Alphonse Lecuve

Alphonse Lecuve ( à Vexaincourt- à Toulon) est un contre-amiral français.

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Alphonse Lecuve
Biographie
Naissance
Décès
(à 92 ans)
Toulon
Nationalité
Activité
Militaire
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Grade militaire
Distinction

Biographie

Pierre Paul Alphonse Lecuve, né le à Vexaincourt (Vosges), est le fils de Pierre Lecuve (18301869), instituteur à Vexaincourt et de Marie Bart, originaire de Bionville. Il a pour frères Charles, maire d’Allarmont, fusillé comme otage par l’armée allemande au début de la Première Guerre mondiale en [1], et Émile Lecuve (1855-1924), employé des chemins de fer et maire de Brouvelieures (Vosges). Alphonse Lecuve est l’époux de Marguerite Peyron (1868-1969)[2].

Carrière

Après l’école maritime de Brest (Finistère), Alphonse Lecuve devient lieutenant de vaisseau et sert successivement sur la Lionne (Cherbourg) puis la Corrèze et la Naïade (Madagascar). Il commande en 1889 l’aviso Alouette en Indochine (Cochinchine, Cambodge, Tonkin).

Devenu capitaine de frégate en 1893, il est basé à Lorient puis rejoint l’escadre de la Méditerranée. En 1896, il commande l’aviso-transport Eure, basé à Rochefort. En 1899, il commande le croiseur Alger, basé à Toulon.

Devenu capitaine de vaisseau en 1900, il commande le cuirassé d’escadre Saint-Louis puis le d’Entrecasteaux à partir de 1903. Commandant des croiseurs-cuirassés Pothuau puis Desaix, il est basé avec ce dernier à Tunis.

Devenu contre-amiral en septembre 1908, il est major général de la marine à Cherbourg. En 1909, il est commandant en chef de la division navale de Tunisie et de la marine dans la régence.

En 1912, il devient membre du Comité technique de la marine et président de la commission permanente d'essais des bâtiments de la flotte. Il est nommé membre du conseil de l’Observatoire d’astronomie physique de Meudon.

Il prend sa retraite en avril 1913 puis s’installe à Toulon (Var). Il y meurt le [2].

La mission aux îles Tonga

En 1897, en tant que commandant de l’aviso-transport Eure, Alphonse Lecuve mène une missions aux îles Tonga.

Pour protéger ses intérêts dans les Nouvelles-Hébrides, la France ouvre une agence consulaire à Tonga, bien que ce territoire soit placé sous la juridiction du Haut commissariat britannique pour le Pacifique oriental depuis 1893. Malgré les demandes du roi George Tupou II, la France reconnaît la suprématie britannique dès 1899[3].

Rencontrant le roi George Tupou II lors d’une escale, le capitaine de frégate Lecuve confirme la position française[4] : « Le 4 novembre [1897], accompagné d’une partie des officiers, je faisais ma visite au roi. Dans le cours de notre entretien, il appuya fortement la crainte qu’il éprouvait de voir son pays annexé par l’Angleterre et dit qu’il espérait bien que la France ne le permettrait jamais. Quelques jours plus tard, le père du roi me fit demander une entrevue, et il accentua plus fortement encore que ce dernier le désir de voir la France se mettre en travers des projets supposés de l’Angleterre, insistant sur les excellentes relations qui avaient toujours existé entre les deux pays. Je me contentai à l’un comme à l’autre de répondre par des paroles aimables et courtoises, mais sans aucune portée. Dès lors, l’archipel de Tonga fut livré aux Anglais ».

Décorations

Alphonse Lecuve est commandeur dans l’ordre de la Légion d'honneur. Il est titulaire de la médaille commémorative de Madagascar. Il est également commandeur de deux ordres italiens, l’ordre de la Couronne (Italie), et l'Ordre royal des Saints-Maurice-et-Lazare. En Tunisie, il a été nommé commandeur du Nichan Iftikhar.

Références

  1. Louis Sadoul, Les Drames de la Vallée de Celles (août et septembre 1914), Nancy, Le Pays Lorrain, 14 pages, 1928
  2. Martine et Joseph Schwindenhammer, Descendance de Pierre Alphonse Ligori Lecuve, Lyon, juin 2006, dactyl.
  3. Caroline Duriez-Toutain, Présence et perceptions maristes à Tonga 1840-1900, numéro 22 de Collection "Iles et archipels", Iles et archipels, Presses universitaires de Bordeaux, 1996.
  4. Le capitaine de frégate Lecuve, commandant l’Eure, au ministre de la marine, rade de Nouméa, 25 novembre 1897, Archives diplomatiques du quai d’Orsay, nouvelle série, volume 28, Les îles du Pacifique, Politique étrangère, tome 1, février 1896 à mars 189
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