Abbaye de Chiaravalle di Fiastra

L'abbaye de Chiaravalle di Fiastra est une abbaye cistercienne située à Tolentino, dans la province de Macerata (Marches, Italie). Fondée en 1098 en tant que communauté bénédictine, elle s'affilie dès 1142 à l'ordre cistercien. Fermée en 1624, elle connaît entre 1985 et 2018 une nouvelle période monastique avec une communauté cistercienne.

Pour les articles homonymes, voir Monastère de Clairvaux.

Abbaye de Chiaravalle

Le cloître de l'abbaye

Nom local Chiaravalle di Fiastra
Cliente
Chiaravalle del Chienti
Diocèse Macerata
Patronage Notre-Dame
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CLXII (162)[1]
Cistercien depuis 29 novembre 1141
Dissolution 1624-1985
2018
Abbaye-mère Chiaravalle Milanese
Lignée de Abbaye de Clairvaux
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style Cistercien
Renaissance
Rococo

Coordonnées 43° 13′ 18″ nord, 13° 24′ 18″ est [2]
Pays Italie
Région Marches
Province Macerata
Commune Tolentino
Site http://www.monacifiastra.it/
Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Marches

Localisation

L'abbaye est située dans la vallée de la Fiastra (it), environ cinq kilomètres en amont avant son confluent avec le Chienti (it)[3].

L'édifice est inclus depuis le au milieu de la Riserva Naturale Abbadia di Fiastra (Réserve naturelle de l'abbaye de Fiastra), dont une partie est constituée d'une réserve intégrale[4].

Histoire

Fondation

En 1141 ou 1142 (ces deux dates étant sujettes à controverse), Guarniero II (it), duc de Spolète, donne aux cisterciens de Chiaravalle de Milan une grande étendue de terrain située entre le Chienti (it) et son principal affluent la Fiastra (it). Selon la tradition de l'ordre, les moines arrivent au nombre de douze, sans compter leur abbé, le 29 novembre, qui est retenu par les historiens de l'Ordre comme date de fondation du monastère. La construction commence immédiatement et utilise notamment des pierres provenant des ruines romaines de la ville d'Urbs Salvia, partiellement détruite par les Wisigoths sous la conduite d'Alaric Ier en 408-409. Ils commencent également à assainir les marécages de la région[3],[2].

Moyen Âge

La façade de l'église abbatiale.

Rapidement, l'abbaye est placée sous la protection du pape, notamment sous Eugène III, par la bulle Praeceptus libertatis, mais aussi des empereurs germaniques, depuis Henri IV jusqu'à Frédéric II. L'abbaye florissante fonde six granges durant les trois premiers siècles de son existence ; son rayonnement s'étend sur trente-trois paroisses et autres dépendances. Une collection assez importante de 3 194 manuscrits connus sous le nom de Carte Fiastrensi (« Charte de Fiastra ») est conservée aux archives nationales italiennes[3],[2].

Déclin, changement de communauté et disparition

En 1422, les troupes de Braccio da Montone détruisent le toit de l'église et le clocher et pillent l'abbaye. Peu après, en 1456, l'abbaye tombe en commende, et est placée sous les responsabilités successives de huit cardinaux, le premier d'entre eux étant Ricardo Borgia, le futur Alexandre VI et le dernier Ascanio Sforza. En 1581, le pape cède l'abbaye aux jésuites. Après la suppression de la Compagnie en 1773, l'abbaye est cédée au marquis Bandini[3],[2].

Création de la Réserve et rétablissement d'une communauté monastique

La villa néoclassique de Sigismondo Bandini.

Le dernier héritier de la famille Bandini, Sigismondo, fait construire en 1936 une résidence de style néo-classique du côté méridional du cloître. À sa mort en 1963, il cède l'intégralité du terrain à la Giustiniani-Bandini Foundation, pour en faire une réserve naturelle. En 1985, les moines cisterciens rétablissement la vie monastique à Chiaravalle. Le 5 août 2018, la communauté quitte le monastère[3],[2].

Architecture

La nef de l'église abbatiale.

Notes et références

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Vindobonae, , 491 p. (lire en ligne), p. 66.
  2. (it) Luigi Zanoni, « Chiaravalle di Fiastra », sur http://www.cistercensi.info/, Certosa di Firenze (consulté le 9 janvier 2020).
  3. (en) « History », Abbaye de Chiaravalle di Fiastra (consulté le 9 janvier 2020).
  4. (en) « Nature reserve », Abbaye de Chiaravalle di Fiastra (consulté le 9 janvier 2020).

Voir aussi

Bibliographie

  • (it) Marina Righetti Tosti-Croce, Architettura per il lavoro. Dal caso cistercense a un caso cistercense : Chiaravalle di Fiastra, Rome, Viella, coll. « Studi di arte medievale », , 212 (146 + xvi + 47) p. (ISBN 9788885669260, OCLC 30690529) ;
  • (it) Francesco Renzi, Nascita di una signora monastica cistercense. Santa Maria di Chiaravalle di Fiastra tra XII e XIII secolo, Rome, Fondazione CISAM, coll. « Uomini e mondi medievali », , 288 p. (ISBN 978-8879883627, OCLC 30690529)
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