Alexander Moritz Frey

Alexander Moritz Frey, né le à Munich et mort le à Zurich en Suisse, est un écrivain allemand.

Alexander Moritz Frey
Naissance
Munich Empire allemand
Décès
Zurich Suisse
Activité principale
écrivain
Auteur
Langue d’écriture allemand

Biographie

Alexander Moritz Frey naît à Munich. En 1895, il vit à Mannheim où son père est directeur de la galerie du peintures du grand-duc. La pression familiale le fait étudier le droit, mais il échoue volontairement aux examens et se tourne vers le journalisme et l'écriture, revenu à Munich. En 1909 une lecture en petit comité de son roman Solneman lui permet de faire la connaissance de Thomas Mann qui apprécie son travail. Cette amitié se maintiendra et Mann soutiendra financièrement Frey pendant l'exil[1].

Guerre

Frey est engagé en 1915 dans un régiment bavarois comme soldat puis sous-officier sanitaire. Il est détaché au commandement du régiment où il côtoie un soldat chargé de transmettre les messages, Adolf Hitler. L'adjudant de ces soldats détachés est Max Amann qui sera plus tard le directeur du journal nazi völkischer Beobachter. Amann questionne Frey, journaliste et écrivain, sur le fonctionnement du monde la presse. Frey a évoqué cette période dans un texte resté manuscrit conservé au Deutsches Litteraturarchiv à Marbach am Neckar[2].

Exil

En 1933, après la prise du pouvoir par les nazis, Frey s'exile d'Allemagne et émigre en Autriche à Salzbourg, peu avant une descente de police dans son appartement. En 1929, Frey a publié un roman Die Pflasterkästen, inspiré de ses années comme sous-officier sanitaire pendant la Première Guerre mondiale. L'ouvrage s'est attiré les foudres des Nazis et Frey est sur les listes des auteurs interdits. En 1938, l'Anschluss l'oblige à partir en Suisse. Là, il subit les mesquineries de l'administration qui lui interdit de travailler comme journaliste. En 1954, la nationalité suisse lui est refusée car « insuffisamment assimilé ». La ville de Zurich ne la lui accorde que quelques jours avant sa mort[1].

Œuvre

Frey use souvent de l'ironie et du grotesque dans ses ouvrages. Le roman Solneman décrit un homme sorti de nulle part Hciebel Solneman (anacyclique de namenlos lebe ich, « je vis sans nom ») qui acquiert dans une petite ville un gigantesque parc qu'il entoure d'une muraille pour se livrer paisiblement à ses recherches. L'étranger invisible n'arrive qu'à s'attirer l'hostilité des habitants qui détruisent sa tranquillité[1].

Ouvrages

  • 1913, Dunkle Gänge. 12 Geschichten aus Nacht und Schatten, Munich, Delphin-Verlag
  • 1914, Solneman der Unsichtbare, roman, Munich, Delphin-Verlag
  • 1918, Kastan und die Dirnen, roman, Munich, Delphin-Verlag
  • 1923, Der unheimliche Abend, nouvelles, Munich, Kurt Wolff Verlag
  • 1929, Die Pflasterkästen. Ein Feldsanitätsroman, roman, Berlin, Kiepenheuer
  • 1940, Der Mensch, nouvelle, Amsterdam, Querido Verlag
  • 1945, Hölle und Himmel, roman, Zurich, Steinberg-Verlag

Notes et références

Sources

  • (de) Hans J. Schütz, « Ein deutscher Dichter bin ich einst gewesen ». Vergessene und verkannte Autoren des 20. Jarhunderts, Munich, Verlag C. H. Beck, 1988.

Liens externes

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