des Provinces-Unies
  2. Histoire des Belges

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