Varan de Komodo

Dragon de Komodo
Un dragon de Komodo
Nom(s) commun(s) Varan de Komodo, Dragon de Komodo
Nom scientifique Varanus komodoensis
Classification Ordre des Squamates, famille des varans
Répartition endémique d'Indonésie
Milieu de vie forêt
Taille 2 à 3 m de long
Poids 70 kg
Longévité 50 ans
Statut UICN Vulnérable
Modifier voir modèle  modifier

Le Varan de Komodo, ou Dragon de Komodo est une espèce de varan, vivant sur plusieurs îles d'Indonésie, dont l'île de Komodo (d'où son nom), mais aussi les îles de Flores, de Rinca et de Gili Motang. Son nom scientifique est Varanus komodoensis. C'est le plus grand lézard vivant au monde à l'heure actuelle.

Description

Le Varan de Komodo est un grand lézard, pouvant atteindre 2, voire 3 mètres de long (il arrive environ à la taille d'un humain adulte), et peser de 70 à plus de 140 kg. Sa tête est carrée, massive, et il est doté d'une longue queue, qui mesure près de la moitié de la longueur du corps. Il possède également une langue bifide[1], comme celle des serpents : elle a le même rôle, et lui sert à sentir les odeurs. Ses griffes mesurent 5 cm.

Répartition et habitat

Il vit uniquement en Indonésie sur les îles de Komodo, Rinca, Florès, Gili Motang et Gili Dasami.

Mode de vie

Sa langue est fourchue...
... et sa démarche est plutôt lente.

Alimentation

Le Varan de Komodo est un prédateur carnivore, il se nourrit principalement de charognes. Il repère ses proies à l'odeur, grâce à sa langue. Quand il sort la langue, il capture les particules odorantes présentes dans l'air, et, en rentrant la langue, les ramène à son palais, qui contient des récepteurs chimiques. Comme sa langue est fourchue, il peut savoir de quelle direction vient l'odeur, et donc l'animal. Le Varan de Komodo n'est pas très rapide, il ne dépasse pas les 20 km/h. Il surprend ses proies, mais est incapable de courir après un sanglier ou un cerf. Mais ce n'est pas très important, car sa morsure est mortelle.

Il se nourrit de reptiles, d'oiseaux, d'œufs d'oiseaux et de mammifères comme les singes, les sangliers, les chèvres et les buffles. Les jeunes se nourrissent principalement d'insectes et de petits mammifères.

La morsure du Varan de Komodo

La morsure du Varan de Komodo est venimeuse (ce venin empêche le sang de coaguler et de créer une croute). Mais sa salive contient aussi un grand nombre de bactéries. Quand il mord une proie, les bactéries se déposent dans la blessure, qui s'infecte. La proie réussit à s'échapper, mais meurt quelques jours plus tard, de l'infection ou par manque de sang. Les Varans n'ont alors plus qu'a repérer sa carcasse, à l'odeur.

Les dents du Varan sont crénelées, comme une lame de scie : ces dents causent des blessures profondes qui ne peuvent pas cicatriser.

Reproduction

La saison de reproduction se déroule de mai à août. En septembre la femelle pond 20 œufs. Elle les couve 7 à 8 mois. La femelle peut aussi avoir des enfants seule comme chez certaines autres espèces de reptiles. Dans ce cas-là les bébés sont toujours des mâles.

La jeunesse des Varans

Un bébé dragon de Komodo (clique sur l'image pour le voir en grand !).

Les Varans de Komodo peuvent être cannibales. À la naissance, les jeunes ne mesurent qu'une trentaine de centimètres. Ils sont donc une proie facile pour les adultes. C'est pourquoi les jeunes Varans passent les premières années de leur existence dans les arbres, là où les adultes, trop gros et trop lourds, ne peuvent pas les attraper.

Les risques pour l'Homme

Le Varan de Komodo est un animal dangereux, tout à fait capable de tuer un homme. Dans le parc national où vivent les Varans, il est interdit de se promener seul, sans la compagnie d'un garde-chasse. Pourtant, quelques touristes commettent parfois des imprudences et se font blesser. En mars 2009, un pêcheur, attaqué par un Varan, est mort de ses blessures. Heureusement, ce genre d'accident reste très rare (moins d'une fois par an dans le monde).

Le savais-tu ?
Le Varan géant
Le Varan de Komodo n'est pas le plus grand lézard de tous les temps. Un autre reptile fossile le bat largement en taille, comme en poids : le Megalania prisca, dont le nom veut dire « ancien boucher géant », pouvait mesurer jusqu'à 8 m de long ! Il vivait en Australie il y a encore 40 000 ans. Ses fossiles sont fréquemment associés à des traces d'incendies. On suppose qu'il a pu côtoyer les premiers humains vivant en Australie, les aborigènes. Ceux-ci auraient utilisé le feu pour se défendre contre ce prédateur géant, ce qui aurait conduit à la disparition de l'espèce.

Notes

  1. Cela veut dire que la langue est fendue en deux, fourchue à son extrémité, à la manière de celle des serpents.
Portail des animaux   Tous les articles sur les animaux !
Article mis en lumière la semaine du 19 juillet 2010.
This article is issued from Vikidia. The text is licensed under Creative Commons - Attribution - Sharealike. Additional terms may apply for the media files.