Alexandre-Théophile Vandermonde

Alexandre-Théophile Vandermonde (parfois appelé Alexis-Théophile), né à Paris le et mort à Paris le , est un mathématicien français. Il fut aussi économiste, musicien et chimiste, travaillant notamment avec Étienne Bézout et Antoine Lavoisier. Son nom est maintenant surtout associé à une matrice et son déterminant.

Alexandre-Théophile Vandermonde
Naissance
Paris (France)
Décès
Paris (France)
Nationalité Française
Domaines Mathématiques, musique, chimie
Institutions École normale supérieure
Conservatoire national des arts et métiers

Il commence à faire des mathématiques en 1770. Son Mémoire sur la résolution des équations (1771), qui préfigure la théorie de Galois, porte sur les fonctions symétriques et la solution des polynômes cyclotomiques. Dans les Remarques sur des problèmes de situation (1771), il étudie le problème du cavalier. Son Mémoire sur des irrationnelles de différens ordres avec une application au cercle (1772) porte sur la combinatoire, et son Mémoire sur l'élimination (1772) sur les fondations de la théorie des déterminants. Ces communications, présentées à l'Académie des sciences, constituent toute son œuvre mathématique. Le déterminant de Vandermonde n'y apparaît pas explicitement[1],[2].

En 1771, il devient membre de l'Académie des sciences. En janvier 1792, il devient membre de la Société patriotique du Luxembourg, créée par Jean-Nicolas Pache, avec Gaspard Monge, Jean Henri Hassenfratz et Jean-Baptiste Marie Meusnier de La Place.

À partir de 1794, Vandermonde[3] sera membre du Conservatoire national des arts et métiers, examinateur au concours d'entrée de l'École polytechnique, professeur à l'École normale supérieure.

Vandermonde a donné son nom à la société secrète des élèves du Conservatoire national des arts et métiers[4].

Notes

  1. cf. Lebesgue (Conférence d'Utrecht 1937) : « La grande notoriété n'est assurée en Mathématiques qu'aux noms associés à une méthode, à un théorème, à une notation. Peu importe d'ailleurs que l'attribution soit fondée ou non, et le nom de Vandermonde serait ignoré de l'immense majorité des mathématiciens si on ne lui avait attribué ce déterminant que vous connaissez bien, et qui n'est pas de lui ! »
  2. Voir loi de Stigler.
  3. Écoles de l'an III, p. 4.
  4. Vandermonde, sur le site de l'UMR CNRS 7351.

Bibliographie

  • Nicolas Bourbaki, Éléments d'histoire des mathématiques [détail des éditions]
  • Gilbert Faccarello, Du Conservatoire à l'École Normale, Les cahiers d'histoire du CNAM, 2-3, 17-57, CNAM, Paris, 1993.
  • Jacqueline Hecht, Un exemple de multidisciplinarité : Alexandre Vandermonde (1735-1796), Population, 4, 641-676, INED, Paris, 1971.

Articles connexes

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